Étiquette : La mosaïque de Sarance
Le Seigneur des Empereurs par Guy Gavriel Kay
Fiche de Le Seigneur des Empereurs
Titre : Le Seigneur des Empereurs (Tome 2 sur 2 – La mosaïque de Sarance)
Auteur : Guy Gavriel Kay
Date de parution : 2000
Traduction : E. Vonarburg
Editeur : J’ai lu
Première page de Le Seigneur des Empereurs
« Dans les premiers vents rigoureux de l’hiver, le Roi des rois de Bassanie, Shirvan le Grand, Frère du Soleil et des Lunes, Glaive de Pérun, Fléau d’Azal le Noir, quitta les murailles de sa cité fortifiée de Kabadh pour le sud-ouest avec une bonne partie de sa cour ; il voulait examiner l’état des fortifications dans cette partie des contrées sur lesquelles il régnait. Il sacrifierait à l’antique Flamme Sacrée de la caste religieuse et chasserait les lions dans le désert. Au matin du premier jour de chasse, il fut blessé juste en dessous de la clavicule.
La flèche était fichée en profondeur et aucun de ceux qui se trouvaient avec lui dans les sables n’osa tenter de la déloger. On emporta le Roi des rois en litière jusqu’à la forteresse de Kérakek, non loin de là. On craignait fort de le voir trépasser.
Les accidents de chasse étaient choses communes. La cour bassanide comptait un certain nombre d’archers à la fois enthousiastes et erratiques. »
Extrait de : G.G Kay. « Mosaïque de Sarance – Le Seigneur des Empereurs. »
Le chemin de Sarance par Guy Gavriel Kay
Fiche de Le chemin de Sarance
Titre : Le chemin de Sarance (Tome 1 sur 2 – La mosaïque de Sarance)
Auteur : Guy Gavriel Kay
Date de parution : 1998
Traduction : E. Vonarburg
Editeur : J’ai lu
Première page de Le chemin de Sarance
« Les orages étaient assez fréquents à Sarance, les nuits d’été, pour accréditer l’histoire bien souvent répétée selon laquelle l’empereur Apius avait rejoint le dieu au milieu d’un monumental déchaînement d’éclairs et de tonnerre sur la Cité sainte. Pertennius d’Eubulus lui-même, quelque vingt ans plus tard, le relate ainsi, en y ajoutant la chute d’une statue de l’Empereur devant la Porte de Bronze de l’Enceinte impériale, et un chêne fendu du faîte à la racine devant les murailles extérieures. Ceux qui écrivent l’histoire préfèrent souvent le dramatique à la vérité. C’est l’une des faiblesses de la profession.
En réalité, la nuit où Apius rendit son dernier souffle dans la salle de Porphyre, au palais Atténin, il ne pleuvait pas sur la Cité. Plus tôt dans la soirée, on avait vu de temps à autre un éclair, avec deux ou trois grondements de tonnerre, bien au nord de Sarance, du côté des terres à grains de Trakésie. Compte tenu des événements ultérieurs, cette direction septentrionale aurait déjà pu paraître porteuse d’un présage suffisant. »
Extrait de : G.G Kay. « Le chemin de Sarance – La mosaïque de Sarance. »