Étiquette : Fleuve noir
Cauchemars d’acier par J.-P. Andrevon

Fiche de Cauchemars d’acier
Titre : Cauchemars d’acier
Auteur : J.-P. Andrevon
Date de parution : 1993
Editeur : Fleuve noir
Première page de Cauchemars d’acier
« Le début de l’histoire, ce fut pour Fred Carré cette soirée chez Henri et Marina Vachet. Une soirée entre copains, de celles qu’on arrose bien parce qu’on est là pour ça et qu’il n’y a pas grand-chose d’autre à faire. Entre copains ? En réalité, sur le nombre des présents, Fred ne connaissait véritablement qu’une demi-douzaine de personnes, dont deux collègues de travail, François Gros et Brigitte Laurent, plus une nana avec qui il avait eu une brève liaison deux ans auparavant. Bien avant Karin.
En fait, s’il était là, par ce samedi soir frais et pluvieux d’octobre, dans cette maison cossue située à une vingtaine de kilomètres de la ville, au milieu des collines, il le devait à Karin. C’est elle qui était amie, avec les Vachet. Une amie apparemment proche, et sans doute de longue date. Il n’y avait qu’à voir la façon dont elle se comportait avec l’architecte entre deux âges et sa voyante épouse pour s’en persuader : messes »
Extrait de : J.-P. Andrevon. « Cauchemars d’acier. »
La planète du crépuscule par B. Hambly

Fiche de La planète du crépuscule
Titre : La planète du crépuscule (Star Wars)
Auteur : B. Hambly
Date de parution : 1998
Traduction : J.-M. Toussaint
Editeur : Fleuve noir
Première page de La planète du crépuscule
« Le premier à mourir fut un aspirant nommé Koth Barak.
L’un de ses compagnons d’équipage à bord de l’Inflexible, croiseur d’escorte de la Nouvelle République, le trouva affalé sur l’une des tables de la salle de repos du pont numéro neuf. C’était là que, une demi-heure plus tôt, en prenant sa pause, l’aspirant était venu chercher une tasse de caféine bien méritée. Vingt minutes plus tard, alors que Barak aurait déjà dû être de retour à son poste, le sergent d’artillerie Gallie Wover s’en était allée, exaspérée, à sa recherche, persuadée que l’aspirant était encore connecté aux banques de données de l’infolog « juste pour voir si quelqu’un ne mentionnait pas la mission ».
Bien entendu, il était évident que personne n’allait mentionner la mission en question. Bien qu’accompagnée de l’Inflexible, Leia Organa Solo ne souhaitait pas que son voyage vers le secteur de Méridian soit considéré comme une visite officielle de chef d’Etat. »
Extrait de : B. Hambly. « Star Wars – La planète du crépuscule. »
Ishmaël par B. Hambly

Fiche de Ishmaël
Titre : Ishmaël (Star Trek)
Auteur : B. Hambly
Date de parution : 1985
Traduction : M. J. Henry
Editeur : Fleuve noir
Première page de Ishmaël
« Les douces notes de la sonnette troublèrent l’intimité de la cabine. Le capitaine James T. Kirk, le regard perdu sur le plafond, au-dessus de sa couchette, fut presque tenté de ne pas répondre. Le commandant de l’Entreprise se devait pourtant de le faire, même si, officiellement, il était de repos.
Il n’avait pas dormi depuis deux jours. À l’heure qu’il était, il pouvait même en ajouter un troisième. Il avait somnolé, effleurant les cauchemars qui lui faisaient sans cesse revivre ce qui s’était passé. Ses songes se terminaient toujours par l’énigme implacable, et le lourd silence qui émanait des profondeurs de l’espace. »
Extrait de : B. Hambly. « Star Trek – Ishmaël. »
Le dieu de la guerre par A. Paris

Fiche de Le dieu de la guerre
Titre : Le dieu de la guerre
Auteur : A. Paris
Date de parution : 1989
Editeur : Fleuve noir
Première page de Le dieu de la guerre
« Hastings. 14 octobre 1066
Commencée à neuf heures du matin, indécise durant une partie de la journée, la bataille était virtuellement perdue pour les Normands, en milieu d’après-midi.
Au carrefour des routes de Hastings et de Sedlescombe, au sommet d’une colline très pentue, Harold avait fait planter ses deux étendards, sa bannière personnelle ainsi que le Dragon du Wessex. À son côté, ses frères Gyrth et Leofwine attendaient le moment propice pour rejoindre les hommes de leur fyrd, thanes à cheval et piétailles, et les lancer à la curée.
Sept mille hommes composaient la force saxonne. Cette armée était disposée en une profonde phalange de dix rangs. Bouclier contre bouclier, maniant la lourde hache de combat, les Saxons occupaient un front d’un peu moins de six cents mètres situé entre un ruisseau assez profond et le carrefour des routes. Les huscarls, la garde personnelle d’Harold, constituaient la réserve. »
Extrait de : A. Paris. « Le dieu de la guerre. »
Awacs par A. Paris

Fiche de Awacs
Titre : Awacs
Auteur : A. Paris
Date de parution : 1993
Editeur : Fleuve noir
Première page de Awacs
« Dhahran. Arabie Saoudite.
18 février 1991.
Jill dormit durant la majeure partie du trajet qui l’amenait de Riyad à Dhahran. Le chauffeur de taxi saoudien qui conduisait du bout des doigts la Mercedes repeinte en jaune et noir tenta bien d’amorcer un brin de conversation, mais la jeune femme se sentait trop exténuée par trois nuits d’alertes incessantes pour le suivre dans cette voie. Elle ferma les yeux presque aussitôt assise sur le similicuir du siège et ne les rouvrit que bien plus tard, dans les faubourgs de Dhahran, quand la voiture fut arrêtée pour un contrôle d’identité. Elle tendit d’un geste las au policier militaire le pass qui l’accréditait auprès du commandement en chef de l’aviation américaine et profita des derniers kilomètres d’autoroute pour jeter un coup d’œil sur ses notes.
— Hôtel International, Miss ? demanda le chauffeur. »
Extrait de : A. Paris. « Awacs. »
Ashermayam par A. Paris

Fiche de Ashermayam
Titre : Ashermayam
Auteur : A. Paris
Date de parution : 1986
Editeur : Fleuve noir
Première page de Ashermayam
« À petits coups de talons, Tjalmar pressa les flancs de sa monture qui s’engagea sur la pente sableuse. Une brise légère, chargée d’odeurs salines, montait de l’océan. Le village se tenait en contrebas de la dune : quelques cabanes de pêcheurs, deux ou trois pontons, des barques tirées sur la grève. Tjalmar mit une main, en visière devant ses yeux, tentant de déceler une quelconque activité, un signe de vie, un mouvement. Une fois de plus, une bouffée d’air salin lui parvint, mais cette fois, chargée de relents de pourriture.
— Du calme, ma belle, dit-il en flattant le col de l’animal.
La jument frémissait, oreilles pointées vers l’avant, naseaux dilatés, encolure tendue à l’extrême. La voix de l’homme la calma un peu mais elle tremblait toujours.
— Du calme, répéta Tjalmar.
Il resserra autour de lui les pans de son manteau vert sombre, vérifia que son épée coulissait bien dans sa gaine, décrocha l’arbalète pendue au flanc de la monture et engagea un trait. »
Extrait de : A. Paris. « Ashermayam. »
Achéron par A. Paris

Fiche de Achéron
Titre : Achéron
Auteur : A. Paris
Date de parution : 1988
Editeur : Fleuve noir
Première page de Achéron
« 27 AOÛT
C’était une chambre meublée dans le style suédois, net, dépouillé et fonctionnel. Une peinture et une photographie constituaient les seuls éléments de décoration et Proctor ne pouvait s’empêcher de penser que son propre choix n’aurait pu s’avérer guère différent.
Le tableau était une copie d’un Mondrian exposé à l’Offentliche Kunstsammlungen de Bâle, une œuvre de petite dimension, 80 x 50, intitulé Composition en rouge, jaune et bleu, appartenant à la période de maturité du maître hollandais. La trame serrée des zones de couleur et de noir et blanc, les carrés et les rectangles apparemment disposés au petit bonheur et pourtant répartis avec un extraordinaire sens de la composition, fascinaient Gilbert qui décelait parfois en ce tableau la touche apaisante de rationnel dans un univers pris de folie.
La photographie en noir et blanc accrochée au mur, à la tête du lit, n’était pas moins intéressante. Il s’agissait d’une reproduction agrandie d’un cliché de W. Eugen Smith, reporter de Life. »
Extrait de : A. Paris. « Achéron. »
Soldat-chien 2 par A. Paris

Fiche de Soldat-chien 2
Titre : Soldat-chien 2
Auteur : A. Paris
Date de parution : 1988
Editeur : Fleuve noir
Première page de Soldat-chien 2
« Euro 5 Nord.
Vendreday.
Pareils à de monstrueux insectes noirs corsetés d’or, trois hélicobulles de la Sécurité tournoyaient en vrombissant dans le crépuscule d’un ocre délavé. Ils attendaient un signal pour se poser sur l’aire dégagée au sommet d’une tour de quatre-vingt-quinze étages de Niveau Un, dans Euro 5 Nord. Autour de l’aire elle-même, dans la bise glaciale d’un hiver précoce, se tenaient une trentaine d’individus revêtus de combinaisons noires et bleues de la Sécurité. L’officier qui les dirigeait attendait lui aussi les ordres. Ses subordonnés étaient répartis sur la périphérie de l’aire d’atterrissage, guettant les toits des tours voisines.
Le bracelet-émetteur de l’officier émit un bourdonnement faible mais continu, et son propriétaire jeta un regard alentour afin de vérifier que chacun était bien à son poste. Puis il se recula et les trois hélicobulles entamèrent leur descente. Les pilotes se méfiaient de toute évidence des appels d’air et des forts courants glacés mugissant entre les tours. »
Extrait de : A. Paris. « Soldat-chien 2. »
Soldat-chien par A. Paris

Fiche de Soldat-chien
Titre : Soldat-chien
Auteur : A. Paris
Date de parution : 1986
Editeur : Fleuve noir
Première page de Soldat-chien
« Euro 5 Ouest
22 h 07 (locale)
Marday.
— Plus personne ne fête son anniversaire, de nos jours, dit Antonio d’Agrozza. C’était une coutume du siècle dernier.
— J’aime cette coutume, insista Lana Davish. Il me semble que vingt années d’existence, c’est un événement à célébrer. Voilà pourquoi je vous ai amenés ici.
— C’est un endroit tellement étrange, ma chérie, intervint Pia d’Agrozza. Tellement DIFFERENT. Tu dois comprendre la réaction d’Antonio. Même Claire, j’en suis sûre, ne se sent pas vraiment à son aise. N’est-ce pas, Claire ?
Claire Norqvist acquiesça d’un battement de cils. Des cinq convives, elle était la plus âgée, la plus mûre aussi. Son fiancé, Dick Armstrong, n’avait pas desserré les dents depuis le début du repas. Pia d’Agrozza avait fait à elle seule les frais de la conversation. Et voilà qu’à présent, son frère, Antonio, disait tout haut ce que chacun pensait tout bas. »
Extrait de : A. Paris. « Soldat-chien. »
Reich par A. Paris

Fiche de Reich
Titre : Reich
Auteur : A. Paris
Date de parution : 1986
Editeur : Fleuve noir
Première page de Reich
« Berlin. 30 avril 1945.
Une énorme détonation éclata tout près, et la masse de béton du Führerbunker trembla sur ses assises liquides. Un instant, les lumières vacillèrent, décrurent d’intensité, puis brillèrent à nouveau d’une lueur blanche, malsaine.
Eva Hitler, née Braun, leva instinctivement les yeux vers le plafond, et les variations de luminosité accentuèrent les zones d’ombre dans ses traits creusés par la fatigue et la tension nerveuse.
La jeune femme portait une simple robe bleue à col et poignets blancs. Aucun bijou, pas même une montre. Elle échangea un long regard avec son époux de la veille, et Adolf Hitler hocha la tête. La jeune femme enleva ses chaussures et les déposa au pied du divan. Puis elle s’allongea et considéra la petite capsule dans le creux de sa main. »
Extrait de : A. Paris. « « Reich ». »