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Madame Atomos frappe à la tête par André Caroff

Fiche de Madame Atomos frappe à la tête

Titre : Madame Atomos frappe à la tête (Tome 3 sur 22 – Madame Atomos)
Auteur : André Caroff
Date de parution : 1965
Editeur : Fleuve noir

Première page de Madame Atomos frappe à la tête

« Peter Anton examina longuement le paysage qui s’offrait à ses yeux, déplaça son chevalet d’un mètre, jugea du résultat et s’installa sur son pliant avec un soupir de satisfaction.
Plus loin, à peu près au centre de la vaste clairière, Lisa Anton somnolait sur une chaise longue. Son fils, Bob, et sa fille, Bette, tous deux étudiants au collège de San José, potassaient, sans beaucoup d’enthousiasme, les matières devant faire l’objet des cours du lendemain.
Ce dimanche 13 septembre était particulièrement beau et, en contrebas, les eaux de la baie de San Francisco miroitaient sous le soleil. La famille Anton se trouvait là depuis le matin et venait de vider le panier de victuailles prévu pour le repas de midi.
Peter Anton était ingénieur, sa femme travaillait à la rédaction d’un journal de Santa Clara. Bob terminait sa deuxième année de médecine tandis que sa sœur, fiancée depuis plusieurs mois, commençait à ressentir pour les études une solide aversion. »

Extrait de : A. Caroff. « Mme Atomos frappe à la tête. »

Madame Atomos sème la terreur par André Caroff

Fiche de Madame Atomos sème la terreur

Titre : Madame Atomos sème la terreur (Tome 2 sur 22 – Madame Atomos)
Auteur : André Caroff
Date de parution : 1965
Editeur : Fleuve noir

Première page de Madame Atomos sème la terreur

« Dans son bureau de New York, Smith Beffort transpirait doucement. Le soleil chauffait la ville à blanc et aucun souffle d’air ne pénétrait par la fenêtre grande ouverte.
Il était dix heures du matin et, lorsque Beffort tourna la page de son éphéméride, il constata sans ennui, mais non plus sans joie particulière que ce vendredi 13 mai marquait en quelque sorte un anniversaire.
Exactement trois mois plus tôt, ses collègues du F.B.I. arrêtaient Hisato Keichuu, complice très obéissant de Kanoto Yoshimuta, alias Mme Atomos …
Depuis, Hisato était mort, Sam Forbes était mort, des milliers d’innocents avaient succombé aux coups terribles assénés par la sinistre Japonaise, mais elle-même avait totalement disparu sans payer ses crimes.
Beffort ne parvenait pas à oublier, et il ne croyait pas à la mort de Mme Atomos. Il savait qu’un jour viendrait où elle se manifesterait de nouveau, et se tenait prêt à s’opposer à ses projets. »

Extrait de : A. Caroff. « Madame Atomos sème la terreur. »

La sinistre Madame Atomos par André Caroff

Fiche de La sinistre Madame Atomos

Titre : La sinistre Madame Atomos (Tome 1 sur 22 – Madame Atomos)
Auteur : André Caroff
Date de parution : 1964
Editeur : Fleuve noir

Première page de La sinistre Madame Atomos

« Tac, tap … tac, tap … tac, tap …
C’était aussi régulier qu’un battement de moteur Diesel, et le balayeur finit par se retourner. La pluie tombait depuis le matin, et les rues désertes étaient d’une tristesse infinie.
Balayer des kilomètres de goudron toute son existence n’est pas tellement réjouissant, mais lorsqu’il faut le faire dans la solitude, sans prononcer un mot, c’est proprement intolérable.
Donc, le balayeur s’appuya sur son balai et pivota.
L’homme boitait de la jambe droite. Il était tête nue, sans manteau, mais malgré ses Cheveux blancs, son teint livide, le froid et la pluie, il avançait en se tenant très droit, sans un regard pour le bord du trottoir qu’il suivait, les arbres dénudés, les lampadaires, les flaques d’eau …
Le balayeur souffla dans ses mains, sourit aimablement.
— Sale temps ! Jeta-t-il.
Le vieillard passa à un mètre raide, glacé. »

Extrait de : A. Caroff. « La sinistre Madame Atomos. »

La couronne de fer par André Caroff

Fiche de La couronne de fer

Titre : La couronne de fer (Tome 1 sur 4 – Couronne de fer)
Auteur : André Caroff
Date de parution : 2006
Editeur : Rivière blanche

Première page de La couronne de fer

« Le vieillard se mourait sur le bord de la piste. Son regard voilé ne voyait au loin que la masse sombre des montagnes. Sans le vouloir vraiment, il avait survécu aux explosions atomiques qui avaient fait des millions et des millions de morts, dont les cadavres bridés pourrissaient là où ils étaient tombés.

Fantastique, le cataclysme avait ravagé la planète, les habitations, les constructions techniques, déplacé les cours d’eau et bouleversé le tracé des frontières, relié entre eux les continents, modifié les mers et les océans. Les survivants fuyaient les zones irradiées par groupes dépenaillés, hirsutes, épuisés. Il ne pleuvait plus que rarement, on manquait de nourriture et les hommes forts ou armés faisaient la loi.

Le mourant avait été abandonné. On ne l’avait pas achevé ni découpé en quartiers de viande, parce qu’il était trop vieux et n’avait plus que la peau sur les os. Il se nommait Devere, était un savant, un scientifique. Il avait prévu ce qui venait de se produire, l’avait dit et écrit. Mais les responsables politiques ne l’avaient pas écouté. En haut lieu, on savait qu’il fallait éviter d’affoler la population. Les gouvernants s’étaient comportés ainsi de tout temps. La vie des citoyens ordinaires ne comptait que lorsque des fortunes étaient en jeu. »

Extrait de : A. Caroff. « La Couronne de Fer. »

Bonder « mach 3 » par André Caroff

Fiche de Bonder « mach 3 »

Titre : Bonder « mach 3 » (Tome 36 sur 42 – Bonder)
Auteur : André Caroff
Date de parution : 1977
Editeur : Fleuve noir

Première page de Bonder « mach 3 »

« Parce que sa myopie s’était accentuée, le colonel Walcott portait maintenant des verres épais à travers lesquels ses yeux bleus ressemblaient à des huîtres. À part cela, il était toujours aussi chauve, avait le teint crémeux de ceux qui vivent en vase clos et, par ce matin de juillet, semblait être d’excellente humeur.

— Asseyez-vous, Paul, invita-t-il affablement, et fumez si vous le désirez.

Bonder se laissa choir dans un fauteuil, refusa d’un geste la boîte de cigares que Walcott lui présentait. En vacances à Miami, rappelé d’urgence par le colonel, il ne retrouvait pas Fort Monroe avec une grande allégresse.

— Beau temps en Floride ? s’informa Walcott en décapitant un cigare d’un coup de dents.

Là, il poussait ! Une chaleur torride régnait depuis plus de six semaines sur les États-Unis ; on manquait d’eau en certaines régions pour les cultures et le bétail. S’il n’avait pas fait beau à Miami, c’eût été un comble !

— Beau temps, confirma Bonder. J’étais bien sur la plage et, ne m’en veuillez pas, je vous avais complètement oublié… Pourquoi une affaire urgente éclate-t-elle toujours pendant mes congés ?

Walcott enflamma son cigare, fut instantanément environné d’un nuage de fumée grise. »

Extrait de : A. Caroff. « Bonder Mach 3. »

Bonder super-tueur par André Caroff

Fiche de Bonder super-tueur

Titre : Bonder super-tueur (Tome 23 sur 42 – Bonder)
Auteur : André Caroff
Date de parution : 1974
Editeur : Fleuve noir

Première page de Bonder super-tueur

« Après un mois de juillet froid et pluvieux, quelques coups de vent responsables de chutes de cheminées, Vienne rissolait maintenant sous la canicule de cette seconde quinzaine d’août.
Nul ne savait qui avait choisi le restaurant, ni le salon particulier, mais tous y étaient à l’aise. Ils étaient arrivés un par un, chemise blanche et costume sobre, chaussures noires et attaché-case, plus hommes d’affaires que nature. La langue choisie était l’anglais. 
On en était au café-alcool. Deux ventilateurs ronronnaient doucement, mais la sueur brillait sur le crâne lisse du président de séance. Peut-être Allemand, ou Russe, c’était très difficile à deviner car son anglais était pur.
Les autres, une douzaine, six de chaque côté de la table rectangulaire, arrivaient manifestement de tous les coins du globe. Ici, le racisme n’avait pas cours. Le Blanc, blond au yeux bleus, était assis entre le Noir et le Jaune, l’un crépu, l’autre en brosse… Devant chaque participant, une plaquette portant un numéro. Le chauve qui présidait s’appelait numéro 3. Il dit, d’une voix destinée à ne pas franchir les cloisons :

– La séance est ouverte. »

Extrait de : A. Caroff. « Bonder super-tueur. »

Bonder plombe le pigeon par André Caroff

Fiche de Bonder plombe le pigeon

Titre : Bonder plombe le pigeon (Tome 15 sur 42 – Bonder)
Auteur : André Caroff
Date de parution : 1972
Editeur : Fleuve noir

Première page de Bonder plombe le pigeon

« Depuis quelques années, plus précisément depuis qu’il avait acheté son bungalow non loin de la Savannah, Georges Simek affichait une mine soucieuse qu’il n’abandonnait que très rarement. Cela lui allait d’ailleurs assez mal car, comme beaucoup de ses collègues, il avait l’air plutôt farfelu. En outre, il était encore trop jeune pour se noyer dans les soucis, si bien qu’il donnait l’impression de se prendre trop au sérieux.
En fait, Simek était un être faible. Il se sentait écrasé par un fardeau que d’autres supportaient allègrement. Fils unique, il avait de surcroît une fâcheuse tendance à la solitude morale, à la non-communication, et vivait replié sur lui-même comme un ver dans son cocon. Pourtant, il le savait, Ella ne demandait qu’à partager ses ennuis…
Ce soir-là, il quitta l’usine à l’heure habituelle et s’installa au volant de sa Chevrolet. Une voiture qui demandait d’urgence une remplaçante car ayant de fort loin dépassé le cap fatidique des cent mille kilomètres. »

Extrait de : A. Caroff. « Bonder plombe le pigeon. »

André Caroff

Présentation de André Caroff :

André Caroff, de son vrai nom André Carpouzis, est un écrivain français né le 28 février 1924 à Paris et mort le 9 mars 2009. Il est particulièrement connu pour son œuvre prolifique dans les genres de la science-fiction et du roman policier, faisant de lui l’un des auteurs phares de la célèbre maison d’édition Fleuve noir.

Parcours et carrière

  • Jeunesse et premiers métiers : avant de se consacrer entièrement à l’écriture, André Caroff a exercé diverses professions, dont danseur, chef de rayon et chauffeur de taxi.
  • Débuts littéraires : il publie son premier roman dans les années 1960 au Fleuve noir, intégrant d’abord la collection « Spécial police », puis rapidement la collection « Angoisse », célèbre pour ses couvertures macabres souvent signées Michel Gourdon.
  • Prolificité : écrivain rapide et prolifique, il a signé plus d’une soixantaine de romans entre 1962 et 1989. Rien que pour la collection « Anticipation » du Fleuve noir, il a écrit pas moins de 33 romans.
  • Pseudonymes : pour diversifier ses publications, il a utilisé plusieurs pseudonymes, dont Daïb Flash, Rod Garraway et Ram Storga. Il aurait également publié sous les noms maison de Paul Vence et d’Alexandre Scorgia.

Œuvre principale

Son œuvre se caractérise par des intrigues intenses, souvent ancrées dans la série B, couvrant :

  • Science-Fiction : de nombreux titres pour la collection « Anticipation » du Fleuve noir.
  • Fantastique / horreur : il est l’auteur de la célèbre série de romans d’épouvante mettant en scène le personnage de Mme Atomos.
  • Roman policier / espionnage : des ouvrages dans la collection « Spécial police ».

André Caroff fut une figure incontournable de la littérature populaire française, contribuant largement au succès des collections de genre du Fleuve noir pendant plusieurs décennies.

Livres de André Caroff :

Bonder :

Couronne de fer :

  • La couronne de fer (2006)
  • Les enfants du mandarin
  • Sun Song le mandarin
  • La mort d’un mandarin

Madame Atomos :

Ordinator :

Rod :

Rouges :

Bactéries 3000 (1979)
Ceux des ténèbres (1973)
Clameurs (1962)
Coulez le Kashii Maru (1970)
Deux pas dans le soleil (1984)
Electronic man (1978)
Elimination (1983)
Extermination (1989)
L’exilé d’Akros (1973)
L’heure des morts (1963)
La grande castagne (1970)
La guerre des Nosiars (1972)
La planète infernale (1972)
Le bagne de Rostos (1974)
Le barracuda (1961)
Le camp du serpent (1967)
Le guêpier de Genève (1967)
Le rideau de brume (1971)
Le sang du cactus (1962)
Les combattants de Serkos (1978)
Les êtres du néant (1972)
Mort d’un libraire (1964)
Opération Bégonia (1981)
Pour 500.000 dollars (1968)
Rhésus Y 2 (1978)
Simulations (1983)
Terreur psy (1982)
Un autre monde (1981)

Pour en savoir plus sur André Caroff :

La page Wikipédia sur A. Caroff
La page Noosfere sur A. Caroff
La page isfdb de A. Caroff