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Les joyaux de la couronne par Walter Jon Williams

Fiche de Les joyaux de la couronne
Titre : Les joyaux de la couronne
Auteur : Walter Jon Williams
Date de parution : 1987
Traduction : P-P Durastanti
Editeur : Rivages
Première page de Les joyaux de la couronne
« Dans ses chaussons de cuir souple, Drake Maijstral gagna sans un bruit le centre de la salle de bal. C’était son métier que d’avoir le pied léger, sur Péleng comme ailleurs.
Là, les idéogrammes « Longue vie » et « Bienvenue aux voyageurs » flottaient sous le haut plafond. Le scintillement de ces holos, baignant la salle d’une vive clarté, permettait avant tout d’offrir l’éclairage idéal aux médiaglobes qui voguaient au-dessus du public pour le filmer. Dans l’assistance, chacun, humain ou pas, réagissait à cette brillance inaccoutumée selon son caractère ou la raison de sa présence. On se fondait dans l’ombre et on murmurait, tourné vers le mur. On paradait sous un globe ou, porté par un champ agrav, on s’élevait à sa rencontre dans l’espoir qu’il condescende à vous interviewer. On se promenait en pleine lumière, mais, timide, on rougissait. On tâchait de paraître normal, et on finissait par se demander ce qu’était la normalité, surtout dans de telles circonstances. »
Extrait de : W.J Williams. « Les Joyaux de la Couronne. »
La peste du léopard vert par Walter Jon Williams

Fiche de La peste du léopard vert
Titre : La peste du léopard vert
Auteur : Walter Jon Williams
Date de parution : 2003
Traduction : J.-D. Brèque
Editeur : Bélial
Première page de La peste du léopard vert
« Battant des jambes au-dessus de l’océan, la sirène solitaire contemplait l’horizon depuis son perchoir sur le banian surplombant la mer.
L’air était d’une immobilité absolue et imprégné du parfum des fleurs nocturnes. Des roussettes filaient résolument au-dessus des eaux, en partance pour leur repos diurne. Quelque part, un cacatoès blanc lança un cri strident. Un stourne de Micronésie entama un vol des plus bref vers le large, puis rebroussa chemin. Le soleil levant projetait des étincelles rouge et or depuis les crêtes des vagues et parait de lumière la végétation tropicale qui couronnait les nombreuses îles s’étalant jusqu’à l’horizon.
La sirène décida qu’il était l’heure du petit déjeuner. Elle se laissa glisser de sa chaise en toile suspendue et s’avança sur l’une des grosses branches du banian. Celle-ci oscillait doucement sous son poids, et ses pieds nus s’accrochaient à l’écorce rêche. Elle baissa les yeux vers le bleu soutenu du chenal, bien différent du bleu turquoise des eaux où affleuraient les récifs. »
Extrait de : W.J Williams. « La Peste du Leopard Vert. »
Sept jours pour expier par Walter Jon Williams

Fiche de Sept jours pour expier
Titre : Sept jours pour expier
Auteur : Walter Jon Williams
Date de parution : 1991
Traduction : J. Bonnefoy
Editeur : Gallimard
Première page de Sept jours pour expier
« La secrétaire de mairie était au bout du fil. « J’ai cru préférable de vous avertir, disait-elle, que les trois cent soixante derniers mineurs ont reçu aujourd’hui leur lettre de licenciement. »
Loren Hawn soupesa l’information en contemplant le reflet des pales du brasseur d’air poussif sur l’or poli de ses trophées de boxeur. Dans le silence, le combiné de plastique froid émettait des cliquetis ténus contre son oreille.
« Merci, Eileen, dit-il enfin. Ed est au courant ?
— Le maire le sait depuis trois jours. »
La colère se mit à bouillonner lentement dans le ventre de Loren. « Bordel de Dieu, Eileen.
— Je vous aurais bien prévenu, s’excusa-t-elle, mais il se serait douté que ça venait de moi.
— Tu n’y es pour rien, Eileen. »
Un portrait d’Eileen s’imposa en un éclair dans son esprit : une femme brune au visage lisse, la tête rejetée en arrière, la transpiration perlant au-dessus de la lèvre supérieure. L’éclat de la passion derrière des yeux mi-clos. »
Extrait de : W.J Williams. « Sept jours pour expier. »
Le coup du cavalier par Walter Jon Williams

Fiche de Le coup du cavalier
Titre : Le coup du cavalier
Auteur : Walter Jon Williams
Date de parution : 1985
Traduction : P. Dusoulier
Editeur : L’Atalante
Première page de Le coup du cavalier
« J’AI IMAGINÉ une petite histoire que je vais vous raconter à condition que vous n’y attachiez pas trop d’importance. Elle s’intitule « Histoire de Cassandre la Pythie », et elle parle d’une prêtresse du culte d’Apollon de Delphes. Je me plais à l’imaginer comme une femme robuste aux larges hanches, le nez grec bien droit et un soupçon de moustache, pas très futée mais avec un grand cœur, un peu confuse et assez récente dans son poste – les prêtres ne choisissaient jamais la Pythie pour son cerveau, vous comprenez : ils ne voulaient pas qu’elle se mêle d’empiéter sur leurs prérogatives. La session des oracles ne durait qu’un mois par an, et nous devons imaginer que cette histoire se passe vers la fin de la période d’activité de Cassandre. Cela fait maintenant des semaines que les pèlerins gravissent le chemin sinueux menant au temple, et elle a si souvent avalé les vapeurs destinées à l’inspirer qu’une bonne partie de son cerveau s’est mise en veilleuse. »
Extrait de : W.J Williams. « Le coup du cavalier. »
Ceci n’est pas un jeu par Walter Jon Williams

Fiche de Ceci n’est pas un jeu
Titre : Ceci n’est pas un jeu
Auteur : Walter Jon Williams
Date de parution : 2009
Traduction : J.-D. Brèque
Editeur : L’Atalante
Première page de Ceci n’est pas un jeu
« Des peluches de Minus et Cortex surplombaient le moniteur de Charlie, le derrière fixé au boîtier par du Velcro et les pieds pendouillant devant l’écran. Minus affichait un air éberlué tandis que Cortex contemplait le monde de ses yeux rouges et calculateurs.
— Qu’est-ce qu’on fait ce soir, Cortex ? demanda Charlie.
Des écouteurs captèrent ses mots, un logiciel analysa et identifia sa voix et sa diction, et le grand écran plasma s’alluma. Une lueur sinistre éclaira le visage chafouin de Cortex.
— Ce qu’on fait chaque soir, Minus, répondit l’ordinateur avec la voix de Cortex.
Bienvenue dans ta tanière, Charlie.
Les hydrauliques sifflèrent lorsque Charlie se laissa choir dans sa chaise. La glace tinta quand il lâcha son verre de Coca mexicain dans le porte-gobelet. Il effleura l’écran du doigt, fit défiler les menus et parcourut son courrier.
Dagmar ne lui avait envoyé ni sa démission ni un courriel débordant de délires, ce qui était bon signe. »
Extrait de : W.J Williams. « Ceci n’est pas un jeu. »
Avaleur de mondes par Walter Jon Williams

Fiche de Avaleur de mondes
Titre : Avaleur de mondes
Auteur : Walter Jon Williams
Date de parution : 2008
Traduction : J.-D. Brèque
Editeur : L’Atalante
Première page de Avaleur de mondes
« Le bretteur marchait dans le désert à longues enjambées. Les cailloux crissaient sous ses robustes bottes de cuir. Il avait les yeux noirs, le nez en lame de couteau. Il portait une robe couverte de poussière et un turban volant au vent, l’un comme l’autre adaptés aux hauts plateaux pierreux où il se déplaçait. Sur son dos était calé un paquetage contenant de la viande séchée, une tente en peau de bête et un tapis qu’il déroulait le soir pour s’y allonger. Bien que le soleil planté dans le ciel fût fort pâle et fort petit, sa chaleur faisait quand même ondoyer l’horizon.
La terre moutonnait en douces collines, aussi infinie que l’océan, grise et parsemée de pierres d’un gris uniforme. L’air sentait la poussière. La végétation était fort rare. Le ciel crépusculaire restait vierge de nuages et le soleil ne bougeait jamais. »
Extrait de : W.J Williams. « Avaleur de mondes. »
La voie du destin par Walter Jon Williams

Fiche de La voie du destin
Titre : La voie du destin (Nouvel Ordre Jedi – Star Wars)
Auteur : Walter Jon Williams
Date de parution : 2002
Traduction : J.-M. Toussaint
Editeur : Fleuve noir
Première page de La voie du destin
« Ils avaient surgi brusquement des confins de l’espace galactique. Les Yuuzhan Vong, représentants d’une race de terribles guerriers, avaient fondu sur leurs victimes par surprise et par traîtrise, armés d’une étrange technologie organique qui avait donné du fil à retordre – beaucoup trop de fil à retordre – à la Nouvelle République et à ses alliés. Même les Jedi, sous la direction de Luke Skywalker, avaient été obligés de se replier sur la défensive : pour une raison inconnue, les Yuuzhan Vong semblaient complètement insensibles à la Force.
En dépit d’une première victoire, les troupes de la Nouvelle République dénombraient plus d’échecs que de réussites. D’innombrables planètes étaient dévastées. Innombrables étaient les victimes. Parmi elles, le Wookiee Chewbacca – ami loyal et partenaire de Han Solo – et, plus tard, Anakin Solo, fils cadet de Han et de Leia. La seule lueur d’espoir dans ces ténèbres avait été la naissance du fils de Luke et de Mara, Ben Skywalker. »
Extrait de : W.J Williams. « La voie du destin – Star Wars. »
Ylesia par Walter Jon Williams

Fiche de Ylesia
Titre : Ylesia (Nouvel Ordre Jedi – Star Wars Chroniques Oubliées)
Auteur : Walter Jon Williams
Date de parution : 2002
Traduction :
Editeur :
Première page de Ylesia
« Nom Anor réprima un frisson à la vue d’Onimi, l’Humilié, se tenant devant l’embrasure de la porte. Quelque chose en lui fléchit à la vue de la raide et terne créature, avec sa tête difforme et son sourire entendu. Le grand sourire d’Onimi s’élargit.
Nom Anor, rongé par la révulsion, dépassa l’Humilié et entra. Les murs rond et résineux de la salle brillaient d’une faible luminescence, et l’air portait l’odeur métallique du sang. Dans la faible lumière, Nom Anor distingua la silhouette magnifique, effrayante et mutilée du Seigneur Suprême Shimrra, étendu sur une estrade de polypes hau rouges. Onimi, le familier du Seigneur Suprême, s’affaissa dans l’ombre des pieds de Shimrra. Nom Anor se prosterna lui-même, trop conscient de l’examen minutieux des yeux couleur arc-en-ciel de son Maître. »
Extrait de : W.J Williams. « Starwars – Ylesia. »
La guerre du plasma par Walter Jon Williams

Fiche de La guerre du plasma
Titre : La guerre du plasma (tome 2 sur 2 – Plasma)
Auteur : Walter Jon Williams
Date de parution : 1997
Traduction : J.P Roblain
Editeur : J’ai lu
Première page de La guerre du plasma
« La rame fonce dans le tunnel de l’Inter-Métro, filant sous la cité-monde comme propulsée par le souffle de quelque dieu. Sur son siège, Ayah somnole et rêve à l’homme-torche.
Il se dresse au-dessus des immeubles voisins, immense silhouette de feu. Un tourbillon l’enveloppe, spirale vaporeuse d’air torturé ; des débris volent, des cendres virevoltent ; des holocaustes s’embrasent à son approche, des immeubles explosent en flammes sur son passage ; un torrent de feu jaillit de ses doigts et réduit en cendres tout ce qu’il touche.
Fascinée, incapable de se retenir, consciente qu’il s’agit d’un devoir, Ayah s’approche de l’homme-torche. Un cri jaillit de la gorge caverneuse, un hurlement de terreur et de rage, et elle s’aperçoit que la forme géante est une femme.
Elle s’approche un peu plus près, regarde droit dans les yeux la silhouette en furie, et découvre que la femme-torche n’est autre qu’elle-même. »
Extrait de : W.J Williams. « La guerre du plasma. »
Plasma par Walter Jon Williams

Fiche de Plasma
Titre : Plasma (tome 1 sur 2 – Plasma)
Auteur : Walter Jon Williams
Date de parution : 1995
Traduction : G. Abadia
Editeur : J’ai lu
Première page de Plasma
« Une silhouette féminine en feu, haute de dix étages, parcourt les rues. Elle est nue, son corps, un véritable holocauste de flammes tourbillonnantes. Les gens, dans la rue de l’Intendance, se ratatinent, carbonisés, sur son passage, ne laissant derrière elle que de petits moignons noirs figés dans la position du fœtus. La chaleur irradiée est telle que les bâtiments s’enflamment sur son parcours. Des ouragans de papiers aspirés par l’énorme appel d’air sortent des fenêtres des buildings et se dirigent vers elle en décrivant des spirales avant de se consumer. Des rivières de flammes naissent au bout de ses doigts. Les vitres s’étoilent et se brisent vers l’intérieur au passage de la plainte lugubre, éraillée, qui sort de sa gorge furieuse et insubstantielle.
Dans l’immense cité qui fait le tour du globe, on ne peut rien imaginer de pire qu’un incendie qui se propage de proche en proche.
Ayah perçoit d’abord la rumeur, une clameur de plus en plus aiguë qui fait se dresser les poils de sa nuque. Sidérée, elle se tourne vers l’entrée vitrée du hall de l’immeuble et aperçoit la femme gigantesque qui débouche au coin de l’avenue de la Bourse. »
Extrait de : W.J Williams. « Plasma. »