Étiquette : J'ai lu
Stardust par N. Gaiman
Fiche de Stardust
Titre : Stardust
Auteur : N. Gaiman
Date de parution : 1998
Traduction : F. Le Boucher
Editeur : J’ai lu
Première page de Stardust
« Il était une fois un jeune homme qui voulait conquérir l’Élue de son Cœur.
Quoique, à en croire semblable introduction, il n’y ait guère là de quoi faire un roman (toutes les histoires de tous les jeunes gens qui furent et seront pourraient commencer de la même façon), ce jeune homme-là et ce qui lui arriva – lui-même, d’ailleurs, ne le sut jamais vraiment – sortent suffisamment de l’ordinaire pour mériter, le premier, d’être le héros et, le second, l’intrigue de notre histoire.
Celle-ci commence, comme bien des histoires ont commencé : à Wall.
Le village de Wall se trouve encore aujourd’hui là où il a toujours été – depuis six cents ans, tout au moins : perché sur un téton de granit, au cœur d’une petite forêt. »
Extrait de : N. Gaiman. « Stardust. »
Odd et les géants de glace par N. Gaiman
Fiche de Odd et les géants de glace
Titre : Odd et les géants de glace
Auteur : N. Gaiman
Date de parution : 2009
Traduction : V. Le Plouhinec
Editeur : Albin Michel
Première page de Odd et les géants de glace
« IL ÉTAIT UNE FOIS un garçon nommé Odd{1}, ce qui n’avait rien d’étrange ni d’inhabituel en ce temps et dans cette contrée-là. « Odd » signifiait « la pointe d’une lame », c’était un nom porte-bonheur.
Le garçon, en revanche, était un peu bizarre. C’était du moins l’avis des autres villageois. Bizarre, il l’était sans doute ; mais chanceux, certainement pas.
Son père avait péri au cours d’une expédition de pillage en mer deux années plus tôt, alors qu’Odd n’avait que dix ans. On avait déjà vu des hommes se faire tuer lors de ces raids, mais son père n’avait pas été occis par un Écossais, il n’était pas tombé glorieusement dans le feu du combat, en bon Viking. Non, il avait sauté par-dessus bord pour »
Extrait de : N. Gaiman. « Odd et les Géants de Glace. »
Neverwhere par N. Gaiman
Fiche de Neverwhere
Titre : Neverwhere
Auteur : N. Gaiman
Date de parution : 1996
Traduction : P. Marcel
Editeur : J’ai lu
Première page de Neverwhere
« C’était le milieu du seizième siècle, et il pleuvait sur la Toscane : une méchante pluie froide qui peignait le monde en gris.
Une traînée de fumée noire montait du modeste monastère sur la colline, vers le ciel du petit matin.
Sur la colline, deux hommes assis regardaient le bâtiment brûler.
— Et ceci, monsieur Vandemar, déclara le plus petit des deux en indiquant d’une main graisseuse la colonne de fumée, va nous offrir un très beau sinistre, dès que la conflagration aura bien pris. Toutefois, le strict respect de la vérité me contraint à le confesser : je doute qu’aucun de ses habitants ne soit en position d’en savourer pleinement les charmes.
— À cause qu’y sont morts, vous voulez dire, monsieur Croup ? s’enquit son compagnon. »
Extrait de : N. Gaiman. « Neverwhere. »
Miroirs et fumée par N. Gaiman
Fiche de Miroirs et fumée
Titre : Miroirs et fumée
Auteur : N. Gaiman
Date de parution : 1998
Traduction : P. Marcel
Editeur : J’ai lu
Sommaire de Miroirs et fumée
- Chevalerie
- Nicholas était …
- Le prix
- Le troll sous le pont
- Ne demandez rien au diable
- Le bassin aux poissons et autres contes
- La route blanche
- La reine d’épées
- Changements
- La fille des chouettes
- La spéciale des shoggoths à l’ancienne
- Virus
- Cherchez la fille
- Une fin du monde de plus
- Alerte : Animal à bout
- On peut vous les faire au prix de gros
- Une vie, meublée en Moorcock première manière
- Couleurs froides
- Le balayeur de rêves
- Corps étrangers
- Sizain vampire
- La souris
- Le changement de mer
- Le jour où nous sommes allés voir la fin du monde
- Vent du désert
- Saveurs
- Mignons à croquer
- Les mystères du meurtre
- Neige, verre et pommes
Première page de Chevalerie
« Mrs Whitaker trouva le Saint-Graal ; il gisait sous un manteau de fourrure.
Tous les jeudis après-midi, Mrs Whitaker se rendait à pied jusqu’à la poste pour percevoir sa retraite, bien qu’elle n’ait plus ses jambes d’autrefois, et sur le chemin du retour, elle s’arrêtait chez Oxfam pour s’acheter un petit quelque chose.
La boutique Oxfam vendait de vieux vêtements, des bibelots, des brimborions, des machins et des trucs, et des quantités astronomiques de vieux livres de poche, tous obtenus par donation : des rebuts de deuxième main, souvent la liquidation de l’héritage des morts. Tous les bénéfices allaient à des œuvres de charité. »
Extrait de : N. Gaiman. « Miroirs et Fumée. »
Entremonde par Neil Gaiman et Michael Reaves
Fiche de Entremonde
Titre : Entremonde
Auteur : Neil Gaiman et Michael Reaves
Date de parution : 2007
Traduction : M. Pagel
Editeur : J’ai lu
Première page de Entremonde
« Un jour, je me suis perdu chez moi.
Ça n’était pas aussi terrible que ça en a l’air, cela dit. On venait d’agrandir la maison, d’ajouter un couloir et une chambre pour le calmar – alias Kevin, mon tout jeune frère –, mais les maçons étaient partis et la poussière s’était redéposée plus d’un mois plus tôt. Quand maman nous a appelés pour le dîner, j’ai voulu descendre au rez-de-chaussée et je me suis retrouvé dans une pièce du premier étage, tapissée d’un papier peint couvert de nuages et de lapins. Comprenant que j’avais tourné à droite au lieu de tourner à gauche, je n’ai rien eu de plus pressé que de refaire la même erreur et j’ai abouti dans un placard.
Le temps que j’arrive en bas, Jenny et papa y étaient déjà, et maman faisait les gros yeux. Sachant que toute tentative d’explication sonnerait faux, je me suis attaqué sans piper mot à mes macaronis au gruyère. »
Extrait de : N. Gaiman et M. Reaves. « Entremonde. »
American Gods par N. Gaiman
Fiche de American Gods
Titre : American Gods (Tome 1 sur 2 – American Gods)
Auteur : N. Gaiman
Date de parution : 2001
Traduction : M. Pagel
Editeur : J’ai lu
Première page de American Gods
« Ombre purgeait trois ans de prison. Il était assez costaud et avait plutôt l’air de ne pas se laisser emmerder pour que son plus gros problème soit de tuer le temps. Il se maintenait donc en forme, mettait au point des tours de magie avec des pièces de monnaie, et songeait énormément à sa femme bien-aimée.
L’aspect le plus positif de la prison – son unique aspect positif, peut-être –, c’était le soulagement qu’elle apportait. Le sentiment d’avoir plongé tout en bas et touché le fond. Ombre ne s’inquiétait plus de se faire prendre puisqu’il était déjà pris. Il ne craignait plus ce que réservait demain puisque hier l’avait déjà réservé. »
Extrait de : N. Gaiman. « American Gods – American Gods. »
Les oreilles de jungle par P. Boulle
Fiche de Les oreilles de jungle
Titre : Les oreilles de jungle
Auteur : P. Boulle
Date de parution : 1972
Editeur : J’ai lu
Première page de Les oreilles de jungle
« Il n’existait pas de sirènes pour sonner l’alerte et le gong de cuivre utilisé sans conviction lors des premiers bombardements, pour imiter les gens de la plaine, restait silencieux. Les montagnards jarai avaient tous l’oreille assez fine pour percevoir de très loin le bruit des avions. Ils n’étaient d’ailleurs pas visés. Dans le nouveau village qu’ils s’étaient construit, sur un haut sommet de la chaîne annamitique, pour échapper à la fois aux persécutions morbides de Diem et aux pierres de feu que laissaient tomber les hommes volants, ils étaient dans une sécurité relative. Le réseau confus et mystérieux de la piste Hô-Chi-Minh passait assez loin vers l’ouest et les pierres de feu frappaient plutôt les cols que les sommets. Cependant, il arrivait à quelque convoi léger d’emprunter des sentiers de la très haute région et aux aviateurs américains de laisser tomber des »
Extrait de : P. Boulle. « Les oreilles de la jungle. »
Les jeux de l’esprit par P. Boulle
Fiche de Les jeux de l’esprit
Titre : Les jeux de l’esprit
Auteur : P. Boulle
Date de parution : 1971
Editeur : J’ai lu
Première page de Les jeux de l’esprit
« Une sonnerie retentit. Les candidats, qui attendaient depuis une demi-heure en échangeant des propos plaisants, un peu forcés, pour calmer leur nervosité, firent silence. Malgré leur maîtrise habituelle, tous avaient éprouvé la même émotion, les mêmes battements de cœur. La lourde porte de l’Institut fut poussée par un appariteur en habit. Derrière lui, ils suivirent un couloir obscur, puis pénétrèrent dans le grand amphithéâtre, où devaient se dérouler les épreuves. Ils étaient treize, l’âge variant de trente-cinq à cinquante ans.
Fawell entra dans la salle un des premiers. Comme les autres, il n’apportait avec lui aucun document, aucun instrument de travail. Les tables de logarithmes et même les simples règles à calcul étaient prohibées. Ils ne devaient utiliser pour cet ultime examen que les seules ressources de leur mémoire, de leur culture, de leur intelligence et de leur imagination. »
Extrait de : P. Boulle. « Les jeux de l’esprit. »
Dreamericana par Fabrice Colin
Fiche de Dreamericana
Titre : Dreamericana
Auteur : Fabrice Colin
Date de parution : 2002
Editeur : J’ai lu
Première page de Dreamericana
« Le numéro, vanté dès le début de la décennie par un éditorial liverpudlien habituellement sarcastique comme « l’attraction la plus originale et la plus inventive jamais présentée à un public de music-hall « , arrivait maintenant à son terme. D’un claquement sec, le magicien referma son livre-coffre d’ébène. Nés d’un jeu complexe de projecteurs et de miroirs, ogres et fées, espions et fantômes (avec lesquels, moins de cinq minutes auparavant, certaines mondaines à moitié ivres avaient dansé sur le tapis au point de les croire parfaitement réels) regagnèrent leur royaume d’ombre, laissant derrière eux un sillage de trouble ému. À une extrémité de l’estrade, témoin d’un numéro plus ancien et beaucoup plus personnel, un énorme microscope de bronze dardait toujours son œil bombé sur une lamelle grossie mille fois où grésillaient, reflétées sur un écran de toile écrue, une multitude de particules frappées de folie : des zéros, uniquement des zéros, le sang brûlant de l’enchanteur.
L’illusion était parfaite. »
Extrait de : F. Colin. « Dreamericana. »
A vos souhaits par Fabrice Colin
Fiche de A vos souhaits
Titre : A vos souhaits
Auteur : Fabrice Colin
Date de parution : 2000
Editeur : J’ai lu
Première page de A vos souhaits
« La mort par les flammes, pourquoi pas ? Mais le truc un peu gênant avec cette méthode c’est que primo, vous risquez de mettre le feu à toute la maison (ce qui ne m’arrangeait guère dans la mesure où je comptais laisser une lettre d’explication) et que secundo, un type transformé en torche vivante a le plus souvent beaucoup de mal à garder son calme. C’est fou ce que le savoir-vivre passe au second plan dans ce genre de situation. Et moi, je ne tenais pas particulièrement à me donner en spectacle. Mon existence en général était déjà un spectacle.
Quoi qu’il en soit, le feu présentait tout de même pas mal d’avantages et de toute évidence, la question méritait une étude approfondie. J’attrapai ma plume et commençai à griffonner une liste. »
Extrait de : F. Colin. « A Vos souhaits. »