Étiquette : John Strobbins

 

Sang et diamants par José Moselli

Fiche de Sang et diamants

Titre : Sang et diamants (14 sur 17 – John Strobbins)
Auteur : José Moselli
Date de parution : 1926
Editeur : Bibliothèque numérique romande

Première page de Sang et diamants

« Cette aventure, John Strobbins ne la voulut pas. Et pour cause !

Il fut cambriolé, inculpé, emprisonné, et peu s’en fallut qu’il ne finit sur la chaise électrique. Peu s’en fallut qu’il ne périt d’une autre manière, mais aussi misérablement…

Ayant vendu sa villa de Los Angeles, pour ne plus rencontrer à chaque pas les « têtes à l’huile » du cinéma, John Strobbins, qui aimait le soleil, avait traversé les États-Unis et avait acheté un petit bungalow, situé sur la côte sud de Floride, à moins d’un demi-mille de Romano-Inlet.

Romano-Inlet était, il y a quelques années, un misérable village de pêcheurs. La côte floridienne étant devenue à la mode, Romano-Inlet fut acheté par des spéculateurs. Ils n’eurent pas de peine à exproprier à coups de dollars les malheureux pêcheurs, et, une fois maîtres du terrain, bâtirent trois palaces, un casino, une estacade et annoncèrent dans les journaux de New-York et dans ceux de Chicago, que Romano-Inlet était « véritablement » la succursale du Paradis terrestre, que le climat y était idéal, la mer plus bleue qu’ailleurs, et que le terrain, à deux dollars le pied carré, constituait une splendide occasion, a splendid opportunity. »

Extrait de : J. Moselli. « Sang et diamants. »

Le wagon d’argent de José Moselli

Fiche de Le wagon d’argent

Titre : Le wagon d’argent (15 sur 17 – John Strobbins)
Auteur : José Moselli
Date de parution : 1914
Editeur : Bibliothèque numérique romande

Première page de Le wagon d’argent

« Plusieurs grands esprits ont affirmé très sérieusement que ce qui les intéressait le plus dans un journal, c’était les annonces. Opinion contestable, après tout, mais qui était et est encore celle de John Strobbins.

Le célèbre détective-cambrioleur a souvent coutume de dire que c’est grâce à la presse qu’il a eu l’idée de ses plus lucratives entreprises.

C’est pourquoi il lit toujours jusqu’à la dernière ligne les innombrables journaux auxquels, sous divers noms, il est abonné. Le plus souvent, c’est en pure perte. Mais John Strobbins ne s’en dépite pas. Il pense avec raison que si, sur mille journaux qu’il lit, un seul le met sur la piste d’une bonne… affaire, il n’a point perdu son temps.

Il lit donc les annonces et sait démêler ce qu’elles contiennent de vrai et de faux. Sa vie aventureuse lui a appris à lire entre les lignes et à ne s’étonner de rien ou de pas grand’chose. »

Extrait de : J. Moselli. « Le Wagon d’argent. »

180.000.000 de dollars par José Moselli

Fiche de 180.000.000 de dollars

Titre : 180.000.000 de dollars (3 sur 17 – John Strobbins)
Auteur : José Moselli
Date de parution : 1912
Editeur : Bibliothèque numérique romande

Première page de 180.000.000 de dollars

« Dans le petit salon aux meubles de bambou ciselé, la lumière se retirait lentement et ses lueurs s’accrochaient aux ors du lustre et aux émaux pendus au mur.

Assise dans un rocking-chair, une jeune fille, immobile et muette, semblait rêver. Jolie ? Non. Belle. Dans la pénombre sa blonde chevelure mettait une tache d’or. Le visage, d’un ovale un peu allongé, s’éclairait de deux yeux aux lueurs changeantes, tour à tour semblables aux bleuets ou à l’opale.

Au-dessous du nez d’une pureté de statue grecque, la bouche petite et arquée, dont l’incarnat ressortait sur la matité de la figure, se crispait d’un sourire mélancolique.

Assis à ses pieds, un homme paraissant une trentaine d’années, brun, la physionomie à la fois douce et énergique, barrée d’une mince moustache noire, caressait distraitement un banjo. »

Extrait de : J. Moselli. « 180 000 000 de dollars. »

John Strobbins s’assure sur la vie par José Moselli

Fiche de John Strobbins s’assure sur la vie

Titre : John Strobbins s’assure sur la vie
Auteur : José Moselli
Date de parution : 1912-1913
Editeur : Bibliothèque numérique romande

Sommaire de John Strobbins s’assure sur la vie

  • John Strobbins s’assure sur la vie
  • Le quatrième larron (6 sur 17 – John Strobbins)

Première page de John Strobbins s’assure sur la vie

« Les temps sont durs. À aucune époque la vie ne fut plus âpre. Si l’art de soutirer l’argent de la poche ou du coffre-fort de son semblable n’a jamais été si perfectionné, il faut avouer que la science apportée à mettre à l’abri ce même argent est également ingénieuse et subtile. Chaque jour, il devient plus difficile de s’approprier le bien du voisin.

Toutes les combinaisons – ou presque – ont été essayées. Elles sont connues et, par là, de nulle valeur. Il faut en trouver d’autres.

« Refaire » son prochain devient un art qui, hélas ! est à chaque instant entravé par des policiers ignares…

Oui, les temps sont durs !

Ces pessimistes constatations, John Strobbins dut certainement se les faire lorsqu’il combina l’affaire la plus hasardeuse de sa carrière, celle qui suffirait à légitimer sa célébrité.

De fait, John Strobbins joua là une formidable partie et son audace fut d’autant plus étonnante que rien ne l’obligeait à tenter une aussi téméraire entreprise. »

Extrait de : J. Moselli. « John Strobbins s’assure sur la vie – Le quatrième Larron. »

Des aventures de John Strobbins par José Moselli

Fiche de Des aventures de John Strobbins

Titre : Des aventures de John Strobbins
Auteur : José Moselli
Date de parution : 1911
Editeur : Bibliothèque numérique romande

Sommaire de Des aventures de John Strobbins

  • Une évasion mystérieuse (1 sur 17 – John Strobbins)
  • La bague du roi du saumon
  • En train spécial

Première page de Une évasion mystérieuse

« M. James Mollescott, chef de la police de San Francisco, roula une fine cigarette de tabac opiacé, l’alluma et en tira une bouffée. Puis l’ayant posée sur un élégant cendrier de métal, il se renversa sur son fauteuil de cuir et, de sa main tendue, pressa le bouton d’une sonnerie électrique.

Le soir venait : déjà par la fenêtre entr’ouverte, filtrait l’éclat violet des lampadaires électriques de la Kentucky avenue.

James Mollescott tourna un commutateur qui fit s’irradier l’ampoule électrique encapuchonnée de porcelaine verte, posée sur le large bureau d’acajou. Au même instant, l’on frappa.

— Entrez !

Par la porte de cuir, entr’ouverte silencieusement, le secrétaire du chef de la police parut :

— Rien de nouveau, Morsith ? »

Extrait de : J. Moselli. « Des Aventures de John Strobbins. »

Le chrysanthème sacré par José Moselli

Fiche de Le chrysanthème sacré

Titre : Le chrysanthème sacré
Auteur : José Moselli
Date de parution : 1913-1914
Editeur : Bibliothèque numérique romande

Sommaire de Le chrysanthème sacré

  • Le chrysanthème sacré (7 sur 17 – John Strobbins)
  • Un vol sensationnel
  • À la Maison blanche (8 sur 17 – John Strobbins)

Première page de Le chrysanthème sacré

« On peut bien dire que lorsqu’il entreprit l’affaire dont on va lire le récit, John Strobbins travailla pour la gloire, pour l’art, et simplement par caprice ! Il faillit cependant déchaîner une guerre sans merci entre le Japon et les États-Unis !…

Comme l’on pense, l’affaire fut tenue secrète jusqu’à son dénouement et, seule, une indiscrétion du détective-cambrioleur a pu en faire connaître les détails. Les voici :

Ce jour-là – six décembre – une foule énorme se pressait sur le Washington-Key, à San-Francisco.

Malgré la bise âpre de l’Ouest et les gros nuages noirs se poursuivant à travers le ciel blême, tout ce que la capitale de la Californie compte de notable ou d’illustre s’entassait dans une tribune au bord du quai et garnie de pavillons américains et japonais claquant à la brise : magistrats, banquiers « valant » des millions de dollars, ingénieurs, sénateurs ou gouverneurs des différents États de l’Union étaient réunis. »

Extrait de : J. Moselli. « Le Chrysanthème sacré – Un vol sensationnel – À la Maison Blanche. »

Une inexplicable disparition – L’amateur par José Moselli

Fiche de Une inexplicable disparition – L’amateur

Titre : Une inexplicable disparition – L’amateur
Auteur : José Moselli
Date de parution : 1912
Editeur : Bibliothèque numérique romande

Sommaire de Une inexplicable disparition – L’amateur

  • Une inexplicable disparition
  • L’amateur (5 sur 17 – John Strobbins)
  • La Marguarita

Première page de Une inexplicable disparition

« Dans quelles circonstances, comment avait disparu le garçon de recettes John Morris, c’est ce qu’il paraissait impossible de préciser. Âgé de quarante-deux ans, haut de près de six pieds, ne buvant jamais, John Morris était employé à la New Century Bank, de San-Francisco, depuis son arrivée en Amérique, il y avait de cela quinze ans ! Ses chefs estimaient sa probité et son exactitude. Investi, à différentes reprises, de missions de confiance, il s’en était toujours tiré à son honneur. C’était lui qui était toujours chargé des plus forts encaissements.

Ce jour-là, sa tournée terminée, il devait avoir dans sa sacoche un peu plus de 215,000 dollars (1,000 francs) et il n’avait reparu ni à la banque, ni à son domicile de Louisiana Avenue.

Pourtant, jusqu’au bout, il avait effectué ses encaissements, et dans l’ordre mentionné par son chef de service. À trois heures et demie, il s’était présenté à l’Union Bank, y avait touché une traite de 347 dollars, puis l’on perdait sa trace. Il semblait que John Morris se fût volatilisé ! On l’avait vu sortir de l’Union Bank et c’était tout. »

Extrait de : J. Moselli. « Une inexplicable Disparition – L’Amateur – La Marguarita. »