Étiquette : Audiberti
Course vers Pluton par Vargo Statten

Fiche de Course vers Pluton
Titre : Course vers Pluton
Auteur : Vargo Statten
Date de parution : 1951
Traduction : A. Audiberti
Editeur : Fleuve noir
Première page de Course vers Pluton
« On peut dire que les fortes pluies de rayons cosmiques de l’année 2060 furent à l’origine du drame.
Cependant, à première vue, on aurait pu croire que la Terre ne serait pas affectée par cette perturbation qui semblait ne concerner que des planètes très éloignées de la nôtre. Et, effectivement, si Uranus, Neptune et Pluton souffrirent énormément de ces averses de météores radioactifs, notre Terre continua à tourner comme auparavant et les chutes ne parurent avoir aucun retentissement direct sur elle.
Selon les calculs des observatoires, quelques-uns de ces météores lancés par les orages cosmiques étaient de dimensions colossales. Ils provenaient, pensait-on, d’une planète radioactive qui devait avoir explosé dans l’Espace et, toujours d’après les astronomes, le nuage de débris planétaires n’avait fait qu’érafler le bord du système solaire.
Mais, alors que le phénomène cosmique avait apparemment pris fin, il y eut la surprenante affaire du météore V9T27. C’était le plus énorme morceau de matière radioactive que l’on eût jamais signalé, et il frappa en plein la lointaine planète Pluton. »
Extrait de : V. Statten. « Course vers Pluton. »
A travers les âges par Vargo Statten

Fiche de A travers les âges
Titre : A travers les âges
Auteur : Vargo Statten
Date de parution : 1952
Traduction : A. Audiberti
Editeur : Fleuve noir
Première page de A travers les âges
« Jeffrey Collins était très satisfait. Il avait eu une bonne journée.
Justement, la veille, sa femme, Betty, s’était lamentée parce que l’argent ne rentrait pas en quantité suffisante. Mais le prochain chèque du montant de ses commissions changerait cet état de choses. Jeffrey Collins était représentant de commerce. Et, comme la plupart des jeunes, il était obligé d’économiser sou par sou pour arriver à se constituer un petit capital pour l’avenir.
Jeffrey, au volant de sa voiture bruyante, roulait dans la nuit de novembre. Il y avait longtemps qu’il n’avait vu une nuit aussi sombre. La pluie dégoulinait sur le pare-brise et les essuie-glaces faisaient leur bruit monotone.
Tout à coup, Jeffrey aperçut l’objet. Il pensa tout d’abord que c’était une moto en panne. Il ralentit et ses phares éclairèrent l’étranger. »
Extrait de : V. Statten. « A travers les Ages. »
Opération espace par Murray Leinster

Fiche de Opération espace
Titre : Opération espace
Auteur : Murray Leinster
Date de parution : 1958
Traduction : A. Audiberti
Editeur : Fleuve noir
Première page de Opération espace
« Dans l’hélicab qui bourdonnait doucement dans la nuit, par-dessus la cité, Jed Cochrane essaya de considérer les événements avec cynisme. Le cab volait à deux mille pieds. Les édifices illuminés semblaient s’élancer des cañons, qui étaient les rues, pour monter vers lui. Il y avait partout de la lumière et des gens. Cochrane, de mauvaise humeur, se répéta qu’il n’était supérieur à personne. Il avait seulement tenté d’écarter de lui cette idée. Il regarda en dessous de lui les arbres et les bosquets des toits. Un bal se donnait au faîte d’un des plus gigantesques édifices. Tous les toits étaient maintenant réservés aux distractions. C’étaient les seuls en espaces utilisables. Lorsqu’on regardait d’en haut une ville de ce genre, les pensées prenaient un tour désabusé. Quatorze millions d’individus dans cette ville. Dix millions dans celle-là. Huit dans cette autre. Dix par là et douze ailleurs… De grandes cités. »
Extrait de : M. Leinster. « Opération espace. »
Les voleurs de cerveaux par Murray Leinster

Fiche de Les voleurs de cerveaux
Titre : Les voleurs de cerveaux
Auteur : Murray Leinster
Date de parution : 1956
Traduction : A. Audiberti
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les voleurs de cerveaux
« Le vaisseau de l’espace venait d’atterrir en silence, doucement, dans l’épaisseur de la forêt…
Il s’était posé au milieu des arbres géants dont les lourdes branches s’étaient écartées puis s’étaient refermées au-dessus de lui. À présent, on ne pouvait plus l’apercevoir d’en haut ; mais des taches de lumière lunaire qui passaient à travers les feuillages éclairaient faiblement les flancs de la carlingue de métal.
L’engin n’était pas grand, du moins pour un appareil intersidéral. Et la vie qui régnait dans sa coque immobile ne ressemblait pas du tout à celle des créatures humaines. Il ne s’agissait pour ainsi dire que de… pensées ! Pensées voraces, avides et furieuses. Pensées de haine et de cruauté. Pensées amères, féroces, inaudibles et pourtant violentes…
Soudain, une pensée froide, dure et autoritaire, s’impose, domine toutes les autres et résume les faits : au dehors, l’air qui entoure le vaisseau est bon et la température supportable. »
Extrait de : M. Leinster. « Les Voleurs de cerveaux. »
L’autre côté du monde par Murray Leinster

Fiche de L’autre côté du monde
Titre : L’autre côté du monde
Auteur : Murray Leinster
Date de parution : 1955
Traduction : A. Audiberti
Editeur : Fleuve noir
Première page de L’autre côté du monde
« Steve Waldron se disait tristement que, s’il avait été un détective, on lui aurait demandé de changer son fusil d’épaule. Et pourtant, les détectives officiels n’avaient pas mieux réussi que lui. Il convient de préciser que ces gens-là n’avaient pas à affronter Lucy et reconnaître qu’ils n’avaient trouvé aucun indice pouvant donner une idée de ce qui était arrivé à son père. On ne pouvait qu’émettre l’hypothèse, assez invraisemblable, qu’il s’était volatilisé.
Il avait disparu depuis quatre jours. D’après Fran Dutt, qui se trouvait à ce moment dans le laboratoire personnel du père de Lucy, celui-ci aurait répondu à un appel téléphonique. Il aurait alors mis son chapeau et, après avoir déclaré à Fran qu’il revenait tout de suite, il serait parti, disparaissant complètement de ce monde. Il n’avait aucun motif de s’enfuir. Il n’avait pas de fréquentations secrètes. Rien n’expliquait l’appel téléphonique. Et l’on pouvait même affirmer au premier abord que personne n’avait de raison pour désirer l’écarter de son chemin. »
Extrait de : M. Leinster. « L’autre côté du monde. »
Rien qu’un surhomme par O. Stapledon

Fiche de Rien qu’un surhomme
Titre : Rien qu’un surhomme
Auteur : O. Stapledon
Date de parution : 1935
Traduction : A. Audiberti
Editeur : Denoël
Première page de Rien qu’un surhomme
« EN GUISE DE PROLOGUE
Quand je fis part à John de mon intention d’écrire sa biographie, il se mit à rire : « Pauvre cher homme ! dit-il. C’était inévitable. » Le terme de « cher homme », sur les lèvres de John, équivalait souvent à imbécile.
« Bah ! protestai-je, un chat peut regarder un roi. » Il répliqua : « Oui, mais peut-il réellement « voir » le roi ? Peux-tu, minou, me voir réellement ? »
Étrange enfant que celui qui parlait ainsi à un adulte !
John avait raison. Je le connaissais depuis qu’il était bébé et bien qu’étant, en un sens, intime avec lui, je ne savais presque rien du John intérieur, du John réel. Aujourd’hui encore, je sais peu de chose en dehors des événements étonnants de sa carrière. Je sais qu’il ne marcha qu’à six ans. Avant d’avoir atteint dix ans, il avait commis plusieurs cambriolages et tué un agent. À dix-huit ans, alors qu’il avait encore l’air d’un grand enfant, il fonda son absurde Colonie des mers du Sud. »
Extrait de : O. Stapledon. « Rien qu’un surhomme. »
Le grand livre de Mars de L. Brackett

Fiche de Le grand livre de Mars
Titre : Le grand livre de Mars
Auteur : L. Brackett
Date de parution : 2008
Traduction : P. Aubignan, A. Audiberti, M. Deutsch, J. Laustenne, P.-P. Durastanti, O. Girard
Editeur : Bélial
Sommaire de Le grand livre de Mars
- L’épée de Rhiannon
- Le secret de Sinharat
- Le peuple du talisman
- Les terriens arrivent
Première page de L’épée de Rhiannon
« La porte de l’infini
Matt Carse, à sa sortie de chez Madame Kan, s’aperçut tout de suite qu’on le suivait. Le rire des petites femmes brunes avait beau résonner encore à ses oreilles, le doux et chaud brouillard de la fumée de thil monté encore devant ses yeux, rien de tout cela n’étouffait le tapotis de sandales qu’il percevait derrière lui, dans la froide nuit martienne.
Il dégaina tranquillement son pistolet protonique et, plutôt que de tenter d’échapper à son suiveur, il traversa Jekkara sans ralentir ni presser le pas.
La vieille ville, pensa-t-il. Ce sera un meilleur endroit. Par ici, il y a trop de monde.
Jekkara ne dormait pas, malgré l’heure tardive. »
Extrait de : L. Brackett. « Le grand livre de Mars – l’intégrale. »
L’épée de Rhiannon par L. Brackett

Fiche de L’épée de Rhiannon
Titre : L’épée de Rhiannon (Tome 1 sur 4 – Le livre de Mars)
Auteur : L. Brackett
Date de parution : 1953
Traduction : A. Audiberti
Editeur : Marabout
Première page de L’épée de Rhiannon
« Un poste vers l’infini
Matt Carse, lorsqu’il sortit de chez Mme Kan, s’aperçut tout de suite que quelqu’un le suivait. Le rire des petites femmes brunes avait beau lui résonner encore aux oreilles et le doux et chaud brouillard de la fumée du thil monter devant ses yeux, tout cela n’amortissait pas le claquement léger des sandales qu’il entendait derrière lui, dans la froide nuit martienne.
Carse détacha tranquillement de sa gaine son revolver protonique, sans tenter d’échapper à celui qui le suivait. Il traversa Jekkara sans ralentir ni presser le pas.
« La vieille ville, pensa-t-il. Ce sera le meilleur endroit. Par ici, il y a trop de monde. »
Jekkara n’était pas endormie, malgré l’heure tardive. Les villes du Bas Canal ne dormaient jamais, car les lois ne les atteignaient pas et le temps ne comptait pas pour elles. À Jekkara, comme à Valkis et Barrakesh, la nuit n’était qu’un jour moins éclatant. »
Extrait de : L. Brackett. « Le livre de Mars – L’épée de Rhiannon. »
Les transformés par J. Wyndham

Fiche de Les transformés
Titre : Les transformés (Les chrysalides – différente traduction)
Auteur : J. Wyndham
Date de parution : 1955
Traduction : A. Audiberti
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les transformés
« Quand j’étais petit, je rêvais parfois d’une cité, et c’était étrange car cela commença avant même que je sache ce qu’est une cité. Une ville, nichée dans la courbe d’une large baie bleue, se présentait à mon esprit.
Les immeubles étaient tout à fait différents de ceux que je connaissais. Le trafic, dans les rues, était étrange. Les voitures roulaient sans chevaux. Parfois, il y avait des objets dans le ciel, des objets brillants qui avaient la forme de poissons et qui n’étaient certainement pas des oiseaux.
C’était un endroit superbe, fascinant et, un jour, alors que j’étais encore trop jeune pour être prudent, je demandai à ma sœur aînée, Marie, où pouvait se trouver cette délicieuse cité.
Elle secoua la tête et me dit que cet endroit n’existait point. Pas actuellement. Mais peut-être, suggéra-t-elle, avais-je rêvé d’époques d’un passé depuis longtemps écoulé. Les rêves étaient des choses bizarres et on ne pouvait les expliquer. Il se pouvait donc que ce que je voyais fût une partie du »
Extrait de : J. Wyndham. « Les transformés. »