Étiquette : Fleuve noir
La planète qui n’existait pas par Robert Clauzel

Fiche de La planète qui n’existait pas
Titre : La planète qui n’existait pas (Tome 4 sur 14 – Claude Eridan)
Auteur : Robert Clauzel
Date de parution : 1971
Editeur : Fleuve noir
Première page de La planète qui n’existait pas
« Une extraordinaire stupéfaction se peignit sur le visage de Claude Eridan.
Tout d’abord, il ne comprit pas ce qui se passait, car il était absolument exclu que les savants de Gremchka, sa planète d’origine, puissent se tromper. Encore moins, les prodigieux Complexes de Super-Computer, qui présidaient à leur destinée. Pourtant, aux commandes de son vaisseau spatial, l’Entropie, il pouvait constater que, parmi les multiples graphiques lumineux en relief qui se mouvaient au-dessus des pupitres de contrôle, quelque chose d’extrêmement anormal venait de se passer. Son visage énergique, son nez fin et droit, son menton volontaire étaient illuminés par la lueur des spirales logarithmiques à trois dimensions, des abaques holographiques, qui tournoyaient dans l’espace au-dessous de lui. Ses yeux marron brillaient étrangement. Il posa l’index de sa main droite sur de petits cubes lumineux : aussitôt, toutes les courbes changèrent d’un seul coup. »
Extrait de : R. Clauzel. « La Planète qui n’existait pas – Claude Eridan. »
L’horreur tombée du ciel par Robert Clauzel

Fiche de L’horreur tombée du ciel
Titre : L’horreur tombée du ciel (Tome 3 sur 14 – Claude Eridan)
Auteur : Robert Clauzel
Date de parution : 1971
Editeur : Fleuve noir
Première page de L’horreur tombée du ciel
« Germain Laurent aurait été bien surpris si on lui avait dit que cela allait lui arriver, à lui, cette nuit même. Ces choses-là ne se voient que dans les romans ou dans les journaux, et cela n’arrive qu’aux autres. Il vous aurait envoyé une bourrade amicale, offert à boire ou quelque chose comme ça. C’était sa manière, à lui, de rompre avec une conversation sans intérêt.
— Remettez-moi ça, lança-t-il, accoudé au zinc.
Il cherchait de la monnaie dans ses poches.
Paula eut l’air contrarié et complice à la fois ; elle s’essuya les mains rapidement et prit son verre, s’arrangeant pour qu’il vît nettement la naissance de ses seins généreux dans la façon qu’elle eut de se pencher. Il la suivit du regard. On aurait dit qu’elle n’avait fait que ça toute sa vie ; elle avait une opulente chevelure brune et la taille bien faite. »
Extrait de : R. Clauzel. « L’Horreur tombée du ciel – Claude Eridan. »
Aux frontières de l’impossible par Robert Clauzel

Fiche de Aux frontières de l’impossible
Titre : Aux frontières de l’impossible (Tome 2 sur 14 – Claude Eridan)
Auteur : Robert Clauzel
Date de parution : 1970
Editeur : Fleuve noir
Première page de Aux frontières de l’impossible
« Il y a quelques années, une invasion d’Extra-Terrestres s’est produite en France, à Ballainvilliers, dans le domaine de la Planésie, appartenant à une famille de savants, les Béranger.
Les professeurs Georges Béranger et Jérôme Levallois son gendre, assistés du professeur Hervé Lagrange, ont tout fait pour éviter cette catastrophe mondiale. Ils ont travaillé et lutté dans le plus grand secret de leur laboratoire souterrain avec l’aide de savants étrangers, dont les célèbres sir Cedric Harrisson et Lawrence Miller de Cambridge, Walter Mitchell, Clifford, Killian et Croninge des U.S.A., venus à leur secours.
La fille cadette de Béranger, Arièle, s’est éprise de Claude Eridan, jeune président-directeur général d’une société d’Exploitation de Matériel Industriel. Celui-ci, avec son ami Gustave Christophe Moreau dit Gus, reporter au Journal du Soir, s’est trouvé mêlé à cette affaire.
Il s’en est fallu de peu. Les Extra-Terrestres qui avaient pris pied sur le sol français commençaient à capter les champs et les hétérochamps de la Galaxie. Cette race cosmique inconnue venue des fins fonds de l’univers, les Anisotropes, essayait de provoquer une apocalypse intergalactique. »
Extrait de : R. Clauzel. « Aux frontières de l’impossible – Claude Eridan. »
La tâche noire par Robert Clauzel

Fiche de La tâche noire
Titre : La tâche noire (Tome 1 sur 14 – Claude Eridan)
Auteur : Robert Clauzel
Date de parution : 1970
Editeur : Fleuve noir
Première page de La tâche noire
« Ça a recommencé », constata Claude Eridan avec stupeur, et une certaine angoisse l’étreignit ; non qu’il eût peur, mais, plutôt, parce qu’il détestait par-dessus tout les choses qu’il ne comprenait pas. Et ça faisait partie des choses qu’on ne peut définir ou, en tout cas, qui dépassent l’entendement commun. Puis, il passa tour à tour par plusieurs sensations et sentiments contradictoires, s’obligea d’abord à l’apaisement intérieur par le raisonnement logique et discursif, et, finalement, se trouva rassuré passivement, presque physiologiquement. À vrai dire, il avait besoin de cette paix intérieure pour être apte en toute efficacité au combat de la vie, et cette chose qui venait de recommencer l’avait pris au dépourvu ou, tout au moins, dans cet état d’infériorité relative du matin, juste après le réveil, pendant lequel l’organisme est un peu plus vulnérable. Et, maintenant, le flot des sensations habituelles l’assaillait : le soleil qui perçait à travers les volets fermés, la demi-obscurité de la chambre, les formes floues et familières des meubles à leur place, le bruit étouffé de la rue, la perception de son corps allongé sur le lit moelleux. »
Extrait de : R. Clauzel. « La tâche noire – Claude Eridan. »
Race de conquérants par Paul Béra

Fiche de Race de conquérants
Titre : Race de conquérants
Auteur : Paul Béra
Date de parution : 1972
Editeur : Fleuve noir
Première page de Race de conquérants
« La découverte des Galks est le fait d’un hasard, comme beaucoup de découvertes. Si Frank n’avait pas heurté du coude le volant de commande de son antenne directive, si sous le coup le pivot à rotule ne s’était pas débloqué, orientant la nappe d’éléments en direction de Deneb, nous n’aurions jamais soupçonné l’existence des Galks, pas plus que celle des Oeus (prononcer O-é-us) et je n’aurais jamais assisté à la destruction d’une planète. J’ajoute que je n’aurais peut-être pas épousé Gloria.
Frank n’a rien d’un rêveur. Bien que son dada soit l’existence positive de l’âme humaine sous forme d’ondes, et qu’il croque l’héritage paternel dans de patientes recherches sur la télépathie, ses deux pieds reposent fermement sur la terre et il n’a rien de ces illuminés pour lesquels une hallucination devient une preuve formelle. »
Extrait de : P. Béra. « Race de conquérants. »
Q. I. par Paul Béra

Fiche de Q. I.
Titre : Q. I.
Auteur : Paul Béra
Date de parution : 1980
Editeur : Fleuve noir
Première page de Q. I.
« Il m’a fallu beaucoup de temps pour comprendre que ce qui compte dans la vie, ce sont les petites choses, non les grands projets. Quand je dis « ce qui compte », j’entends : « pour qu’on soit heureux ».
Parce que les grands projets déçoivent toujours, quelles que soient les capacités de celui qui les entreprend : il ne parvient jamais à ce qu’il espérait atteindre, ou du moins il ne le conserve pas.
Cherchez dans l’Histoire. Même Jésus-Christ n’a pas réussi à faire admettre aux hommes qu’ils sont frères. Napoléon est mort à Sainte-Hélène… et, je le suppose, très malheureux. Lui, je ne le plains pas.
Par contre, quand on apporte son temps et son amour aux « petites choses », on se sent bien dans sa peau. Les hommes politiques me comprendront, ainsi que les grands cerveaux, ou les conquérants, militaires ou amoureux.
Le bonheur est dans les « petites choses ». S’occuper de son gosse au lieu d’essayer de devenir vedette du sport ou de la chanson, ou du cinéma ou de la télé. Tapisser soi-même une pièce de l’appartement au lieu de fignoler des tableaux à l’huile ou des aquarelles que l’on entassera dans le grenier. »
Extrait de : P. Béra. « Q. I. »
Planète polluée par Paul Béra

Fiche de Planète polluée
Titre : Planète polluée
Auteur : Paul Béra
Date de parution : 1974
Editeur : Fleuve noir
Première page de Planète polluée
« — Prêt à enregistrer, dit l’ordinateur de sa voix impassible.
Gork regarda Gora et haussa les épaules. Quelle fichue besogne ils avaient acceptée là ! Bien sûr, pour obtenir leur diplôme, ils devaient tous deux justifier d’un certain temps de navigation interstellaire… Et, ensemble, c’était la Loi. On voulait savoir s’ils étaient capables de supporter pendant des mois la présence du même partenaire.
Tout de même, ils avaient bien mal choisi… Travail de routine. Inspection des systèmes planétaires afin de noter ce qui s’y était produit depuis le dernier passage des gravitonefs. Ils n’étaient pas les seuls. Tous les mondes évolués agissaient ainsi. Le malheur, c’est qu’il y avait des millions de planètes dans la Galaxie et qu’on ne pouvait donc y passer très souvent. Il est vrai que les modifications de structure sont si lentes…
Mais comme cette besogne était fastidieuse !
— Étoile ? demanda Gork en soupirant. »
Extrait de : P. Béra. « Planète Polluée. »
Nuit d’émeute par Paul Béra

Fiche de Nuit d’émeute
Titre : Nuit d’émeute
Auteur : Paul Béra
Date de parution : 1977
Editeur : Fleuve noir
Première page de Nuit d’émeute
« Les cinq ingénieurs-chefs attendaient en silence, assis devant le Président, quand la sonnerie de l’intercom résonna. Chaque fois que le jeune Mac Nott l’entendait, un flux d’étonnement s’élevait en lui. Pourquoi utiliser cet archaïque appareil ? Depuis beau temps on employait des interphones radiotélés qui transmettaient sur un écran l’image du correspondant, et sa voix par un haut-parleur. Mais peut-être précisément Allison, Président de la Confédération européenne, ne tenait-il pas à ce qu’on aperçoive celui auquel il parlait… et même à ce qu’on entende sa voix.
D’ailleurs, tout surprenait dans le bureau présidentiel. Pas un ordinateur, pas un vidéophone. Une salle aux murs tout blancs sur lesquels tranchaient les coupoles translucides de l’éclairage indirect, légèrement bleutées. Pas un tableau, pas même un graphique pour égayer ces murailles d’hôpital. Au sol, un carrelage de marbre gris-bleu. Deux larges baies ouvertes vers la ville. Au centre, une table supportait les intercoms et quelques dossiers. »
Extrait de ; P. Béra. « Nuit d’émeute. »
Nous irons à Kalponéa par Paul Béra

Fiche de Nous irons à Kalponéa
Titre : Nous irons à Kalponéa
Auteur : Paul Béra
Date de parution : 1980
Editeur : Fleuve noir
Première page de Nous irons à Kalponéa
« Les grandes choses ont parfois à leur origine de minimes détails. Si je n’avais pas rendu son billet à Jacobus, jamais je ne serais allé à l’île de Kalponéa, et cela aurait eu de graves conséquences.
Non que j’aie sauvé la planète ! Certes, je l’ai envisagé… mais c’est elle qui ne l’a pas voulu. D’ailleurs, elle pourrait crever que ça ne me ferait ni chaud ni froid. Ça apprendrait aux humains à ne pas se comporter en béni-oui-oui devant ceux qui nous gouvernent et prétendent détenir la Science infuse.
Il convient que j’explique comment Jacobus m’a engagé, moi, étudiant et chômeur. Dans mon quartier, tout le monde sait que je suis chômeur, mais rien n’indique que j’étudie. Ils n’ont pas besoin de le savoir. Cela inquiéterait peut-être le chef d’îlot s’il apprenait que j’étudie la physique nucléaire. »
Extrait de : P. Béra. « Nous irons à Kalponéa. »
Marée noire sur Altéa par Paul Béra

Fiche de Marée noire sur Altéa
Titre : Marée noire sur Altéa
Auteur : Paul Béra
Date de parution : 1979
Editeur : Fleuve noir
Première page de Marée noire sur Altéa
« Avant que je descende dans la Bouche du Diable, Lorch s’assit sur un rocher et me remémora les règles essentielles, faute desquelles une organisation contestataire comme la nôtre est condamnée à disparaître.
Comme toujours, il était mal rasé. Je m’étais souvent posé la question : « Comment fait-il pour que nous ne le voyions jamais rasé de frais ? » J’en avais conclu qu’il utilisait son rasoir le soir, peu avant le coucher. Et le lendemain matin, les poils, noirs et drus, avaient si bien poussé que ses joues paraissaient sales.
Cela ne choquait pas, car il avait la cinquantaine. Mais moi, Gwen, à vingt ans, je n’aurais pas aimé me voir ainsi dans un miroir.
— Tu rêves ? grogna Lorch.
C’était vrai. Je rêvais. Depuis des mois et des mois, on ne cessait de rabâcher à mon oreille tout ce qu’il tentait de m’expliquer pour la millième fois. Oh ! Je savais tout cela ! C’était incrusté dans ma tête.
Nous, les indigènes de la planète Altéa, nous étions colonisés, pratiquement réduits à l’esclavage par ceux de l’Empire. Non qu’ils nous contraignent au travail forcé : ils ne l’avaient jamais tenté, et même ils nous payaient… à ne rien faire, ou si peu ! »
Extrait de : P. Béra. « Marée Noire sur Altéa. »