Étiquette : La trilogie de la bibliothèque
Le livre qui détenait son coeur par Mark Lawrence

Fiche de Le livre qui détenait son coeur
Titre : Le livre qui détenait son coeur (tome 3 sur 3 – La trilogie de la bibliothèque)
Auteur : Mark Lawrence
Date de parution : 2025
Traduction : C. Kreutzberger
Editeur : Bragelonne
Première page de Le livre qui détenait son coeur
« Étant bébé, Anne avait fait ses tout premiers pas dans les allées de ce que son grand-père nommait sa bibliothèque, mais qui était en réalité une librairie de livres d’occasion. La boutique ne lui appartenait pourtant pas, étant donné que sa mère, la matriarche Hoffman, était encore de ce monde, même si, à la regarder, le doute était permis. On avait expliqué à Anne que grand-maman Ruth avait quatre-vingt-treize ans, mais la petite avait vu, dans l’une des énormes encyclopédies qu’elle ne pouvait attraper sans aide, une gravure représentant la dépouille d’une reine de jadis, embaumée selon des techniques oubliées qui l’avaient protégée pendant près de cinquante siècles contre les outrages du temps. Et mamie Ruth ressemblait trait pour trait à la souveraine emmaillotée dans ses bandelettes. »
Extrait de : M. Lawrence. « La trilogie de la bibliothèque – Le livre qui détenait son cœur. »
Le livre qui brisa le monde par Mark Lawrence

Fiche de Le livre qui brisa le monde
Titre : Le livre qui brisa le monde (tome 2 sur 3 – La trilogie de la bibliothèque)
Auteur : Mark Lawrence
Date de parution : 2024
Traduction : C. Kreutzberger
Editeur : Bragelonne
Première page de Le livre qui brisa le monde
« Rares sont les gens bénéficiant de ce luxe qui consiste à voir les murs de leur prison. Mais ne vous méprenez pas : nous sommes piégés, tous autant que nous sommes.
L’esclavagiste ne se privait jamais de répéter cette perle de sagesse. La palissade qui délimitait le site de fouilles d’Arthran avait connu des jours meilleurs, et n’était sans doute déjà pas très impressionnante du temps de son édification, mais Myles Carstar maintenait que sa présence offrait une balise à laquelle s’ancrait le tourment d’une insatisfaction qui, sans cela, aurait rongé une personne – ou même un animal – de l’intérieur.
Celcha n’était même pas certaine que l’esclavagiste méritait vraiment d’être appelé ainsi, puisque ce n’était pas lui mais d’autres sabbres qui traquaient les gens du monde sauvage et les amenaient ici, enchaînés. Myles Carstar, lui, se contentait de leur attribuer des travaux et de faire appliquer la loi. Selon le frère de Celcha, qui éprouvait à l’égard des mots un intérêt confinant à l’obsession malsaine, le simple fait de posséder des esclaves faisait de vous un esclavagiste ; nul besoin pour cela de capturer des êtres humains puis de les battre à coups de badine d’acier pour leur faire passer l’envie de se révolter. »
Extrait de : M. Lawrence. « Le livre qui brisa le monde – La trilogie de la bibliothèque. »
Le livre qui refusait de brûler par Mark Lawrence

Fiche de Le livre qui refusait de brûler
Titre : Le livre qui refusait de brûler (tome 1 sur 3 – La trilogie de la bibliothèque)
Auteur : Mark Lawrence
Date de parution : 2023
Traduction : C. Kreutzberger
Editeur : Bragelonne
Première page de Le livre qui refusait de brûler
« Livira portait le nom d’une mauvaise herbe. On ne pouvait pas faire pousser grand-chose dans la Poussière, mais cela n’avait jamais empêché les affamés d’essayer. À ce qu’on racontait, la livira croissait même dans des endroits hostiles à la pierraille. Ce que Livira n’avait jamais vraiment compris, étant donné qu’un caillou, ça ne pousse pas. Malheureusement, même les chèvres dédaignaient la livira et un fermier qui, d’aventure, aurait arrosé sa parcelle aurait ensuite passé l’essentiel de son temps à batailler contre elle. Versez ne serait-ce qu’une goutte d’eau dans la Poussière, et, aussitôt, des tiges de livira sortiront du sol craquelé pour y goûter.
Ses parents ne l’avaient pas baptisée ainsi, mais elle ne gardait guère de souvenirs de cette époque. Les gens la surnommaient Livira parce que, comme son éponyme, elle revenait toujours à la charge.
— Viens un peu par ici ! lança-t-elle, se remettant debout et essuyant son nez sanguinolent. (Elle dressa les poings.) Amène-toi. »
Extrait de : M. Lawrence. « La Trilogie de la bibliothèque – Le Livre qui refusait de brûler. »