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La défonce Glogauer par Michaël J. Moorcock
Fiche de la La défonce Glogauer
Titre : La défonce Glogauer (Tome 2 sur 2 – Karl Glogauer)
Auteur : Michaël J. Moorcock
Date de parution : 1971
Traduction : D. Pemerle
Editeur : J.-C. Lattès
Première page de La défonce Glogauer
« Dans le jardin suspendu, 1971 : Rouge péché
Les entrées d’immigrants du Commonwealth en Grande-Bretagne ont baissé de 22 % en avril. De 2560 en avril dernier, elles sont passées à 1991.
The Guardian, 25 juin 1971
Le doute ramenait toujours Karl Glogauer au Derry and Toms. Sous le soleil d’été, il descendait Kensington Church Street jusqu’à High Street sans un regard pour les boutiques et les cafés. Passé le premier des trois grands magasins, bâtiments sévères, regorgeants et éternels qui, installés côte à côte, bouchaient le ciel, il poussait les hautes portes de verre du deuxième, le Derry. La plus forte de ces places fortes. »
Extrait de : M. J. Moorcock. « Karl Glogauer – La défonce Glogauer. »
Voici l’homme par Michaël J. Moorcock
Fiche de Voici l’homme
Titre : Voici l’homme (Tome 1 sur 2 – Karl Glogauer)
Auteur : Michaël J. Moorcock
Date de parution : 1968
Traduction : M. Renaud, P. Versins
Editeur : L’Atalante
Première page de Voici l’homme
« La machine temporelle est une sphère pleine d’un fluide laiteux dans lequel flotte le voyageur, enveloppé d’une combinaison caoutchoutée, respirant à l’aide d’un masque relié à un tuyau menant à la paroi de l’appareil.
La sphère se fêle à l’atterrissage, et le fluide se répand, absorbé par la poussière. La sphère se met à rouler, cahotant sur les rochers et le sol dénudés.
Oh, Jésus ! Oh, Dieu !
Oh, Jésus ! Oh, Dieu !
Oh, Jésus ! Oh, Dieu !
Oh, Jésus ! Oh, Dieu !
Oh, Jésus ! Oh, Dieu !
Christ ! Que m’arrive-t-il ?
Je suis foutu. Je suis perdu.
Cette saloperie ne marche pas.
Oh, Jésus ! Oh, Dieu ! Quand donc ce foutoir cessera-t-il de cahoter ?
Karl Glogauer se recroqueville cependant que descend le niveau du liquide, et il coule jusqu’au plastique protecteur qui double l’intérieur de la machine. »
Extrait de : M. J. Moorcock. « Karl Glogauer – Voici l’homme. »
L’assassin anglais par Michaël J. Moorcock
Fiche de L’assassin anglais
Titre : L’assassin anglais (Tome 3 sur 4 – Jerry Cornelius)
Auteur : Michaël J. Moorcock
Date de parution : 1972
Traduction : J.-P. Wautier
Editeur : J.-C. Lattès
Première page de L’assassin anglais
« Prologue (au commencement…)
« Enfant, je vivais dans cet impeccable jardin de Londres qu’est le comté de Surrey. Le Surrey, du moins au cours de ce siècle, n’a connu qu’une fois une intense vitalité. C’était pendant la Deuxième Guerre mondiale, quand les bombes incendiaires tombaient, quand les Messerschmidt explosaient et que les V1 et les V2 surgissaient soudain du ciel silencieux. Les flammes nocturnes, le vrombissement des avions, les tirs de D. C. A., les éclats d’obus et les bombardements sont mes meilleurs souvenirs d’enfance. Je voudrais tant retrouver ces impressions. Le pylône, la palissade, la rue en ruines et l’usine sont les images qui ont, jusqu’à maintenant le plus apaisé et satisfait mon psychisme. J’étais très heureux au milieu de cette guerre et des querelles de mes parents ; les querelles cessèrent bientôt et mes parents se séparèrent. Une fois la Guerre gagnée, et la Famille perdue, mon contentement, autant que je me souvienne, persista. Mais me reviennent maintenant, »
Extrait de : M. J. Moorcock. « Jerry Cornelius – L’assassin anglais. »
Le programme final par Michaël J. Moorcock
Fiche de Le programme final
Titre : Le programme final (Tome 1 sur 4 – Jerry Cornelius)
Auteur : Michaël J. Moorcock
Date de parution : 1968
Traduction : J. Guiod, J.-P. Wautier
Editeur : J.-C. Lattès
Première page de Le programme final
« C’est au Cambodge, pays situé entre le Vietnam et la Thaïlande sur la carte et entre n et zéro sur la table des fuseaux horaires, que se trouve la cité magique d’Angkor où vivait jadis la grande race khmère. Un explorateur français la redécouvrit au XIXe siècle, perdue dans la jungle et, un peu plus tard, ce furent des archéologues français qui travaillèrent à sa résurrection. Les gens simples qui y vivaient étaient les descendants des Khmers et ils avaient deux théories quant à l’origine de leur cité : ou bien elle avait été bâtie par une race de géants, ou bien elle s’était créée toute seule à la naissance du monde. Dans un article sur Angkor paru dans le Sunday Times du 10.1.65, Maurice Wiggin écrivit : Les citoyens d’Angkor ont-ils eu le futur qu’ils désiraient ? Je ne le crois pas. Ils semblaient pourtant pouvoir s’adapter facilement, passer dans la vie courante de l’Hindouisme au Bouddhisme et construire des cités faites pour durer éternellement. (« Les ruines les plus grandioses du monde. ») Malgré tout cela, les grands rois khmers sont tombés en poussière.
Construit non seulement pour durer, mais aussi pour exister pendant notre époque, le Hilton-Ang- »
Extrait de : M. J. Moorcock. « Jerry Cornelius – Le programme final. »
Souvenirs de la Troisième Guerre Mondiale par Michaël J. Moorcock
Fiche de Souvenirs de la Troisième Guerre Mondiale
Titre : Souvenirs de la Troisième Guerre Mondiale
Auteur : Michaël J. Moorcock
Date de parution : 1995
Traduction : J.-L. Fromental
Editeur : Mille et une nuits
Sommaire de Souvenirs de la Troisième Guerre Mondiale
- Escale au Canada
- Rupture à Pasadena
- Incursion au Cambodge
Première page d’Escale au Canada
« On m’envoyait au Canada ; cette macédoine de privilèges et de promesses non tenues : à Toronto. Mon chef parut surpris de me voir déçu. « Le Canada ! Tout le monde rêve d’aller là-bas.
— J’ai déjà séjourné à Toronto », lui dis-je.
Il le savait. Il devint suspicieux, aussi m’empressai-je d’ajouter que je plaisantais. Je gloussai pour confirmer mes dires. Son vieux visage de Grand-Russe, moisi sous l’effet d’une douzaine de tyrannies contradictoires, se fendit d’un petit sourire braque. « Vous irez voir Belko, un émigré. C’est le seul Belko de l’annuaire.
— Très bien, Victor Andreyevitch. »
J’acceptai l’enveloppe bariolée contenant les billets et l’argent. Un viatique inhabituel. Ma couverture me permet en principe d’assumer mes propres frais. Je travaille comme antiquaire dans Portobello Road. »
Extrait de : M. J. Moorcock. « Souvenirs de la troisième guerre mondiale. »
Le dragon de l’épée par Michaël J. Moorcock
Fiche de Le dragon de l’épée
Titre : Le dragon de l’épée (Tome 3 sur 3 – Erekosë)
Auteur : Michaël J. Moorcock
Date de parution : 1986
Traduction : A. Mousnier-Lompré
Editeur : Presses Pocket
Première page de Le dragon de l’épée
« L’homme s’appelait Ulrich von Bek et il s’était échappé d’un camp en Allemagne, du nom de Sachsenwald. Son crime était d’être chrétien et d’avoir tenu des propos antinazis. On l’avait relâché (grâce à des amis bien intentionnés) en 1938. En 1939, sa tentative pour tuer Hitler ayant échoué, il avait échappé à la Gestapo en pénétrant dans le royaume où nous nous trouvions tous deux. Je l’appelais le Maaschanheem, mais lui disait simplement les Marches du Milieu. Il fut surpris que je connaisse le monde qu’il avait quitté. « Vous avez plutôt l’aspect d’un guerrier du Nibelungenlied ! dit-il. Et vous parlez cet allemand bizarrement archaïque qui semble être la langue des environs. Pourtant, vous dites être venu initialement d’Angleterre ? »
Je ne voyais pas l’intérêt de trop lui en dire sur ma vie de John Daker, ni de mentionner que j’étais né dans un monde où Hitler avait été vaincu. J’avais appris depuis longtemps que de telles révélations »
Extrait de : M. J. Moorcock. « Erekosë – Le dragon de l’épée. »
Les guerriers d’argent par Michaël J. Moorcock
Fiche de Les guerriers d’argent
Titre : Les guerriers d’argent (Tome 2 sur 3 – Erekosë)
Auteur : Michaël J. Moorcock
Date de parution : 1970
Traduction : A. Mousnier-Lompré
Editeur : Presses Pocket
Première page de Les guerriers d’argent
« D’UNE TERRE RESSUSCITÉE
JE connais le chagrin, je connais l’amour et je crois connaître la mort, bien qu’on me dise immortel. On m’a dit que j’ai un destin, mais lequel ? Être toujours emporté çà et là par les marées du hasard ? Exécuter des actes dérisoires ? Je n’en sais pas davantage.
Je portai le nom de John Daker, et peut-être bien d’autres encore. Puis je m’appelai Erekosë, le Champion Éternel, et j’exterminai la race humaine parce qu’elle avait trahi ce que je considérais comme mes idéaux, parce que j’aimais une femme d’une autre race, une race que je jugeais plus noble et dont les membres se nommaient les Xénans. Cette femme s’appelait Ermizhad et elle ne pourrait jamais me donner d’enfants.
Et, ayant exterminé ma race, j’étais heureux.
Avec Ermizhad et son frère Arjavh, je gouvernais les Xénans, ce peuple plein de grâce qui existait sur Terre bien avant que l’humanité vînt rompre son harmonie. »
Extrait de : M. J. Moorcock. « Erekosë – Les guerriers d’argent. »
Le champion éternel par Michaël J. Moorcock
Fiche de Le champion éternel
Titre : Le champion éternel (Tome 1 sur 3 – Erekosë)
Auteur : Michaël J. Moorcock
Date de parution : 1970
Traduction : A. Mousnier-Lompré
Editeur : Presses Pocket
Première page de Le champion éternel
« UN APPEL À TRAVERS LE TEMPS
ENTRE l’état de veille et le sommeil, nous avons souvent l’impression d’entendre des voix, des bribes de conversations, des expressions prononcées avec un accent étrange. Parfois, nous essayons d’accorder notre esprit afin d’en entendre plus, mais nous n’y parvenons que rarement. Ces illusions sont appelées hallucinations hypnagogiques – amorces de rêves que nous ferons plus tard dans notre sommeil.
Il y avait une femme. Un enfant. Une ville. Un métier. Un nom : John Daker. Un sentiment de frustration. Un besoin d’accomplissement. Même si je les aimais. Je sais que je les aimais.
C’était l’hiver. Malheureux, couché dans un lit froid, je regardais la lune par la fenêtre. Je ne me rappelle plus mes pensées exactes. Elles portaient sur la condition de mortel et la futilité de l’existence humaine, sans aucun doute. Puis, entre la veille et le sommeil, je commençai à entendre chaque soir des voix… »
Extrait de : M. J. Moorcock. « Erekosë – Le champion éternel. »
Elric et la porte des mondes par Michaël J. Moorcock
Fiche d’Elric et la porte des mondes
Titre : Elric et la porte des mondes (Anthologie par R. Comballot – Cycle d’Elric)
Auteur : Michaël J. Moorcock
Date de parution : 2006
Traduction :
Editeur : Fleuve noir
Sommaire d’Elric et la porte des mondes
- Le rêve en la cité par L. Sihol
- La montagne dormante par J. Lenn
- Les douleurs fécondes par P. Pevel
- La cavalière par C. Léourier
- Kane par L. Kloetzer
- Eloge des poissons-gouffres par F. Colin
- Frère des hyènes par C. Vilà
- Coeur de glace par D. Walther
- Qayin par X. Mauméjean
- Le coeur et l’épée par J.-P. Vernay
- Elric et l’enfant du futur par R. Canal
- Le cirque des épées par P. Eris et J.-M. Moreau
- La forteresse de l’obscur par D. Erthal
- Les seigneurs de la firme par Ayerdhal et E. Cervos
- La dernière conquête du loup blanc par P. Stolze
- La musique des âmes par J. Heliot
- Bloodsword par Y. Ramonet
- L’archiviste par P. Bordage
- La porte des mondes par J. Barbéri
Première page de Le rêve en la cité
« Depuis cinq cents ans, le Glorieux Empire de Melniboné déchoit. Sa puissance s’amenuise, son ichor se fait faible. Chaque année, dit-on, il naît moins d’enfants. L’Empereur lui-même, Sadric, n’a qu’un fils. Sang dernier d’une lignée presque éteinte, faible rejeton d’une civilisation vouée à la dissolution. Elric, Prince mélancolique, érudit magistral, aux forces soutenues par les herbes de sa terre. Héritage contesté : Elric est-il assez melnibonéen pour faire un monarque à la hauteur de ses pères ? La Cité qui Rêve, Imrryr, le saura bientôt. Car voici que Sadric s’est éteint. Au terme d’un rite de sept jours, le nouvel Empereur de Lumière s’assiéra sur le Trône de Rubis. Les braseros ont été allumés dans les rues pour le deuil de son père, et le futur roi couronné marche dans les veines de sa cité, avant que les temps de son mythe ne commencent…
Père est mort. Devrais-je ressentir quelque chose ? Du chagrin, l’effleurement du scalpel de la perte ? Je l’ai si peu connu. Comme si, d’une obscure façon, la mort de ma mère lors de ma venue au monde pouvait m’être imputable. Ou comme si, l’ayant tant aimée, il ne pouvait, elle partie, plus rien aimer »
Extrait de : M. J. Moorcock. « Cycle d’Elric – Elric et la Porte des Mondes. »
Les buveurs d’âmes par Michael J. Moorcock et Fabrice Colin
Fiche de Les buveurs d’âmes
Titre : Les buveurs d’âmes (Tome 10 sur 10 – Cycle d’Elric)
Auteur : Michael J. Moorcock et Fabrice Colin
Date de parution : 2011
Traduction :
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les buveurs d’âmes
« Elruf Crann se redressa d’un bond. Quelque chose l’avait tiré de son cauchemar : un cri, peut-être, ou une déflagration dont il ne s’expliquait pas l’origine. Prisonnier de sa poitrine, son cœur cognait telle une machine folle. Attendant un instant qu’il s’apaise, il fixa son reflet hébété dans un miroir cerclé de bronze. Après quoi, sans un égard pour la forme alanguie à ses côtés, il rejeta ses draps de soie noire et tituba jusqu’à la fenêtre.
Son poing s’ouvrit. Sur le sol de pierre, un mouchoir brodé d’or et trempé de sueur se déposa telle une fleur.
Une brise douceâtre gonflait les rideaux pourpres. Elruf Crann les écarta et se pencha au balcon. Sous un soleil cuivré, les flèches du palais royal étincelaient avec ardeur. Des mouettes criardes se croisaient par-delà la jetée sur la toile d’un ciel sans nuages. Lentement, les mâchoires du Melnibonéen se desserrèrent et une malédiction s’en échappa, proférée dans un dialecte obscur. L’objet de l’ana- »
Extrait de : M. J. Moorcock. « Cycle d’Elric – Les buveurs d’âmes. »