Étiquette : Bernard

 

Le secteur fatal par Gabriel Bernard

Fiche de Le secteur fatal

Titre : Le secteur fatal
Auteur : Gabriel Bernard
Date de parution : 1923
Editeur : Bibliothèque numérique romande

Première page de Le secteur fatal

« AU grand dîner que donnait ce soir-là, à l’occasion de son retour à Paris, le richissime Américain Norbert Partridge, il n’était question que de l’épouvantable série de naufrages qui, depuis quelque temps, décimait les paquebots, de toute nationalité, naviguant dans les mers australes.

Après la guerre, le trafic maritime les États-Unis et l’Australie avait pris un essor formidable.

De San Francisco pour Melbourne et de Melbourne pour San Francisco, les départs de navires, naguère très espacés, étaient devenus quotidiens. Le temps n’était pas éloigné où l’activité de cette ligne serait comparable aux relations transatlantiques entre New-York, la France et l’Angleterre.

Or, depuis quelques mois, les sinistres maritimes s’étaient multipliés dans des proportions qui rappelaient les pires périodes des torpillages boches. »

Extrait de : G. Bernard. « Le Secteur fatal. »

La volonté de M. John-Harry Will par Gabriel Bernard

Fiche de La volonté de M. John-Harry Will

Titre : La volonté de M. John-Harry Will
Auteur : Gabriel Bernard
Date de parution : 1921
Editeur : Bibliothèque numérique romande

Première page de La volonté de M. John-Harry Will

« EN SORTANT ce matin-là du cabinet directorial, l’ingénieur principal et le chef des services commerciaux de la Great Continental Company, la plus grosse firme américaine pour la fabrication des générateurs électriques se regardèrent avec une expression d’effarement.

— Nous avons la même pensée, dit le premier, un homme d’une trentaine d’années au visage intelligent et réfléchi, qui se nommait Hoggerton, mais le lieu serait mal choisi pour échanger nos impressions. Voulez-vous venir dans mon bureau ?

Les deux personnages se trouvaient alors dans le clair hall en forme de rotonde qui servait d’antichambre au cabinet de John-Harry Will, le directeur général de la Great Continental, l’un des premiers potentats de l’industrie américaine, vrai dictateur économique de la volonté de qui dépendaient, directement ou indirectement, des milliers d’entreprises. »

Extrait de : G. Bernard. « La Volonté de M. John-Harry Will. »

Gabriel Bernard

Présentation de Gabriel Bernard :

Gabriel Bernard (1885-1934) était un écrivain français de littérature populaire.

Biographie

Gabriel Bernard, né à Genève le 19 avril 1875 et mort à Paris 6e le 3 juin 1934, est un musicologue et écrivain français de littérature populaire. Une partie de son œuvre est signée Pierre de Chantenay.  

Carrière littéraire

Écrivain prolifique, il est, selon Michel Lebrun, « un excellent exemple de romancier populaire, son œuvre réalisant une synthèse de tous les genres en voie de développement à l’époque ». Il crée le personnage de l’inspecteur, puis commissaire Tony, chargé d’un service de contre-espionnage, héros de trois séries de romans.  

Œuvres

Romans :

Le Mystère de la rue de Bergame, 1913
L’espionne du Kaiser, 1916
Le secret de la villa des Roses, 1916
La vengeance de l’espionne, 1917
Le vol des dépêches, 1917
Le mystère de la malle sanglante, 1918
Les mystères de Paris en robe de chambre, 1922
Le secteur fatal, 1933

Sous le pseudonyme de Pierre de Chantenay :

Le mystère de la rue de Bergame, 1913
L’espionne du Kaiser, 1916
Le secret de la villa des Roses, 1916
La vengeance de l’espionne, 1917
Le vol des dépêches, 1917
Le mystère de la malle sanglante, 1918
Les mystères de Paris en robe de chambre, 1922

Livres de Gabriel Bernard :

La volonté de M. John-Harry Will (1921)
Le secteur fatal (1923)

Pour en savoir plus sur Gabriel Bernard :

La page Wikipédia sur G. Bernard
La page Noosfere sur G. Bernard
La page isfdb de G. Bernard

Salem par S. King

Fiche de Salem

Titre : Salem
Auteur : Stephen King
Date de parution : 1975
Traduction : C. Thiollier, J. Bernard
Editeur : Le livre de poche

Première page de Salem

« C’est le père et le fils, se disait-on en les voyant.

Ils traversaient le pays suivant une diagonale chaotique, du nord-est au sud-ouest, dans une vieille Citroën, empruntant de préférence les routes secondaires, s’arrêtant de-ci de-là…. Ils firent trois haltes dans leur périple, avant d’atteindre leur destination finale : la première à Rhode Island, où l’homme aux cheveux bruns trouva un travail dans une usiné textile ; puis à Youngstown dans l’Ohio, pendant trois mois, où il travailla comme OS sur une chaîne d’assemblage de tracteurs ; et enfin, dans une petite ville de Californie, à côté de la frontière mexicaine, comme pompiste, dans un garage où l’on réparait des petites voitures étrangères. Il s’était découvert, à cette occasion, un don pour la mécanique et il en tira une certaine fierté.

Partout où ils s’arrêtaient, l’homme achetait un journal du Maine, le Press-Herald de Portland, et regardait s’il s’y trouvait quelque nouvelle d’une petite ville du nom de Jérusalem’s Lot. Cela arrivait de temps en temps. »

Extrait de : S. King. « Salem. »

Shining par S. King

Fiche de Shining

Titre : Shining (Tome 1 sur 2 – Shining)
Auteur : Stephen King
Date de parution : 1977
Traduction : J. Bernard
Editeur : Le livre de poche

Première page de Shining

« Petit con prétentieux, pensa Jack Torrance. Ullman mesurait tout juste un mètre soixante et il avait les gestes brusques et secs des hommes petits et gros. La raie de ses cheveux était impeccable, son complet sombre strict mais rassurant. Tout en lui disait au client : «Je suis à vous, je vous écoute», et aux employés, plus sèchement : «Attention, je vous ai à l’oeil.» Il avait piqué un oeillet rouge à sa boutonnière, peut-être pour éviter qu’on ne le prenne pour un croque-mort.
L’écoutant parler, Jack se disait que de toute façon, vu les circonstances, il aurait eu du mal à éprouver de la sympathie pour quiconque se fût trouvé de l’autre côté de ce bureau. »

Extrait de : S. King. « Shining. »