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Les trois grimoires par David et Leigh Eddings

Fiche de Les trois grimoires

Titre : Les trois grimoires (Tome 2 sur 2 – La rédemption d’Althalus)
Auteur : David et Leigh Eddings
Date de parution : 2000
Traduction : I. Troin
Editeur : Pocket

Première page de Les trois grimoires

« — Non ! cria Andine.

Elle courut vers son amoureux, se laissa tomber à genoux et le serra contre elle.

— Éloigne-la de lui, Althalus ! dit la voix de Dweia dans la tête du voleur. Elle ne fera qu’aggraver les choses.

— Il est toujours vivant ? demanda Althalus.

— Évidemment ! Allez, bouge-toi !

Althalus écarta la jeune fille hystérique d’Éliar.

— Arrête ça, Andine, lui dit-il en se forçant au calme. Il n’est pas mort, mais gravement blessé, alors ne le secoue pas comme ça.

— Laisse-moi la place, Althalus, ordonna Dweia. Je dois parler à Leitha. (Il la sentit le bousculer mentalement.) Leitha, dit-elle à voix haute, c’est moi. Je veux que tu fasses exactement ce que je te dirai.

— Un piège ! J’aurais dû me douter que c’était trop facile !

— Nous n’avons pas le temps de pleurnicher. J’ai besoin de connaître la gravité de la blessure d’Éliar.

— J’ai échoué, Dweia ! Tout ce qui entourait cette caverne était une embuscade, et je me suis jetée dedans tête la première. »

Extrait de : D.L Eddings. « Les trois grimoires – La rédemption d’Althalus. »

Les yeux d’émeraude par David et Leigh Eddings

Fiche de Les yeux d’émeraude

Titre : Les yeux d’émeraude (Tome 1 sur 2 – La rédemption d’Althalus)
Auteur : David et Leigh Eddings
Date de parution : 2000
Traduction : I. Troin
Editeur : Pocket

Première page de Les yeux d’émeraude

« À la décharge d’Althalus, notons qu’il était dans une situation financière précaire et dans un état d’ébriété avancé quand il accepta de se charger du vol du Grimoire. Sobre et en possession d’une bourse dont il n’aurait pas vu le fond, il aurait posé davantage de questions au sujet de la Maison au Bout du Monde, et exigé d’en savoir plus sur le propriétaire du Grimoire.

Ce serait pure folie que de vouloir dissimuler la véritable nature d’Althalus, car ses défauts sont du bois dont on fait les légendes. Comme chacun le sait, c’est un voleur, un menteur, à l’occasion un assassin, un vantard de première et, plus généralement, un homme dépourvu d’honneur. Ajoutons que c’est un ivrogne, un glouton et un client assidu des dames de petite vertu…

À sa façon, ce mécréant est assez charmeur, malin et très amusant. Dans certains cercles, on chuchote que s’il le voulait, Althalus pourrait faire pouffer les arbres et éclater de rire les montagnes.

Mais ses doigts agiles sont encore plus déliés que sa langue, et l’homme prudent gardera toujours une main sur sa bourse pendant qu’il rit de ses plaisanteries. »

Extrait de : D.L Eddings. « Les yeux d’émeraude – La rédemption d’Althalus. »

David Eddings

Présentation de David Eddings :

David Eddings (7 juillet 1931 – 2 juin 2009) était un écrivain américain de fantasy, dont les œuvres ont dominé les listes de meilleures ventes dans les années 1980 et 1990. Accompagné dans l’ombre par son épouse, Leigh Eddings, il a contribué à populariser une forme de high fantasy accessible, centrée sur l’évolution de personnages attachants et l’humour, tout en respectant les codes du genre.

Formation et débuts littéraires

Né à Spokane, dans l’État de Washington, David Eddings grandit près de Seattle. Après avoir servi dans l’armée américaine, il poursuit des études de littérature et obtient une maîtrise à l’Université de Washington en 1961. Sa thèse porte sur l’œuvre de Geoffrey Chaucer, une influence que l’on retrouvera plus tard dans sa capacité à créer des galeries de personnages hauts en couleur.

Avant de se tourner vers l’imaginaire, il exerce divers métiers : commis d’épicerie, enseignant et acheteur pour l’industrie aéronautique. Son premier roman, High Hunt (1973), est un récit contemporain sur la chasse et la virilité. Cependant, c’est en remarquant par hasard une édition du Seigneur des Anneaux de Tolkien dans une librairie qu’il réalise que le genre de la fantasy connaît un renouveau commercial et décide de s’y consacrer.

L’ascension : La Belgariade et La Mallorée

En 1982, il publie le premier tome de La Belgariade (The Belgariad), intitulé Le Pion blanc des présages. Cette saga en cinq volumes raconte l’ascension du jeune Garion, un simple fermier qui découvre sa véritable lignée et ses pouvoirs magiques dans une quête pour retrouver un artefact sacré, l’Orbe d’Aldur.

Le succès est immédiat. Eddings y déploie ce qui deviendra sa marque de fabrique : un univers vaste mais facile à appréhender, une structure narrative classique (« la quête ») et surtout des dialogues vifs et humoristiques. Il enchaîne avec La Mallorée, une suite également en cinq volumes, qui approfondit l’histoire du monde et de ses dieux.

Leigh Eddings : Une collaboration indissociable

Bien que seul le nom de David apparaisse sur les couvertures de ses premiers succès, sa femme Leigh Eddings (née Judith Leigh Schall) a collaboré activement à l’écriture de chaque livre. David la décrivait comme sa rédactrice en chef et sa co-autrice, affirmant qu’ils travaillaient ensemble sur les intrigues et les dialogues. Ce n’est qu’à partir du milieu des années 1990, avec la parution de Belgarath le sorcier, que son nom fut officiellement ajouté en tant que co-autrice.

Autres cycles et fin de carrière

Après le succès des cycles de Garion, le couple Eddings crée de nouveaux univers, notamment :

  • L’Élénium et Le Tamuli : deux trilogies centrées sur le chevalier Émouchet (Sparhawk), mettant en scène une atmosphère un peu plus sombre et politique, tout en conservant l’humour caractéristique du duo.
  • Le Chant de Belgarath et Polgara la sorcière : des préquelles massives à La Belgariade, écrites sous forme de mémoires.

Malgré des critiques parfois acerbes concernant la structure répétitive de ses intrigues, David Eddings a su fidéliser des millions de lecteurs grâce à la chaleur de ses personnages et à sa vision optimiste de l’héroïsme.

Une vie privée marquée par l’ombre

La fin de vie de l’auteur a été marquée par la maladie de son épouse, décédée en 2007. David Eddings s’est éteint deux ans plus tard, à Carson City, au Nevada. Après sa mort, des éléments de son passé ont refait surface, notamment une condamnation à de la prison dans les années 1970 pour maltraitance sur des enfants adoptifs, une zone d’ombre majeure qui a jeté un voile complexe sur l’héritage d’un auteur ayant tant écrit sur la famille et la protection de l’enfance.

David Eddings reste néanmoins une figure charnière de la littérature de l’imaginaire, ayant servi de porte d’entrée à la fantasy pour toute une génération de lecteurs. Ses manuscrits et ses droits d’auteur ont été légués à son ancienne université, le Reed College, pour soutenir les étudiants en littérature.

Livres de David Eddings :

Rédemption d’Althalus :

Tétralogie des Rêveurs :

Trilogie des joyaux :

Trilogie des périls :

Cycle les Grandes Guerres des dieux :

La Belgariade :

La Mallorée :

Belgarath :

Polgara :

La chanson de Regina (2002)
Les laissés pour compte (1992)

Pour en savoir plus sur David Eddings :

La page Wikipédia sur D. Eddings
La page Noosfere sur D. Eddings
La page isfdb de D. Eddings