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Khanaor – l’intégrale par Francis Berthelot

Fiche de Khanaor

Titre : Khanaor – intégrale
Auteur : Francis Berthelot
Date de parution : 2010
Editeur : Gallimard

Sommaire de Khanaor

  • Solstice de fer
  • Equinoxe de cendre

Première page de Solstice de fer

« En l’an 584 de l’ère chrétienne, Chilpéric, roi de Soissons, périt assassiné sur l’ordre de son épouse Frédégonde, dernier crime de cette servante pour accéder au trône, flaque de sang perdue parmi l’éternité féroce des pouvoirs…

Sur l’île de Khanaor, battue par les lames de l’Atlantique, mais assez éloignée des continents pour jouir d’un isolement farouche, ce drame demeura ignoré. Eût-il même été clamé par les bardes, les tensions grondant depuis la fin de l’hiver lui auraient enlevé tout écho. En ces temps troublés, chacun affrontait sa propre barbarie sans prendre en compte l’ordre global du monde.

À quoi bon, d’ailleurs, évoquer le christianisme à propos d’une contrée où la croyance en Dieu s’était scindée entre l’art des magiciens, le culte des mânes et la hantise de Throg ? Où l’année, de la lune du cygne à celle du renne, se divisait parfois en douze, parfois en treize ? Comment même parler de contrée devant cette terre fragmentée en quatre régions, où le coût du pain, l’architecture des fermes, le sens de la divinité à craindre, différaient du tout au tout ? Khanaor, né des croisements hasardeux de l’histoire, en gardait les contrastes. »

Extrait de : F. Berthelot. « Khanaor – intégrale. »

Equinoxe de cendre par Francis Berthelot

Fiche de Equinoxe de cendre

Titre : Equinoxe de cendre (Tome 2 sur 2 – Khanaor)
Auteur : Francis Berthelot
Date de parution : 1983
Editeur : Fleuve noir

Première page de Equinoxe de cendre

« Khanaor… Terre démembrée, écartelée, cernée par un océan à l’indifférence séculaire, livrée à des fléaux qui renforçaient ou dénaturaient le lien magique unissant les hommes aux éléments. Deux saisons de pluie, funestes aux récoltes de seigle roux en Goldèbe. La mortalité progressive de la faune et de la flore des rivières, en Aquimeur. Autant de coups du sort auxquels les souverains de ces contrées avaient dû réagir. Mais faute d’obtenir l’aide des barons de Lokna qui gouvernaient la trop riche Ardamance, ils n’avaient su, à leur tour, que lancer contre elle les pires calamités.

La rage d’eau, d’abord, déclenchée par Mervine, reine des Aquimes, au risque de dévaster à jamais la végétation du pays à la terre rouge. Un cauchemar auquel seul Craès, ermite d’Espréol, à la supplique de sa fille, était parvenu à mettre un terme, mais dont les séquelles se feraient sentir longtemps encore, dans la chair de l’île comme dans la mémoire de l’adolescente.

Puis la guerre, à présent. L’invasion par l’avant-garde goldienne du sud de l’Ardamance. La revanche inique d’un peuple trop souvent affamé. Sa colère, déchaînée en massacres d’une barbarie sans bornes. Et dans les profondeurs de la terre, le courroux des mânes de Khanaor, que le sang versé bafouait dangereusement. »

Extrait de : F. Berthelot. « Equinoxe de cendre – Khanaor. »

Solstice de fer par Francis Berthelot

Fiche de Solstice de fer

Titre : Solstice de fer (Tome 1 sur 2 – Khanaor)
Auteur : Francis Berthelot
Date de parution : 1983
Editeur : Fleuve noir

Première page de Solstice de fer

« En l’an 584 de l’ère chrétienne, Chilpéric, roi de Soissons, périt assassiné sur l’ordre de son épouse Frédégonde, dernier crime de cette servante pour accéder au trône, flaque de sang perdue parmi l’éternité féroce des pouvoirs…

Sur l’île de Khanaor, battue par les lames de l’Atlantique, mais assez éloignée des continents pour jouir d’un isolement farouche, ce drame demeura ignoré. Eût-il même été clamé par les bardes, les tensions grondant depuis la fin de l’hiver lui auraient enlevé tout écho. En ces temps troublés, chacun affrontait sa propre barbarie, sans prendre en compte l’ordre global du monde.

A quoi bon, d’ailleurs, évoquer le christianisme, à propos d’une contrée où la croyance en Dieu s’était scindée entre l’art des magiciens, le culte des mânes, et la hantise de Throg ? Où l’année, de la lune du cygne à celle du renne, se divisait parfois en douze, parfois en treize ? Comment même parler de contrée, devant cette terre fragmentée en quatre régions, où le coût du pain, l’architecture des fermes, le sens de la divinité à craindre, différaient du tout au tout ? Khanaor, né des croisements hasardeux de l’histoire, en gardait les contrastes. »

Extrait de : F. Berthelot. « Solstice de fer – Khanaor. »