Étiquette : La compagnie noire
La rose blanche par Glen Cook

Fiche de La rose blanche
Titre : La rose blanche (Tome 3 sur 10 – La compagnie noire)
Auteur : Glen Cook
Date de parution : 1985
Traduction : A. Robert
Editeur : L’Atalante
Première page de La rose blanche
« L’air calme du désert avait la limpidité d’une lentille. Les cavaliers paraissaient figés dans le temps, ils se déplaçaient sans se rapprocher. Nous les avons comptés à tour de rôle. Je n’arrivais pas à trouver deux fois le même chiffre.
Un souffle a tourbillonné dans le corail, agité les feuilles du Vieil Arbre Ancêtre. Elles ont tinté les unes contre les autres pour participer au chant carillonnant du vent. Au nord, la lueur d’un éclair transmuant a profilé l’horizon comme le choc lointain de dieux en guerre.
Du sable a crissé sous une semelle. Je me suis retourné. Silence était planté bouche bée devant un menhir parlant. Il venait d’apparaître depuis quelques secondes à peine et lui avait fichu la trouille. Sournois, ces cailloux. Ils adorent les blagues.
« Il y a des étrangers dans la plaine », a-t-il dit.
J’ai sursauté. Il a ricané. Les menhirs ont un rire des plus sardoniques, à la limite du conte à dormir debout. Je me suis glissé dans son ombre en grognant.
« Ça cogne dehors, a-t-il dit, avant d’ajouter : C’est Qu’un-Œil et Gobelin, de retour de Tanneur. »
Extrait de : G. Cook. « La rose blanche – La compagnie noire. »
Le château noir par Glen Cook
Fiche de Le château noir
Titre : Le château noir (Tome 2 sur 10 – La compagnie noire)
Auteur : Glen Cook
Date de parution : 1984
Traduction : P. Couton
Editeur : J’ai lu
Première page de Le château noir
« Tous les hommes naissent condamnés, disent les sages. Tous tètent le sein de la mort.
Tous s’inclinent devant ce monarque silencieux. Ce souverain des ténèbres lève un doigt. Une plume volette et se pose à terre. Nulle raison dans son chant. Les bons partent jeunes. Les mauvais prospèrent. Il règne sur les seigneurs du chaos. Son souffle apaise toutes les âmes.
Nous avons découvert une ville autrefois dédiée à son culte, mais elle est si vieille aujourd’hui qu’elle a perdu le souvenir de cette consécration. Le sombre prestige de sa divinité s’est érodé, tous l’ont oubliée sauf ceux qui sont restés dans son ombre. Mais Génépi a dû affronter une menace plus immédiate, un spectre d’hier s’infiltrant dans le présent depuis une éminence surplombant la ville. Voilà pourquoi la Compagnie noire a fait route vers cette ville, au-delà des frontières de l’Empire de la Dame… Mais ceci n’est pas le début. Au début, nous étions loin. Seuls deux vieux amis et une poignée d’hommes que nous devions rencontrer par la suite se trouvaient nez à nez avec le péril. »
Extrait de : G. Cook. « Le Château Noir – La compagnie noire. »
La compagnie noire par Glen Cook
Fiche de La compagnie noire
Titre : La compagnie noire (Tome 1 sur 10 – La compagnie noire)
Auteur : Glen Cook
Date de parution : 1984
Traduction : P. Couton
Editeur : J’ai lu
Première page de La compagnie noire
« Les prodiges et les présages n’ont pas manqué, s’il faut en croire Qu’un-Œil. C’est de notre faute si nous les avons mal interprétés. Le handicap de Qu’un-Œil ne diminue en rien son talent merveilleux de visionnaire a posteriori.
La foudre était tombée d’un ciel dégagé sur la Colline nécropolitaine. Un seul éclair avait frappé la plaque de bronze qui scellait la tombe des forvalakas et aboli pour moitié le sortilège de réclusion. Il avait plu des pierres. Des statues avaient saigné. Des prêtres de plusieurs temples avaient signalé des victimes sacrificielles sans cœur ni foie. L’une d’elles s’était échappée après qu’on lui avait ouvert les entrailles et n’avait jamais été rattrapée. À la caserne de la Fourche, cantonnement des cohortes urbaines, l’image de Teux s’était complètement retournée. Neuf soirs d’affilée, dix vautours noirs avaient volé en cercle autour du Bastion. Puis l’un d’eux avait expulsé l’aigle qui occupait le sommet de la tour de Papier.
Les astrologues avaient refusé toute interprétation, craignant pour leur vie. Un devin fou avait parcouru les rues en annonçant la fin imminente du monde. Au Bastion, non seulement l’aigle avait pris le large, mais le lierre des remparts extérieurs s’était flétri pour céder le terrain à une plante grimpante, noire d’aspect, sauf à la lumière intense du soleil.
Mais c’est tous les ans la même chose. Les imbéciles voient des présages dans n’importe quoi, après coup. »
Extrait de : G. Cook. « La Compagnie Noire. »