Étiquette : Chronique du tueur de roi
La musique du silence par Patrick Rothfuss

Fiche de La musique du silence
Titre : La musique du silence (Tome 3 sur 4 – Chronique du tueur de roi)
Auteur : Patrick Rothfuss
Date de parution : 2014
Traduction : C. Carrière
Editeur : Bragelonne
Première page de La musique du silence
« Lorsque Auri s’éveilla, elle sut qu’elle disposait de sept jours.
Oui. Elle en était tout à fait sûre. Il lui rendrait visite le septième jour.
Un grand laps de temps. Longtemps à attendre. Mais pas si longtemps étant donné tout ce qui devait être accompli. Pas si elle faisait attention. Pas si elle voulait être prête.
Ouvrant les yeux, Auri distingua un soupçon de lumière pâle. Chose rare, car elle s’était blottie dans la Mante, le plus reculé de ses refuges. C’était donc un jour blanc. Un jour intense. Un jour de trouvailles. Elle sourit, son cœur pétillant d’enthousiasme.
Il y avait juste assez de lumière pour discerner la forme pâle de son bras quand ses doigts trouvèrent le compte-gouttes sur l’étagère près de son lit. »
Extrait de : P. Rothfuss. « Chronique du tueur de roi – La musique du silence. »
La peur du sage Tome 2 par Patrick Rothfuss
Fiche de La peur du sage Tome 2
Titre : La peur du sage Tome 2 (Tome 2 sur 4 – Chronique du tueur de roi)
Auteur : Patrick Rothfuss
Date de parution : 2011
Traduction : C. Carrière
Editeur : Bragelonne
Première page de La peur du sage Tome 2
« Au cours des heures qui ont suivi, j’ai fait la connaissance des hommes avec qui le Maer m’avait mis en selle… Façon de parler, bien sûr, puisque l’un d’eux était une femme et que nous étions tous à pied.
C’est à Tempi que je me suis intéressé tout d’abord, car c’était le tout premier mercenaire adem que je rencontrais. Loin d’être le tueur imposant au regard impitoyable auquel je m’attendais, Tempi était plutôt d’allure quelconque, n’étant ni particulièrement grand, ni particulièrement large d’épaules. Il avait la peau et les cheveux clairs, les yeux gris pâle. Son expression était aussi vide qu’une feuille de papier vierge. Étrangement vide. Délibérément vide.
Je savais que les mercenaires adems portaient des vêtements rouge sang en guise d’insigne, mais j’ai été surpris par la façon dont il était vêtu. Sa chemise était fermée par une dizaine de courroies de cuir souple et son pantalon ceinturé à la taille, aux cuisses et aux genoux. Tout était du même rouge sang et ses vêtements ajustés le moulaient comme un gant. »
Extrait de : P. Rothfuss. « Chronique du tueur de roi – La peur du sage Tome 2. »
La peur du sage Tome 1 par Patrick Rothfuss

Fiche de La peur du sage Tome 1
Titre : La peur du sage Tome 1 (Tome 2 sur 4 – Chronique du tueur de roi)
Auteur : Patrick Rothfuss
Date de parution : 2011
Traduction : C. Carrière
Editeur : Bragelonne
Première page de La peur du sage Tome 1
« L’aube approchait. L’auberge de La Pierre levée était envahie par le silence, un silence en trois parts.
Le premier silence était un calme en creux, l’écho de choses absentes.
S’il y avait eu un orage, les gouttes de pluie auraient crépité et tambouriné sur les tiges grimpantes des selas. Le tonnerre aurait marmonné, grondé, et chassé le silence sur la route comme un tas de feuilles mortes. S’il y avait eu des voyageurs s’étirant dans leur lit, ils auraient repoussé le silence de leurs lambeaux de rêves à demi oubliés. S’il y avait eu de la musique… mais non, bien sûr, il n’y avait pas de musique. En fait, il n’y avait rien de tout cela et seul le silence demeurait.
À l’intérieur de l’auberge, un homme aux cheveux noirs a refermé la porte de derrière. Dans l’obscurité, il a traversé la cuisine et la salle à pas de loup puis a descendu l’escalier qui menait à la cave. »
Extrait de : P. Rothfuss. « Chronique du tueur de roi – La peur du sage Tome 1. »
Le nom du vent par Patrick Rothfuss

Fiche de Le nom du vent
Titre : Le nom du vent (Tome 1 sur 4 – Chronique du tueur de roi)
Auteur : Patrick Rothfuss
Date de parution : 2007
Traduction : C. Carrière
Editeur : Bragelonne
Première page de Le nom du vent
« C’était de nouveau la nuit. L’auberge de la Pierre levée était envahie par le silence, un silence en trois parts. Le premier était un calme en creux, l’écho de choses absentes. S’il y avait eu du vent, il aurait soupiré en passant entre les arbres, fait grincer la chaîne de l’enseigne et chassé le silence sur la route comme un tas de feuilles mortes. S’il y avait eu une foule de clients, même une poignée seulement, attablés dans la salle de l’auberge, ils auraient rempli le silence de leurs conversations et de leurs rires, du vacarme et des clameurs que l’on s’attend à trouver dans un débit de boissons à une heure avancée de la nuit. S’il y avait eu de la musique… mais non, bien sûr, il n’y avait pas de musique. En fait, il n’y avait rien de tout cela et seul le silence demeurait.
À l’intérieur de l’auberge, deux hommes étaient installés à un bout du comptoir. Ils buvaient avec une tranquille détermination, évitant de discuter des nouvelles inquiétantes. Ainsi, ils ajoutaient un petit silence maussade au premier, celui qui était plus vaste, celui qui était creux, combinant avec lui une sorte d’alliage, un genre d’harmonie. »
Extrait de : P. Rothfuss. « Chronique du tueur de roi – Le nom du vent. »