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La guerre des mondes T.1 (avec illustrations) par Herbert G. Wells

Fiche de La guerre des mondes (avec illustrations)
Titre : La guerre des mondes (Tome 1 sur 2)
Auteur : Herbert G. Wells
Date de parution : 1898
Traduction : H. D. Davray
Editeur : Bibliothèque numérique romande
Première page de La guerre des mondes (avec illustrations)
« Personne n’aurait cru dans les dernières années du XIXe siècle, que les choses humaines fussent observées, de la façon la plus pénétrante et la plus attentive, par des intelligences supérieures aux intelligences humaines et cependant mortelles comme elles ; que, tandis que les hommes s’absorbaient dans leurs occupations, ils étaient examinés et étudiés d’aussi près peut-être qu’un savant peut étudier avec un microscope les créatures transitoires qui pullulent et se multiplient dans une goutte d’eau. Avec une suffisance infinie, les hommes allaient de-ci de-là par le monde, vaquant à leurs petites affaires, dans la sereine sécurité de leur empire sur la matière. Il est possible que, sous le microscope, les infusoires fassent de même. Personne ne donnait une pensée aux mondes plus anciens de l’espace comme sources de danger pour l’existence terrestre, ni ne songeait seulement à eux pour écarter l’idée de vie à leur surface comme impossible ou improbable. »
Extrait de : H. G. Wells. « La Guerre des Mondes (Livre Premier). »
L’oeuf de cristal par Herbert G. Wells

Fiche de L’oeuf de cristal
Titre : L’oeuf de cristal
Auteur : Herbert G. Wells
Date de parution : 1899
Traduction : H.-D. Davrey
Editeur : Bibliothèque numérique romande
Première page de L’oeuf de cristal
« L’année dernière encore, il y avait, non loin des Sept Cadrans, une petite boutique, d’aspect rébarbatif, sur laquelle était peinte, en lettres jaunes à demi effacées, l’enseigne : C. Cave, naturaliste et marchand d’antiquités. Le contenu des vitrines était curieusement varié. Elles renfermaient des défenses d’éléphant, un jeu d’échecs incomplet, des verroteries, des armes, une boîte d’yeux, deux crânes de tigre, un crâne humain, plusieurs singes – l’un d’eux tenant une lampe – empaillés et mangés des vers, de vieux meubles démodés, un œuf d’autruche piqué des mouches, des engins de pêche, un aquarium de verre extraordinairement sale et vide. Il y avait aussi, au moment où cette histoire commence, une masse de cristal façonnée en forme d’œuf et merveilleusement polie. Cet œuf, deux personnes arrêtées devant la vitrine l’examinaient : l’une, un clergyman grand et maigre ; l’autre, un jeune homme à la barbe très noire, au teint basané et de »
Extrait de : H. G. Wells. « L’Œuf de Cristal. »
L’étoile par Herbert G. Wells

Fiche de L’étoile
Titre : L’étoile
Auteur : Herbert G. Wells
Date de parution : 1902
Traduction : H.-D. Davrey
Editeur : Bibliothèque numérique romande
Première page de L’étoile
« Le premier jour de l’année nouvelle, trois observatoires différents signalèrent, presque simultanément, le désordre survenu dans les mouvements de la planète Neptune, la plus éloignée de toutes les planètes qui se meuvent autour du soleil. En décembre déjà, Ogilvy avait attiré l’attention sur un ralentissement suspect de sa vitesse. Une telle nouvelle était peu faite pour intéresser un monde dont la plus grande partie des habitants ignoraient l’existence de la planète Neptune. Aussi, en dehors du monde astronomique, la subséquente découverte d’une faible et lointaine tache animée dans la région troublée, ne causa aucune agitation importante. Les gens scientifiques, cependant, trouvèrent cette nouvelle assez remarquable, avant même qu’on sût que la masse récemment découverte devenait rapidement de plus en plus grande et de plus en plus brillante, que ses mouvements étaient tout à fait différents de la révolution régulière des »
Extrait de : H. G. Wells. « L’Étoile. »
L’homme invisible (avec illustrations) par Herbert G. Wells

Fiche de L’homme invisible (avec illustrations)
Titre : L’homme invisible
Auteur : Herbert G. Wells
Date de parution : 1897
Traduction : A. Laurent
Editeur : Bibliothèque numérique romande
Première page de L’homme invisible (avec illustrations)
« L’étranger arriva en février, par une matinée brumeuse, dans un tourbillon de vent et de neige. Il venait, à pied, par la dune, de la station de Bramblehurst, portant de sa main couverte d’un gant épais, une petite valise noire. Il était bien enveloppé des pieds à la tête, et le bord d’un chapeau de feutre mou ne laissait apercevoir de sa figure que le bout luisant de son nez. La neige s’était amoncelée sur ses épaules, sur sa poitrine ; elle ajoutait aussi une crête blanche au sac dont il était chargé.
Il entra, chancelant, plus mort que vif, dans l’auberge, et, posant à terre son bagage :
« Du feu, s’écria-t-il, du feu, par charité ! Une chambre et du feu ! »
Il frappa de la semelle, secoua dans le bar la neige qui le couvrait, puis suivit Mme Hall dans le petit salon pour faire ses conditions. Sans autre préambule, et jetant deux souverains sur la table, il s’installa dans l’auberge. »
Extrait de : H. G. Wells. « L’Homme invisible (avec illustrations). »
H. G. Wells : Un précurseur Anglais de la science-fiction et son héritage durable

Introduction sur H. G. Wells et la science-fiction
H.G. Wells est reconnu comme l’un des précurseurs anglais de la science-fiction. Son héritage dans le genre est incontestable, et ses œuvres ont grandement contribué à façonner la science-fiction telle que nous la connaissons aujourd’hui. Dans cet article approfondi, nous explorerons en détail les romans les plus célèbres d’H.G. Wells, son influence sur le genre de la science-fiction, les thèmes sociaux et politiques qu’il aborde dans ses romans, ainsi que les autres écrivains de science-fiction qui ont été influencés par son travail.
H.G. Wells, de son vrai nom Herbert George Wells, est né le 21 septembre 1866 à Bromley, au Royaume-Uni, et est décédé le 13 août 1946 à Londres. Son intérêt précoce pour la lecture a été suscité par une blessure à la jambe pendant son enfance. Sa carrière professionnelle a été marquée par une grande variété, allant du commerce du tissu à l’assistanat en chimie, en passant par l’enseignement. Wells a également joué un rôle actif dans la création de l’Association du Royal College of Science et a été impliqué dans des questions politiques en tant que socialiste et contributeur à la rédaction de la Charte des Nations Unies. Il a également été membre de la Société d’eugénisme, bien qu’il ait rejeté les idées élitistes, préférant les idées de eugénisme négatif. En outre, il a contribué à l’élaboration des règles pour les jeux de guerre modernes.
Biographie d’H. G. Wells
H.G. Wells a vécu une vie fascinante et a été une figure influente de son époque. Né en 1866, il a grandi dans une famille modeste et a été élevé par sa mère après le décès prématuré de son père. Malgré des difficultés financières, Wells a réussi à poursuivre ses études et à développer sa passion pour la lecture et l’écriture. Son intérêt pour la science et la philosophie l’a amené à étudier la biologie à l’Université de Londres. Cependant, il a dû abandonner ses études pour des raisons financières et a commencé à travailler comme enseignant et assistant chimiste pour subvenir à ses besoins.
Outre sa carrière d’écrivain, Wells a également été actif sur le plan politique. Il s’est identifié comme socialiste et a exprimé ses opinions politiques à travers ses romans et essais. Il a également été membre de la Société Fabienne, un groupe socialiste britannique qui visait à promouvoir les idées socialistes et à apporter des changements positifs dans la société. Wells a également joué un rôle dans la rédaction de la Charte des Nations Unies et a été un ardent défenseur de la paix et de la coopération internationale.
Les romans de science-fiction d’H. G. Wells
H.G. Wells est surtout connu pour ses romans de science-fiction révolutionnaires qui ont captivé les lecteurs du monde entier. Parmi ses œuvres les plus célèbres, on trouve « La Machine à explorer le temps » (1895), « La Guerre des mondes » (1898), « L’Île du docteur Moreau » (1896) et « L’Homme invisible » (1897) [1][2].
« La Machine à explorer le temps » est un roman visionnaire qui explore la possibilité de voyager dans le temps. Dans ce roman, le protagoniste construit une machine qui lui permet de voyager à travers les époques et de découvrir un futur lointain où la société est divisée en deux classes distinctes, les Éloïs et les Morlocks [3].Cette division sociale est une critique de l’inégalité et de l’exploitation dans la société.
« La Guerre des mondes » est un autre roman emblématique d’H.G. Wells. Il raconte l’histoire d’une invasion extraterrestre sur Terre. Les Martiens, avec leur technologie avancée, mettent l’humanité en danger et provoquent la panique et la destruction. Ce roman a été particulièrement influent et a inspiré de nombreuses adaptations au cinéma et à la télévision, dont la célèbre adaptation réalisée par Steven Spielberg en 2005.
« L’Île du docteur Moreau » est un roman qui explore les implications éthiques de la manipulation génétique. Le protagoniste, Edward Prendick, se retrouve sur une île isolée où le docteur Moreau mène des expériences pour créer des créatures hybrides entre animaux et humains. Ce roman soulève des questions profondes sur les limites de la science et les conséquences de l’exploitation de la nature au nom du progrès scientifique.
« L’Homme invisible » est une histoire captivante qui explore le pouvoir et les conséquences de l’invisibilité. Le protagoniste, Griffin, découvre le secret de l’invisibilité mais se retrouve incapable de contrôler son pouvoir. Ce roman met en évidence les aspects sombres de l’humanité et les dangers de l’abus de pouvoir.
Influence d’H. G. Wells dans la science-fiction
H.G. Wells est considéré comme l’un des pionniers de la science-fiction en Angleterre. Son travail novateur a eu une influence profonde sur le genre et a ouvert la voie à de nombreux écrivains et cinéastes qui ont suivi ses traces. Les idées et les concepts explorés par Wells dans ses romans ont révolutionné la science-fiction et ont contribué à élargir les horizons du genre.
De nombreux écrivains et cinéastes du genre de la science-fiction ont été influencés par l’œuvre de Wells. Par exemple, Arthur C.Clarke, un célèbre écrivain britannique de science-fiction, a été inspiré par les idées de Wells et a lui-même écrit des romans marquants, tels que « 2001 : l’Odyssée de l’espace ». De plus, des réalisateurs comme Steven Spielberg ont adapté les romans de Wells au cinéma, donnant ainsi vie à ses histoires et contribuant à leur popularité. L’influence durable de Wells dans le domaine de la science-fiction témoigne de la pertinence de son travail et de son importance dans le développement du genre.
Thèmes sociaux et politiques dans les romans de science-fiction d’H. G. Wells
Les romans de science-fiction d’H.G. Wells ne se contentent pas d’explorer des concepts scientifiques avancés, ils abordent également de nombreux thèmes sociaux et politiques. Wells avait une vision critique de la société de son époque et utilisait la science-fiction comme un moyen de mettre en lumière les problèmes et les inégalités de la société.
L’une des critiques sociales les plus marquantes dans les romans de Wells est celle des inégalités économiques et sociales. Dans « La Machine à explorer le temps », Wells dépeint une société future dans laquelle les Éloïs, une classe privilégiée, vivent dans l’opulence, tandis que les Morlocks, une classe ouvrière, sont exploités et maintenus dans des conditions misérables. Cette représentation des inégalités sociales met en lumière les divisions et les injustices de la société de l’époque de Wells.
Un autre thème récurrent dans les romans de Wells est la critique de l’abus de pouvoir et de la domination. Dans « L’Île du docteur Moreau », le docteur Moreau se place au-dessus de la nature et mène des expériences inhumaines pour créer des créatures hybrides. Cette histoire soulève des questions éthiques sur les limites de la science et les conséquences de l’exploitation de la nature au nom du progrès scientifique.
Enfin, les romans de Wells explorent également les conséquences de l’avancée scientifique et technologique sur la société. Dans « La Guerre des mondes », l’invasion extraterrestre met en évidence les conséquences dévastatrices de l’utilisation irresponsable de la technologie. Wells avertit ainsi des dangers potentiels de l’abus de la science et de la technologie sans considération pour les conséquences.
Adaptations cinématographiques des romans d’H. G. Wells
Les romans de science-fiction d’H.G. Wells ont été largement adaptés au cinéma, attestant de leur popularité et de leur impact durable. Plusieurs adaptations cinématographiques notables ont été réalisées, dont « La Machine à explorer le temps » (1960), « La Guerre des mondes » (1953), « L’Île du docteur Moreau » (1977) et « L’Homme invisible » (1933). Ces adaptations ont permis de donner vie aux mondes imaginaires créés par Wells et ont contribué à populariser le genre de la science-fiction auprès d’un public plus large.
L’une des adaptations les plus célèbres est le film « La Guerre des mondes » réalisé par Steven Spielberg en 2005. Ce film a été salué par la critique et a rencontré un immense succès commercial. Il met en scène l’invasion extraterrestre décrite dans le roman de Wells et explore les réactions de l’humanité face à cette menace. L’adaptation cinématographique a permis de capturer l’essence du roman et de la présenter à une nouvelle génération de spectateurs.
Héritage d’H. G. Wells
L’héritage d’H.G. Wells dans le genre de la science-fiction est indéniable. Son travail novateur a ouvert la voie à de nombreux écrivains et cinéastes qui ont suivi ses traces. Son utilisation de la science-fiction comme un moyen d’explorer des questions sociales et politiques a permis de repousser les limites du genre et d’encourager la réflexion sur les enjeux contemporains.
L’influence de Wells dans le domaine de la science-fiction est également évidente dans le travail d’autres écrivains. Par exemple, Jules Verne, un autre écrivain visionnaire de l’époque, a été influencé par les idées et les concepts explorés par Wells et a lui-même écrit des romans de science-fiction très appréciés. De plus, le travail de Wells continue d’être étudié et analysé par les chercheurs et les universitaires du monde entier, témoignant de sa pertinence continue dans le domaine de la science-fiction.
H. G. Wells et la société de son époque
H.G. Wells était un écrivain engagé qui avait une vision critique de la société de son époque. Ses romans et essais abordaient souvent des questions politiques et sociales et reflétaient ses opinions sur ces sujets. Wells s’identifiait comme socialiste et était un membre actif de la Société Fabienne, un groupe socialiste britannique. Il a également contribué à la rédaction de la Charte des Nations Unies et a été un défenseur de la paix et de la coopération internationale.
Les idées de Wells ont eu un impact durable sur la pensée contemporaine et ont inspiré de nombreux débats sur les questions sociales et politiques de son époque. Par exemple, dans « La Machine à explorer le temps », Wells critique la division de la société en classes sociales distinctes. Son exploration des thèmes de l’inégalité, de l’exploitation et du pouvoir a influencé la pensée contemporaine et continue de susciter la réflexion sur les problèmes sociaux et politiques actuels.
H. G. Wells et la science
H.G. Wells était passionné par la science et l’éducation. Son intérêt pour la science se reflète dans ses romans, qui intègrent les avancées scientifiques de son époque. Par exemple, dans « La Guerre des mondes », Wells décrit en détail les technologies extraterrestres utilisées par les envahisseurs. Il cherchait à rendre ses histoires aussi plausibles que possible en s’appuyant sur les connaissances scientifiques de son époque.
Wells était également intéressé par les théories scientifiques émergentes, telles que la théorie de l’évolution de Charles Darwin, et les incorporait dans ses récits. Ses romans explorent des concepts scientifiques avancés tels que le voyage dans le temps, la manipulation génétique et l’invisibilité. Bien que certaines de ces idées puissent sembler fantastiques, Wells cherchait à les ancrer dans une base scientifique solide.
Même aujourd’hui, les idées scientifiques d’H.G. Wells continuent d’être pertinentes et stimulantes. Ses romans ont contribué à élargir l’imagination scientifique et ont inspiré de nombreux écrivains de science-fiction à explorer des concepts similaires dans leurs propres œuvres. L’impact durable de Wells dans le domaine de la science-fiction témoigne de sa capacité à anticiper les développements scientifiques futurs et à les intégrer dans ses récits captivants.
Les précurseurs de la science-fiction en Angleterre
H.G. Wells n’était pas le seul écrivain anglais à avoir contribué au développement de la science-fiction. D’autres écrivains britanniques ont également joué un rôle important dans l’évolution du genre. Par exemple, Mary Shelley a écrit « Frankenstein » en 1818, considéré comme l’un des premiers romans de science-fiction. Ce roman explore les questions éthiques de la création et de la responsabilité scientifiques. Edgar Rice Burroughs, un autre écrivain anglais, est connu pour sa série de romans « Tarzan » et ses histoires de science-fiction, telles que « John Carter of Mars ». Ces écrivains ont contribué à définir le genre de la science-fiction en Angleterre et ont influencé de nombreux écrivains qui ont suivi leurs traces.
Conclusion
H.G. Wells est reconnu comme l’un des précurseurs anglais de la science-fiction. Ses romans révolutionnaires, son influence durable et sa vision critique de la société et de la science continuent de fasciner et d’influencer les lecteurs et les créateurs du genre de la science-fiction. Son travail novateur, ses thèmes sociaux et politiques, ainsi que son intérêt pour la science et l’éducation font de lui une figure incontournable de la littérature de science-fiction. Les romans de Wells ont inspiré de nombreux écrivains et cinéastes, et continuent de susciter la réflexion sur les enjeux sociaux et politiques de notre époque. L’héritage d’H.G. Wells se perpétue encore aujourd’hui, et son impact dans le domaine de la science-fiction est indéniable.
Une histoire des temps à venir par Herbert G. Wells

Fiche d’Une histoire des temps à venir
Titre : Une histoire des temps à venir
Auteur : Herbert G. Wells
Date de parution : 1897
Traduction : H. D. Davray
Editeur : EbooksGratuits
Première page d’Une histoire des temps à venir
« La cure d’amour
L’excellent Mr. Morris était un Anglais qui vivait au temps de la bonne reine Victoria. C’était un homme prospère et fort sensé ; il lisait le Times et allait à l’église. Vers l’âge mûr, une expression de dédain tranquille et satisfait pour tout ce qui n’était pas comme lui se fixa sur son visage. Il était de ces gens qui font avec une inévitable régularité tout ce qui est bien, correct et raisonnable. Toujours il portait des habits corrects et convenables, juste milieu entre l’élégant et le mesquin. Il contribuait régulièrement aux œuvres charitables de bon ton, compromis judicieux entre l’ostentation et la lésinerie, et ne manquait jamais de se faire couper les cheveux à la longueur exactement convenable. »
Extrait de : H. G. Wells. « Une histoire des temps à venir. »
Quand le dormeur s’éveillera par Herbert G. Wells

Fiche de Quand le dormeur s’éveillera
Titre : Quand le dormeur s’éveillera
Auteur : Herbert G. Wells
Date de parution : 1899
Traduction : H. D. Davray et B. Kosakiewicz
Editeur : EbooksGratuits
Première page de Quand le dormeur s’éveillera
« Insomnie
Un après-midi, à marée basse, M. Isbister, jeune peintre, en villégiature au village de Boscastle, partit avec l’intention de faire un tour à la baie pittoresque de Pentargen. À mi-chemin du sentier abrupt qui mène aux grottes, il se trouva soudain en face d’un homme assis, en une attitude de profonde détresse, sur un rocher qui surplombait. L’inconnu avait mollement laissé tomber ses mains sur ses genoux ; ses yeux étaient rouges et fixes et son visage baigné de larmes. Il détourna la tête en entendant marcher.
Les deux hommes parurent décontenancés, et Isbister, le plus embarrassé des deux, pour dissiper la gêne causée par son arrêt involontaire, déclara, sur un ton de conviction expérimentée, que le temps était chaud pour la saison. »
Extrait de : H. G. Wells. « Quand le dormeur s’éveillera. »
Nouvelles Volume II par Herbert G. Wells

Fiche de Nouvelles Volume II
Titre : Nouvelles Volume II
Auteur : Herbert G. Wells
Date de parution : 2014
Traduction : H. D. Davray et B. Kosakiewicz
Editeur : EbooksGratuits
Sommaire de Nouvelles Volume II
- L’homme volant
- La tentation d’Harringay
- La chambre rouge
- Les pirates de la mer
- Les argonautes de l’espace
- L’histoire de feu M. Elvesham
- La pomme
- L’homme qui pouvait accomplir des miracles
- L’aviateur Filmer
- La vérité concernant Pyecraft
- La plaine des araignées
- Le bazar magique
- Le pays des aveugles
- La porte dans le mur
- Une vision du jugement dernier
Première page de Nouvelles Volume II
« L’HOMME VOLANT
L’ethnologue considéra pensivement la plume de Bhimraj.
– Il semblait ne guère tenir à s’en séparer, – dit-il.
– Elle est sacrée pour les chefs. – répondit le lieutenant, – comme la soie jaune est sacrée pour l’empereur de Chine.
L’ethnologue ne répondit pas. Il hésitait ; puis entrant brusquement en matière, il demanda :
– Quel est ce conte à dormir debout, qu’ils racontent à propos d’un homme volant ?
Le lieutenant eut un faible sourire.
– Que vous ont-ils dit ?
– Je vois, – fit l’ethnologue, – que vous êtes au courant de votre renommée.
Le lieutenant se mit à rouler une cigarette.
– J’aimerais bien entendre une fois de plus cette histoire, – fit-il, – pour voir où elle en est »
Extrait de : H. G. Wells. « Nouvelles – Volume II. »
Nouvelles Volume I par Herbert G. Wells

Fiche de Nouvelles Volume I
Titre : Nouvelles Volume I
Auteur : Herbert G. Wells
Date de parution : 2014
Traduction : H. D. Davray et B. Kosakiewicz
Editeur : EbooksGratuits
Sommaire de Nouvelle Volume I
- L’étoile
- Dans l’abîme
- L’oeuf de cristal
- Le nouvel accélérateur
- L’histoire de Plattner
- Le corps volé
- Sous le bistouri
- Un rêve d’armageddon
- Un étrange phénomène
- La porte dans le mur
- M. Skelmersdale au pays des fées
Première page de Nouvelles Volume I
« L’ÉTOILE
Le premier jour de l’année nouvelle, trois observatoires signalèrent, presque simultanément, le désordre survenu dans les mouvements de Neptune, la plus éloignée des planètes qui gravitent autour du Soleil. En décembre déjà, Ogilvy avait alerté l’opinion sur un ralentissement suspect de sa vitesse. Une telle nouvelle était peu faite pour intéresser un monde ignorant majoritairement l’existence même de Neptune, si bien que, en dehors de la communauté des astronomes, la découverte ultérieure d’une faible et lointaine tache lumineuse dans la région troublée ne causa aucune agitation particulière. Les scientifiques, cependant, prirent la découverte en considération, avant même qu’on s’aperçoive que ce corps nouveau devenait rapidement plus grand et plus brillant, que ses mouvements étaient tout à fait différents de la révolution régulière des planètes et que la déviation de Neptune et de son satellite prenait maintenant des proportions sans précédent. »
Extrait de : H. G. Wells. « Nouvelles – Volume I. »
Miss Waters par Herbert G. Wells

Fiche de Miss Waters
Titre : Miss Waters
Auteur : Herbert G. Wells
Date de parution : 1902
Traduction : H. D. Davray et B. Kosakiewicz
Editeur : Feedbooks
Première page de Miss Waters
« ELLE ARRIVE
Les atterrissages de sirènes qu’ont jusqu’ici mentionnés les chroniques sont entachés d’invraisemblance. Et même les détails circonstanciés qui nous sont donnés à propos de la sirène de Bruges, si habile aux travaux de dames, laissent des doutes aux sceptiques. Je dois avouer que, l’année dernière encore, je professais une incrédulité absolue sur ce genre d’aventures. Mais maintenant, en face des faits indiscutables qui se sont produits dans mon voisinage immédiat, et dont Melville, de Seaton Carew, mon cousin au second degré, fut le principal témoin, j’entrevois ces vieilles légendes sous un jour tout différent. Cependant, tant de gens se sont efforcés d’étouffer cette affaire que, n’étaient mes »
Extrait de : H. G. Wells. « Miss Waters. »

