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L’épée de l’aurore par Michaël J. Moorcock
Fiche de L’épée de l’aurore
Titre : L’épée de l’aurore (Tome 3 sur 7 – Légende de Hawkmoon)
Auteur : Michaël J. Moorcock
Date de parution : 1968
Traduction : B. Ferry
Editeur : Pocket
Première page de L’épée de l’aurore
« Quand Dorian Hawkmoon, dernier duc de Köln, eut arraché l’Amulette Rouge à la gorge du Dieu Fou pour s’approprier ce puissant talisman, il retourna en compagnie de Huillam d’Averc et d’Oladahn des Montagnes vers la Kamarg où le comte Airain, sa fille Yisselda, son compagnon Noblegent le philosophe et tout leur peuple étaient assiégés par les hordes du Ténébreux Empire conduites par le vieil ennemi d’Hawkmoon, le baron Meliadus de Kroiden.
La puissance du Ténébreux Empire était devenue telle qu’il menaçait désormais de détruire jusqu’à cette province de Kamarg pourtant bien défendue. La victoire semblait à la portée de Meliadus qui l’eût mise à profit pour s’emparer de Yisselda et faire périr à petit feu tous les autres, transformant la province en un champ de ruines et de cendres. »
Extrait de : M. J. Moorcock. « Hawkmoon – L’Épée de l’Aurore. »
Le dieu fou par Michaël J. Moorcock
Fiche de Le dieu fou
Titre : Le dieu fou (Tome 2 sur 7 – Légende de Hawkmoon)
Auteur : Michaël J. Moorcock
Date de parution : 1968
Traduction : J. Guiod
Editeur : Pocket
Première page de Le dieu fou
« Nous savons à présent comment Dorian Hawkmoon, dernier duc de Köln, est parvenu à se débarrasser du puissant Joyau Noir et à empêcher la cité d’Hamadan d’être conquise par le Ténébreux Empire de Granbretanne. Après avoir défait son ennemi juré, le baron Meliadus, Hawkmoon repartit vers l’Ouest et la Kamarg où l’attendait sa promise Yisselda, fille du comte Airain. Escorté de son fidèle compagnon Oladahn, homme sauvage venu des Montagnes Bulgares, Hawkmoon quitta la Perse et se dirigea vers la mer de Chypre et le port de Tarabulus où ils espéraient trouver un navire capable de les ramener en Kamarg. Mais ils se perdirent dans le désert de Syrie et furent bien près de mourir de soif et d’épuisement ; ce fut alors qu’ils virent les ruines paisibles de Soryandum s’étendre au pied d’une rangée de collines sur les flancs desquelles paissaient des troupeaux de moutons sauvages… »
Extrait de : M. J. Moorcock. « Hawkmoon – Le Dieu fou. »
Le joyau noir par Michaël J. Moorcock
Fiche de Le joyau noir
Titre : Le joyau noir (Tome 1 sur 7 – Légende de Hawkmoon)
Auteur : Michaël J. Moorcock
Date de parution : 1967
Traduction : J.-L. Fromental, F. Landon
Editeur : Pocket
Première page de Le joyau noir
« Le comte Airain
Le comte Airain, seigneur gardian de Kamarg, enfourcha son cheval cornu et s’en alla inspecter ses terres. Il mena sa monture jusqu’à une petite colline, au sommet de laquelle se dressaient des ruines d’une extrême antiquité. C’étaient les vestiges d’une église gothique, et les vents et les pluies en avaient poli les murs. La pierre était recouverte de lierre. Les fleurs, qui avaient envahi les fenêtres, mettaient des taches d’ambre et de pourpre là où naguère s’étaient trouvés des vitraux colorés.
À chacune de ses sorties, le comte Airain venait faire halte au pied de ces ruines. Il éprouvait à leur égard un sentiment d’affinité, car, comme lui, elles étaient vieilles ; comme lui, elles avaient survécu à de nombreuses tourmentes et, comme lui encore, elles avaient été endurcies, et non pas affaiblies, par les atteintes du temps. La colline elle-même était un océan de hautes herbes, que le vent agitait. Elle était entourée par les marais luxuriants de Kamarg, qui s’étendaient à perte de vue, peuplés de taureaux blancs sauvages, de bandes de chevaux cornus et de flamants écarlates géants, assez forts pour emporter un homme adulte. »
Extrait de : M. J. Moorcock. « Hawkmoon – Le Joyau Noir. »
La légende d’Hawkmoon – l’intégrale par Michaël J. Moorcock
Fiche de La légende d’Hawkmoon – l’intégrale
Titre : La légende d’Hawkmoon – l’intégrale
Auteur : Michaël J. Moorcock
Date de parution : 2016
Traduction : J.-L. Fromental, F. Landon, J. Guiod, B. Ferry, G. Lebec
Editeur : Pocket
Sommaire de La légende d’Hawkmoon – l’intégrale
- Le joyau noir
- Le dieu fou
- L’épée de l’aurore
- Le secret des runes
- Le comte Airain
- Le champion de Garathorm
- La quête de Tanelorn
Première page de Le joyau noir
« LE COMTE AIRAIN
Et la Terre devint vieille, ses paysages se patinèrent, montrant les signes de l’âge, et ses voies se firent étranges et capricieuses, comme celles d’un vieillard à l’approche de la mort.
(Haute Histoire du Bâton Runique.)
Le comte Airain, seigneur gardian de Kamarg, enfourcha son cheval cornu et s’en alla inspecter ses terres. Il mena sa monture jusqu’à une petite colline, au sommet de laquelle se dressaient des ruines d’une extrême antiquité. C’étaient les vestiges d’une église gothique, et les vents et les pluies en avaient poli les murs. La pierre était recouverte de lierre. Les fleurs, qui avaient envahi les fenêtres, mettaient des taches d’ambre et de pourpre là où naguère s’étaient trouvés des vitraux colorés.
A chacune de ses sorties, le comte Airain venait faire halte au pied de ces ruines. Il éprouvait à leur égard un sentiment d’affinité, car, comme lui, elles étaient vieilles ; comme lui, elles avaient survécu à de nombreuses tourmentes et, comme lui encore, elles avaient été endurcies, et non pas affaiblies, par les atteintes du temps. La colline elle-même était un océan de hautes herbes, que le vent agitait. Elle était entourée par les marais luxuriants de Kamarg, qui s’étendaient à perte de vue, peuplés de taureaux blancs sauvages, de bandes de chevaux cornus et de flamants écarlates géants, assez forts pour emporter un homme adulte. »
Extrait de : M. J. Moorcock. « La légende de Hawkmoon – l’intégrale. »
Gloriana 2 par Michaël J. Moorcock
Fiche de Gloriana 2
Titre : Gloriana ou la reine inassouvie 2
Auteur : Michaël J. Moorcock
Date de parution : 1978
Traduction : P. Couton
Editeur : L’Atalante
Première page de Gloriana 2
« Où Lord Montfallcon commence à redouter un retour de la terreur et la reine à contester la valeur du mythe de la vertu
« CELA fait treize ans que je n’ai pas vu autant de sang », dit Lord Montfallcon avec froideur.
Il abaissa les yeux sur la tête de Lady Mary Perrott, à demi détachée du tronc, et sur l’épée de Sir Tancred, l’arme du crime. Il était triste, non pour la jeune femme qui avait trouvé une mort horrible ni pour l’infâme Sir Tancred, mais pour l’avenir de son grand rêve. On découvrait le vice sous le heaume de la chevalerie. Il en voulait à la fois au meurtrier et à la victime qui mettaient si dangereusement en péril l’harmonie qu’il avait maintenue avec tant de constance depuis l’accession de Gloriana sur le trône.
Lord Ingleborough suffoquait dans sa tenue d’apparat ; son casque et son plastron lui comprimaient la gorge et la poitrine, et le menaçaient d’une nouvelle attaque cardiaque ; il se demandait encore ce qui s’était passé »
Extrait de : M. J. Moorcock. « Gloriana 2. »
Gloriana 1 par Michaël J. Moorcock
Fiche de Gloriana 1
Titre : Gloriana ou la reine inassouvie 1
Auteur : Michaël J. Moorcock
Date de parution : 1978
Traduction : P. Couton
Editeur : L’Atalante
Première page de Gloriana 1
« LE palais est aussi grand qu’une ville moyenne, car au cours des siècles les communs, les pavillons, les hôtelleries, les manoirs des seigneurs et dames d’honneur ont été reliés par des ambulatoires, ambulatoires recouverts les uns après les autres d’un toit ; ainsi çà et là trouve-t-on des corridors à l’intérieur d’autres corridors, tels des conduits dans un tunnel, des maisons dans des salles, ces salles dans des châteaux, ces châteaux dans des cavernes artificielles, le tout à nouveau coiffé de toits de tuiles d’or, de platine, d’argent, de marbre et de nacre ; si bien que le palais s’embrase de mille couleurs à la lumière du soleil tandis qu’il chatoie sous la lune. La masse ondoyante des murs et des toits semble portée par des flots majestueux d’où émergent tours et minarets, pareils aux mâts et aux coques de navires en perdition. »
Extrait de : M. J. Moorcock. « Gloriana 1. »
Le chaland d’or par Michaël J. Moorcock
Fiche de Le chaland d’or
Titre : Le chaland d’or
Auteur : Michaël J. Moorcock
Date de parution : 1979
Traduction : I. Pavoni
Editeur : L’Atalante
Première page de Le chaland d’or
« TOUT EN HAUT DE LA VILLE se dressait une cathédrale ; ses galeries obscures et oubliées retentissaient des plaintes d’enfants aveugles. Dans le manoir en contrebas, deux amoureux insouciants esquissèrent quelques pas de danse, des marionnettes en guise de partenaires, et finalement se réconcilièrent. Des hommes plastronnaient dans les rues, d’auberge en auberge ; ils buvaient à la bouteille et déposaient en garantie, une à une, les pièces de leurs habits dans les rayons appropriés des mastroquets. Lorsque vint l’aube, on entendait toujours les plaintes des enfants et les amoureux dansaient encore, mais les hommes étaient rentrés chez eux. Jephraim Tallow s’éveilla et se passa les doigts dans la bouche : pour la première fois depuis des mois, il n’y avait pas de sang.
Il se dirigea, tout nu, vers le miroir pour y examiner la singularité de son anatomie – d’autant plus remarquable à présent que son nombril n’y était plus. Le saignement avait disparu, son nombril aussi. Tallow médita sur cette découverte puis, le sourcil froncé, retourna se coucher. »
Extrait de : M. J. Moorcock. « Le chaland d’or. »
Le jeu du sang par Michaël J. Moorcock
Fiche de Le jeu du sang
Titre : Le jeu du sang
Auteur : Michaël J. Moorcock
Date de parution : 1975
Traduction : S. Hilling
Editeur : Opta
Sommaire de Le jeu du sang
- Le jeu du sang
- Passage par L. Isaacs
Première page de Le jeu du sang
« Les trois hommes se rejoignirent enfin dans une ville terrible nommée Migaa, aux confins arides et aveuglants d’un désert. La planète et la ville portaient toutes deux le nom de Migaa, et c’était la planète de la Dernière Chance pour les fugitifs de la Galaxie.
Renark descendit de son croiseur personnel, gêné par l’éclat aveuglant d’un soleil de diamant. Il se fraya un chemin parmi les formes menaçantes d’une centaine d’autres vaisseaux, tandis que, le devançant, son esprit sondait la ville, à la recherche de ses deux amis. Son cerveau entraîné explora les rues et les immeubles, les gens et les choses, jusqu’à ce qu’enfin il les eut localisés, à moins d’un kilomètre, de l’autre côté de la ville.
Il s’éloigna de l’astroport à grands pas et là, il n’y avait pas de fonctionnaires des douanes pour l’arrêter. Il maintenait la forme de ses amis fermement présente à sa pensée tout en se hâtant vers eux. Ils semblaient nerveux, et il se dit qu’ils étaient peut-être engagés dans quelque mauvaise affaire.
Les gens le fixaient avec étonnement quand il passait, grand jeune homme décharné, aux yeux noirs profondément enfoncés dans son long visage sombre et méditatif. Mais ce n’était pas son visage »
Extrait de : M. J. Moorcock. « Le jeu du sang. »
Le livre d’or par Michaël J. Moorcock
Fiche de Le livre d’or
Titre : Le livre d’or de la science fiction
Auteur : Michaël J. Moorcock
Date de parution : 1981
Traduction : J. Bailhache, M. Wiznitzer, S. Florens, C. Plançon, J. Chambon, H. Bouboulis, F. Cartano, M. Jakubowski
Editeur : Pocket
Sommaire de Le livre d’or
- Ma vie
- Paix sur Terre
- Lee Seward contre M-A 19
- L’homme qui habitait le temps
- Fuite de nuit
- La montagne
- Le jardin d’agrément de Felipe Sagittarius
- Voici l’homme
- L’histoire du monde
- A Prague en 1968
- Nature de la catastrophe
- Roses pales
- Un chanteur mort
- La femme troubadour
- La péninsule de Cassandre
Première page de Ma vie
« Mis à part un certain émoi – à peine un frisson(1) – ressenti vers l’âge de six ou sept ans lorsque je jouais en la compagnie de petites filles, la première expérience sexuelle dont je conserve un souvenir assez précis se produisit dans un lointain royaume montagneux aux confins de l’Inde et de la Birmanie. J’avais onze ans. Je suppose que les petits Blancs devaient être chose assez rare, même en ce temps, dans les sérails de ces rajahs corrompus aujourd’hui en voie d’extinction ; car je ne me rappelle pas en avoir rencontré un autre spécimen pendant mon incarcération. Capturé dans la forêt – mon père, ingénieur, et ma mère avaient tous deux été tués par le même tigre mangeur d’hommes, et les loups furent mes seuls compagnons pendant plusieurs mois – j’étais à demi sauvage et je dus être enchaîné par les poignets, le cou et les chevilles avant d’être conduit derrière les éléphants du rajah, bêtes énormes parées de bijoux ; je faisais partie d’une longue procession triomphale par laquelle le monarque étalait aux yeux de ses sujets les nombreuses dépouilles acquises lors de sa récente conquête d’un État voisin. Je n’étais pas considéré comme le plus précieux de ces trésors, pourtant c’est »
Extrait de : M. J. Moorcock. « Le livre d’or. »
Les aventures uchroniques d’Oswald Bastable – l’intégrale par Michaël J. Moorcock
Fiche de Les aventures uchroniques d’Oswald Bastable – l’intégrale
Titre : Les aventures uchroniques d’Oswald Bastable – l’intégrale
Auteur : Michaël J. Moorcock
Date de parution : 1982
Traduction : D. Hersant, J. Schmitt
Editeur : Opta
Sommaire de Les aventures uchroniques d’Oswald Bastable – l’intégrale
- Le seigneur des airs
- Le léviathan des terres
- Le tsar d’acier
Première page de Le seigneur des airs
« LE FUMEUR D’OPIUM DE L’ILE DE ROWE
Au printemps de l’année 1903, sur le conseil de mon médecin, j’eus l’occasion de visiter cette magnifique et lointaine portion de terre située au milieu de l’océan Indien, que j’appellerai l’île de Rowe. Par suite de surmenage, je me trouvais victime de ce qu’à notre époque les charlatans se plaisent à qualifier d’« épuisement nerveux » ou même de « dépression ». En d’autres termes, j’étais complètement à plat et j’avais besoin d’un long repos très loin de tout. Je possédais quelques intérêts dans la compagnie minière qui constitue l’unique industrie de l’île (si l’on excepte la religion !) ; je savais que le climat de cette île était idéal, tout comme sa situation, ce qui en fait l’un des lieux les plus salubres du monde, à plus de quinze cents miles de toute forme de civilisation. »
Extrait de : M. J. Moorcock. « Les aventures uchroniques d’Oswald Bastable – l’intégrale. »