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La vallée magique par Edmond Hamilton
Fiche de La vallée magique
Titre : La vallée magique
Auteur : Edmond Hamilton
Date de parution : 1970
Traduction : B. Martin
Editeur : Opta
Première page de La vallée magique
« LE RÊVE INSOLITE
Eric Nelson avait l’impression qu’une voix étrange parlait à son esprit, dans son sommeil alourdi d’alcool, dans cette misérable auberge d’un village chinois de la frontière.
– Dois-je tuer, petite sœur ?
C’était une voix mentale, non articulée ; son cerveau la percevait non par les oreilles, mais sans intermédiaire.
Et elle n’était pas humaine. Ses vibrations avaient une qualité si particulière qu’elles lui hérissaient l’esprit, même pendant son rêve.
– Non, Tark ! Tu devais surveiller, pas tuer ! Non… pas encore ! »
Extrait de : E. Hamilton. « La Vallée Magique. »
Hors de l’univers par Edmond Hamilton
Fiche de Hors de l’univers
Titre : Hors de l’univers
Auteur : Edmond Hamilton
Date de parution : 1975
Traduction : B. Martin
Editeur : Opta
Sommaire de Hors de l’univers
- Hors de l’univers
- Les voleurs d’étoiles
- Conflit de soleils
- Les voleurs d’étoiles
- Au sein de la nébuleuse
- Les meneurs de comètes
- Le nuage cosmique
Première page de Hors de l’univers
« L’essaim de l’espace
Le plancher s’inclina soudain sous moi et m’expédia contre la cloison de métal de la pièce quand tout le vaisseau se mit à tournoyer follement en plein espace. Durant l’instant qui suivit, je n’eus que la brève vision des parois, du plafond et du sol qui se renversaient autour de moi tandis que je m’efforçais en vain de me raccrocher à quelque objet. Au même moment, j’aperçus par le hublot les autres nefs de notre flottille qui plongeaient de même en tous sens derrière nous. Puis, quand les girations sauvages de l’engin se ralentirent, je me redressai maladroitement, sortis de la salle et m’engageai dans l’escalier étroit pour faire irruption dans la petite chambre de pilotage aux parois transparentes où mes deux étranges lieutenants se tenaient aux commandes.
« Korus Kan ! Jhul Din ! » m’écriai-je. « Vous cherchez la catastrophe pour tout le monde ? »
Ils se tournèrent vers moi et me saluèrent. »
Extrait de : E. Hamilton. « Hors de l univers – Les voleurs d’étoiles. »
Les enfants de Sturgeon par Theodore Sturgeon
Fiche de Les enfants de Sturgeon
Titre : Les enfants de Sturgeon
Auteur : Theodore Sturgeon
Date de parution : 1977
Traduction : E. Piir, B. Martin, M. Demuth
Editeur : Le Masque
Sommaire de Les enfants de Sturgeon :
- Le moutard
- Deux pour cent d’inspiration
- Le bâton de Miouhou
- Le professeur et l’ours en peluche
- Le prodige
- Une ombre, juste une ombre sur le mur
- Etincelle
- Le cageot
Première page de Le moutard
« — Cette proposition est strictement à court terme, dit Michelle. — Elle rejeta ses cheveux lumineux sur les épaules. — Nous devons avoir un enfant avant une huitaine de jours sinon nous pouvons dire adieu à un beau paquet d’argent.
— Nous en obtiendrons un quelque part. Pourquoi n’en adopterions-nous pas un ou quelque chose comme ça, dis-je.
Je cueillis une brindille d’herbe sur la berge du ruisseau et la coinçai entre mes dents.
— Ça prend des semaines. Nous pourrions peut-être en enlever un ?
— C’est interdit par la loi. Les lois sont faites pour le bien des citoyens.
— Pourquoi s’agit-il toujours du bien des autres ?
Mich commençait à écumer.
— Avorton, soulève ta masse et réfléchis un peu. »
Extrait de : T. Sturgeon. « Les enfants de Sturgeon. »
Les songes superbes par Theodore Sturgeon
Fiche de Les songes superbes
Titre : Les songes superbes de Theodore Sturgeon
Auteur : Theodore Sturgeon
Date de parution : 1978
Traduction : B. Martin, M. Deutsch
Editeur : Casterman
Sommaire de Les songes superbes :
- Un égocentriste absolu
- Compagnon de cellule
- Un don spécial
- Dans la chambre sombre
- Celui qui lisait les tombes
- Abréaction
- Paradis perdu
- Une soucoupe de solitude
- Monde interdit
- La clinique
- Un triangle dans la tempête
Première page d’Un égocentriste absolu
« Cette nouvelle parut dans le numéro de février 1941 du magazine Unknown, sous le pseudonyme de E. Waldo Hunter (inspiré par le véritable patronyme de Sturgeon, qui se nomme en réalité Edward Hamilton Waldo). Dirigé comme Astounding par le redoutable et légendaire John W. Campbell, Unknown avait déjà accueilli dans ses pages plusieurs récits du jeune Sturgeon… et lui en avait refusé tout autant. C’est un an et demi plus tôt que Sturgeon avait fait ses débuts chez Campbell, et Un égocentriste absolu était sa neuvième histoire publiée. Avec son style léger et ironique, sa narration peu sérieuse, l’énormité canularesque de son sujet, c’est une production typique du Sturgeon première manière, lequel était âgé à cette époque de 22 ans. Et pourtant… Pourtant, il y a dans ce texte quelques pages étonnantes, en ce sens qu’elles préfigurent d’un seul coup tout un aspect essentiel de son œuvre future : il s’agit des pages qui concernent le personnage de Drip, demeuré mental muré dans son incapacité de s’exprimer. »
Extrait de : T. Sturgeon. « Les Songes superbes de Theodore Sturgeon. »
La sorcière du marais par Theodore Sturgeon
Fiche de La sorcière du marais
Titre : La sorcière du marais
Auteur : Theodore Sturgeon
Date de parution : 1981
Traduction : A. Rosenblum, M. Battin, D. Hersant, P. J. Izabelle, B. Martin, J. Polanis, J. M. Boissier, J. Guiod
Editeur : NEO
Sommaire de La sorcière du marais :
- L’abominable invité
- La sorcière du marais
- Tournure d’esprit
- Douce-Agile ou La licorne
- La peur est une affaire
- L’homme qui apprit à aimer
- Case et le rêveur
- Le dossier Verity
- Le scalpel d’Occam
Première page de L’abominable invité
« Étendu dans l’obscurité, Ransome souriait tout seul en pensant à son hôtesse. Ransome était un invité très recherché, uniquement à cause de son talent phénoménal de conteur. Talent entièrement dû au fait qu’il était si souvent invité, car c’était la verve concise de ses descriptions des gens et de leurs opinions sur les autres qui lui donnait son prix.
Et toute son ironie féroce visait les personnes qu’il avait rencontrées au week-end d’avant. Après un séjour chez les Jones, il insinuait tranquillement les choses scandaleuses les plus drôles à propos des Jones quand il passait le week-end quinze jours plus tard chez les Brown. Vous croyez que Mr. et Mrs. Jones s’en indignaient ? Ah ! Non. Il fallait entendre toutes les rosseries sur les Brown ! Et ainsi de suite, à l’image d’une spirale à deux dimensions sur le plan social.
Cette fois, il ne s’agissait pas des Jones ni des Brown ; mais de la demeure de Mrs. Benedetto. Pour Ransome, dont le sens de l’humour était blasé, »
Extrait de : T. Sturgeon. « La sorcière du marais. »
Amour, impair et manque par Theodore Sturgeon
Fiche d’Amour, impair et manque
Titre : Amour, impair et manque
Auteur : Theodore Sturgeon
Date de parution : 1981
Traduction : B. Ferry, P. J. Izabelle, B. Martin, M.-O. Vermeille
Editeur : J.-C. Lattès
Sommaire d’Amour, impair et manque :
- Amour, impair et manque
- Les enfants du comédien
- Un rien d’étrange
- Synapse seize sur bêta
- Les étoiles sont vraiment le styx
Première page d’Amour, impair et manque
« Certaines villes semblent ne pas défier seulement le temps, mais également l’évolution. De telles villes existent dans l’arrière-pays, souvent près des grandes cités, et ce n’est pas sans une certaine stupéfaction que le voyageur les découvre. Parfois, un promoteur les découvre également et projette aussitôt d’y adjoindre une multitude de clapiers et de poulaillers baptisés suivant les cas, villas ou fermettes, sans omettre bien entendu le monumental centre commercial en préfabriqué qui donne tout son sens à l’opération. Puis les années passent, le projet moisit dans un tiroir, mais la ville en acquiert une nouvelle solidité, et semble même se cristalliser, au sens chimique du terme. La vie moderne n’a pas de prise sur de telles villes ; change-t-on profondément une armure en coiffant le heaume d’un canotier ?
Là, les magasins sont à l’image de la ville : inattaquables. Têtus, les commerçants continuent à pro- »
Extrait de : T. Sturgeon. « Amour, impair et manque. »
Nous mourons nus par J. Blish
Fiche de Nous mourons nus
Titre : Nous mourons nus
Auteur : J. Blish
Date de parution : 1969
Traduction : B. Martin
Editeur : Le passager clandestin
Première page de Nous mourons nus
« Quand Alexei-Aub Kehoe Salvia Soleil-Lune-Lac Stewart, de San Diego, sortit pour déjeuner, il trouva une demi-douzaine d’hommes munis de marteaux piqueurs en train de défoncer la rue devant l’immeuble ; les lames aiguës des outils découpaient en molles plaques rectangulaires l’asphalte qui se soulevait en lentes bulles. Le tintamarre était effrayant et une ronde nombreuse de moins de vingt ans dansait à son rythme, protégée des risques de la circulation par les barricades que la police avait dressées en travers des deux accès au pâté de maisons. Sous leurs masques à gaz, ils évoquaient après un instant d’actifs tâtonnements mentaux une gravure sur bois de la Totentanz par Hans Holbein le Jeune.
Non qu’il fût lui-même beau à voir, même sans masque à gaz, mais il s’y était résigné depuis longtemps. Il avait les cheveux blonds mais rien d’un Viking… En fait, il était plutôt petit par rapport aux normes modernes de sous-alimentation, et pire encore, il était grassouillet, ce qui lui attirait de la part des gens ces regards de haine et d’envie mêlées que ressentent les sous-alimentés envers ceux qu’ils soupçonnent de se bourrer au râtelier public. »
Extrait de : J. Blish. « Nous mourrons nus. »
Un pont de cendres par R. Zelazny
Fiche d’Un pont de cendres
Titre : Un pont de cendres
Auteur : R. Zelazny
Date de parution : 1976
Traduction : B. Martin
Editeur : Pocket
Première page d’Un pont de cendres
« Je…
Le jour était le…
Le…
Vu l’homme, il est…
L’homme se déplace à travers bois. Avec lui une bande d’autres, tous des chasseurs. Ils portent des peaux de bêtes. Ils ont des bâtons pointus, durcis au feu. Le mien a une pointe de pierre, décorée de lignes tracées avec la pointe du couteau de silex pendu à la lanière de cuir autour de… sa taille. Il y a des feuilles dans ses cheveux et un objet brillant qui pend à un lacet autour de son cou. C’est une chose de puissance qu’il a apportée de la terre des esprits sous la mer. Il conduit les hommes à la chasse, père du père aux cheveux aile-de-corbeau d’eux tous. Ses yeux sombres décrivent le trajet de la bête. En silence, narines dilatées, les autres marchent dans ses pas. L’air se charge parfois d’une faible odeur de sel et de varech, des côtes pas trop lointaines de la grande eau, notre mère à tous. Il lève la main et les hommes s’arrêtent.
Il fait encore un geste et tous se déploient de part et d’autre de lui, accroupis en un arc, les pointes en avant. Et, de nouveau, ils font halte. »
Extrait de : R. Zelazny. « Un pont de cendres. »
Le maître des ombres par R. Zelazny
Fiche de Le maître des ombres
Titre : Le maître des ombres
Auteur : R. Zelazny
Date de parution : 1978
Traduction : B. Martin
Editeur : Pocket
Première page de Le maître des ombres
« Lorsque Jack, dont le nom se prononce dans l’ombre, se redit à Iglès dans le pays de la pénombre pour y assister aux Jeux d’Enfer, il arriva que sa présence fut remarquée tandis qu’il examinait la position de la Flamme d’Enfer.
La Flamme d’Enfer était une urne mince remplie de feux argentés disposés avec grâce, soutenant à l’extrémité de leurs doigts de flamme un rubis de la dimension du poing. Ces doigts le serraient d’une étreinte impossible à rompre et la pierre précieuse brillait froidement malgré les flammes.
Certes, la Flamme d’Enfer était présentée pour que tous la contemplent, mais le fait de voir Jack en train de la regarder amena bien de la consternation. Arrivé depuis peu à Iglès, il passait entre les lanternes, suivant la file des autres curieux à travers le pavillon d’exposition démuni de parois, quand on l’observa pour la première fois. Il fut reconnu par Smage et Quazer qui avaient quitté »
Extrait de : R. Zelazny. « Le Maître Des Ombres. »
L’homme qui n’existait pas par R. Zelazny
Fiche de L’homme qui n’existait pas
Titre : L’homme qui n’existait pas
Auteur : R. Zelazny
Date de parution : 1976
Traduction : B. Martin
Editeur : Pocket
Première page de L’homme qui n’existait pas
« LA VEILLE DE RUMOKO
J’étais dans le poste de commande quand le groupe J-9 nous a complètement lâchés. J’y étais pour quelques travaux idiots d’entretien, entre autres.
Ils étaient deux, en bas, dans la capsule, à inspecter la Route de l’Enfer, ce puits foré au fond de l’océan, à des milliers de brasses au-dessous de nous, qui serait bientôt ouverte à la circulation. En temps normal, je ne m’en serais nullement occupé, puisque nous avions deux techniciens de J-9 dans le personnel. Seulement l’un d’eux était en congé à Spitzbergen et l’autre avait dû entrer à l’hôpital le matin même. Alors qu’une alliance soudaine du vent et des flots turbulents faisait balancer l’Aquina et que je songeais que nous étions précisément à la veille de RUMOKO, je pris ma décision. Après avoir traversé la salle, j’ouvris un panneau latéral. »
Extrait de : R. Zelazny. « L’homme qui n’existait pas. »