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Rama II par Arthur C. Clarke et Gentry Lee

Fiche de Rama II

Titre : Rama II (Tome 2 sur 4 – Rama)
Auteur : Arthur C. Clarke et Gentry Lee
Date de parution : 1989
Traduction : J.-P. Pugi
Editeur : J’ai lu

Première page de Rama II

« LE RETOUR DE RAMA

Excalibur n’était plus opérationnel depuis un demi-siècle. La décision de construire ce radar nucléaire géant mis en service en 2132 avait été prise suite à la traversée du système solaire par Rama. L’humanité comptait alors sur lui pour l’informer de l’approche d’autres visiteurs venus d’étoiles lointaines : il détecterait tout appareil aussi démesuré à des distances interstellaires… des années, espérait-on, avant que sa venue ne pût influencer le cours des affaires des hommes.
Doter la Terre d’un tel générateur d’impulsions fut décidé avant même que Rama n’eût atteint le périhélie. Quand le premier engin d’un autre monde contourna le Soleil et repartit vers les étoiles, des armées de scientifiques étudiaient déjà les informations récoltées par les membres de la seule expédition qui l’avait abordé.
Tout permettait de conclure que Rama était un appareil automatique qui ne s’intéressait aucune- »

Extrait de : A. C. Clarke et G. Lee. « Rama – Rama II. »

Tuer les morts par Tanith Lee

Fiche de Tuer les morts

Titre : Tuer les morts
Auteur : Tanith Lee
Date de parution : 1980
Traduction : G. Lebec
Editeur : J’ai lu

Première page de Tuer les morts

« – Cilny… un danger nous menace.
Les ténèbres s’abstinrent de répondre.
Une seule route descendait de la montagne, ruban bleu acier raide et tortueux qui, quatre lieues plus bas que le col, virait sur lui-même pour se redresser non sans répugnance à l’horizontale et gagner une haute vallée où poussaient de concert un gros village et des arbres. Un quart de lieue avant d’atteindre la bourgade, la route faisait un brusque crochet pour aller longer le mur d’une curieuse bâtisse toute de guingois.
Des arbres poussaient également à proximité de cette demeure. Leurs racines s’étaient insinuées sous les fondations à la recherche du cours d’eau souterrain dont un puits, visible au delà du portail de fer forgé, manifestait la présence. Peu à peu, telles un levier, ces racines renversaient l’édifice entier. D’extravagantes fissures couraient sur les murs, soulignées par la luxuriante végétation vert sombre qui s’y cramponnait. Sur sa face nord, toutefois, la demeure elle-même avait offert au lierre en quelque époque une solide excroissance à enserrer sous la forme d’une tour de pierre haute de trois étages.
Il était vraisemblable qu’à l’origine cette tour avait un caractère défensif car, par-dessus la cime embrumée des arbres, ses[…] »

Extrait de : T. Lee. « Tuer les morts. »

Terre de lierre par Tanith Lee

Fiche de Terre de lierre

Titre : Terre de lierre
Auteur : Tanith Lee
Date de publication : 1985
Traduction : B. Emerich
Editeur : J’ai lu

Première page de Terre de lierre

« Pour commencer, je dois retourner cent trente-sept ans en arrière. En ce temps-là, la race humaine vivait dans le Haut, non seulement dans les cités mais sur toute la surface de la terre. Quiconque lira ce livre doit accepter l’idée que dans le Haut s’étend la terre, que sur cette terre, il est une cité à présent en ruine, et au-dessus de cette cité, un arc élevé et coloré que l’on appelle le ciel ; et au-delà encore, une sorte de vide aussi noir que la nuit II est essentiel de bien assimiler cette notion pour la simple raison que ce vide noir – l’Espace – joue un rôle fondamental. C’est en effet de ce vide qu’est arrivé ce qui nous a forcés à vivre dans notre prison du Bas : l’Envahisseur. »

Extrait de : T. Lee. « Terre de lierre. »

Le jour la nuit par Tanith Lee

Fiche de Le jour la nuit

Titre : Le jour la nuit
Auteur : Tanith Lee
Date de publication : 1980
Traduction : E. Vonarburg
Editeur : Albin Michel

Première page de Le jour la nuit

« À un demi-staed au-dessous du palais des Hirz, les jardins d’apparat s’incurvaient doucement pour devenir peu à peu la rive d’un lac. En cet endroit, où le vert jade des ondes liquides se brisait sur le sable d’or pâle, se tenait une jeune fille dorée et ses trois serviteurs robots.
Excepté le palais des Hirz, aucun autre édifice n’était visible au-dessus ou le long du rivage. Cette partie de Yunéa, sur vingt staeds de part et d’autre de l’Anneau, appartenait à Hirz. En hest s’étendait le domaine des Domms, en hespa, la propriété décadente des Thars. »

Extrait de : T. Lee. « Le jour la nuit. »

La forêt électrique par Tanith Lee

Fiche de La forêt électrique

Titre : La forêt électrique
Auteur : Tanith Lee
Date de publication : 1979
Traduction : B. Weiner
Editeur : Albin Michel

Première page de La forêt électrique

« Chasseur et gibier

Affreuse se tenait devant la transformatrice.
La machine fabriquait certains types de vêtements en cottene, mais Affreuse ne voyait jamais le syntho-coton qu’elle ingurgitait par un tube placé à l’étage au-dessus, ni les chemises blanches bien repassées qu’un autre tube crachait à l’étage en dessous. Elle n’avait pas la moindre idée de la métamorphose qui se déroulait à l’intérieur de la machine. Dans cet espace restreint de deux mètres sur trois, Affreuse était seule avec la transformatrice ; maladroites mais efficaces, ses  »

Extrait de : T. Lee. « La Forêt électrique. »

Cyrion par Tanith Lee

Fiche de Cyrion

Titre : Cyrion
Auteur : Tanith Lee
Date de publication : 1982
Traduction : G. Lebec
Editeur : J’ai lu

Première page de Cyrion

« Le Jardin de Miel

 
Bien involontairement, le petit jeune homme grassouillet à la rousse chevelure fit une entrée remarquée dans l’auberge.
Ébloui par la vive luminosité des rues ensoleillées, il ne crut voir que deux marches sur un seuil qui en comptait trois. Emporté par son élan, il voulut retrouver son équilibre et se précipita droit sur la malencontreuse silhouette qui, à cet instant, traversait le vestibule, chargée de deux cruchons de vin. Ils basculèrent alors dans un concert de cris et dans les bras de la Qirri de cuivre postée à l’entrée de l’établissement et firent bien sûr résonner le gong d’airain qu’elle tenait entre ses mains. Le puissant vacarme se répercuta d’une pièce à l’autre, suivi par  »

Extrait de : T. Lee. « Cyrion. »

La quête de la sorcière blanche par Tanith Lee

Fiche de La quête de la sorcière blanche

Titre : La quête de la sorcière blanche (Tome 3 sur 3 – Uasti)
Auteur : Tanith Lee
Date de parution : 1978
Traduction : J.-P. Pugi
Editeur : J’ai lu

Première page de La quête de la sorcière blanche

« J’ai déjà fait le récit de ma jeunesse passée dans le krarl des Dagkta roux, expliqué comment je reçus le nom de Tuvek et crus être le fils du chef Ettook et de Tathra, son épouse ; comment je fus tatoué selon le Rituel des Garçons, puis, lorsque les marques tribales s’effacèrent de ma chair, je dus me mesurer à mes aînés afin de prouver ma valeur. Cela m’attira la rancœur de Seel, l’ignoble sorcier. Ettook ne m’aimait guère, lui non plus, même s’il ouvrit le coffre où il entreposait ses trésors et me dit d’y prendre un présent de mon choix : un masque de lynx fabriqué dans une des anciennes cités. Si je devins un guerrier inégalé et aimant les combats, j’éprouvais une profonde insatisfaction, sans raison apparente. Ma chair possédait l’étrange faculté de se cicatriser rapidement après chaque blessure. Aucune de mes plaies ne suppurait, et je survécus même à la mor- »

Extrait de : T. Lee. « Uasti – La quête de la sorcière blanche. »

Vazkor par Tanith Lee

Fiche de Vazkor

Titre : Vazkor (Tome 2 sur 3 – Uasti)
Auteur : Tanith Lee
Date de parution : 1978
Traduction : G. Lebec
Editeur : J’ai lu

Première page de Vazkor

« Le Krarl

J’avais neuf ans lorsqu’un été un serpent me mordit à la cuisse. De ce qui suivit, je n’ai gardé qu’un vague souvenir, mais je sais que dans le délire de la fièvre, je me tordis sur ma couche pour échapper au feu qui dévorait ma chair cependant que le temps s’écoulait en lambeaux. Puis le mal passa et, de nouveau, je pus courir sur les vertes pentes entre les hautes roches blanches qui poussaient là comme des arbres. Plus tard, j’appris que le venin du serpent aurait dû entraîner ma mort, que mon corps avait viré au gris, puis au bleu, puis au jaune – admirable spectacle, à n’en pas douter. Mais j’avais survécu, et la morsure n’avait pas même laissé de cicatrice.
Ce ne fut d’ailleurs pas la seule fois que je frôlai la mort. Quand j’avais été sevré, mon estomac s’était  »

Extrait de : T. Lee. « Uasti – Vazkor. »

La déesse voilée par Tanith Lee

Fiche de La déesse voilée

Titre : La déesse voilée (Tome 1 sur 3 – Uasti)
Auteur : Tanith Lee
Date de parution : 1975
Traduction : M. Darroux et B. Emerich
Editeur : J’ai lu

Première page de La déesse voilée

« Sous le volcan

Se réveiller et ne pas savoir où l’on est, ni qui l’on est, ni même ce que l’on est – une chose avec des bras et des jambes ? un animal ? le cerveau d’un grand poisson ? –, voilà un bien étrange réveil. Au bout d’un moment toutefois, je m’étirai dans le noir, puis promenai mes mains sur mon corps : j’étais une femme.
Il régnait une obscurité et un silence absolus. Le sol était rocailleux et une ancienne odeur, amère et indéfinissable, parvenait à mes narines. Je rampai hors du recoin où j’étais allongée et atteignis une sorte de passage dans lequel je pus me tenir debout.  »

Extrait de : T. Lee. « Uasti – La Déesse voilée. »

Les sortilèges de la nuit par Tanith Lee

Fiche de Les sortilèges de la nuit

Titre : Les sortilèges de la nuit (Tome 5 sur 5 – Le dit de la terre plate)
Auteur : Tanith Lee
Date de parution : 1987
Traduction : E. C. L. Meistermann
Editeur : Presses Pocket

Première page de Les sortilèges de la nuit

« Dans l’ourlet de la forêt reposait un village. Une vieille route courait près du lieu, menant vers les villes du sud et, par le passé, c’était elle qui avait donné au village de l’importance et une certaine prospérité. Depuis lors, d’autres artères avaient été construites et de moins en moins de voyageurs traversaient les bois profonds. Il y avait sept années qu’une caravane n’avait été aperçue dans la région. Les pierres roses dont était construit le village s’étaient faites plus tendres et les cœurs plus durs. Sur une colline, parmi les arbres, se dressait un temple. Ses piliers étaient cerclés d’or terni et les tuiles turquoise du toit s’étaient écaillées. Néanmoins, les prêtres vivaient bien, car les villageois étaient restés pieux. Tous les soirs, sur le point le plus élevé du temple, un fanal était allumé pour rappeler aux dieux où reposait le village.
Il arrivait parfois qu’une famille convenable du pays, en découvrant qu’elle avait trop de bouches à nourrir, offrît au temple un fils cadet (aucune femme n’y était permise) en tant que serviteur. Tel était précisément le cas de Scarabée.
A l’âge de sept ans, sa nourrice l’avait abandonné, à la lumière fantomatique qui précède l’aube, dans la cour extérieure du temple. Autour de son cou, sur un morceau de soie, était accroché un petit rubis avec un crapaud. C’était le « cadeau » de l’enfant, sans lequel il ne pouvait espérer de place dans le sanctuaire. Le pauvre Scarabée (qui, à l’époque, »

Extrait de : T. Lee. « Le dit de la terre plate – Les sortilèges de la nuit. »