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Mariage à l’égyptienne par Sylvie Miller et Philippe Ward

Fiche de Mariage à l’égyptienne

Titre : Mariage à l’égyptienne (Tome 2 sur 5 – Lasser)
Auteur : Sylvie Miller et Philippe Ward
Date de parution : 2013
Editeur : Critic

Première page de Mariage à l’égyptienne

« Bien enfoncé dans un fauteuil moelleux du bar de l’hôtel Sheramon, au Caire, je sirotais tranquillement mon whisky sec, bercé par les paroles des pachas qui commentaient l’actualité du jour. Et ils ne parlaient que du dernier potin agitant l’Égypte et le bassin méditerranéen : le mariage prochain d’Horus, fils d’Isis et Osiris, avec Aglaé, l’une des Trois Grâces, fille de Zeus et Eurynomé. L’événement du siècle, voire même du millénaire.

Le silence brutal m’a tiré de ma somnolence. J’ai aussitôt compris qu’un personnage important venait d’entrer : si ça avait été un individu ordinaire, les pachas y seraient allés de leurs commentaires. Or, on entendait une mouche voler. La première fois qu’Isis avait pénétré dans les salons du Sheramon, un pacha l’avait regardée avec insistance. Il avait été réduit en un petit tas de poussière et quelques volutes de fumée. Depuis, tous se méfiaient. »

Extrait de : Sylvie Miller et Philippe Ward. « Mariage à l’Egyptienne – Lasser. »

Un privé sur le Nil par Sylvie Miller et Philippe Ward

Fiche de Un privé sur le Nil

Titre : Un privé sur le Nil (Tome 1 sur 5 – Lasser)
Auteur : Sylvie Miller et Philippe Ward
Date de parution : 2012
Editeur : Critic

Première page de Un privé sur le Nil

« J’étais accoudé au comptoir du Bar de la Marine. J’avais commandé leur spécialité : une mesure d’anis, cinq mesures d’eau et des glaçons. Le petit goût acidulé n’était pas désagréable. Ça me changeait de la cervoise que je buvais à longueur de journée. Face à moi, le port de Marselha abritait les nombreux bateaux de tourisme ou de commerce qui sillonnaient la Mare Nostrum pour déverser, un peu partout, leurs cargaisons d’hommes ou de marchandises. Je contemplais distraitement le spectacle de l’activité portuaire tout en réfléchissant à mon enquête. Si tout se passait comme prévu, elle serait bouclée très rapidement.

Mon regard a quitté les bateaux pour se poser plus haut. Sur une colline, se dressait la Bonne-Mère, le temple dédié à Bélisama, déesse protectrice de la ville. Je ferais bien d’aller y prier pour mon avenir, aussi sombre que l’eau du port : l’année 1932 ne m’offrait aucune perspective réjouissante. Moi, Jean-Philippe Lasser, détective privé miteux, je me trouvais à Marselha pour une banale affaire d’adultère qui devait me payer mes prochains repas. »

Extrait de : Sylvie Miller et Philippe Ward. « Un privé sur le Nil – Lasser. »

Elfes et assassins par Lionel Davoust et Sylvie Miller

Fiche de Elfes et assassins

Titre : Elfes et assassins
Auteur : Lionel Davoust et Sylvie Miller
Date de parution : 2013
Editeur : Mnémos

Sommaire de Elfes et assassins

  • La dernière affaire de Sagamor par P. Bordage
  • La seconde mort de Lucius Van Casper par R. Albert
  • La légende d’à peu près Punahilkka par N. Le Gendre
  • Le sourire de Louise par A. Duguël
  • Le sentiment du fer par J.-P. Jaworksi
  • Du rififi entre les oreilles par A. Fakhouri
  • La nature de l’exécuteur par R. Tanner
  • Libera me par F. Clavel
  • Eschatologie du vampire par J.-A. Débats
  • Elverwhere par X. Mauméjean
  • Sans douleur par F. Colin
  • J’irai à la clairière par D. Bry
  • Grise neige par J. Heliot

Première page de La dernière affaire de Sagamor

« TUER SES SEMBLABLES NE L’INTÉRESSAIT PLUS.
Il avait plongé tant de fois son épée ou sa dague dans des chairs humaines qu’il en éprouvait presque de la nausée. Il acceptait encore quelques meurtres pour regonfler sa bourse qui se vidait à une vitesse effarante, mais les sommes parfois coquettes remises par ses commanditaires ne suffisaient pas à lui redonner le plaisir, le goût du sang. Il ne ressentait plus d’excitation à traquer ses proies dans les ruelles sombres, à se glisser comme une ombre dans les logements, à déjouer les rondes des gardes du corps et des molosses, à trancher les gorges d’un coup précis, à croiser le regard épouvanté de ceux qui se réveillaient seulement pour prendre conscience qu’ils étaient en train de mourir, à se fondre dans l’obscurité une fois son forfait accompli. »

Extrait de : Lionel Davoust et Sylvie Miller. « Elfes et Assassins. »

Bardes et sirènes par Lionel Davoust et Sylvie Miller

Fiche de Bardes et sirènes

Titre : Bardes et sirènes
Auteur : Lionel Davoust et Sylvie Miller
Date de parution : 2014
Editeur : Mnémos

Sommaire de Bardes et sirènes

  • La boîte à musique par C. Rozenfeld
  • Plaie étoilée par S. Bailly
  • Tant que nous demeurons ensemble par Y. de Saint-Rat
  • La tête de singe par E. Faye
  • Au bar de sirènes par F. Petitjean
  • La mise en pièces par M. Mazaurette
  • Tant qu’il y aura des sirènes par R. Goddyn
  • Le chant des autres par M. Fazi
  • Le chant du solstice par P. Bordage
  • Ci-gît mon coeur par A. Fakhouri
  • Le guetteur de nuages par T. Geha

Première page de La boîte à musique

« LA PLUIE QUI BATTAIT AVEC VIOLENCE CONTRE LES FENÊTRES et sur les tuiles du toit isolait la salle de l’auberge du reste du monde. La buée blanche posée sur les carreaux dessinait comme un rideau devant les ténèbres de la nuit.
Le feu craquait dans l’immense cheminée. Ses flammèches incandescentes lançaient des éclats dorés sur les visages des personnes assises au premier rang. Des enfants, pour la plupart, installés devant pour profiter au mieux du spectacle. Les autres soirs, ils seraient déjà au lit, bien au chaud sous leurs épais duvets de plume. Mais quand Oldaric venait chanter, le temps suspendait son vol. On oubliait l’heure et l’hiver. Tous les regards restaient rivés sur l’homme dont l’ombre projetée sur le mur de pierres dansait au gré du tremblement des flammes, et suivaient le mouvement gracile de ses doigts sur la mandoline. »

Extrait de : Lionel Davoust et Sylvie Miller. « Bardes et Sirènes. »

Reines et Dragons par Lionel Davoust et Sylvie Miller

Fiche de Reines et Dragons

Titre : Reines et Dragons
Auteur : Lionel Davoust et Sylvie Miller
Date de parution : 2012
Editeur : Mnémos

Sommaire de Reines et Dragons

  • Le dit du Drégonjon et de son Elfrie par C. Robillard
  • Chuchoteurs du dragon par T. Geha
  • Ophëa par A. Tomas
  • Au cœur du Dragon par A. Fakhouri
  • La grande déesse de fer de la miséricorde par J. Niogret
  • Morflam par P. Bordage
  • Azr’Khila par C. Bousquet
  • Où vont les Reines par V. Gessler
  • Le monstre de Westerham par É. Wietzel
  • Under a Lilac Tree par M. Gaborit
  • Cet œil brillant qui la fixait par N. Dau
  • Les sœurs de la Tarasque par M. Fazi

Première page de Chuchoteurs du dragon

« À la force des bras, Hiodes rencogna une caisse en bois pleine de fèves contre le mur du cellier. Elle assura son pied sur le couvercle et y grimpa. Sa robe rouge, aux couleurs de l’Esflamme du Dragon, accrocha une écharde dans la cloison ; elle ressentit la légère griffure lui mordre la peau mais n’y prêta que peu d’attention.
Son seul objectif était d’atteindre la petite fenêtre, là-haut, et de guetter le point d’horizon qui s’arrêtait en bas de la montagne. De là viendraient les Chuchoteurs.
Le nez collé aux barreaux en fer, elle ne vit qu’une vingtaine d’hommes, torses nus, tirant un petit bateau sanglé à une longue charrette. Une carriole pleine d’outils et de cordes suivait, tractée par un cheval fatigué. Les esclaves solmwens descendaient le navire à peine achevé vers le port de l’estuaire où il mouillerait bientôt. »

Extrait de : Lionel Davoust et Sylvie Miller. « Reines et dragons. »

Sylvie Miller

Présentation de Sylvie Miller :

Sylvie Miller, née le 3 décembre 1957, est une autrice, traductrice et anthologiste française, connue pour son travail dans le domaine de la science-fiction et de la fantasy.

Carrière :

  • Traduction : Sylvie Miller a joué un rôle crucial dans la découverte de la science-fiction hispanophone en France. Elle a traduit de nombreux auteurs espagnols et latino-américains, notamment Rosa Montero, Juan Miguel Aguilera et Carlos Wyss. Son travail de traduction lui a valu le Grand Prix de l’Imaginaire en 2003.
  • Écriture : En plus de son activité de traductrice, Sylvie Miller est également une autrice accomplie. Elle a publié plusieurs nouvelles et romans, souvent en collaboration avec Philippe Ward. Son premier roman, Le Chant de Montségur, co-écrit avec Ward, a été publié en 2002. Parmi ses autres œuvres notables, on peut citer la série Lasser, détective des dieux et le roman Winterkeep.
  • Anthologie : Sylvie Miller a également réalisé un travail important d’anthologiste. Elle a notamment co-dirigé la collection « Dimension » chez les éditions Imaginales, qui a permis de faire découvrir au public français de nombreux auteurs de fantasy et de science-fiction étrangers.
    Engagement:

Sylvie Miller est une figure active de la communauté de l’imaginaire en France. Elle est membre de plusieurs associations, notamment l’association Les Imaginales et l’association Atalante. Elle est également une conférencière régulière et participe à de nombreux festivals et salons du livre.

Reconnaissance :

Le travail de Sylvie Miller a été récompensé par de nombreux prix, dont le Grand Prix de l’Imaginaire, le Prix Merlin et le Prix Masterton. Elle est considérée comme l’une des figures les plus importantes de la littérature de l’imaginaire en France.

En dehors de son activité littéraire, Sylvie Miller est également professeur de lycée.

Livres de Sylvie Miller :

Anthologie :

Lasser :

Dimension Espagne (2006)
Dimension Latino (2007)
Le chant de Montségur (1998)
Noir duo (2019)
Satinka (2017)

Pour en savoir plus sur Sylvie Miller :

La page Wikipédia de S. Miller
La page Noosfere de S. Miller
La page isfdb de S. Miller

Humanité provisoire par Walter M. Miller

Fiche de Humanité provisoire

Titre : Humanité provisoire
Auteur : Walter M. Miller
Date de parution : 1962
Traduction : E. Longchamp
Editeur : Denoël

Sommaire de Humanité provisoire

  • Humanité provisoire
  • L’intrus
  • Bénédiction en gris

Première page de Humanité provisoire

« Il savait que ça ne servirait à rien de rester après le petit déjeuner, mais il ne pouvait pas supporter l’idée de la laisser ainsi. Il enfila son manteau dans la cuisine, puis se tint, indécis, sur le pas de la porte, tournant son chapeau entre ses mains. Sa femme était encore assise à table. Ses doigts jouaient avec l’anse d’une tasse vide. Elle regardait fixement, par la fenêtre, les cages qui se trouvaient derrière la maison, et feignait de ne pas entendre toussotements et raclements de pieds. Il observa un moment sa mâchoire crispée, puis s’éclaircit la gorge.
— Anne ?
— Oui ?
— Je ne peux pas supporter de te voir comme ça.
— Alors, va-t-en.
— Je ne peux vraiment rien faire ?
— Je t’ai dit ce qu’il fallait faire.
Elle parlait d’une voix monotone, lourde de chagrin. Et ce chagrin, il ne pouvait ni l’accepter, ni y porter remède. Timidement, il traversa la pièce. »

Extrait de : Walter M. Miller. « Humanité provisoire. »

Hommes de la Lune par Walter M. Miller

Fiche de Hommes de la Lune

Titre : Hommes de la Lune
Auteur : Walter M. Miller
Date de parution : 1957
Traduction : M. Deutsch
Editeur : Denoël

Sommaire de Hommes de la Lune

  • Le monde en feu par Algis Budrys
  • Hommes de la Lune par Walter M. Miller

Première page de Hommes de la Lune

« Sur la Terre, c’était le mois d’août. Les informations faisaient état d’une vague de chaleur qui ravageait le Midwest, la plus grave depuis 2065. Mike Tremeni avait reçu une lettre de sa sœur, qui demeurait à Abilene, lui annonçant que les poulets périssaient et que l’on manquait d’eau pour le bétail. C’était la seule lettre qui était parvenue aux hommes de Novotny depuis la mise en chantier du projet Copernic. Tout le monde l’avait lue, tout le monde avait compati aux malheurs du Kansas et des poulets qui crevaient.

Sur la Lune, c’était aussi le mois d’août. Les météorites des Perséides pleuvaient avec une impitoyable impartialité. Et le poseur de lignes juché au sommet du squelette d’acier, à trente mètres du sol, cessa de tourner la manivelle de son treuil. Il se pencha, maintenu par sa ceinture de sécurité, pour suivre des yeux deux hommes de l’équipe de démolition qui acheminaient un corps en direction de la crevasse sept. »

Extrait de : Walter M. Miller. « Hommes de la lune. »

Collector par Walter M. Miller

Fiche de Collector

Titre : Collector
Auteur : Walter M. Miller
Date de parution :
Traduction : M. Battin, B. Martin, M. Deutsch, A. Dorémieux, E. Longchamp, D. Hersant, D. Riche
Editeur :

Sommaire de Collector

  • Le gardien du savoir
  • Les ogres de l’espace
  • Légitime défense
  • Enfants sans âme
  • Bénédiction en gris
  • La cité sans âmes
  • La sentinelle
  • Moi qui rêve
  • L’intrus
  • Le retour à la Terre
  • Hommes de la Lune
  • Le testament
  • Vengeance pour Nicolaï

Première page du Le gardien du savoir

« Il allait mourir comme meurent les voleurs.

Il était suspendu par les poignets, lacé au poteau. La pâle lumière solaire faisait luire faiblement son dos nu tandis qu’il attendait, les paupières étroitement serrées, ses lèvres bougeant doucement tandis qu’il appuyait son visage contre le bois rugueux. Il se tenait dressé sur la pointe des pieds afin de calmer un peu la douleur grandissante qui lui déchirait les épaules. Quand ses chevilles à leur tour devenaient douloureuses, il se laissait pendre aux clous qui transperçaient ses avant-bras, juste au-dessus des poignets.

Il était jeune – peut-être dans sa treizième Mars-année – et sa chevelure noire frisée était coupée court à la manière des célibataires qui n’ont pas encore engendré de rejeton, ou qui ne veulent pas admettre qu’ils l’ont fait. Il était souple et éclatant de santé, avec les membres minces et rapidement bandés d’une chose sauvage mal nourrie que harcèle en permanence une faim furieuse tapie en embuscade au plus profond d’elle-même. »

Extrait de : Walter M. Miller. « Collector. »

L’héritage de saint Leibowitz par Walter M. Miller

Fiche de L’héritage de saint Leibowitz

Titre : L’héritage de saint Leibowitz (Tome 2 sur 2 – Leibowitz)
Auteur : Walter M. Miller
Date de parution : 1977
Traduction : J.-D. Brèque
Editeur : Denoël

Première page de L’héritage de saint Leibowitz

« ALORS QU’IL ATTENDAIT EN FRISSONNANT que le tribunal décide de son châtiment, frère Dent-Noire Saint-Georges, OAL, assis dans le lugubre couloir devant la salle de réunion, se rappela le jour où son oncle l’avait emmené voir la Femme-Mustang lors d’une cérémonie tribale des Nomades des Plaines, ainsi que la façon dont le diacre Poney-Brun (dit « Sang-mêlé »), à l’époque en mission diplomatique dans les Plaines, avait tenté d’exorciser les prêtres de la Femme-Mustang avec de l’eau bénite et de chasser son esprit de la loge du conseil. Pendant l’émeute qui avait suivi, les chamans (« hommes-médecine ») avaient tenté de s’en prendre au jeune diacre, qui n’était pas encore devenu cardinal, se faisant pour leur peine exécuter sans sommations par le sharf nomade fraîchement baptisé. »

Extrait de : Walter M. Miller. « L’héritage de saint Leibowitz. »