Étiquette : Carme
Monde en oubli par J. T. McIntosh

Fiche de Monde en oubli
Titre : Monde en oubli
Auteur : J. T. McIntosh
Date de parution : 1953
Traduction : C. Carme
Editeur : Le rayon fantastique
Première page de Monde en oubli
« Les portes battantes s’ouvrirent, deux hommes et une femme entrèrent dans le hall. Tout à la fin d’un long passage, Raigmore abandonna la liste des spectacles qu’il était en train de lire et, sans lever les yeux, se dirigea lentement vers l’ascenseur. Du coin de l’œil il vit les deux hommes s’asseoir près des portes et la femme venir aussi vers l’ascenseur.
Il la regarda lorsqu’il parut normal qu’il le fît et la fixa franchement, car cela aussi était une réaction naturelle. Toute autre eût semblé anormale. Elle avait vingt-trois ans et une personnalité remarquable. Le simple fait qu’elle ne portât pas d’insigne, alors qu’elle venait tout droit du dehors, aurait été une raison suffisante pour qu’il la regarde avec insistance. Sa beauté en était une autre, et la probabilité qu’il ait reconnu en elle Alison Hever en était une troisième. »
Extrait de : J. T. McIntosh. « Monde en oubli. »
La fin de l’éternité par I. Asimov

Fiche de La fin de l’éternité
Titre : La fin de l’éternité
Auteur : I. Asimov
Date de parution : 1955
Traduction : C. Carme, L. Ligny
Editeur : Gallimard
Première page de La fin de l’éternité
« Andrew Harlan entra dans la cabine. Elle avait une forme rigoureusement circulaire et elle s’encastrait parfaitement dans un puits vertical composé de baguettes largement espacées qui luisaient dans un invisible brouillard à six pieds au-dessus de la tête d’Harlan. Il régla le système de commande et appuya sur le levier de départ qui fonctionna sans à-coups.
La cabine ne bougea pas.
Harlan ne s’attendait pas à ce qu’elle bougeât, il ne s’attendait à aucun mouvement ; ni vers le haut ni vers le bas, ni vers la gauche ni vers la droite, ni en avant ni en arrière. Et pourtant les espaces entre les baguettes s’étaient fondus en un néant gris qui était solide au toucher, bien que tout à fait immatériel. Il y avait la petite crispation stomacale, le léger vertige (peut-être tout subjectif), qui lui disaient que tout ce que la cabine contenait, y compris lui-même, se précipitait en avant à travers l’Éternité.
Il avait pris place dans la cabine au 575e siècle, base d’opérations qui lui avait été assignée deux ans »
Extrait de : I. Asimov. « La fin de l’éternité. »