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Les loups de la Calla par S. King

Fiche de Les loups de la Calla
Titre : Les loups de la Calla (Tome 5 sur 8 – La tour sombre)
Auteur : Stephen King
Date de parution : 2003
Traduction : M. de Prémonville
Editeur : J’ai lu
Première page de Les loups de la Calla
« Tian avait la chance (même si peu de fermiers se seraient risqués à employer ce terme) de posséder trois parcelles : le Champ du Fleuve, où sa famille faisait pousser du riz depuis des temps immémoriaux ; le Champ de la Route, où le ka-Jaffords cultivait la vive-rave, le potiron et le maïs depuis un nombre égal de générations, et Fils de Pute, un lopin ingrat où ne poussaient que des cailloux, des ampoules et des espoirs déçus. Tian n’était pas le premier des Jaffords déterminé à tirer quelque chose de ces vingt arpents situés derrière chez lui : son Gran-Pere, parfaitement sain d’esprit pour tout le reste, s’était laissé aller à croire qu’il y avait de l’or, là-dessous. La Ma de Tian s’était montrée tout aussi convaincue qu’il y pousserait du porin, une épice de grande valeur. La marotte de Tian, c’était le madrigal. Bien sûr que le madrigal pousserait sur Fils de Pute. »
Extrait de : S. King. « Les Loups de la Calla – La tour sombre. »
Magie et cristal par S. King

Fiche de Magie et cristal
Titre : Magie et cristal (Tome 4 sur 8 – La tour sombre)
Auteur : Stephen King
Date de parution : 1997
Traduction : M. de Prémonville
Editeur : J’ai lu
Première page de Magie et cristal
« — POSEZ-MOI UNE DEVINETTE, les convia Blaine.
— Je t’emmerde, dit Roland entre ses dents.
— QU’EST-CE QUE TU DIS ?
La voix de Grand Blaine, dont l’incrédulité était manifeste, était devenue très proche de celle de son jumeau insoupçonné.
— J’ai dit je t’emmerde, répéta calmement Roland. Mais si ça te perturbe, Blaine, je peux être plus clair. Non. La réponse est non.
Blaine resta silencieux un très long moment et, quand il répliqua enfin, ce ne fut pas par le biais des mots. Les murs, le sol et le plafond recommencèrent à perdre de leur consistance et de leur couleur. En l’espace de dix secondes, le Compartiment de la Baronnie cessa encore une fois d’exister. Ils filaient à présent à travers la chaîne de montagnes qu’ils avaient aperçue à l’horizon : des pics gris fer se précipitaient à leur rencontre à une vitesse suicidaire puis s’évaporaient pour dévoiler des vallées stériles où rampaient de gigantesques scarabées, telles des tortues prisonnières des terres. »
Extrait de : S. King. « Magie et Cristal – La tour sombre. »
Terres perdues par S. King

Fiche de Terres perdues
Titre : Terres perdues (Tome 3 sur 8 – La tour sombre)
Auteur : Stephen King
Date de parution : 1991
Traduction : M. de Prémonville
Editeur : J’ai lu
Première page de Terres perdues
« C’était la troisième fois qu’elle tirait de vraies balles… et la première fois qu’elle utilisait l’étui que lui avait fabriqué Roland.
Ils avaient des munitions en abondance ; Roland avait rapporté plus de trois cents cartouches du monde où Eddie et Susannah Dean avaient vécu avant qu’il ne les tire. Mais l’abondance n’encourage pas le gaspillage, bien au contraire. Les dieux désapprouvent le gaspillage. C’était ce que le père de Roland, puis Cort, son maître, lui avaient enseigné, et il le croyait toujours. Les dieux ne punissent pas les pécheurs sur-le-champ, mais, tôt ou tard, il faut payer le prix de son péché… et plus l’attente est longue, plus le châtiment est lourd. »
Extrait de : S. King. « Terres perdues – La tour sombre. »
Les trois cartes par S. King

Fiche de Les trois cartes
Titre : Les trois cartes (Tome 2 sur 8 – La tour sombre)
Auteur : Stephen King
Date de parution : 1987
Traduction : G. Lebec, M. de Prémonville
Editeur : J’ai lu
Première page de Les trois cartes
« Le Pistolero émergea d’un rêve trouble qui ne semblait constitué que d’une seule image : celle du Marin, une lame du Tarot dans laquelle l’homme en noir avait déchiffré (ou prétendu déchiffrer) son avenir gémissant.
Il se noie, pistolero, disait l’homme en noir, et personne ne lui lance de bouée. C’est ce garçon, Jake.
Mais cela n’avait rien d’un cauchemar. C’était un bon rêve. Bon parce que c’était lui qui se noyait, ce qui signifiait qu’il n’était pas Roland mais Jake. Il en fut soulagé parce qu’il valait bien mieux se noyer dans la peau de Jake que de vivre dans la sienne, celle d’un homme qui, pour un rêve glacé, avait trahi un enfant qui lui avait fait confiance.
Parfait, je vais me noyer, se dit-il, attentif au rugissement de l’océan. Ainsi soit-il.
Mais ce vacarme n’était pas celui du large et de ses abîmes ; de l’eau, certes ; mais qui se raclait la gorge, une gorge encombrée de graviers. »
Extrait de : S. King. « Les Trois Cartes – La tour sombre. »
Le pistolero par S. King

Fiche de Le pistolero
Titre : Le pistolero (Tome 1 sur 8 – La tour sombre)
Auteur : Stephen King
Date de parution : 1982
Traduction : G. Lebec
Editeur : J’ai lu
Première page de Le pistolero
« L homme en noir fuyait à travers le désert et le Pistolero le poursuivait.
De tous les déserts, celui-là était l’apothéose, immensément posé sous le ciel et couvrant jusqu’à plusieurs parsecs en tous sens. Blanc ; aveuglant ; aride ; sans rien pour le rompre sinon la traînée brumeuse des montagnes se découpant sur l’horizon et l’herbe du diable, porteuse de songes délicieux, puis de cauchemars, et de mort. Une pierre tombale, de temps à autre, montrait la direction à prendre, car cette piste tracée dans l’épaisse croûte d’alcali avait été jadis une route fréquentée. Le monde avait changé depuis. Le monde s’était vidé.
Le Pistolero marchait d’un pas régulier, sans hâte mais sans tramer. Une outre lui ceignait la taille, évoquant un gros boudin. Elle était pratiquement pleine. »
Extrait de : S. King. « Le Pistolero – La tour sombre. »
Les petites soeurs d’Eluria par S. King

Fiche de Les petites soeurs d’Eluria
Titre : Les petites soeurs d’Eluria (Tome 0 sur 8 – La tour sombre)
Auteur : Stephen King
Date de parution : 1998
Traduction : Y. Sarda
Editeur :
Première page de Les petites soeurs d’Eluria
« Un jour qu’il faisait tellement chaud, sur Pleine Terre, que l’air qu’il respirait semblait refluer de sa poitrine avant d’avoir pu être utilisé, Roland de Gilead arriva aux portes d’un bourg situé dans les montagnes de Desatoya. Il voyageait alors seul et n’allait pas tarder, en plus, à voyager à pied. Depuis une semaine, il espérait trouver un toubib pour chevaux, mais quelque chose lui disait que l’homme de l’art ne pourrait plus faire grand-chose, si par hasard il s’en trouvait un dans ce patelin. Sa monture, un rouan de deux ans, était pratiquement au bout du rouleau.
Si les portes de la ville, encore ornées des fleurs de quelque fête passée, étaient ouvertes et accueillantes, le silence qui régnait au-delà ne présageait rien de bon. Pas le moindre bruit de sabot, pas le moindre grondement de roues de charrette, pas de bonimenteurs vantant leurs marchandises sur la place du marché. »
Extrait de : S. King. « Les Petites Soeurs d’Eluria – La tour sombre. »
Si ça saigne par S. King

Fiche de Si ça saigne
Titre : Si ça saigne (Tome 2 sur 2 – L’outsider)
Auteur : Stephen King
Date de parution : 2020
Traduction : J. Esch
Editeur : Albin Michel
Sommaire de Si ça saigne
- Le téléphone de M. Harrigan
- La vie de Chuck
- Si ça saigne
- Rat
Première page de Le téléphone de M. Harrigan
« Ma ville natale n’était qu’un village de six cents âmes environ (et c’est toujours le cas, bien que j’en sois parti), mais nous avions Internet, comme dans les grandes villes, si bien que mon père et moi recevions de moins en moins de courrier. La plupart du temps, M. Nedeau n’apportait que le Time chaque semaine, des prospectus, et les factures mensuelles. Mais à partir de 2004, lorsque, à neuf ans, je commençai à travailler pour M. Harrigan, qui habitait plus haut sur la colline, je fus certain de recevoir au moins quatre lettres par an, à mon nom, rédigées à la main. Une carte de Saint-Valentin en février, une carte d’anniversaire en septembre, une carte de Thanksgiving en novembre et une carte de Noël, juste avant ou juste après les fêtes. Chaque carte contenait un ticket à gratter de la loterie de l’État du Maine, d’une valeur d’un dollar, et la signature était toujours la même : Avec les salutations de M. Harrigan. Simple et conventionnel. »
Extrait de : S. King. « Si ça saigne – L’outsider. »
L’outsider par S. King

Fiche de L’outsider
Titre : L’outsider (Tome 1 sur 2 – L’outsider)
Auteur : Stephen King
Date de parution : 2018
Traduction : J. Esch
Editeur : Albin Michel
Première page de L’outsider
« C’était une voiture banalisée, une berline américaine quelconque, plus très jeune, mais les pneus à flanc noir et les trois hommes à l’intérieur en trahissaient la nature. Les deux assis à l’avant portaient des uniformes bleus. Celui à l’arrière, en costume, était un colosse. Deux jeunes Noirs se tenaient sur le trottoir ; l’un, le pied posé sur un skate orange éraflé, l’autre avec le sien, couleur citron vert, sous le bras. Ils regardèrent la voiture pénétrer sur le parking du parc de loisirs Estelle-Barga, puis échangèrent un regard.
Le premier dit : « C’est les flics.
– Sans blague », répondit l’autre.
Ils s’en allèrent sans rien ajouter, sur leurs skates. La règle était simple : lorsque les flics débarquent, il faut filer. La vie d’un Noir compte autant que celle d’un Blanc, leur avaient appris leurs parents, mais pas forcément aux yeux de la police. »
Extrait de : S. King. « L’Outsider. »
La dernière mission de Gwendy par S. King et R. Chizmar

Fiche de La dernière mission de Gwendy
Titre : La dernière mission de Gwendy (Tome 3 sur 3 – Gwendy)
Auteur : Stephen King et Richard Chizmar
Date de parution : 2022
Traduction : M. Pagel
Editeur : Le livre de poche
Première page de La dernière mission de Gwendy
« C’est une très belle journée d’avril à Playalinda, en Floride, non loin de Cap Carnaveral. Nous sommes en l’an de grâce 2026, et seules quelques personnes dans la foule massée sur la rive orientale de la crique Max Hoeck portent un masque – pour la plupart des gens âgés qui en ont pris l’habitude et ont du mal à la perdre. Le coronavirus est toujours là, tel un invité qui ne se décide pas à rentrer chez lui. Toutefois, si l’on craint souvent qu’il ne mute à nouveau et ne rende les vaccins inutiles, il est pour le moment tenu en respect.
Certains éléments de la foule – encore une fois surtout les plus âgés, ceux dont la vue n’est plus aussi bonne qu’autrefois – utilisent des jumelles, mais la plupart s’en passent. Le vaisseau spatial dressé sur la piste d’envol de Playalinda sera la plus grosse fusée habitée à avoir jamais quitté le sol de la planète mère. Avec une masse en charge complète de 2 077 tonnes, il n’a pas volé son nom d’Eagle-19 Heavy, Aigle-19 Lourd. »
Extrait de : S. King et R. Chizmar. « La Dernière Mission de Gwendy. »
Gwendy et la boîte à boutons par S. King et R. Chizmar

Fiche de Gwendy et la boîte à boutons
Titre : Gwendy et la boîte à boutons (Tome 1 sur 3 – Gwendy)
Auteur : Stephen King et Richard Chizmar
Date de parution : 2017
Traduction : M. Pagel
Editeur : Le livre de poche
Première page de Gwendy et la boîte à boutons
« Trois chemins permettent de gagner Castle View depuis la ville de Castle Rock : la Route 117, Pleasant Road, et les Marches des suicidés. Cet été, chaque jour – oui, même le dimanche –, Gwendy Peterson, douze ans, a choisi les marches maintenues par des barres de fer solides (quoique rouillées par les ans) qui font en zigzag l’ascension du flanc de falaise.
Aujourd’hui, comme à son habitude, elle monte les cent premières en marchant, les cent suivantes à petites foulées, et se force à franchir les cent cinq dernières au pas de course, s’escrimant tel un politicien décidé à se faire élire quoi qu’il en coûte – comme dirait son père. Au sommet, écarlate, des mèches imprégnées de transpiration plaquées sur les joues (ses cheveux échappent toujours à sa queue-de-cheval pendant le sprint final, aussi serré qu’elle puisse les attacher), elle se plie en deux et souffle comme un vieux cheval de trait. »
Extrait de : S. King et R. Chizmar. « Gwendy et la boite a boutons. »