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Dead zone par S. King

Fiche de Dead zone

Titre : Dead zone
Auteur : Stephen King
Date de parution : 1979
Traduction : R. Matas
Editeur : Le livre de poche

Première page de Dead zone

« John Smith avait grandi. Il était devenu étudiant et n’avait plus aucun souvenir de la mauvaise chute qu’il avait faite un jour de janvier 1953. Dès le lycée, il avait eu du mal à s’en rappeler. Quant à ses parents, ils n’en avaient jamais rien su.

C’était un jour de l’hiver 1955, on patinait sur l’étang de Durham. Les grands jouaient au hockey en s’aidant de bâtons et en utilisant deux paniers de pommes de terre en guise de buts. Les petits jouaient la mouche du coche, s’amusant comme ils savent le faire en se tordant les chevilles, en s’essoufflant, en se tenant mal et de façon comique sur leurs patins. Dans un coin des pneus brûlaient en laissant échapper une fumée âcre et noire. Les parents, assis non loin de là, surveillaient leur progéniture. Les scooters de neige étaient encore inconnus et l’hiver, pour tout divertissement, on devait se contenter des exercices corporels. »

Extrait de : S. King. « Dead zone. »

Danse macabre par S. King

Fiche de Danse macabre

Titre : Danse macabre
Auteur : Stephen King
Date de parution : 1976
Traduction : L. Murail et N. Zimmermann
Editeur : J’ai lu

Sommaire de Danse macabre

  • Celui qui garde le ver
  • Poste de nuit
  • Une sale grippe
  • Comme une passerelle
  • La presseuse
  • Le croque-mitaine
  • Matière grise
  • Petits soldats
  • Poids lourds
  • Cours, Jimmy, cours…
  • Le printemps des baies
  • La corniche
  • La pastorale
  • Desintox, inc
  • L’homme qu’il vous faut
  • Les enfants du mais
  • Le dernier barreau de l’échelle
  • L’homme qui aimait les fleurs
  • Un dernier pour la route
  • Chambre 312

Première page de Celui qui garde le ver

« Cher Bones,

Comme il fut bon, en entrant dans le salon réfrigéré par les courants d’air de Chapelwaite, les os brisés par cette abominable carriole, la vessie dilatée par un besoin pressant, d’apercevoir sur l’obscène petite table de merisier, près de la porte, une enveloppe griffonnée à ta façon inimitable. Crois bien que je m’employai à déchiffrer ta lettre dès que mon corps soulagé m’en laissa le répit (en bas, dans une salle de bains plutôt sinistre, regardant mon haleine se condenser devant mes yeux).

Je suis heureux d’apprendre que tu es remis de cette fièvre miasmatique qui a longtemps rongé tes poumons, tout en compatissant avec toi au sujet du dilemme moral dont cette guérison a été l’occasion. Un abolitionniste comme toi, remis sur pied par le soleil bienfaisant de l’esclavagiste Floride ! »

Extrait de : S. King. « Danse Macabre. »

Dans les hautes herbes par S. King et J. Hill

Fiche de Dans les hautes herbes

Titre : Dans les hautes herbes
Auteur : Stephen King et Joe Hill
Date de parution : 2012
Traduction : H. Collon
Editeur : Albin Michel

Première page de Dans les hautes herbes

« Il avait voulu un peu de silence plutôt que la radio, on peut donc dire que c’était sa faute. Elle avait voulu un peu d’air frais plutôt que la clim, donc on peut aussi dire que c’était la sienne. Mais sans la combinaison des deux, ils n’auraient jamais entendu le gamin ; alors c’était leur faute à tous les deux. D’ailleurs, ça leur convenait : de toute leur vie, ils n’avaient jamais rien fait l’un sans l’autre. Cal et Becky DeMuth, dix-neuf mois d’écart. Les deux font la paire, comme disaient leurs parents.
— Quand Becky décroche le téléphone, c’est Cal qui dit « Allô ? », prétendait M. DeMuth.
— Quand Cal a envie d’organiser une soirée, Becky a déjà dressé la liste des invités, aimait à dire Mme DeMuth.
Jamais un mot plus haut que l’autre entre eux. Même le jour où, en première année de fac, Becky avait débarqué chez Cal (contrairement à elle, qui avait une chambre en résidence universitaire, il avait pris un appartement en ville) en annonçant qu’elle était enceinte. Cal l’avait bien pris. Leurs parents, moins. »

Extrait de : S. King et J. Hill. « Dans les hautes herbes. »

Cujo par S. King

Fiche de Cujo

Titre : Cujo
Auteur : Stephen King
Date de parution : 1981
Traduction : N. Zimmermann
Editeur : Le livre de poche

Première page de Cujo

« Il était une fois, il n’y a pas si longtemps de cela, un monstre qui vivait à Castle Rock, petite ville du Maine. En 1970, il tua une serveuse répondant au nom de Aima Frechette ; en 1971, une femme appelée Pauline Toothaker et Cheryl Moody, une jeune étudiante ; en 1974, une jolie fille dénommée Carol Dunbarger ; en automne 1975, une institutrice appelée Etta Ringgold ; enfin, au début de l’hiver de cette même année, une écolière nommée Mary Kate Hendrasen.

Il ne s’agissait ni d’un loup-garou, ni d’un vampire, ni d’une goule ou autre créature innommable venue de forêts enchantées ou d’immensités enneigées ; ce n’était qu’un flic perturbé par des problèmes d’ordre mental et sexuel, un flic qui portait le nom de Frank Dodd. »

Extrait de : S. King. « Cujo. »

Cookie jar par S. King

Fiche de Cookie jar

Titre : Cookie jar
Auteur : Stephen King
Date de parution : 2015
Traduction : M. Pagel
Editeur : Le livre de poche

Première page de Cookie jar

« Ils furent dès le début sur la même longueur d’onde : le garçon trouvait au vieillard très bonne mine pour ses quatre-vingt-dix ans, et le vieillard trouvait au garçon, dont le prénom était Dale, très bonne mine pour ses treize ans.
Son arrière-petit-fils l’appela d’abord « arrière-grand-papa », mais Barrett ne voulut pas en entendre parler. « Ça me vieillit encore plus. Appelle-moi Rhett. C’est comme ça que faisait mon père. J’ai été Rhett avant qu’il n’y ait un Rhett Butler, tu te rends compte ? »
Dale demanda qui était Rhett Butler.
« Oublie ça. C’était un mauvais livre et un film très moyen. Parle-moi encore de ton projet. »

Extrait de : S. King. « Cookie Jar. »

Conte de fées par S. King

Fiche de Conte de fées

Titre : Conte de fées
Auteur : Stephen King
Date de parution : 2022
Traduction : J. Esch
Editeur : Albin Michel

Première page de Conte de fées

« Je suis sûr de pouvoir raconter cette histoire. Et je suis sûr que personne n’y croira. Je m’en fiche. La raconter me suffit. Mon problème – je parie que beaucoup d’écrivains ont le même, il n’y a pas que les débutants comme moi –, c’est de savoir par où commencer.
Tout de suite, j’ai pensé au cabanon, parce que c’est là que mes aventures ont débuté réellement, mais ensuite, je me suis aperçu que je devrais parler de M. Bowditch d’abord, et de la manière dont on est devenus proches. Seulement, tout cela ne serait jamais arrivé sans le miracle qu’a vécu mon père. Un miracle très ordinaire, pourrait-on dire, un miracle que des milliers d’hommes et de femmes ont connu depuis 1935, mais aux yeux d’un gamin, c’était un miracle.
Seulement, ce n’est pas le bon choix non plus car je ne crois pas que mon père aurait eu besoin d’un miracle sans ce foutu pont. »

Extrait de : S. King. « Conte de fées. »

Colorado kid par S. King

Fiche de Colorado kid

Titre : Colorado kid
Auteur : Stephen King
Date de parution : 2005
Traduction : M. de Prémonville
Editeur : J’ai lu

Première page de Colorado kid

« S’étant assuré qu’il n’obtiendrait rien d’intéressant des deux vieillards qui constituaient l’intégralité de la rédaction du Weekly Islander, le chroniqueur du Globe de Boston jeta un œil à sa montre, calcula qu’en se dépêchant il pouvait encore attraper le ferry d’une heure trente pour le continent, les remercia pour le temps qu’ils lui avaient consacré, déposa des billets sur la nappe, posa la salière dessus comme presse-papier afin que la petite brise frisquette du large ne les emporte pas, et dévala les marches de pierre qui descendaient depuis le patio-salle à manger du Goéland Gris vers Bay Street et la petite ville lovée en contrebas. Hormis le coup d’œil machinal à ses seins, il ne remarqua pas le moins du monde la jeune femme assise entre les deux bonshommes.

Une fois le journaliste du Globe parti, Vince Teague tendit la main et retira les billets — deux de cinquante — de sous la salière. Il les fourra dans la poche à rabat de sa vieille veste de tweed encore présentable avec un air de satisfaction indéniable. »

Extrait de : S. King. « Colorado kid. »

Coeurs perdus en Atlantide par S. King

Fiche de Coeurs perdus en Atlantide

Titre : Coeurs perdus en Atlantide
Auteur : Stephen King
Date de parution : 1999
Traduction : W. O. Desmond
Editeur : Albin Michel

Première page de Coeurs perdus en Atlantide

« Le père de Bobby Garfield était de ces types qui commencent à perdre leurs cheveux à vingt ans et sont complètement chauves autour de quarante-cinq. Randall Garfield se vit épargner cette calamité en mourant d’une crise cardiaque à trente-six. L’agent immobilier rendit son dernier souffle sur le sol d’une cuisine qui n’était pas la sienne. L’acheteur potentiel était dans le séjour, essayant vainement d’appeler une ambulance – le téléphone était coupé – lorsque le papa de Bobby trépassa. Bobby avait alors trois ans. Il gardait le vague souvenir d’un homme le chatouillant et l’embrassant sur les joues et le front. Son papa, il en était à peu près sûr. REGRETS ÉTERNELS, lisait-on sur la pierre tombale de Randall Garfield, mais sa veuve paraissait ignorer que l’éternité dure plus d’un mois et quant à Bobby lui-même… comment peut-on regretter quelqu’un dont on ne garde que le plus vague souvenir ? »

Extrait de : S. King. « Coeur perdu en Atlantide. »

Classe tous risques par S. King et B. Vincent

Fiche de Classe tous risques

Titre : Classe tous risques
Auteur : Stephen King et Bev Vincent
Date de parution : 2018
Traduction : M. Pagel
Editeur : Le livre de poche

Sommaire de Classe tous risques

  • La cargaison par E. M. Lewis
  • L’horreur des hauteurs par A. C. Doyle
  • Cauchemar à vingt mille pieds par R. Matheson
  • La machine volante par A. Bierce
  • Lucifer ! par E. C. Tubb
  • La cinquième catégorie par T. Bissell
  • Deux minutes quarante-cinq secondes par D. Simmons
  • Diablitos par C. Goodfellow
  • Raid aérien par J. Varley
  • Vous êtes libre par J. Hill
  • Oiseaux de guerre par D. J. Schow
  • Des zombies dans l’avion par R. Bradbury
  • Meurtre dans les airs par B. Vincent
  • L’expert en turbulences par P. Tremayne
  • La chute par J. Dickey

Première page de La cargaison

« Je rêvais d’une cargaison. Des milliers de caisses emplissaient la soute de l’avion, toutes de ce pin brut qui vous plante des échardes à travers les gants de travail. Elles étaient imprimées de chiffres mystérieux et d’étranges acronymes qui brillaient d’un éclat rouge sombre. Quoique censées renfermer des pneus de Jeep, certaines étaient aussi grandes qu’une maison et d’autres aussi petites qu’une bougie de moteur. Des sangles évoquant celles d’une camisole de force les fixaient à des palettes. Je tentais de les examiner toutes, mais il y en avait trop. Un bruit de frottement grave résonna quand elles glissèrent puis basculèrent vers moi. Il m’était impossible d’atteindre l’interphone pour prévenir le pilote. »

Extrait de : S. King et B. Vincent. « Classe tous risques. »

Christine par S. King

Fiche de Christine

Titre : Christine
Auteur : Stephen King
Date de parution : 1983
Traduction : M. Milpois
Editeur : Albin Michel

Première page de Christine

« C’est l’histoire d’un triangle, je crois qu’on peut bien le dire : Arnie Cunningham, Leigh Cabot et, bien entendu, Christine. Mais Christine était là la première. Elle a été le premier amour d’Arnie, et je pense pouvoir affirmer, du haut de l’extraordinaire sagesse que je peux avoir atteinte en mes vingt-deux ans de vie, qu’elle en a été le seul. C’est pourquoi je dis que ce qui est arrivé est une tragédie.

Arnie et moi, on a grandi dans le même quartier, et on a été dans les mêmes écoles depuis la maternelle. Je crois que c’est grâce à cela qu’il s’en est sorti vivant quand on est arrivés dans les grandes classes.

J’étais costaud, et c’est ce qui l’a sauvé. Il en a pris plein la tronche pour pas un rond, d’accord, mais il a eu la vie sauve. »

Extrait de : S. King. « Christine. »