Étiquette : King

 

Les yeux du dragon par S. King

Fiche de Les yeux du dragon

Titre : Les yeux du dragon
Auteur : Stephen King
Date de parution : 1987
Traduction : E. Châtelain
Editeur : Pocket

Première page de Les yeux du dragon

« Il était une fois un roi qui vivait dans le royaume de Delain avec ses deux enfants. Delain était un vieux royaume qui avait déjà connu des centaines, voire des mil iers de rois. Quand les choses durent si longtemps, même les historiens ne se souviennent pas de tout. Roland le Bon n’était ni le meilleur ni le pire des rois à régner sur le pays. Il s’efforçait tant qu’il pouvait de ne pas faire trop de mal, et, la plupart du temps, il y parvenait. Il tentait aussi de toutes ses forces de faire le bien, mais, hélas, il rencontrait moins de succès en ce domaine. Il doutait qu’on se souvienne de lui longtemps après sa mort. Et sa mort pouvait venir d’un moment à l’autre, car il était vieux et son cœur s’affaiblissait. Il lui restait peut-être une année à vivre, peut-être trois. »

Extrait de : S. King. « Les Yeux du Dragon. »

Les tommyknockers par S. King

Fiche de Les tommyknockers

Titre : Les tommyknockers (l’intégrale)
Auteur : Stephen King
Date de parution : 1987
Traduction : D. Dill
Editeur : Le livre de poche

Première page de Les tommyknockers

« À cause d’un clou qui manquait, le royaume fut perdu – résumée à l’extrême, c’est à cet enseignement que pourrait se réduire toute la philosophie de l’histoire. En dernière analyse, on peut tout ramener à ce genre de formule. C’est du moins ce que pensa beaucoup plus tard, Roberta Anderson, Bobbi pour les intimes. Ou bien tout n’est qu’accident… ou bien tout n’est que destin. Le 21 juin 1988, Bobbi Anderson trébucha littéralement sur son destin près du village de Haven, dans l’État du Maine. Tout découla de ce faux pas ; le reste ne fut que péripéties. »

Extrait de : S. King. « Les Tommyknockers. »

Les régulateurs par S. King (R. Bachman)

Fiche de Les régulateurs

Titre : Les régulateurs (Tome 1 sur 2 – Désolation)
Auteur : Stephen King (R. Bachman)
Date de parution : 1996
Traduction : W. O. Desmond
Editeur : Albin Michel

Première page de Les régulateurs

« Chère Audrey, On sera à Carson City ce soir et on espère arriver demain à San Jose. Je sais que tu n’étais pas trop d’accord avec cette idée de faire le voyage en voiture, mais c’était pourtant la bonne décision . SETH VIENT DE FAIRE DES PROgRèS STUPÉFIANtS ! Je t’en parlerai plus longuement depuis San Jose. Tout ce que je peux dire pour le moment, c’est: Dieu bénisse le Nevada !
Baisers de toute la famille, Poplar Street, 15 juillet 1996, 15 h 45
C’est l’été.
Pas simplement l’été, non, pas cette année, mais une apothéose d’été, une quintessence d’été, un été d’Ohio tout vert en plein juillet, avec un soleil chauffé à blanc dans un ciel d’un bleu de jean délavé, les cris des gosses courant dans le bois de Bear Street, au sommet de la colline »

Extrait de : S. King. « Les Régulateurs – Désolation. »

Le singe par S. King

Fiche de Le singe

Titre : Le singe
Auteur : Stephen King
Date de parution : 1994
Traduction : M. Pressé, S. Quadruppani
Editeur : Librio

Sommaire de Le singe

  • Le singe
  • Le cheval

Première page de Le singe

« Lorsque Hal Shelburn le vit, lorsque son fils Dennis le sortit du carton Ralston-Purina moisi qui avait été poussé très loin sous une avancée du toit dans le grenier, il fut saisi d’un tel sentiment d’horreur et d’incré- dulité qu’un instant il crut qu’il allait pousser un hurlement. Comme pour le ravaler, il porta son poing à sa bouche… et se contenta de tousser. Terry et Den-nis ne remarquèrent rien mais Petey jeta un regard curieux autour de lui.

– Ca, c’est chouette, déclara Dennis, la voix pleine d’une admiration respectueuse.

L’enfant ne s’était pas adressé à son père sur ce ton-là depuis bien longtemps. Dennis avait douze ans.

– Qu’est-ce que c’est ? demanda Petey. (Il lança un nouveau coup d’oeil à son père avant de revenir, fas-ciné, sur ce qu’avait trouvé son grand frère.) Qu’est-ce que c’est, papa ? »

Extrait de : S. King. « Le singe. »

Le fléau par S. King

Fiche de Le fléau

Titre : Le fléau (l’intégrale)
Auteur : Stephen King
Date de parution : 1990
Traduction : J.-P. Quijano
Editeur : Jean-Claude Lattès

Première page de Le fléau

« Sally.

Un murmure.

— Réveille-toi, Sally.

Un murmure, plus fort : Laisse-moi tranquille.

Il la secoua encore.

— Réveille-toi. Tout de suite !

Charlie.

La voix de Charlie qui l’appelle. Depuis combien de temps ?

Sally remonta des profondeurs de son sommeil.

Elle regarda le réveil sur la table de nuit. Il était deux heures et quart du matin. Charlie aurait dû être à son travail. Elle le vit. Et quelque chose bondit en elle, une intuition de mort.

Son mari était d’une pâleur mortelle. Les yeux lui sortaient de la tête. Il tenait les clés de la voiture dans une main. Et il continuait à la secouer de l’autre, même si elle avait déjà ouvert les yeux. Comme s’il était incapable de comprendre qu’elle était réveillée. »

Extrait de : S. King. « Le fléau. »

Le corps par S. King

Fiche de Le corps

Titre : Le corps
Auteur : Stephen King
Date de parution : 1982
Traduction : P. Alien
Editeur : Albin Michel

Première page de Le corps

« Ce qu’il y a de plus important, c’est le plus difficile à dire. Des choses dont on finit par avoir honte, parce que les mots ne leur rendent pas justice – les mots rapetissent des pensées qui semblaient sans limites, et elles ne sont qu’à hauteur d’homme quand on finit par les exprimer. Mais c’est plus encore, n’est-ce pas ? Ce qu’il y a de plus important se trouve trop près du plus secret de notre cœur et indique ce trésor enfoui à nos ennemis, ceux qui n’aimeraient rien tant que de le dérober. On peut en venir à révéler ce qui vous coûte le plus à dire et voir seulement les gens vous regarder d’un drôle d’air, sans comprendre ce que vous avez dit ou pourquoi vous y attachez tant d’importance que vous avez failli pleurer en le disant. C’est ce qu’il y a de pire, je trouve. Quand le secret reste prisonnier en soi non pas faute de pouvoir l’exprimer mais faute d’une oreille qui vous entende.

J’allais sur mes treize ans quand j’ai vu un mort pour la première fois. C’est arrivé en 1960, il y a longtemps… mais parfois il me semble que ce n’est pas si lointain. Surtout les nuits où je me réveille de ce rêve où la grêle tombe dans ses yeux ouverts. »

Extrait de : S. King. « Le Corps. »

Le bazar des mauvais rêves par S. King

Fiche de Le bazar des mauvais rêves

Titre : Le bazar des mauvais rêves
Auteur : Stephen King
Date de parution : 2015
Traduction : N. Gassie
Editeur : Albin Michel

Sommaire de Le bazar des mauvais rêves

  • Mile 81
  • Premium harmony
  • Batman et Robin ont un accrochage
  • La dune
  • Sale gosse
  • Une mort
  • Eglise d’ossements
  • Morale
  • Après-vie
  • Ur
  • Herman Wouk est toujours en vie
  • A la dure
  • Billy Barrage
  • Mister Yummy
  • Tommy
  • Le petit dieu vert de l’agonie
  • Ce bus est un autre monde
  • Nécro
  • Feux d’artifice imbibés
  • Le tonnerre en été

Première page de Batman et Robin ont un accrochage

« Sanderson voit son père deux fois par semaine. Le mercredi soir, après avoir fermé la bijouterie que ses parents ont ouverte il y a longtemps, il parcourt les cinq kilomètres jusqu’au Manoir de la Franche Rigolade pour rendre visite à Pop, généralement dans la salle commune. Dans sa « suite », si Pop est dans un de ses mauvais jours. Presque tous les dimanches midi, Sanderson l’emmène déjeuner en ville. L’établissement dans lequel Pop vit les dernières brumeuses années de sa vie s’appelle en réalité l’Unité de Soins Spécialisés des Moissons Dorées, mais Sanderson trouve Manoir de la Franche Rigolade plus adapté.

Le temps qu’ils passent ensemble n’est pas si pénible que ça finalement, et pas seulement parce que Sanderson n’a plus à changer les draps du vieux quand il pisse au lit. »

Extrait de : S. King. « Le bazar des mauvais rêves. »

Laurie par S. King

Fiche de Laurie

Titre : Laurie
Auteur : Stephen King
Date de parution : 2018
Traduction : J. Esch
Editeur : Albin Michel

Première page de Laurie

« Six mois après la mort de celle qui était sa femme depuis quarante ans, Lloyd Sunderland reçut la visite de sa sœur qui avait fait le trajet entre Boca Raton et Caymen Key. Elle amena dans ses bagages un chiot gris foncé qu’elle présenta comme un border collie croisé avec un mudi. Lloyd ignorait ce qu’était un mudi, et il s’en fichait.
« Je ne veux pas d’un chien, Beth. C’est même la dernière chose dont j’aie envie. J’ai déjà du mal à m’occuper de moi.
– Ça se voit, répondit sa sœur en ôtant au chien qui ressemblait à un jouet sa petite laisse. Combien de kilos tu as perdus ?
– J’en sais rien. »
Elle le jaugea. »

Extrait de : S. King. « Laurie. »

La tempête du siècle par S. King

Fiche de La tempête du siècle

Titre : La tempête du siècle
Auteur : Stephen King
Date de parution : 1999
Traduction : W. O. Desmond
Editeur : Le livre de poche

Première page de La tempête du siècle

« Le vent chasse violemment la neige devant la caméra, au point que tout d’abord on ne distingue rien. La tempête fait rage. La caméra entame un travelling avant et nous apercevons une lumière orange clignotante : le feu de signalisation situé au croisement de Main Street et d’Atlantic Street, le seul carrefour ainsi équipé de l’île. Le feu clignotant danse follement dans le vent. Les deux rues sont désertes, mais le contraire serait surprenant : c’est un blizzard grand format qui se déchaîne. On distingue quelques lumières sourdes dans les bâtiments, mais pas âme qui vive. La neige s’accumule jusqu’à mi-hauteur des vitrines des magasins. »

Extrait de : S. King. « La Tempête du Siècle. »

La petite fille qui aimait Tom Gordon par S. King

Fiche de La petite fille qui aimait Tom Gordon

Titre : La petite fille qui aimait Tom Gordon
Auteur : Stephen King
Date de parution : 1999
Traduction : F. Lasquin
Editeur : Le livre de poche

Première page de La petite fille qui aimait Tom Gordon

« Le monde a des dents, et quand l’envie le prend de mordre, il ne s’en prive pas. Trisha McFarland avait neuf ans lorsqu’elle s’en aperçut. Ce fut un matin, au début du mois de juin. À dix heures, elle était assise à l’arrière de la Dodge Caravan de sa mère, vêtue de son maillot d’entraînement bleu roi de l’équipe des Red Sox (avec 36 GORDON inscrit au dos), et jouait avec Mona, sa poupée. À dix heures trente, elle était perdue dans la forêt. À onze heures, elle s’efforçait de ne pas céder à la panique, de ne pas se dire je suis en danger, de chasser de sa tête l’idée que les gens qui se perdent dans la forêt s’en tirent quelquefois avec de graves blessures, que quelquefois même ils en meurent.

Tout ça parce que j’avais envie de faire pipi, se disait-elle. Quoiqu’à vrai dire son envie n’était pas si pressante que ça. »

Extrait de : S. King. « La petite fille qui aimait Tom Gordon. »