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Le syndrome Karelmann par Alain Paris et Jean-Pierre Fontana

Fiche de Le syndrome Karelmann

Titre : Le syndrome Karelmann (Tome 2 sur 3 – Les ravisseurs d’éternité)
Auteur : Alain Paris et Jean-Pierre Fontana
Date de parution : 1985
Editeur : Fleuve noir

Première page de Le syndrome Karelmann

« Durant la seconde moitié du XXIe siècle, les ressources naturelles de la planète se dégradèrent à un point tel que les autorités réunies des différents États ayant survécu au Troisième Conflit mondial décidèrent les mesures suivantes :

— Les populations seraient désormais concentrées dans d’énormes cités cernées par un écran d’énergie destiné à limiter à jamais leur expansion horizontale, les campagnes se trouvant du même coup rendues à leur destination première : l’agriculture et l’élevage.

— Une infime fraction de ces mêmes populations serait chargée d’assurer cette fonction agricole et se verrait par conséquent autorisée à s’établir hors des « murs » des cités.

— Il n’y aurait plus aucun contact direct entre les villes et la campagne, l’acheminement des marchandises dans un sens comme dans l’autre s’effectuant sans la participation des humains et par le seul truchement des machines.

— Tout individu qui enfreindrait la loi et tenterait de passer de la ville à la campagne se verrait condamné à subir un traitement rééducatif dans un centre psychiatrique au même titre que les criminels et les asociaux. »

Extrait de : A. Paris et J.-P. Fontana. « Les ravisseurs d’éternité – Le syndrome Karelmann. »

Dernier étage avant la frontière par Alain Paris et Jean-Pierre Fontana

Fiche de Dernier étage avant la frontière

Titre : Dernier étage avant la frontière (Tome 1 sur 3 – Les ravisseurs d’éternité)
Auteur : Alain Paris et Jean-Pierre Fontana
Date de parution : 1984
Editeur : Fleuve noir

Première page de Dernier étage avant la frontière

« Le Nocturne pour Démiurges déments du Professeur Friedlander constituait l’événement mondain de la saison artistique à Nouvelle-Jéricho. Les premiers concerts de musique sensitive, qualifiée d’orgasmique par ses détracteurs, remontaient à un peu moins de trois ans. Très rapidement, ils avaient déplacé les foules. On avait donc escompté vingt mille spectateurs pour cette soirée exceptionnelle ; il s’en présenta en fait un peu plus de cinquante mille. Même le prix des places n’avait pas découragé les amateurs et les curieux. Fixé à huit cents talents, il assurait en tout cas au compositeur-interprète un cachet confortable puisque le Professeur Friedlander ne traitait jamais à moins de trente pour cent. En fait, on refusa du monde. Quarante-six mille huit cent treize personnes payantes, plus une petite centaine de critiques et invités, avaient tout de même pu prendre place lorsque commença le récital. »

Extrait de : A. Paris et J.-P. Fontana. « Les ravisseurs d’éternité – Dernier étage avant la frontière. »

Le désert des cendres par Alain Paris et Jean-Pierre Fontana

Fiche de Le désert des cendres

Titre : Le désert des cendres (Tome 5 sur 5 – Chroniques de la Lune rouge)
Auteur : Alain Paris et Jean-Pierre Fontana
Date de parution : 1992
Editeur : Fleuve noir

Première page de Le désert des cendres

« JOURNAL DU SIEUR SENTENIEZ, ASTROLOGUE, ALCHIMISTE, ADEPTE DE LA VIEILLE SCIENCE. ÉCRIT EN LE FIEF DU SEIGNEUR-BARONNET ZAMIAGO, SIS EN LES ÎLES DITES PARADIS SITUÉES AU CREUX DE LA MER CARIBE ET AUX CONFINS DE L’OCÉAN DU LEVANT.

Les sages assurent que l’expérience fait l’homme, qu’elle le modèle. Je suis entièrement d’accord avec cette définition, quoique j’aimerais y apporter une nuance : je crois en effet que l’expérience modifie l’homme pour en faire parfois un être totalement différent de ce qu’il fut dans son passé.
L’exemple le plus frappant qui me vienne à l’esprit, pendant que j’écris ces lignes, est celui de mon ami, Sarkô le Niorkais. »

Extrait de : A. Paris et J.-P. Fontana. « Chroniques de la Lune rouge – Le désert des cendres. »

La cité des hommes-de-fer par Alain Paris et Jean-Pierre Fontana

Fiche de La cité des hommes-de-fer

Titre : La cité des hommes-de-fer (Tome 4 sur 5 – Chroniques de la Lune rouge)
Auteur : Alain Paris et Jean-Pierre Fontana
Date de parution : 1986
Editeur : Fleuve noir

Première page de La cité des hommes-de-fer

« Au commencement, il y eut la Lune Rouge. Elle était apparue dans le ciel des hommes comme pour leur faire oublier celle qu’ils avaient perdue, la blafarde, chassée loin dans les profondeurs abyssales de l’éther par les pires sortilèges, ceux qui font intervenir les feux de l’enfer. Depuis, elle penchait son visage ensanglanté sur un monde de guerres et de malheurs. C’était elle qui couvrait de froidure et de solitude les terres glacées des Grandes Zunes, le pays de Sarkô.

Mais cette année-là, poussé par le blizzard et la famine, le peuple de Niork avait dû s’éloigner de son territoire pour atteindre les troupeaux de bufs et espérer survivre. Au retour d’une expédition de chasse, Sarkô n’avait plus retrouvé les siens. La tribu venait de connaître la plus grande tragédie de son histoire, vaincue par la rage sanguinaire de guerriers surgis des airs. »

Extrait de : A. Paris et J.-P. Fontana. « Chroniques de la Lune rouge – La cité des hommes-de-fer. »

Le clan du brouillard par Alain Paris et Jean-Pierre Fontana

Fiche de Le clan du brouillard

Titre : Le clan du brouillard (Tome 3 sur 5 – Chroniques de la Lune rouge)
Auteur : Alain Paris et Jean-Pierre Fontana
Date de parution : 1985
Editeur : Fleuve noir

Première page de Le clan du brouillard

« Il y avait eu une Lune Blanche dans le ciel des Grandes Zunes. C’était bien longtemps avant la naissance de Sarkô. Un temps que la tradition orale du peuple de Niork ne savait même plus situer tellement les saisons avaient succédé aux saisons. Puis, un jour, elle avait quitté les cieux bénis et la détresse avait recouvert le monde de givre et de glace. Ce furent des années de deuil dont nul ne se souvient.

Alors, les hommes prièrent, mieux qu’ils ne l’avaient jamais fait auparavant. Ils supplièrent les dieux de sauver le monde. Et les dieux entendirent la voix du peuple niorkais. La Lune Rouge apparut dans le ciel, se rapprocha jusqu’à donner à chacun l’impression qu’il allait pouvoir la toucher rien qu’en se soulevant un peu. Elle accompagna les nomades durant les longues quêtes du gibier, berça leurs veilles, suscita des contes pour les enfants sages. Elle devint le symbole du bonheur retrouvé. »

Extrait de : A. Paris et J.-P. Fontana. « Chroniques de la Lune rouge – Le Clan du brouillard. »

Le temple du Dieu Mazon par Alain Paris et Jean-Pierre Fontana

Fiche de Le temple du Dieu Mazon

Titre : Le temple du Dieu Mazon (Tome 2 sur 5 – Chroniques de la Lune rouge)
Auteur : Alain Paris et Jean-Pierre Fontana
Date de parution : 1985
Editeur : Fleuve noir

Première page de Le temple du Dieu Mazon

« En des temps si lointains que la mémoire ne les perçoit déjà plus que comme une légende, le soleil s’éloigna des terres bénies des hommes et devint si petit que les forêts s’enfoncèrent sous la neige et que les lacs gelèrent. Bientôt, la Lune Blanche disparut pour ne plus revenir que de loin en loin, au point que ses visites au ciel des Grandes Zunes prirent des allures de présages. A sa place s’installa la Lune Rouge, ronde et balafrée, si grosse parfois que les humains allèrent jusqu’à redouter qu’elle ne les écrase. Les siècles défilèrent sur les anciens empires ; d’autres royaumes naquirent et moururent. Dans les étendues boréales, des tribus se partagèrent les territoires des bufs, des ours et des grands loups blancs. A l’est dominèrent les Niorkais, la race dont naquit Sarkô qui nous a laissé cette histoire. Plus au centre, les Chigos, peuple pacifique et presque sédentaire malgré les chasses longues et lointaines, entretinrent commerce avec leurs voisins et jusqu’en pays Mex. »

Extrait de : A. Paris et J.-P. Fontana. « Chroniques de la Lune rouge – Le Temple Du Dieu Mazon. »

Sarkô des grandes zunes par Alain Paris et Jean-Pierre Fontana

Fiche de Sarkô des grandes zunes

Titre : Sarkô des grandes zunes (Tome 1 sur 5 – Chroniques de la Lune rouge)
Auteur : Alain Paris et Jean-Pierre Fontana
Date de parution : 1984
Editeur : Fleuve noir

Première page de Sarkô des grandes zunes

« La. boîte avait la forme d’un parallélépipède de très faible épaisseur. Sur l’une des quatre faces à peine larges comme la moitié d’un doigt, une ouverture permettait d’insérer une grosse bille.La prêtresse Eshnaïn conservait la boite et les billes dans un coffret de cuir qui se trouvait placé lui-même dans le chariot le plus lourd, celui réservé aux objets du culte. L’une des deux faces carrées de la boite avait la transparence du verre. On pouvait voir, au travers, l’étrange parcours en spirale que devait accomplir la bille pour arriver au centre, où s’ouvrait un autre trou permettant de la récupérer. Ce soir-là, les enfants étaient en extase car la Mère Spirituelle du clan avait tiré la boîte de son coffret. Elle avait choisi une grosse bille verte dans l’étui de protection. Ils attendaient à présent que la boîte leur parle ou leur chante les récits des temps anciens.
— Ce que vous allez entendre est arrivé bien avant le premier passage de l’étoile bleue, fit la prêtresse. »

Extrait de : A. Paris et J.-P. Fontana. « Chroniques de la Lune rouge – Sarkô des grandes zunes. »

La machine à bonheur par James E. Gunn

Fiche de La machine à bonheur

Titre : La machine à bonheur (Star Trek)
Auteur : James E. Gunn
Date de parution : 1996
Traduction : P. Bakouny
Editeur : Fleuve noir

Première page de La machine à bonheur

« Derrière les hublots, la planète suspendue dans l’espace ressemblait à une boule de Noël. Baignée par la lueur dorée de son soleil G2, à cent quarante-cinq millions de kilomètres de distance, Timshel tournait lentement : une oasis bleu et blanc dans le désert spatial, une anomalie exquise dans la vacuité de l’univers.
Quand les vaisseaux touristiques interstellaires adoptaient une trajectoire hélicoïdale pour entrer en orbite, le spectacle changeait. À travers les nuages tourbillonnants, les passagers voyaient les calottes polaires brillantes comme des balises, puis des masses de terre vertes. La planète tournait, révélant cinq continents verts et bruns sur fond bleu, puis des îles et des archipels. »

Extrait de : J. E. Gunn. « Star Trek – La machine a bonheur. »

Quand le temps soufflera par M. Jeury

Fiche de Quand le temps soufflera

Titre : Quand le temps soufflera
Auteur : M. Jeury
Date de parution : 1983
Editeur : Fleuve noir

Première page de Quand le temps soufflera

« La mer était là : douce, rude, fidèle, éternelle… Pour la première fois depuis son retour du temps-plus, Simon Jallas pouvait regarder le monde sans trop d’angoisse. Il repartirait bientôt, il le savait. Il affronterait de nouveau les vents fous de l’année +10, mais il ne connaîtrait plus la terreur qui l’avait saisi à chacun de ses précédents voyages dans la destinée. Il serait prêt à affronter l’horreur et l’épouvante qui l’attendaient dix années en avant. Il serait prêt, il serait fort.
Les vagues dansaient à quelques pas en murmurant leur indéchiffrable message. La mer lui parlait. La mer savait peut-être. Un frisson d’écume courait sans fin tout au long de la plage. Les oiseaux criaient leur rauque salut. Le vent peignait la surface onduleuse de l’océan et tirait du sable un grésillement d’insecte piégé… Simon ouvrit grand la bouche pour expirer et l’air marin posa une touche salée sur la langue. Sensation naturelle, apaisante. »

Extrait de : M. Jeury. « Quand le temps soufflera. »

Les louves debout par M. Jeury

Fiche de Les louves debout

Titre : Les louves debout
Auteur : M. Jeury
Date de parution : 1984
Editeur : Fleuve noir

Première page de Les louves debout

« Au moment précis où Hugues Maillan prenait le couloir du premier étage, le soleil éclaira le tableau des lupins. Il regarda sa montre. Trois heures de l’après-midi… Le tableau se trouvait dans un angle mort, au fond du couloir. Il représentait une demi-douzaine d’animaux fantastiques, alignés devant un mur, sous un méchant croissant de lune. Enfant, Hugues les appelait les « loups debout ». Ils figuraient en bonne place au catalogue de ses terreurs.
L’ampoule du couloir, trop haute, laissait les lupins dans l’ombre et la lumière du jour ne les touchait qu’un moment, au milieu de l’après-midi, entre mai et septembre. D’être ainsi préservés les rendait plus mystérieux et plus redoutables. C’était la première fois que Hugues pouvait les observer en pleine clarté depuis… Il calcula. »

Extrait de : M. Jeury. « Les louves debout. »