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L’arbre d’halloween par Ray Bradbury
Fiche de L’arbre d’halloween
Titre : L’arbre d’halloween
Auteur : Ray Bradbury
Date de parution : 1972
Traduction : A. Dorémieux
Editeur : Seuil
Première page de L’arbre d’halloween
« C’est une petite ville au bord d’un petit fleuve et d’un petit lac dans un petit comté au nord d’un État du Midwest. Les prairies alentour ne suffisent pas à la dissimuler. Mais la bourgade n’est pas assez vaste pour empêcher de les voir, de humer leur odeur, de sentir leur présence. En ville il y a des arbres à foison, de l’herbe séchée par l’automne et des fleurs mortes à profusion, des tas de palissades qu’on escalade, de contre-allées où patiner. Un profond ravin la côtoie, gouffre où dégringoler en poussant des cris de putois. Et la ville est remplie d’une foule…
… de gamins.
Et c’est l’après-midi d’Halloween.
Toutes les portes se sont closes pour se protéger de l’air froid. »
Extrait de : R. Bradbury. « L’Arbre d’Halloween. »
Je chante le corps électrique par Ray Bradbury
Fiche de Je chante le corps électrique
Titre : Je chante le corps électrique
Auteur : Ray Bradbury
Date de parution : 1969
Traduction : J. Fillion
Editeur : Denoël
Sommaire de Je chante le corps électrique
- Retour au Kilimandjaro
- Les farouches incendiaires
- L’enfant de demain
- Femmes
- La prophétesse de basse-cour
- La seconde mort d’Abraham Lincoln
- Oui, nous nous rassemblerons au bord du fleuve
- Du printemps dans l’air ? …
- Barton appelle Barton
- L’interdit
- Je chante le corps électrique
- Le jour de la grande exhumation
- Tous les amis de Nicolas Nickleby sont mes amis
- Le costaud
- L’homme à la chemise bariolée
- Henry IX
- A la recherche de la cité perdue
- Christus Apollo
Première page de Retour au Kilimandjaro
« J’arrivai, à l’aube, au volant du camion. J’avais conduit toute la nuit ; en effet, incapable de fermer l’œil au motel, je m’étais dit qu’autant valait poursuivre ma route. Je parvins aux chaînes montagneuses et aux collines de Ketchum et de Sun Valley à l’instant même où le soleil se levait et me félicitai d’avoir roulé sans m’arrêter.
Je pénétrai dans la ville sans lever les yeux sur la colline. Je craignais, en la regardant, de commettre une erreur. Il était de toute importance de ne pas regarder la tombe. Du moins c’est ce que je ressentais. Et il me fallait me fier à mon intuition.
Je garai le camion devant un vieux saloon, fis un tour de ville, parlai à quelques personnes et humai l’air doux et pur. Je tombai sur un jeune chasseur, mais ce n’était pas le bon ; je le compris après m’être entretenu avec lui pendant quelques minutes. Je m’entretins ensuite avec un très vieil homme, mais lui non plus n’était pas le bon. Je rencontrai ensuite un chasseur dans la cinquantaine, et celui-là, c’était le bon. Il comprit, il perçut ce qu’était ma quête. »
Extrait de : R. Bradbury. « Je chante le corps électrique. »
Fahrenheit 451 par Ray Bradbury
Fiche de Fahrenheit 451
Titre : Fahrenheit 451
Auteur : Ray Bradbury
Date de parution : 1953
Traduction : H. Robillot
Editeur : Gallimard
Première page de Fahrenheit 451
« Le foyer et la salamandre
Le plaisir d’incendier !
Quel plaisir extraordinaire c’était de voir les choses se faire dévorer, de les voir noircir et se transformer.
Les poings serrés sur l’embout de cuivre, armé de ce python géant qui crachait son venin de pétrole sur le monde, il sentait le sang battre à ses tempes, et ses mains devenaient celles d’un prodigieux chef d’orchestre dirigeant toutes les symphonies en feu majeur pour abattre les guenilles et les ruines carbonisées de l’Histoire.
Son casque symbolique numéroté 451 sur sa tête massive, une flamme orange dans les yeux à la pensée de ce qui allait se produire, il actionna l’igniteur d’une chiquenaude et la maison décolla dans un feu vorace qui embrasa le ciel du soir de rouge, de jaune et de noir. »
Extrait de : R. Bradbury. « Fahrenheit 451. »
De la poussière à la chair par Ray Bradbury
Fiche de De la poussière à la chair
Titre : De la poussière à la chair
Auteur : Ray Bradbury
Date de parution : 2001
Traduction : P. Marcel
Editeur : Denoël
Première page de De la poussière à la chair
« LA BELLE EST VENUE
Dans le grenier où la pluie touchait doucement le toit, les jours de printemps, et où l’on pouvait sentir le manteau de neige dehors, à quelques centimètres de soi, les nuits de décembre, existait Mille fois Trisïeule. Elle ne vivait pas, pas plus qu’elle n’était morte à jamais, elle… existait.
Et à présent, devant la proximité du Grand Événement, l’avènement de la Grande Nuit, l’éruption imminente de la Grande Réunion, elle se devait de recevoir de la visite !
« Prête ? J’arrive ! » appela Timothy d’une petite voix, sous une trappe qui tremblait. « Oui ? »
Silence. La momie égyptienne ne broncha pas.
Elle se dressait appuyée dans un coin sombre comme un antique prunier desséché, ou une planche à repasser roussie, abandonnée, mains et poignets ligotés sur son sein tari comme le lit d’un fleuve, captive du temps, ses yeux de simples fentes »
Extrait de : R. Bradbury. « De la poussière à la chair. »
Chroniques martiennes par Ray Bradbury
Fiche de Chroniques martiennes
Titre : Chroniques martiennes
Auteur : Ray Bradbury
Date de parution : 1950
Traduction : J. Chambon, H. Robillot
Editeur : Gallimard
Première page de Chroniques martiennes
« JANVIER 2030 – L’été de la fusée
À un moment donné c’était l’hiver en Ohio, avec ses portes fermées, ses fenêtres verrouillées, ses vitres masquées de givre, ses toits frangés de stalactites, les enfants qui skiaient sur les pentes, les ménagères engoncées dans leurs fourrures qui, tels de grands ours noirs, avançaient pesamment dans les rues verglacées.
Puis une longue vague de chaleur balaya la petite ville. Un raz de marée d’air brûlant ; comme si on avait laissé ouvert un four de boulanger. La vibration de fournaise passa sur les pavillons, les buissons, les enfants. Les glaçons se détachèrent, se brisèrent, se mirent à fondre. Portes et fenêtres s’ouvrirent à la volée. »
Extrait de : R. Bradbury. « Les chroniques martiennes. »
Celui qui attend par Ray Bradbury
Fiche de Celui qui attend
Titre : Celui qui attend et autres nouvelles
Auteur : Ray Bradbury
Date de parution : 1995
Traduction : J.-P. Harrisson, C. Andronikof, A. Dorémieux, H. Robillot, J. Fillion, R. Négrou
Editeur : Librio
Sommaire de Celui qui attend
- Celui qui attend
- La fusée
- La pierre tombale
- Août 2002, rencontre nocture
- Le jour de la grande exhumation
- Icare Montgolfier Wright
- Le petit assassin
- Un coup de tonnerre
Première page de Celui qui attend
« Je vis dans un puits. Je vis comme une fumée dans un puits, comme un souffle dans une gorge de pierre. Je ne bouge pas. Je ne fais rien, qu’attendre. Au-dessus de ma tête j’aperçois les froides étoiles de la nuit et les étoiles du matin – et je vois le soleil. Parfois je chante de vieux chants de ce monde au temps de sa jeunesse. Comment dire ce que je suis, quand je l’ignore ? J’attends, c’est tout. Je suis brume, clair de lune, et souvenir. Je suis triste et je suis vieux. Parfois je tombe vers le fond comme des gouttes de pluie. Alors des toiles d’araignée tressaillent à la surface de l’eau. J’attends dans le silence glacé ; un jour viendra où je n’attendrai plus.
En ce moment c’est le matin. J’entends un roulement de tonnerre. Je sens de loin l’odeur du feu. J’entends un craquement de métal. J’attends, j’écoute. »
Extrait de : R. Bradbury. « Celui qui attend. »
Bien après minuit par Ray Bradbury
Fiche de Bien après minuit
Titre : Bien après minuit
Auteur : Ray Bradbury
Date de parution : 1974
Traduction : R. Delouya
Editeur : Denoël
Sommaire de Bien après minuit
- Le flacon bleu
- Un printemps hors du temps
- Le perroquet qui avait connu papa
- L’homme brûlant
- Un morceau de bois
- Le messie
- G.B.S. modèle
- Boire en une fois : contre la fureur des foules
- Intermède au soleil
- A jamais la Terre
- Les miracles de Jamie
- Le jeu d’octobre
- Bien après minuit
- La tablette de chocolat
Première page de Le flacon bleu
« Les cadrans solaires n’étaient plus qu’un éboulis de cailloux blancs. Les oiseaux des airs volaient maintenant dans des ciels anciens de rocs et de sable, enterrés, leurs chants figés. Les fonds de la mer morte charriaient de la poussière qui inondait la terre lorsque le vent lui commandait de redonner vie à une vieille légende de déluge. Les cités étaient profondément enfouies sous des greniers de silence, de temps ensilé, de bassins et de fontaines de calme et de souvenir.
Mars était morte.
Surgissant de l’énorme quiétude, très loin, un bruit d’insecte grandit parmi les collines cannelle et se déplaça dans l’air flamboyant jusqu’à faire trembler la route et envoyer murmurer la poussière par le fond des vieilles cités. »
Extrait de : R. Bradbury. « Bien après minuit. »
Aux portes de l’épouvante par Ray Bradbury et Robert Bloch
Fiche d’Aux portes de l’épouvante
Titre : Aux portes de l’épouvante
Auteur : Ray Bradbury et Robert Bloch
Date de parution : 1969
Traduction : G. Halleux
Editeur : Marabout
Sommaire d’Aux portes de l’épouvante
- L’ombre du clocher par R. Bloch
- Les espions par R. Bradbury
- La grimace de la goule par R. Bloch
- Petites créatures de l’horreur par R. Bloch
- Rêve de fièvre par R. Bradbury
- La sentence druidique par R. Bloch
- L’homme mort par R. Bradbury
- Une question de cérémonial par R. Bloch
- Le manipulateur par R. Bradbury
- L’homme qui criait au loup ! par R. Bloch
Première page de L’ombre du clocher
« William Hurley, né Irlandais, était devenu chauffeur de taxi – si bien qu’il serait superflu, à la lueur de ces deux faits, d’ajouter qu’il était bavard.
Dès l’instant où il eut pris son passager dans la ville de Providence, par cette chaude soirée d’été, il se mit à parler. Le passager, un homme grand et mince, d’une trentaine d’années environ, s’installa dans la voiture en tenant une serviette contre lui. Il donna une adresse dans la Benefit Street et Hurley démarra, mettant son taxi en prise et donnant libre cours à son bavardage.
Hurley commença ce qui devait être une conversation unilatérale en faisant des commentaires sur la matinée aux New York Giants. Impassible devant le silence de son passager, il fit quelques remarques au sujet du temps – récent, en cours et à venir. »
Extrait de : R. Bradbury et R. Bloch. « Aux portes de l’épouvante. »
A l’ouest d’octobre par Ray Bradbury
Fiche d’A l’ouest d’octobre
Titre : A l’ouest d’octobre
Auteur : Ray Bradbury
Date de parution : 1988
Traduction : A. Dorémieux, J. Chambon
Editeur : Denoël
Sommaire d’A l’ouest d’octobre
- A l’ouest d’octobre
- Le convecteur Toynbee
- La trappe
- Le voyageur de l’Orient-Express
- Une nuit dans la vie
- Le dernier cirque
- L’histoire d’amour de Laurel et Hardy
- Tu te demandes sans doute ce qu’on fait ici ? …
- Adieu, Lafayette
- Banshee
- J’ai fait un voeu
- Un coup pour Sa Seigneurie, et un coup pour la route !
- A minuit, au mois de juin
- Bénissez-moi, mon père, parce que j’ai péché
- Exécution !
- Un soupçon de mauvaise humeur
- Le partage
- Venez, et amenez Constance !
- Junior
- La pierre tombale
- La bête de l’escalier
- L’authentique momie égyptienne faite maison du colonel Stonesteel
Première page d’A l’ouest d’octobre
« Les quatre cousins, Tom, William, Philip et John, étaient venus rendre visite à la Famille à la fin de l’été. Comme il n’y avait pas de place dans la grande vieille maison, on les avait relégués sur de petits lits de camp dans la grange, qui brûla peu après.
Il faut dire que la Famille n’était pas une famille ordinaire. Chacun de ses membres était encore plus extraordinaire que le précédent.
Indiquer que la plupart d’entre eux dormaient le jour et exerçaient d’étranges activités la nuit ne nous avancerait en rien.
Remarquer que certains d’entre eux pouvaient lire dans les pensées et d’autres voler avec les éclairs pour toucher terre avec les feuilles serait une litote.
Ajouter que certains ne se reflétaient pas dans les miroirs tandis que d’autres pouvaient se rencontrer sous une multitude de formes, tailles et textures »
Extrait de : R. Bradbury. « À l’ouest d octobre. »
La planète des dinosaures par Stephen Leigh
Fiche de La planète des dinosaures
Titre : La planète des dinosaures (Tome 2 sur 2 – Dinosaures)
Auteur : Ray Bradbury et Stephen Leigh
Date de parution : 1993
Traduction : P.-F. Reignier
Editeur : J’ai lu
Première page de La planète des dinosaures
« Un visage familier
— Hé ! s’écria Aaron. Grand-père ! Tu ne me croiras jamais. L’homme se retourna et lui fit un signe. Aaron, hilare, se précipita à sa rencontre. Mais son rire ne dura qu’un instant… le temps d’un souffle, d’un soupir. Aaron ralentit brusquement son allure. Là, devant lui, quelque chose clochait. La maison… La peinture se décollait à l’arrière du bâtiment en grandes écailles lépreuses, et les parties intactes étaient d’un gris ardoise qu’Aaron n’avait jamais vu auparavant. Les volets que son père avait fixés avec tant de soin en mai, à peine trois mois plus tôt, pendaient maintenant de guingois comme des hommes désespérément agrippés au bord d’une falaise. Le grillage de la porte extérieure était rouillé, tordu et rafistolé avec des morceaux plus récents aux reflets argentés. Les marches de la véranda, »
Extrait de : S. Leigh. « Dinosaures – La planète des dinosaures. »