Étiquette : J'ai lu

 

Des lendemains qui scintillent par A. E. van Vogt

Fiche Des lendemains qui scintillent

Titre : Des lendemains qui scintillent
Auteur : A. E. van Vogt
Date de parution : 1973
Traduction : M. Deutsch
Editeur : J’ai lu

Première page Des lendemains qui scintillent

« Le Pr Dun Higenroth lisait la lettre officielle en pinçant les lèvres.
«… la bonne fortune d’avoir mérité l’Accolade en récompense de vos travaux… En conséquence, votre décapitation dans l’intérêt de vos étudiants suivant le programme d’éducation avancée… aura lieu le jour de la Patrie. Toutes nos félicitations…» Il y en avait davantage mais c’était la substance de la missive.
Sans mot dire, Higenroth tendit le document à sa femme de l’autre côté de la table du petit déjeuner. Pour des raisons qui n’étaient pas très claires à son esprit, il observa attentivement Eidy tandis qu’elle prenait connaissance de la nouvelle de la décollation imminente de son vieil époux. Mais elle ne manifesta aucune émotion visible.
— L’important, dit-elle en lui rendant le papier, est de se rappeler que la décapitation est indolore. C’est prouvé.
Higenroth, qui déchiffrait maintenant les lignes écrites en petits caractères, s’aperçut qu’il y avait une note en bas de page relative au décret d’exécu- »

Extrait de : A. E. van Vogt. « Des lendemains qui scintillent. »

Créateur d’univers par A. E. van Vogt

Fiche de Créateur d’univers

Titre : Créateur d’univers
Auteur : A. E. van Vogt
Date de parution : 1945
Traduction : M. Deutsch
Editeur : J’ai lu

Première page de Créateur d’univers

« Le lieutenant Morton Cargill sortit du bar en titubant. Il fit quelques pas, puis s’immobilisa, cherchant instinctivement un point d’appui. Alors la fille émergea à son tour du bistrot. Elle faillit s’écrouler sur lui. Tous deux, se cramponnant l’un à l’autre, parvinrent à conserver un équilibre précaire.
Ce fut elle qui, la première, rassembla ses esprits :
— V’m’avez promis d’me reconduire… V’vous rappelez ?
— Hein ?
Cargill allait ajouter qu’il ne l’avait jamais autant vue mais il ravala sa réplique. Il tenait la cuite la plus carabinée de son existence et ne conservait qu’un souvenir extrêmement vague de ce qu’il avait pu dire ou faire au cours de l’heure précédente. L’affirmation de la femme n’avait rien d’invraisemblable. Il avait eu, en tout cas, l’intention de draguer une môme avant la fin de la soirée.
Et puis, quelle importance ? On était en 1953. Dans trois jours, sa permission terminée, il s’embarquerait. Ce n’était pas le moment de se montrer  »

Extrait de : A. E. van Vogt. « Créateur d’univers. »

Au-delà du village enchanté par A. E. van Vogt et R. Pestriniero

Fiche d’Au-delà du village enchanté

Titre : Au-delà du village enchanté
Auteur : A. E. van Vogt et R. Pestriniero
Date de parution : 1986
Traduction : F.-M. Watkins
Editeur : J’ai lu

Première page d’Au-delà du village enchanté

« L’après-midi avait été très agréable. Tout paraissait se combiner pour créer une journée parfaite et pour donner à Claire un bonheur non moins parfait. L’été, bien sûr, ajoutait à cette perfection. Tout autour d’elle s’étendait un paysage verdoyant et sauvage. Elle avait eu la bonne idée de décider à l’improviste de renoncer à tout engagement pour aller se promener au bord de la rivière. Elle s’arrêtait de temps en temps pour écouter des bruits presque oubliés : le clapotis de l’eau sous la mousse et les branches au-dessus, le bouillonnement du cours d’eau dont le courant luttait contre les pierres du gué : ce gué que Willie franchissait en sautant.
Car, bien entendu, elle était avec Willie Thompson.
C’était lui qui avait eu cette idée, et Claire l’avait acceptée avec enthousiasme.
Puis les choses suivirent leur cours : la chaleur du soleil, la fraîcheur des galets, les plaisanteries et les silences, les mots échangés en riant et, quelque part en elle, ceux qui n’étaient que des pensées heureuses. »

Extrait de : A. E. Van Vogt. « Au-delà du village enchanté. »

A la poursuite des Slans par A. E. van Vogt

Fiche d’A la poursuite des Slans

Titre : A la poursuite des Slans
Auteur : A. E. van Vogt
Date de parution : 1946
Traduction : J. Rosenthal
Editeur : J’ai lu

Première page d’A la poursuite des Slans

« Il sentit la main glacée de sa mère étreindre son poignet.
Ils marchaient d’un pas vif dans la rue et les ondes de peur passaient en vagues rapides du cerveau de sa mère jusque dans le sien. Mille autres idées venaient battre son esprit, pensées des passants qu’ils croisaient ou des occupants des maisons devant lesquelles ils passaient. Mais seules les pensées de sa mère lui parvenaient claires et cohérentes… et hantées par la peur.
« Ils nous suivent, Jommy, » transmit le cerveau maternel. « Ils ne sont pas sûrs, mais ils ont des soupçons. Nous sommes revenus une fois de trop dans la capitale. J’espérais pourtant bien aujourd’hui te montrer le vieux passage slan qui mène aux catacombes, où ton père a enfoui son secret. Enfin, Jommy, si le pire se produit, tu sais ce qu’il faut dire. Nous avons fait suffisamment de répétitions. Et, Jommy, n’aie pas peur, ne t’énerve pas. Tu n’as peut-être que neuf ans, mais tu es aussi intelligent qu’un humain de quinze ans.  »

Extrait de : A. E. van Vogt. « À la poursuite des Slans. »

A la conquête de Kiber par A. E. van Vogt

Fiche d’A la conquête de Kiber

Titre : A la conquête de Kiber
Auteur : A. E. van Vogt
Date de parution : 1985
Traduction : F.-M. Watkins
Editeur : J’ai lu

Première page d’A la conquête de Kiber

« Ils avaient enfin découvert Craig dans un bar et étaient parvenus à l’entraîner au Golden Aquarium pour signer des chèques.
Le grand homme mince qui apparemment lui tenait compagnie – un nommé Eltrin – les accompagna sans trop discuter sur la demande de Craig. Tandis que Gregson présentait les chèques à la signature, l’inconnu recula dans le fond de la pièce, jeta un coup d’œil à la grande verrière qui donnait sur un des aquariums, et se mit à observer les trois hommes en train de travailler.
Quand la séance de signatures fut enfin terminée, il s’avança et demanda à Gregson :
— Que pensez-vous de Paul ?
Visiblement, la question déplut à Gregson. C’était un petit homme à lunettes, assez âgé, qui avait une grande connaissance des poissons tropicaux et ne se permettait pas de juger son employeur – sauf lorsque son salaire se faisait trop attendre. Et quand  »

Extrait de : A. E. Van Vogt. « A la conquête de Kiber. »

Le sorcier de Linn par A. E. van Vogt

Fiche de Le sorcier de Linn

Titre : Le sorcier de Linn (Tome 2 sur 2 – Cycle de Linn)
Auteur : A. E. van Vogt
Date de parution : 1950
Traduction : P. Billon
Editeur : J’ai lu

Première page de Le sorcier de Linn

« Dans l’obscurité trompeuse de l’espace, le vaisseau étranger se déplaçait sans autre indice de sa présence que le reflet d’un rayon de soleil venant de temps en temps se réfléchir sur sa coque. Il stationna de longs mois pour étudier les satellites de Jupiter, et si les Riss qui se trouvaient à bord ne faisaient aucun effort pour dissimuler leur présence, ils ne faisaient rien d’autre part qui pût attirer l’attention.
A de nombreuses reprises, des groupes de Riss en mission de reconnaissance s’étaient trouvés face à face avec des hommes. Leur règle de conduite dans ce cas était toujours invariable : ils tuaient tous ceux qui avaient pu jeter les yeux sur eux. Un jour, sur la planète Titan, la nature vallonnée du terrain  »

Extrait de : A. E. Van Vogt. « Cycle de Linn – Le sorcier de Linn. »

L’empire de l’atome par A. E. van Vogt

Fiche de L’empire de l’atome

Titre : L’empire de l’atome (Tome 1 sur 2 – Cycle de Linn)
Auteur : A. E. van Vogt
Date de parution : 1956
Traduction : P. Billon
Editeur : J’ai lu

La première page de L’empire de l’atome

« Tout le jour, les savants juniors se tinrent prêts à carillonner à tous les échos la nouvelle d’une naissance importante. Le soir venu, ils échangeaient des plaisanteries corsées sur les raisons possibles du retard. Ils prenaient cependant bien garde, ce faisant, que leurs propos ne tombassent pas dans les oreilles des savants titulaires ou des initiés.
L’enfant attendu avait effectivement fait son entrée dans le monde quelques heures après l’aube. C’était un pauvre être chétif, malsain d’aspect et son anatomie présentait certaines particularités qui jetèrent immédiatement la consternation dans la maison de l’Empereur. En s’éveillant, sa mère, dame Tania, écouta quelques instants ses vagissements lamentables et demanda aussitôt d’un ton acide :  »

Extrait de : A. E. Van Vogt. « Cycle de Linn – L’empire de l’atome. »

Les fabricants d’armes par A. E. van Vogt

Fiche de Les fabricants d’armes

Titre : Les fabricants d’armes (Tome 2 sur 2 – Cycle des marchands d’armes)
Auteur : A. E. van Vogt
Date de parution : 1947
Traduction : J. Cathelin
Editeur : J’ai lu

Première page de Les fabricants d’armes

« Hedrock avait presque oublié le rayon espion. Celui-ci continuait pourtant à luire et sur l’écran la salle du conseil impérial des ministres apparaissait toujours aussi clairement. Des hommes continuaient à se pencher respectueusement vers la main de la jeune femme aux traits glacés qui était assise sur le trône, et le son de leurs voix lui parvenait distinctement. Tout se passait normalement.
Et pourtant, tout intérêt pour ce qui se passait dans cette salle du palais avait disparu aux yeux de Hedrock. Les paroles glaciales de la jeune femme se répercutaient de-ci, de-là dans son esprit, bien qu’il  »

Extrait de : A. E. Van Vogt « Cycle des marchands d’armes – Les fabricants d’armes. »

Les armureries d’Isher par A. E. van Vogt

Fiche de Les armureries d’Isher

Titre : Les armureries d’Isher (Tome 1 sur 2 – Cycle des marchands d’armes)
Auteur : A. E. van Vogt
Date de parution : 1951
Traduction : M. Deutsch
Editeur : J’ai lu

Première page de Les armureries d’Isher

« UN CAS D’HYPNOSE COLLECTIVE

11 juin 1963. – La police et la presse de Middle City s’attendent à l’arrivée imminente d’un illusionniste auquel elles s’apprêtent à réserver un accueil enthousiaste s’il consent à leur révéler comment il est parvenu à faire surgir aux yeux de toute la population l’image convaincante d’un véritable magasins d’armes.
L’édifice s’est matérialisé dans le périmètre formé par le restaurant Chez Tante Sally et la boutique de M. Patterson, tailleur. Ni les employés du restaurant ni ceux du tailleur ne se sont aperçus de quoi que ce soit. Une immense enseigne scintillait »

Extrait de : A. E. Van Vogt. « Cycle des marchands d’armes – Les armureries d’Isher. »

La fin du Ā par A. E. van Vogt

Fiche de La fin du Ā

Titre : La fin du Ā (Tome 3 sur 3 – Le cycle du Ā)
Auteur : A. E. van Vogt
Date de parution : 1984
Traduction : M. Lebailly
Editeur : J’ai lu

Première page de La fin du Ā

« Gilbert Gosseyn ouvrit les yeux dans des ténèbres absolues.
« Tiens, tiens, tiens… » pensa-t-il. Il eut tout de suite l’impression que ce n’était pas là qu’il aurait dû être.
Dès les premières secondes, il prit conscience de plusieurs éléments : il était allongé sur quelque chose d’aussi confortable qu’un lit ; nu, mais le corps recouvert d’un… drap ?… en tissu très léger. Il éprouvait des sensations ponctuelles sur le tronc, les bras et les jambes, comme si à ces endroits-là avait été fixé un appareil à succion.
Ce fut cette impression globale d’être attaché à quelque instrument qui l’empêcha de céder à l’impulsion de s’asseoir.
Le moment était venu de se livrer à ce mode particulier de pensée que seul quelqu’un ayant subi son entraînement pouvait pratiquer.
« Voyons, je dois être… J’ai trouvé ! C’est une situation de vie typique, relativement à la réalité  »

Extrait de : A. E. Van Vogt « Cycle du Ā – La fin du Non-A. »