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Aurore Lescure Pilote d’astronef par Théo Varlet

Fiche de Aurore Lescure Pilote d’astronef

Titre : Aurore Lescure Pilote d’astronef (Tome 2sur 2 – Aurore Lescure)
Auteur : Théo Varlet
Date de parution : 1943
Editeur : Bibliothèque Numérique Romande

Première page de Aurore Lescure Pilote d’astronef

« — Tu arrives seul, Gaston ? s’étonna mon oncle Frémiet, en m’accueillant à la porte de la salle à manger. Et ta femme ? Elle ne vient pas ?
— Aurore ? Si fait, elle va venir. Mais il a fallu qu’elle aille à un rendez-vous d’affaires, avec Mme Simo… Simodzuki.
Le nom de la milliardaire m’échappa, bien plus pour justifier l’importance du rendez-vous, que par un sentiment de basse vanité. Et tout aussitôt je perçus que je venais de commettre une indiscrétion et une sottise.
Mon oncle hocha d’un air révérencieux et ironique sa longue barbe blanche et sa crinière de « photographe d’art » resté toujours un peu rapin malgré l’âge et la notoriété.
— Saperlipopette ! Mme Simodzuki ! Ce n’est pas de la petite bière !
Surgie de la cuisine, où, fin cordon-bleu, elle surveillait les préparatifs du dîner, ma tante avait entendu ma réponse. Elle m’embrassa, s’effarant :
— Mais, Gaston ! c’est une imprudence, de la laisser courir Paris seule en auto, cette pauvre petite, le jour même où elle sort de la clinique… »

Extrait de : T. Varlet. « Aurore Lescure Pilote d’Astronefs. »

La grande panne par Théo Varlet

Fiche de La grande panne

Titre : La grande panne (Tome 1 sur 2 – Aurore Lescure)
Auteur : Théo Varlet
Date de parution : 1930
Editeur : Ebooks gratuits

Première page de La grande panne

« Il est certain que si, au retour de cette excursion, j’étais monté dans la voiture de Géo, et non dans celle du Dr Alburtin, toute mon existence en eût été changée, et fort probablement aussi, l’avenir du monde.
C’est pourquoi les propos que nous tînmes cette après-midi-là, 15 octobre, moi, Géo, sa sœur Luce, leur mère, et le docteur, devant les ruines de Tauroëntum et l’azur de la Méditerranée, commencent pour moi l’aventure.
Mais d’abord, que je me présente :
Gaston-Adolphe Delvart, né à Lille (Nord), vingt-sept ans. Artiste peintre, d’un talent honorable, si j’en crois l’opinion de mes amis, et surtout les prix que les marchands et les amateurs payent mes toiles. Je n’en suis pas plus fier pour cela, du reste, car certains badigeonnages exécutés par des farceurs sans aucun mérite atteignent des cotes beaucoup plus élevées, au décimètre carré ; mais du moins je gagne ma vie, et j’ai conscience de faire de l’art véritable, ce qui n’est pas déjà si commun. »

Extrait de : T. Varlet. « La Grande Panne. »