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Veruchia par Edwin Charles Tubb

Fiche de Veruchia

Titre : Veruchia
Auteur : Edwin Charles Tubb
Traduction : J. Huet
Date de parution : 1973
Editeur : Le masque

Première page de Veruchia

« Le musée avait quelque chose d’une cathédrale, si bien que les visiteurs marchaient à pas feutrés et parlaient en chuchotant, intimidés par la majesté de l’édifice. Il était fait de pierre brute, ses hauts toits en voûte murmurants d’échos lointains, ses vastes salles flanquées de galeries et de fenêtres oblongues en verre de couleur vive. Même les gardiens, discrètement postés près des piliers sculptés, ressemblaient davantage à des pièces de musée qu’à des hommes : créatures soumises à l’art du taxidermiste, simulacres en uniforme chargés de protéger des trésors fabuleux. Il eût été facile d’oublier leur présence.

Dumarest ne l’oubliait pas. Dès son entrée dans le musée, il avait eu conscience de leurs regards attentifs. Ils le suivaient en ce moment même, tandis qu’il déambulait avec une douzaine d’autres personnes, sa tenue gris neutre contrastant violemment avec leurs atours citadins, le désignant comme étranger et, par là, objet d’intérêt. Même les gardiens finissaient par s’ennuyer.

— Un phendrat.

La voix du guide s’éleva par-dessus le bruit étouffé des pas qui bientôt se tut. Il leva le doigt en direction d’une créature ailée hérissée de piquants, suspendue par des fils invisibles. »

Extrait de : E. C. Tubb. « Veruchia. »

Les maîtres du hasard par Edwin Charles Tubb

Fiche de Les maîtres du hasard

Titre : Les maîtres du hasard
Auteur : Edwin Charles Tubb
Traduction : J. Huet
Date de parution : 1964
Editeur : Le masque

Première page de Les maîtres du hasard

« Rien ne semblait justifier l’existence d’une telle salle. Elle ouvrait directement sur l’espace par une vaste baie vitrée et, en cela, la station bactériologique britannique était seule de son espèce sur la Lune.
Rien de semblable chez les Russes ou les Américains, et encore moins chez les Chinois.
Tapis dans les galeries blindées de leurs installations souterraines, ils avaient bien trop à faire avec les armes de toute sorte qui les hérissaient pour songer à de telles fioritures. Quant aux Chinois, ils restaient terrés au fond de leur base de la mer de la Fécondité, énigmatiques et inquiétants.
Seuls les Anglais, grâce à leur génie des situations difficiles, avaient décidé que, quitte à s’installer sur la Lune, ils profiteraient au moins du spectacle.
Pour une fois, Sir Ian Macdonald avait l’occasion d’en jouir tranquillement. »

Extrait de : E. C. Tubb. « Les Maîtres du hasard. »

Lallia par Edwin Charles Tubb

Fiche de Lallia

Titre : Lallia
Auteur : Edwin Charles Tubb
Traduction : J. Huet
Date de parution : 1971
Editeur : Le masque

Première page de Lallia

« Sur Aarn, un homme fut assassiné et Dumarest le vit mourir. La chose se passa très vite, dans un endroit proche du champ d’atterrissage : une taverne animée, reluisante de confort, de l’autre côté de la haute clôture périphérique, tout près de l’entrée principale ; un endroit civilisé et feutré, aux éclairages tamisés, douillettement installé sur un monde civilisé. Cette violence bestiale n’en était que plus inattendue.

Dumarest vit toute la scène ; il tournait le dos au décor mural vivant, des femmes nues folâtrant dans une mer d’émeraude parmi des bêtes visqueuses aux proportions obscènes. Devant lui, éparpillés sur les tapis moelleux, les clients de la taverne étaient vautrés dans des fauteuils ou appuyés au long comptoir de bois luminescent. Un assortiment d’officiers, d’hommes d’équipage, d’employés au sol, de commerçants et de voyageurs. Sur cette foule se détachaient les parures voyantes des filles de joie déployant leurs charmes. Du plafond sculpté susurrait une musique douce, et l’air était teinté d’une fumée odorante. »

Extrait de : E. C. Tubb. « Lallia. »

Trois pas dans l’éternité par R. A. Heinlein

Fiche de Trois pas dans l’éternité

Titre : Trois pas dans l’éternité
Auteur : R. A. Heinlein
Date de parution : 1941
Traduction : J. Huet
Editeur : Le Masque

Première page de Trois pas dans l’éternité

« Extrait de l’Evening Standard :
UN SAVANT RECHERCHÉ ÉCHAPPE À LA POLICE
Scandale en perspective à la mairie

Le professeur Arthur Frost, que la police désirait entendre, dans le cadre de l’enquête en cours sur la mystérieuse disparition de cinq étudiants qu’il avait réunis à son domicile, a disparu au nez et à la barbe des policiers venus l’arrêter aujourd’hui. Selon les déclarations du sergent Izowski, le savant se serait volatilisé à l’intérieur du panier à salade. Si les services de police se montrent perplexes, le District Attorney Karnes a, quant à lui, qualifié de « grotesque » la version du sergent Izowski et promis que toute la lumière serait faite sur cette surprenante affaire. »

Extrait de : R. A. Heinlein. « Trois pas dans l’éternité. »

La geste de Kadji par L. Carter

Fiche de La geste de Kadji

Titre : La geste de Kadji
Auteur : L. Carter
Date de parution : 1971
Traduction : J. Huet
Editeur : Le Masque

Première page de La geste de Kadji

« Zao, Olymbris. Thoorana. Zéphrondus et Gulzund le vaste…
Voilà quels sont les cinq mondes qui tournent
Autour de l’étoile Kylix dans la constellation de la
Licorne.

Or, c’est de Gulzund que je vais chanter.
Non que mon œil ait vu ses plaines murmurantes
Ses falaises d’ébène, ses rives que gardent des dragons
.

Mais je l’ai parcouru maintes fois en songe
Et j’ai vu l’Épervier rouge gagner le Bord du Monde
Et de mes voyages, j’ai rapporté ce récit…

Le Chant des Mondes
extrait des
CHRONIQUES DE KYLIX. Cinquième Livre
. »

Extrait de : L. Carter. « La Geste de Kadji. »

Les chaînes de l’avenir par P. K. Dick

Fiche de Les chaînes de l’avenir

Titre : Les chaînes de l’avenir
Auteur : P. K. Dick
Date de parution : 1956
Traduction : D. Defert, J. Huet
Edition : Le livre de poche

Première page de Les chaînes de l’avenir

« La température du Refuge oscillait entre 37 et 38°C. L’air y était perpétuellement imprégné de vapeur dont les volutes s’effilochaient paresseusement. De l’eau brûlante jaillissait en geysers et le « sol » était une surface mouvante de vase chaude, composée d’eau, de minéraux dissous, et d’une pulpe fongueuse. Des restes de lichens et de protozoaires coloraient et épaississaient la mousse humide qui s’amoncelait partout, recouvrant les roches luisantes, les buissons spongieux et les diverses installations utilitaires. Tout l’arrière-plan était occupé par une toile de fond où l’on avait peint avec soin un long plateau s’élevant au-dessus d’une mer plombée.
À n’en pas douter, le Refuge avait la matrice pour modèle. On ne pouvait nier la ressemblance, et personne n’avait d’ailleurs songé à le faire. »

Extrait de : P. K. Dick. « Les chaînes de l’avenir. »

Le cerveau vert par F. Herbert

Fiche de Le cerveau vert

Titre : Le cerveau vert
Auteur : F. Herbert
Date de parution : 1966
Traduction : J. Huet
Editeur : Le Masque

Première page de Le cerveau vert

« On l’aurait facilement pris pour le fruit des amours clandestines d’un Indien guarani et de la fille d’un colon de l’intérieur. Une sertanista qui aurait « mangé le fer », comme on dit dans le pays des demoiselles qui se prêtent à l’amour à travers les jalousies de fer forgé de leur balcon, pour oublier les interdits pesants du système de l’ encomendero.
Son aspect frisait la perfection mais, quand il traversait l’une des clairières profondes dont la jungle est trouée, il lui arrivait de se laisser aller.
Sa peau tirait alors vers le vert pour se fondre dans le fouillis de lianes et de feuillages, et la chemise gris poussière, les pantalons loqueteux, les sandales de cuir brut à la semelle taillée dans un vieux pneu, aussi inévitables que le chapeau de paille effiloché, en devenaient étrangement fantomatiques. »

Extrait de : F. Herbert. « Le Cerveau Vert. »

L’envers du temps par J. Brunner

Fiche de L’envers du temps

Titre : L’envers du temps
Auteur : J. Brunner
Date de parution : 1971
Traduction : J. Huet
Editeur : Pocket

Première page de L’envers du temps

« CALME plat. Cependant la mer n’est pas parfaitement immobile. Elle vient lécher paresseusement la grève sablonneuse d’un mouvement régulier que ne révèle pas le moutonnement de l’écume — car les vagues sont d’huile et ne déferlent pas — mais le mol aller et retour des taches blêmes des détritus de matière plastique indestructible. Un peu en deçà de la ligne des hautes eaux, s’étend une végétation broussailleuse.
Il fait nuit. Le ciel est clair, presque sans nuages. Pas de lune, ou plutôt, la lune est remplacée par deux astres artificiels qui brillent dans l’espace.
Tout est silence, en dehors du bruissement du vent dans les branches et du clapotis de la marée.
A moins d’un kilomètre de la rive, une tache blanche tranche sur le miroir sombre des eaux.  »

Extrait de : J. Brunner. « L’envers du temps. »

A l’écoute des étoiles par J. Brunner

Fiche d’A l’écoute des étoiles

Titre : A l’écoute des étoiles
Auteur : J. Brunner
Date de parution : 1979
Traduction : J. Huet
Editeur : Le Masque

Première page d’A l’écoute des étoiles

« Levant les yeux du passeport de Dan Cross pour comparer le visage figurant sur la photographie au modèle vivant, l’officier d’immigration en uniforme sombre dit :
— Astromouchard ?
Désignait-il ainsi Dan lui-même ou l’appareil que ce dernier portait en bandoulière ? Dans l’un ou l’autre cas, la réponse qui s’imposait était oui. Dan opina. L’officier d’immigration se dérida aussitôt.
— Vous pratiquez depuis longtemps ? s’enquit-il. Je suis moi-même converti de fraîche date.
— Tout comme moi ! rétorqua Dan avec un enthousiasme feint. Pour tout dire, on lui avait remis son appareil quatre jours exactement auparavant. « Quel modèle possédez-vous ? C’est un artisan de Los Angeles qui m’a vendu le mien. Il est entièrement monté à la main.  »

Extrait de : J. Brunner. « À l’écoute des étoiles. »

Planètes à vendre par A. E. van Vogt

Fiche de Planètes à vendre

Titre : Planètes à vendre
Auteur : A. E. van Vogt
Date de parution : 1965
Traduction : J. Huet
Editeur : Le Masque

Première page de Planètes à vendre

« Dans l’avion dont le moteur tourne au ralenti, les quatre hommes sont assis en silence. Les opérations de débarquement du gros cargo spatial venu de la terre battent leur plein. Chargés de bagages, des gens se pressent le long des quais. Dans le petit appareil, l’un des quatre compères ricane :
— C’est qu’ils en entassent, là-dedans, des immigrants !
Le gros réplique :
— C’est bien pour ça qu’on les appelle des cargos. Les humains y sont traités comme du fret.
— Regardez, monsieur Delaney ! lance un troisième individu. Une nana, et rudement bien balancée ou je ne m’y connais plus !
Le gros demeure silencieux. La fente de ses petits yeux noyés dans la graisse se rétrécit encore tandis qu’il observe la jeune femme qui s’est arrêtée à une dizaine de mètres environ. Sa chevelure est d’un beau roux doré, son fin visage respire la détermination. Son joli corps est à la fois ferme et délié. Elle porte une petite valise. »

Extrait de : A. E. Van Vogt. « Planètes à vendre. »