Étiquette : La compagnie noire

 

Soldats de pierre 2 par Glen Cook

Fiche de Soldats de pierre 2

Titre : Soldats de pierre 2 (Tome 10 sur 10 – La compagnie noire)
Auteur : Glen Cook
Date de parution : 2000
Traduction : F. Reichert
Editeur : L’Atalante

Première page de Soldats de pierre 2

« Trois poteaux volaient en formation d’oies sauvages. Tobo avait pris la tête, Saule Cygne à cheval sur son pilon. Cygne semblait en proie aux affres d’une grave rechute dans la religiosité : il marmottait sans discontinuer une prière polysyllabique d’un seul mot. Il souffrait du vertige, se cramponnait si fort à Tobo qu’il devait lui infliger des ecchymoses et fermait les yeux si hermétiquement que des crampes musculaires se propageaient sûrement jusque dans ses mollets.

Madame et Shukrat pilotaient les deux autres. Madame avait pris Aridatha Singh en croupe et Shukrat embarqué l’oncle Doj.

Murgen, Thai Dei et moi partagions le tapis volant avec le Hurleur, dont les glapissements étaient étouffés par l’espèce de grand bol de verre dont l’avait coiffé Madame. L’expédient fonctionnait assez bien pour nous épargner des problèmes avec des gens ignorant tout de notre venue. »

Extrait de : G. Cook. « Soldats de pierre 2 – La compagnie noire. »

Soldats de pierre 1 par Glen Cook

Fiche de Soldats de pierre 1

Titre : Soldats de pierre 1 (Tome 10 sur 10 – La compagnie noire)
Auteur : Glen Cook
Date de parution : 2000
Traduction : F. Reichert
Editeur : L’Atalante

Première page de Soldats de pierre 1

« Quatre années s’étaient écoulées et personne n’était mort.

Ni de mort violente ni frappé par le sort, à tout le moins. Otto et Hagop avaient trépassé à quelques jours d’intervalle l’an dernier, de causes naturelles associées au vieillissement. Quelques semaines plus tôt, un certain Tam Duc, jeune recrue à l’entraînement, avait péri victime de l’enthousiasme et de la trop grande assurance de la jeunesse. Il était tombé dans une crevasse pendant que ses frères d’armes et lui, suspendus à leurs couvertures, descendaient la longue pente escarpée et glissante du glacier Tien Myuen. Il y avait eu encore quelques autres morts. Mais aucun d’une main hostile.

Quatre ans, c’était sans doute un record, mais pas de ceux qu’on trouve fréquemment dans ces annales. »

Extrait de : G. Cook. « Soldats de pierre 1 – La compagnie noire. »

L’eau dort 2 par Glen Cook

Fiche de L’eau dort 2

Titre : L’eau dort 2 (Tome 9 sur 10 – La compagnie noire)
Auteur : Glen Cook
Date de parution : 1999
Traduction : F. Reichert
Editeur : L’Atalante

Première page de L’eau dort 2

« Le bébé pleurait encore, enfoui dans le giron de sa mère, mais il ne cherchait pas à la téter. Le bruit agaçait tout le monde. Si l’on avait voulu nous faire des misères, on nous aurait pistés sans mal. Sans doute n’aurions-nous entendu personne approcher en catimini, entre les pleurs et le clapotis de la bruine glacée s’abattant de rameau en rameau sur les arbres imbibés. Arpenteur et les Singh de la Compagnie gardaient leur arme à la main. Oncle Doj avait récupéré Bâton de Cendre et l’avait tiré au clair en dépit du risque de corrosion.

Les animaux n’étaient pas moins tourneboulés que le nourrisson. Les chèvres bêlaient et traînaient les pattes. Les ânes refusaient obstinément d’avancer, mais mère Gota connaissait une ou deux ruses susceptibles de ramener certaines bêtes de somme un peu trop têtues à la raison. Le pain y était pour beaucoup.

La pluie ne fléchissait pas.

Narayan Singh avait pris la tête. Il connaissait le chemin. Il était chez lui. »

Extrait de : G. Cook. « L’eau dort 2 – La compagnie noire. »

L’eau dort 1 par Glen Cook

Fiche de L’eau dort 1

Titre : L’eau dort 1 (Tome 9 sur 10 – La compagnie noire)
Auteur : Glen Cook
Date de parution : 1999
Traduction : F. Reichert
Editeur : L’Atalante

Première page de L’eau dort 1

« En ce temps-là, la Compagnie noire n’existait pas. Je le sais pour l’avoir appris par des lois et des décrets. Mais je ne me sentais pas pour autant privée de substance.

L’étendard de la Compagnie, son capitaine, son lieutenant, son porte-étendard et tous les hommes qui avaient contribué à lui forger sa terrible réputation avaient disparu, enterrés vivants au cœur d’un vaste désert de pierre. « Pierre scintillante », chuchotait-on dans les rues et les venelles de Taglios ; « Partis au Khatovar », proclamait-on là-haut, tandis que l’effroyable forfait qu’elle s’était si longtemps efforcée de prévenir se transformait en un triomphe ineffable, la Radisha, la Protectrice ou Dieu sait qui ayant décidé que le peuple devait se persuader que la Compagnie avait accompli sa destinée.

Ceux qui étaient assez vieux pour s’en souvenir n’étaient pas dupes. Seules cinquante personnes s’étaient aventurées dans la plaine de pierre scintillante. La moitié n’appartenaient même pas à la Compagnie. Et sur ces cinquante individus, deux seulement en étaient revenus pour mentir effrontément sur ce qui s’était passé. »

Extrait de : G. Cook. « L’eau dort 1 – La compagnie noire. »

Elle est les ténèbres 2 par Glen Cook

Fiche de Elle est les ténèbres 2

Titre : Elle est les ténèbres 2 (Tome 8 sur 10 – La compagnie noire)
Auteur : Glen Cook
Date de parution : 1997
Traduction : F. Reichert
Editeur : L’Atalante

Première page de Elle est les ténèbres 2

« J’ai annoncé au Vieux que ses soldats tiraient sur la Porte d’Ombre. Il s’est salement rembruni. « Je ne crois pas que ce soit une très bonne idée. » Il a hélé un messager d’un beuglement et dépêché une impérieuse mise en garde à nos frères de la division cantonnée au sud.

« Pas de corbeaux dans le coin, ai-je fait remarquer.

— Qu’un-Œil m’a façonné un sortilège me permettant de les affamer et de les éloigner quelque temps. Mais pas éternellement. »

J’ai saisi la coupure. « Je n’ai pas l’impression que nous fassions tout ce qui est en notre pouvoir pour assister les lascars de Madame piégés dans Belvédère. »

Il a haussé les épaules. « Je ne me fais plus de bile pour Belvédère. Plus beaucoup, tout du moins.

— Comment ? Tu ne te soucies plus d’Ombrelongue ? Du Hurleur ? De Narayan Singh et de ta… de la Fille de la Nuit ?

— Ne te méprends pas. Je ne reste pas indifférent. Mais ils ont beaucoup perdu de leur importance.

— J’ai dû rater un épisode. Qu’est-ce que tu veux dire ? »

Extrait de : G. Cook. « Elle est les ténèbres 2 – Compagnie Noire. »

Elle est les ténèbres 1 par Glen Cook

Fiche de Elle est les ténèbres 1

Titre : Elle est les ténèbres 1 (Tome 8 sur 10 – La compagnie noire)
Auteur : Glen Cook
Date de parution : 1997
Traduction : F. Reichert
Editeur : L’Atalante

Première page de Elle est les ténèbres 1

« Le vent gémit et hurle, exhalant son haleine amère. La foudre gronde et aboie. Une force vivante fait rage sur la plaine de pierre scintillante. Les ombres elles-mêmes ont peur.

Les cicatrices du cataclysme défigurent la plaine qui n’a connu qu’une seule ère de noire perfection. Une faille déchiquetée balafre sa face comme un éclair coruscant. Nulle part cette fissure n’est assez large pour qu’un enfant ne puisse la traverser d’un bond, mais elle paraît abyssale. Des écharpes de brume se déploient. Certaines s’ourlent de touches de couleur. Toute couleur jure avec ces milliers de nuances de noir et de gris.

Au centre de la plaine se dresse une vaste forteresse grise inconnue, plus vieille que toute mémoire écrite. Une antique tour s’est effondrée en travers de la faille. Depuis la place forte monte un long et profond battement, pareil à celui du cœur d’un monde assoupi, qui déchire le silence sans âge.

La mort est éternité. L’éternité est pierre. La pierre est silence.

La pierre ne peut parler, mais elle se souvient. »

Extrait de : G. Cook. « Elle est les ténèbres 1 – Compagnie Noire. »

Saisons funestes par Glen Cook

Fiche de Saisons funestes

Titre : Saisons funestes (Tome 7 sur 10 – La compagnie noire)
Auteur : Glen Cook
Date de parution : 1996
Traduction : A. Robert
Editeur : L’Atalante

Première page de Saisons funestes

« Un vent incessant balaie la plaine. Il marmonne sur le dallage qui s’étend d’un horizon à l’autre. Il chante entre des colonnes noires éparses, comme un chœur de fantômes. Il disperse la poussière venue de loin et roule les feuilles. Il titille les cheveux d’un corps inerte, reclus depuis une génération, momifié. Espiègle, la brise plaque une feuille sur la bouche du cadavre figée en un cri silencieux, puis l’enlève. Ce vent porte l’haleine de l’hiver.

Un éclair ricoche d’une colonne d’ébène à la suivante, comme un gamin jouant au chat, sautant de refuge en refuge. L’espace d’un moment, un peu de couleur anime cette plaine spectrale.

Les colonnes pourraient passer pour des vestiges d’une cité détruite. Ce n’en sont pas. Il y en a trop peu, elles sont disposées sans ordre. Toutes tiennent debout, bien que le vent vorace les ait pour beaucoup rongées profondément. »

Extrait de : G. Cook. « Saisons funestes – La compagnie noire. »

Rêves d’acier par Glen Cook

Fiche de Rêves d’acier

Titre : Rêves d’acier (Tome 5 sur 10 – La compagnie noire)
Auteur : Glen Cook
Date de parution : 1990
Traduction : A. Robert
Editeur : J’ai lu

Première page de Rêves d’acier

« Bien des mois se sont écoulés. Bien des événements ont eu lieu dont beaucoup me sont sortis de la mémoire. Des détails insignifiants me restent quand des faits importants m’échappent. Pour certains je m’en remets au ouï-dire, pour d’autres à ma seule intuition. Combien de fois mes témoins se sont-ils laissé abuser ?

Il ne m’était pas venu à l’esprit, jusqu’à ce que je traverse cette période d’inactivité forcée, qu’une tradition importante était négligée : plus personne ne consignait l’histoire de la Compagnie. J’ai hésité. Il me paraissait présomptueux de prendre la plume. Je n’ai pas d’expérience. Je ne suis pas historienne et moins encore écrivain. Certainement, je n’ai pas le regard de Toubib, ni son oreille ou son esprit.

Alors je me contenterai de rapporter les faits tels qu’en mon souvenir. J’espère que mon rôle en son sein et l’empreinte qu’elle a laissée sur moi ne coloreront pas trop cette histoire.

Voici, avec cette réserve, en addition aux annales de la Compagnie noire et dans la tradition des annalistes qui m’ont précédée, le livre de Madame.

Madame, annaliste, capitaine. »

Extrait de : G. Cook. « Rêves d’Acier – La compagnie noire. »

Jeux d’ombres par Glen Cook

Fiche de Jeux d’ombres

Titre : Jeux d’ombres (Tome 4 sur 10 – La compagnie noire)
Auteur : Glen Cook
Date de parution : 1989
Traduction : A. Robert
Editeur : L’Atalante

Première page de Jeux d’ombres

« Nous sommes restés tous les sept au carrefour à regarder la poussière s’élever sur la route de l’est. Même Qu’un-Œil et Gobelin, d’ordinaire incapables de se tenir, se sont laissé gagner par la solennité du moment. La jument d’Otto a henni. Il a posé une main sur ses naseaux et, de l’autre, lui a flatté l’encolure pour la calmer. Ce fut un point d’orgue, le jalon émotionnel de toute une époque.

Et puis la poussière est retombée. Ils étaient partis. Des oiseaux se sont mis à pépier tant nous demeurions silencieux. J’ai pris un vieux carnet dans une de mes sacoches et je me suis assis sur le chemin. D’une main tremblante, j’ai écrit : C’est la fin. Nous nous sommes séparés. Silence, Chérie et les frères Torque ont pris la route de Seigneurie. La Compagnie noire est dissoute.

Pourtant je continuerai à tenir ces annales, ne serait-ce que par la force d’une habitude enracinée par vingt-cinq ans de pratique. Et, qui sait ? peut-être ceux à qui je dois les ramener trouveront-ils quelque intérêt à ces notes. Le cœur ne bat plus mais des spasmes agitent encore les membres. La Compagnie est morte de fait, mais son nom survit. »

Extrait de : G. Cook. « Jeux d’ombres – La compagnie noire. »

La pointe d’argent par Glen Cook

Fiche de La pointe d’argent

Titre : La pointe d’argent (Tome 6 sur 10 – La compagnie noire)
Auteur : Glen Cook
Date de parution : 1989
Traduction : A. Robert
Editeur : L’Atalante

Première page de La pointe d’argent

« Le présent journal est l’idée de Corbeau, mais quelque chose me dit qu’il n’en sera pas trop fier si jamais il met le nez dedans parce que, pour le plus gros, je vais raconter la vérité. Même s’il est mon meilleur pote.

À chacun ses pieds d’argile. Les siens remontent jusqu’aux roubignoles et peut-être plus haut. Mais c’est un type bien, même s’il se comporte comme un cinglé à tendance homicide et suicidaire la moitié du temps. Si Corbeau décide qu’il est ton pote, alors tu as un pote à vie, qui le prouvera au besoin en jouant du couteau.

Mon nom est Casier. Philodendron Casier. La faute à ’man. Je n’en ai jamais parlé à Corbeau. C’est pour ça que je me suis engagé dans l’armée. Pour fuir des ramasseurs de patates foutus de coller un prénom pareil à un mouflet. J’avais sept sœurs et quatre frères la dernière fois que j’ai fait le compte. Tous portaient le nom d’une saloperie de fleur.

Pour une fille, Iris ou Rose, ça passe, pas vrai ? Mais j’ai un frère qui s’appelle Violette et un autre Pétunia. Qui faut-il être pour faire ça à ses gosses ? Où sont donc les Victor, les Martial ?

Ramasseurs de patates. »

Extrait de : G. Cook. « La pointe d’argent – La compagnie noire. »