Étiquette : King
Charlie par S. King

Fiche de Charlie
Titre : Charlie
Auteur : Stephen King
Date de parution : 1980
Traduction : F. M. Lennox
Editeur : Albin Michel
Première page de Charlie
« Papa, je suis fatiguée, se plaignit la fillette en culotte rouge et chemisier vert. On s’arrête ?
— Pas encore, mon chou. »
C’était un grand type large d’épaules qui portait une veste de velours élimée et un pantalon de toile marron. La fillette lui donnait la main et, ensemble, ils remontaient la Troisième Avenue en marchant vite, presque en courant. Il jeta un coup d’œil derrière lui. La voiture verte était toujours là, elle longeait lentement le trottoir.
« Papa, s’il te plaît. Papa. »
Il la regarda et vit la pâleur de son visage. Des cernes sombres s’élargissaient sous ses yeux. »
Extrait de : S. King. « Charlie. »
Chantier par S. King (R. Bachman)

Fiche de Chantier
Titre : Chantier
Auteur : Stephen King (Richard Bachman)
Date de parution : 1981
Traduction : F. Straschitz
Editeur : J’ai lu
Première page de Chantier
« Mais la guerre du Vietnam était finie, et la vie continuait.
Par un chaud après-midi d’août 1972, le camion de la chaîne de télé WHLM était garé, près de Westgate, devant le péage de l’autoroute 784. Une petite foule s’était assemblée autour d’un podium dressé à la hâte : de simples planches sur lesquelles on avait jeté une toile de tente. Derrière le podium, en haut d’un talus herbeux, se trouvaient les cabines de péage. Devant, des terres marécageuses s’étendaient jusqu’à la lisière de la ville.
En attendant que le maire et le gouverneur arrivent pour la cérémonie d’inauguration, un jeune journaliste nommé Dave Albert et ses collaborateurs effectuaient une série d’interviews pour connaître l’opinion de l’« homme de la rue ».
Il tendit son micro à un vieil homme portant des lunettes à verres teintés. »
Extrait de : S. King (R. Bachman). « Chantier. »
Cellulaire par S. King

Fiche de Cellulaire
Titre : Cellulaire
Auteur : Stephen King
Date de parution : 2006
Traduction : W. O. Desmond
Editeur : Le livre de poche
Première page de Cellulaire
« L’événement qui finit par prendre le nom d’« Impulsion » débuta l’après-midi du 1er octobre à 15 h 03, heure de l’est des États-Unis. Appellation erronée, bien entendu, mais dix heures après son déclenchement, la plupart des scientifiques qui auraient pu le faire remarquer étaient soit morts, soit fous. Peu importait le nom de toute façon, l’effet seul comptait.
Ce jour-là à Boston, à cette heure précise, un homme jeune, sans destin historique particulier, descendait Boylston Street à pied d’un pas alerte, presque dansant. Il s’appelait Clayton Riddell et affichait une indubitable expression de satisfaction correspondant à sa démarche. Il tenait à la main gauche la version moderne d’un carton à dessins, un portfolio d’artiste d’un modèle disposant de fermoirs qui en faisaient un bagage à main. »
Extrait de : S. King. « Cellulaire. »
Carrie par S. King

Fiche de Carrie
Titre : Carrie
Auteur : Stephen King
Date de parution : 1974
Traduction : H. Robillot
Editeur : Le livre de poche
Première page de Carrie
« Personne ne fut réellement surpris lorsque se produisit la chose ; non pas du moins au niveau du subconscient où s’engendrent et se développent les notions sauvages, primitives. En surface, toutes les filles présentes dans la salle de douche furent sidérées, surexcitées, confondues ou simplement enchantées que cette garce de White en ait une fois de plus pris plein les gencives. Certaines d’entre elles manifestèrent peut-être leur surprise, mais bien entendu cette surprise était feinte. Carrie était la compagne de classe de plusieurs d’entre elles depuis la neuvième et la chose s’était développée depuis ce temps-là, développée lentement, immuablement, selon toutes les lois qui gouvernent la nature humaine, développée avec la précision d’une réaction en chaîne approchant de la masse critique.
Ce qu’aucune ne savait, bien sûr, c’était que Carrie White était télécinétique. »
Extrait de : S. King. « Carrie. »
Ça par S. King

Fiche de Ça
Titre : Ça (l’intégrale)
Auteur : Stephen King
Date de parution : 1986
Traduction : W. O. Desmond
Editeur : Le livre de poche
Première page de Ça
« La terreur, qui n’allait cesser qu’au bout de vingt-huit ans (mais a-t-elle vraiment cessé ?), s’incarna pour la première fois, à ma connaissance, dans un bateau en papier journal dévalant un caniveau gorgé d’eau de pluie.
L’esquif vacilla, gita puis se redressa, plongea crânement dans de perfides tourbillons et descendit ainsi Witcham Street jusqu’au carrefour avec Jackson Street. Tous les feux de signalisation étaient éteints, en cet après-midi de l’automne 1957, et pas une maison n’avait de lumière. Cela faisait une semaine qu’il pleuvait sans discontinuer et, depuis deux jours, le vent s’était mis de la partie. La plupart des quartiers de Derry se trouvaient toujours privés d’électricité. »
Extrait de : S. King. « Ça. »
Brume par S. King

Fiche de Brume
Titre : Brume (l’intégrale)
Auteur : Stephen King
Date de parution : 1985
Traduction : M. Pressé, S. Quadruppani
Editeur : Le livre de poche
Sommaire de Brume
- Brume
- En ce lieu, des tigres
- Le singe
- La révolte de Caïn
- Le raccourci de Mme Todd
- L’excursion
- Le gala de noces
- Paranoïa
- Le radeau
- Machine divine à traitement de texte
- L’homme qui refusait de serrer la main
- Sables
- L’image de la faucheuse
- Nona
- Pour Owen
- Le camion de l’oncle Otto
- Livraisons matinales
- Grandes roues : où l’on lave son linge sale en famille
- Mémé
- La ballade de la balle élastique
- Le chenal
Première page de Brume
« Voici ce qui s’est passé. La nuit qui vit la fin de la pire vague de chaleur que le nord de la Nouvelle-Angleterre ait connue dans son histoire – la nuit du 19 juillet – fut aussi celle où toute la région du Maine occidental fut balayée par les plus épouvantables orages que j’aie jamais vus.
Nous habitions au bord de Long Lake et nous vîmes le premier orage s’abattre sur les eaux en progressant dans notre direction juste avant la tombée de la nuit. Tout au long de l’heure qui avait précédé, l’air était resté parfaitement immobile. Le drapeau américain que mon père avait planté sur notre hangar à bateaux en 1936 pendait mollement contre son mât. Même l’ourlet ne tressaillait pas.
La chaleur était comme un objet massif, et elle semblait aussi profonde que les trous d’eau glauque qu’on trouve dans les carrières à l’abandon. »
Extrait de : S. King. « Brume. »
Blaze par S. King (R. Bachman)

Fiche de Blaze
Titre : Blaze
Auteur : Stephen King (Richard Bachman)
Date de parution : 2007
Traduction : W. O. Desmond
Editeur : Albin Michel
Première page de Blaze
« George était quelque part dans le noir. Blaze ne pouvait pas le voir, mais sa voix lui parvenait, forte et claire, rude et un peu enrouée. George donnait l’impression d’être toujours enrhumé. Il avait eu un accident, enfant. Quoi exactement, il ne l’avait jamais dit, mais sa pomme d’Adam présentait une cicatrice bien visible.
« Pas celle-là, crétin, elle a des autocollants partout. Trouve-toi une Chevy ou une Ford. Bleu foncé ou verte. De deux ans. Pas plus, pas moins. Personne ne s’en souvient. Et pas d’autocollants. »
Blaze dépassa la petite voiture avec ses autocollants et continua d’avancer. Le martèlement assourdi des basses lui parvenait, alors qu’il était à l’autre bout du parking du bar à bières. »
Extrait de : S. King. « Blaze. »
Billy Summers par S. King

Fiche de Billy Summers
Titre : Billy Summers
Auteur : Stephen King
Date de parution : 2021
Traduction : J. Esch
Editeur : Albin Michel
Première page de Billy Summers
« Assis dans le hall de l’hôtel, Billy Summers attend la voiture qui doit venir le chercher. On est vendredi midi. Bien qu’il soit en train de lire une bande dessinée intitulée Les Copains et les copines d’Archie, c’est à Émile Zola qu’il pense, et plus particulièrement à son troisième roman, celui qui l’a fait connaître : Thérèse Raquin. Il se dit que c’est en tout point le roman d’un jeune homme. Et que Zola commençait seulement à exploiter un filon qui allait se révéler aussi profond que fabuleux. Il se dit que Zola est la version cauchemardesque de Charles Dickens. Voilà qui ferait un sujet intéressant pour un essai. S’il devait en écrire un.
À midi douze, la porte de l’hôtel s’ouvre et deux hommes entrent dans le hall. L’un est grand, il a des cheveux noirs et arbore une banane de rocker des années cinquante. »
Extrait de : S. King. « Billy Summers. »
Bazaar par S. King

Fiche de Bazaar
Titre : Bazaar
Auteur : Stephen King
Date de parution : 1991
Traduction : W. O. Desmond
Editeur : Albin Michel
Première page de Bazaar
« Bien sûr. On vous y a déjà vu. Je n’oublie jamais un visage.
Venez un peu par ici, qu’on se serre la main ! Je vais vous dire quelque chose : je vous ai reconnu à votre démarche avant même d’avoir bien vu votre tête. Vous n’auriez pas pu choisir un meilleur jour pour revenir à Castle Rock. Est-ce que c’est pas chouette, ici ? L’ouverture de la chasse est pour bientôt ; tous les fous seront dans les bois à fusiller tout ce qui bouge et n’est pas habillé en orange fluo. Ensuite, ce sera la neige et le grésil, mais pas avant un bon moment. Pour l’instant, on est en octobre, et à Castle Rock, on laisse traîner octobre aussi longtemps qu’il veut.
A mon avis, c’est la meilleure époque de l’année. C’est pas que le printemps soit pas extra, ici, mais je préférerai toujours octobre à mai. Une fois l’été fini, le Maine occidental est comme qui dirait oublié, et tous ces gens avec leurs villas au bord du lac ou sur les hauteurs sont repartis pour New York ou le Massachusetts. »
Extrait de : S. King. « Bazaar. »
Après par S. King

Fiche de Après
Titre : Après
Auteur : Stephen King
Date de parution : 2021
Traduction : M. Boraso
Editeur : Albin Michel
Première page de Après
« C’était la sortie de l’école, je rentrais à la maison avec ma mère. D’un côté, je lui tenais la main et de l’autre, je serrais bien fort ma dinde de Thanksgiving – celle qu’on faisait dessiner aux petits du CP la semaine d’avant la fête. J’en étais fier comme tout, et j’avoue que je me la pétais grave. Je vous explique la méthode, pour la dinde : on prend une grande feuille de papier cartonné, on pose la main dessus et on suit les contours avec un crayon de couleur. Voilà pour le corps et les plumes de la queue. Pour la tête, on se débrouille comme on peut.
Je l’ai montrée à maman, qui m’a répondu par un de ses « ouais ouais super, génial, ton truc », mais je doute qu’elle l’ait vue pour de bon. Sûrement qu’elle réfléchissait à un des bouquins qu’elle cherchait à vendre. Elle, elle appelait ça « fourguer la marchandise ». À cette époque, maman travaillait comme agent littéraire. »
Extrait de : S. King. « Après. »