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Le livre noir des merveilles par T. Owen

Fiche de Le livre noir des merveilles

Titre : Le livre noir des merveilles
Auteur : T. Owen
Date de parution : 1980
Editeur : Casterman

Sommaire de Le livre noir des merveilles

  • La fille de la pluie
  • Le coeur de jade
  • La nuit au château
  • Le parc
  • Pitié pour les ombres
  • Motel party
  • Père et fille
  • Villa à vendre
  • Bagatelles douces
  • Wohin am abend ?
  • La grille
  • Donatienne et son destin
  • Le serpent bleu
  • La truie
  • Passage du Dr Babylon
  • La boule noire
  • Dagydes
  • Le voyageur
  • Au cimetière de Bernkastel
  • L’informateur ambigu
  • La dame de Saint-Pétersbourg
  • La poule noire
  • Elna 1940
  • Les vilaines de nuit
  • Le miroir
  • Les taches
  • Amanda, pourquoi ?
  • Mutation
  • Le rat Kavar
  • Le péril

Première page de La fille de la pluie

« Sur la table, un petit bouquet de muguets achevait de jaunir dans un verre. Dans le coin de la chambre, entre la fenêtre et l’armoire laquée, deux valises en toile grise, l’une sur l’autre. Assis sur le lit, les mains entre les jambes, il ne devait pas lever le nez et regarder au-dehors pour savoir qu’il pleuvait toujours. Il contemplait le bout de ses pantoufles et écoutait le bruit de l’eau sur les plates-formes et dans les gouttières. Son ennui tournait tout doucement au désespoir.

Doppelganger poussa un interminable soupir en se demandant, une fois de plus, s’il allait prolonger son séjour ou rentrer chez lui. Au mois de mai, sur la côte de la mer du Nord, il fait très beau ou très mauvais. Il avait mal choisi son année. Déjà, plusieurs clients de l’hôtel avaient plié bagage, écœurés. Il se donna cependant jusqu’au soir pour se décider. »

Extrait de : T. Owen. « Le livre noir des merveilles. »

Eros au futur par J. Chambon

Fiche de Eros au futur

Titre : Eros au futur
Auteur : J. Chambon
Date de parution : 1977
Traduction : J. Chambon
Editeur : Casterman

Sommaire de Eros au futur

  • Pousser ou grandir par R. Silverberg
  • Majorité par A. K. Jorgensson
  • Nus et sans honte par R. E. Margroff
  • Les fusionneurs par R. Silverberg
  • Une fille un peu vieux jeu par J. Russ
  • Homme-chat contre Monte-en-l’air par H. Ellison
  • Aurélia par J. J. Russ
  • Prison culturelle par B. N. Malzberg
  • Faire surface ou mourir par T. Champagne
  • Dans l’étable par P. Anthony
  • Lambeth Blossom par B. W. Aldiss
  • Ma soeur, mon double par P. Sargent

Première page de Pousser ou grandir

« Je pousse… et la chaussure bouge. Vous vous rendez compte ? Elle bouge vraiment ! Je n’ai qu’à la pousser en pensée, sans les mains, avec la seule force de mon esprit. Ma vieille chaussure marron éculée, la gauche, traverse tranquillement ma chambre en glissant sur le sol. Elle passe devant la chaise, devant la pile de livres de classe usés (Géométrie, Espagnol Deuxième Année, Instruction Civique, Sciences Naturelles, etc.), devant mon tas de vêtements au rebut qui sent la transpiration. La chaussure m’obéit bel et bien. Avec un petit crissement elle surmonte les inégalités du vieux lino.
Voyez-là qui se cogne doucement contre le mur opposé, se retourne sur le côté, et enfin s’arrête. Son périple est terminé. Je parie que je pourrais lui faire escalader le mur. Mais ne te fatigue pas à ça, mec, pas maintenant. C’est un drôle de boulot. Détends-toi, Harry. Tes bras en tremblent. Tu es en nage. Vas-y doucement. Tu n’as pas besoin de tout prouver tout de suite. »

Extrait de : J. Chambon. « Eros au Futur. »

Dans la cité future par J. Chambon

Fiche de Dans la cité future

Titre : Dans la cité future
Auteur : J. Chambon
Date de parution : 1979
Traduction : J. Chambon
Editeur : Casterman

Sommaire de Dans la cité future

  • Les oeuvres de Dodkin par J. Vance
  • Une ville de rêve par H. Kuttner
  • Chicago par T. F. Monteleone
  • L’Oogenèse de la Cité des oiseaux par P. J. Farmer
  • Les tribulations d’un banlieusard par H. Ellison
  • Train de banlieue par R. E. Peck
  • Le vide-ordures par R. Goulart
  • Personne n’habite par ici par G. Benford
  • Sous les pavés, la pègre par D. R. Koontz
  • Vent d’est, vent d’ouest par F. M. Robinson

Première page de Les oeuvres de Dodkin

« De même que le serpent ne se souvient plus que ses ancêtres ont eu des pattes, la population de la Cité, dans sa grande majorité, avait fini par oublier les atteintes faites à sa liberté. Quelqu’un a dit quelque part : « Quand, dans une civilisation, l’écart se creuse entre la théorie et la pratique, c’est que cette civilisation est en train de subir un changement rapide. » En vertu d’un tel critère, le niveau de civilisation de la Cité était stable, voire statique. Les habitants avaient leur vie réglée par des plans, des codes et des traditions rigoureux, et s’estimaient satisfaits des aimables récompenses que leur accordait l’Organisation.
Mais dans le tissu le plus sain il y a des bactéries, et la plus infime impureté peut faire échouer une cristallisation dans sa phase critique.
Luke Grogatch était âgé de quarante ans. Mince et anguleux, il avait le front buté, quelque chose de vaguement sardonique dans le dessin de sa bouche et de ses sourcils, et la tête déjetée sur le côté comme s’il souffrait d’une oreille. »

Extrait de : J. Chambon. « Dans la cité future. »

Bateaux ivres au fil du temps par J. Chambon

Fiche de Bateaux ivres au fil du temps

Titre : Bateaux ivres au fil du temps
Auteur : J. Chambon
Date de parution : 1978
Traduction : J. Chambon
Editeur : Casterman

Sommaire de Bateaux ivres au fil du temps

  • Un jour le roi dans l’eau d’argent … par M. I. Ricketts
  • Café des artistes par B. N. Malzberg
  • L’échappée Belle, S. A. par K. Reed
  • (Moi + n) (Moi – n) par R. Silverberg
  • Si c’est là Winnetka, tu dois être Judy par F. M. Busby
  • Une vie toute tracée par F. M. Busby
  • Laborieuses chrysalides que nos souvenirs par J. Shirley
  • Jeffty, cinq ans par H. Ellison
  • La grande Bamboche par J. Vance
  • Le plus courte histoire de science-fiction jamais contée par R. Deeley

Première page de Un jour le roi dans l’eau d’argent …

« Il y a des gens dont vous savez au premier coup d’œil qu’ils ne font pas partie du tas. Cela tient à ce quelque chose d’intangible, à cette aura propre aux hommes de caractère, à ce je ne sais quoi qui distingue les « chefs nés » et les « meneurs » du reste d’entre nous. Tel était Charles Bamfield-Taylor. La première fois où je le vis, je sus d’instinct qu’il était immensément riche – bien que je n’eusse alors pas la moindre idée de son identité – car il était indubitablement pourvu de cette « aura propre aux hommes de caractère ». Il y avait toutefois en lui quelque chose qui disait que sa vie n’était pas ce qu’elle aurait dû être. Avant même qu’il m’eût adressé la parole, j’étais convaincu que ce crâne angulaire qui le caractérisait était le siège d’une espèce de conflit, l’esprit de l’aristocrate bien élevé se trouvant pour la première fois de son existence en lutte avec quelque mauvais instinct – et l’instinct, selon toute apparence, était en train de l’emporter.
Ce matin-là j’étais assis sur le pont bien chaud de mon bateau, occupé à astiquer les rambardes, le regard fixé sur l’Océan du Temps qui s’étendait »

Extrait de : J. Chambon. « Bateaux ivres au fil du temps. »

Après nous le délire par J. Chambon

Fiche de Après nous le délire

Titre : Après nous le délire
Auteur : J. Chambon
Date de parution : 1977
Traduction : J. Chambon
Editeur : Casterman

Sommaire de Après nous le délire

  • Dorg par R. A. Lafferty
  • Monsieur Mic-Mac par R. Rocklynne
  • Winston par K. Reed
  • Parle-moi de toi par F. M. Busby
  • Little Boy-Bis par B. W. Aldiss
  • Chassé-croisé dans le monde du Mardi par P. J. Farmer
  • Des mondes en cascades par R. Silverberg
  • New Orleans-sur-New York par G. A. Effinger
  • Nom (en capitales d’imprimerie) par J. T. Sladek
  • Cantaloups et Kangourous par D. R. Caro
  • Adieu Ganymède par B. N. Malzberg
  • La dérègle du jeu par D. Gerrold

Première page de Dorg

« Je ne comprends vraiment pas comment vous pouvez attendre une solution au problème de la faim dans le monde d’un dessinateur humoristique complètement dingue et d’un psychologue à moitié dingue, » éclata le charmant petit pot à tabac du nom d’Annalouise Krug. (Annalouise était la représentante de la Jeunesse Sans Distinction d’Âge.) « C’est le genre d’andouillerie sans imagination dont nous ont toujours gratifiés les vieux, » poursuivit-elle. (Chaque fois que deux ou trois personnes se réunissaient quelque part pour mettre au point un plan d’action, un représentant de la Jeunesse Sans Distinction d’Âge devait être présent ; c’était la loi.) « Ce qu’il nous faut, ce sont des idées originales, du sang nouveau. Pas les tristes radotages de quelques vieilles barbes, » décida-t-elle.

« Vous êtes pourtant la plus âgée des personnes présentes, Annalouise, » répliqua Adrian Durchbruch, le Grand Patron du Centre de Recherche Écologique talonné par la nécessité. »

Extrait de : J. Chambon. « Après nous le délire. »

Dédales démesurés par P. K. Dick

Fiche de Dédales démesurés

Titre : Dédales démesurés
Auteur : P. K. Dick
Date de parution : 1982
Traduction : A. Dorémieux, J.-P. Pugi
Editeur : Casterman

Sommaire de Dédales démesurés

  • Planète pour hôtes de passage
  • Le dernier des maîtres
  • Service après vente
  • A l’image de Yancy
  • Le M inaltérable
  • La petite boîte noire
  • Guerre sainte
  • De par sa couverture

Première page de Planète pour hôtes de passage

« Le soleil de fin d’après-midi brillait dans le ciel, brûlant et aveuglant. Trent s’arrêta un moment pour reprendre son souffle. À l’intérieur de son casque, son visage ruisselait de sueur, et la condensation lui obstruait la gorge et recouvrait de buée la visière transparente.
Il posa par terre son sac de secours et remonta son ceinturon. Il retira de son réservoir à oxygène deux tubes vides qu’il jeta dans les broussailles. Les tubes roulèrent et disparurent, se perdant parmi les enchevêtrements de feuilles rouges et vertes et de plantes grimpantes.
Trent consulta son compteur, jugea la mesure indiquée suffisamment basse et décida d’enlever son casque pour un précieux moment.
L’air frais envahit ses narines et sa bouche. Il aspira profondément, se remplissant les poumons. L’air sentait bon, il embaumait l’odeur des plantes en pleine croissance. Il l’expulsa de ses poumons, inspira de nouveau. »

Extrait de : P. K. Dick. « Dédales démesurés. »

Signaux du silence par R. Silverberg

Fiche de Signaux du silence

Titre : Signaux du silence
Auteur : R. Silverberg
Date de parution : 1979
Traduction : A. Dorémieux
Editeur : Casterman

Sommaire de Signaux du silence

  • Le chancelier de fer
  • Issus d’une même couvée
  • Il était une vieille femme
  • Trip dans le réel
  • Le vent et la pluie
  • Nef ma soeur, étoile ma soeur
  • Notes sur l’ère prédynastique
  • Né avec les morts

Première page de Le chancelier de fer

« Les Carmichael étaient une famille du genre replet. Aucun de ses quatre membres n’arrivait à perdre un seul kilo. Et il se trouvait qu’une offre toute spéciale était faite sur les robots domestiques à l’un des magasins de vente de robots : 40 % de remise sur le modèle 2061, muni de régulateurs réglables de rations caloriques.
L’idée d’avoir ses repas préparés et servis par un robot qui garderait un œil de solénoïde en vrille sur le tour de taille de toute la maisonnée ne déplaisait pas à Sam Carmichael. Après avoir contemplé songeusement le modèle flambant neuf exposé, tout en pétrissant machinalement sa panse rebondie, il finit par demander : « Combien ? »
Le vendeur afficha un sourire aussi étincelant qu’artificiel. « Seulement 2 995 crédits, monsieur. Garantie totale de cinq ans. Avec 200 crédits comptant et le solde sur quarante mois. »
Carmichael fronça les sourcils, réfléchissant à son avoir bancaire. Puis il songea à la ligne de sa femme, aux lamentations de sa fille sur son besoin de se mettre au régime. En outre Jemima, leur vieux robot cuisinier (baptisé par eux d’un nom féminin), était usé et à moitié disloqué, et offrait un aspect déplorable quand ils avaient des invités à dîner[…] »

Extrait de : R. Silverberg. « Signaux du silence. »

Les conquérants de l’ombre par R. Silverberg

Fiche de Les conquérants de l’ombre

Titre : Les conquérants de l’ombre
Auteur : R. SIlverberg
Date de parution : 1965
Traduction : F. et P. Reumaux
Editeur : Casterman

Première page de Les conquérants de l’ombre

« Les Seigneurs de la Mer

Le bateau des Seigneurs de la Mer était un peu plus qu’un point dansant, un petit serpent de couleur se détachant à l’horizon contre le vert roulis sans fin de la mer puissante. Encore quelques heures et les hommes de la mer entreraient dans le port de Vythain et débarqueraient dans la cité. Mais les habitants de la ville flottante frissonnaient déjà de terreur à l’idée que les arrogants Seigneurs des Flots allaient être parmi eux.
Un peu après midi, un murmure s’était répandu comme une traînée de poudre dans la ville :
— Les Seigneurs de la Mer arrivent ! Leur bateau a été repéré !
Et tout le monde à Vythain de se retourner vers son voisin et de dire : « C’est bien vrai ? Ils arrivent ?  »

Extrait de : R. Silverberg. « Les conquérants de l’ombre. »

Les déserteurs temporels par R. Silverberg

Fiche de Les déserteurs temporels

Titre : Les déserteurs temporels (Tome 1 sur 2 – Fugues dans le temps)
Auteur : R. Silverberg
Date de parution : 1967
Traduction : B. Martin
Editeur : Casterman

Première page de Les déserteurs temporels

« Le monde surpeuplé avait sa beauté, disait-on. Les tours cristallines des villes groupées en rangs serrés, les rythmes organisés d’une foule montant la rampe d’un transport rapide, la danse du soleil sur le million de tuniques iridescentes se pressant sur une grand-place… en toutes ces choses, prétendaient les esthètes, résidait la beauté.
Quellen n’avait rien d’un esthète. Bureaucrate banal, humble fonctionnaire d’intelligence acceptable et de tendances normales, il considérait le monde qu’il avait devant lui en l’an 2490 comme infernal. Quellen était totalement incapable de considérer ce hideux surpeuplement comme l’expression moderne de la beauté. Il en avait horreur. Eût-il appartenu à la Première Classe ou même à la Deuxième, Quellen se fût trouvé mieux en mesure d’apprécier l’esthétique nouvelle, car il n’aurait pas été dans l’obligation de vivre en plein milieu. Mais Quellen était de Septième Classe. Le monde n’a pas tout à fait le même aspect pour un homme de la Septième Classe que pour un membre de la Deuxième. »

Extrait de : R. Silverberg. « Fugues dans le temps – Les déserteurs temporels. »

Les lubies lunatiques par Fritz Leiber

Fiche de Les lubies lunatiques

Titre : Les lubies lunatiques
Auteur : F. Leiber
Date de parution : 1980
Traduction : A. Dorémieux
Editeur : Casterman

Première page de Les lubies lunatiques

  • Le pistolet automatique
  • Fantôme de fumée
  • La fille aux yeux avides
  • Je cherche Jeff
  • L’homme qui ne rajeunissait jamais
  • La grande caravane
  • Mariana
  • La prison de cristal
  • Le porteur de folie
  • La treizième marche
  • L’homme qui aimait l’électricité
  • Les mouches de l’hiver
  • La dernière lettre
  • Rêves en tube
  • L’incubation fabuleuse
  • Or, noir et argent
  • Une enfant perdue

Première page de Le pistolet automatique

« INKY ne laissait personne manipuler son pistolet automatique ni même le toucher. C’était une arme imposante, d’un noir bleuté ; quand on tirait juste une fois, huit balles de calibre 45 jaillissaient du canon presque à la file.
Inky avait des gestes évoquant ceux d’une machine quand il avait en main son automatique. Il avait la manie de le démonter et de le remonter, et il passait son temps à polir soigneusement la détente à la lime.
Glasses lui avait dit une fois : « Tu finiras par le rendre tellement sensible qu’un jour il te pétera à travers la poche du pantalon et te mettra le pied en bouillie. Tu n’auras simplement qu’à y penser et il se mettra à se décharger.  »

Extrait de : F. Leiber. « Les lubies lunatiques. »