Étiquette : Plasma
La guerre du plasma par Walter Jon Williams

Fiche de La guerre du plasma
Titre : La guerre du plasma (tome 2 sur 2 – Plasma)
Auteur : Walter Jon Williams
Date de parution : 1997
Traduction : J.P Roblain
Editeur : J’ai lu
Première page de La guerre du plasma
« La rame fonce dans le tunnel de l’Inter-Métro, filant sous la cité-monde comme propulsée par le souffle de quelque dieu. Sur son siège, Ayah somnole et rêve à l’homme-torche.
Il se dresse au-dessus des immeubles voisins, immense silhouette de feu. Un tourbillon l’enveloppe, spirale vaporeuse d’air torturé ; des débris volent, des cendres virevoltent ; des holocaustes s’embrasent à son approche, des immeubles explosent en flammes sur son passage ; un torrent de feu jaillit de ses doigts et réduit en cendres tout ce qu’il touche.
Fascinée, incapable de se retenir, consciente qu’il s’agit d’un devoir, Ayah s’approche de l’homme-torche. Un cri jaillit de la gorge caverneuse, un hurlement de terreur et de rage, et elle s’aperçoit que la forme géante est une femme.
Elle s’approche un peu plus près, regarde droit dans les yeux la silhouette en furie, et découvre que la femme-torche n’est autre qu’elle-même. »
Extrait de : W.J Williams. « La guerre du plasma. »
Plasma par Walter Jon Williams

Fiche de Plasma
Titre : Plasma (tome 1 sur 2 – Plasma)
Auteur : Walter Jon Williams
Date de parution : 1995
Traduction : G. Abadia
Editeur : J’ai lu
Première page de Plasma
« Une silhouette féminine en feu, haute de dix étages, parcourt les rues. Elle est nue, son corps, un véritable holocauste de flammes tourbillonnantes. Les gens, dans la rue de l’Intendance, se ratatinent, carbonisés, sur son passage, ne laissant derrière elle que de petits moignons noirs figés dans la position du fœtus. La chaleur irradiée est telle que les bâtiments s’enflamment sur son parcours. Des ouragans de papiers aspirés par l’énorme appel d’air sortent des fenêtres des buildings et se dirigent vers elle en décrivant des spirales avant de se consumer. Des rivières de flammes naissent au bout de ses doigts. Les vitres s’étoilent et se brisent vers l’intérieur au passage de la plainte lugubre, éraillée, qui sort de sa gorge furieuse et insubstantielle.
Dans l’immense cité qui fait le tour du globe, on ne peut rien imaginer de pire qu’un incendie qui se propage de proche en proche.
Ayah perçoit d’abord la rumeur, une clameur de plus en plus aiguë qui fait se dresser les poils de sa nuque. Sidérée, elle se tourne vers l’entrée vitrée du hall de l’immeuble et aperçoit la femme gigantesque qui débouche au coin de l’avenue de la Bourse. »
Extrait de : W.J Williams. « Plasma. »