Étiquette : Langdon St. Ives

 

La machine de Lord Kelvin par James Paul Blaylock

Fiche de La machine de Lord Kelvin

Titre : La machine de Lord Kelvin (tome 2 sur 8 – Langdon St. Ives)
Auteur : James Paul Blaylock
Date de parution : 1992
Traduction : S. Salvetti
Editeur : Bragelonne

Première page de La machine de Lord Kelvin

« La pluie tombait depuis des heures et la route du Nord n’était plus qu’un ruban de boue dans les ténèbres. La berline rebondissait et tanguait d’un bord à l’autre de la chaussée, cependant Langdon St. Ives répugnait à ralentir l’allure. Il tenait les rênes d’une main ferme et scrutait la nuit par-dessous le rebord de son chapeau qui dégoulinait d’eau. Ils étaient à deux miles de Crick, où ils pourraient trouver des chevaux frais – si cela s’avérait encore d’utilité une fois là-bas.

Les nuages masquaient la lune, et la nuit était terriblement noire. St. Ives essayait de percer l’obscurité, cherchant du regard l’attelage qui filait devant eux. Ils avaient une chance de rejoindre celui-ci avant d’atteindre Crick, et s’ils y parvenaient, ils n’auraient alors plus besoin de chevaux de rechange ; un cercueil suffirait.

Son esprit vagabonda, il se savait épuisé, et seules la haine et la peur l’animaient désormais. Il s’efforça de concentrer son attention sur la route. Faisant passer les rênes dans sa main gauche, il essuya la pluie de son visage et secoua la tête pour essayer de s’éclaircir les idées. Il se sentait tout de même vaseux, comme drogué. Il ferma les yeux avec force, remuant de nouveau la tête, et manqua de tomber de son siège quand un vertige soudain s’empara de lui. Que lui arrivait-il donc ? Était-il souffrant ? Il envisagea un instant de passer la main à Hasbro, son valet. N’aurait-il pas mieux fait de jeter l’éponge pour cette nuit, et d’essayer de prendre un peu de repos dans la voiture ? »

Extrait de : JP Blaylock. « La Machine de Lord Kelvin. »

Homunculus par James Paul Blaylock

Fiche de Homunculus

Titre : Homunculus (tome 1 sur 8 – Langdon St. Ives)
Auteur : James Paul Blaylock
Date de parution : 1986
Traduction : JP Pugi
Editeur : J’ai lu

Première page de Homunculus

« Au-dessus du St. George’s Channel des nuages aussi denses que de la laine cardée s’incurvaient en un arc qui partait de Cardigan Bay, surplombait Strumble Head et Milford Haven et dissimulait le ciel à l’aplomb de Swansea et de Cardiff. Au-delà de Bristol ils se raréfiaient et s’éparpillaient, chassés le long d’une avenue céleste qui s’éloignait vers les silhouettes des Cotswold Hills et les sources de la Tamise puis se prolongeait au levant jusqu’à Oxford, Maidenhead et Londres. Les étoiles papillotaient et s’éteignaient au-dessus d’une nouvelle lune argentée qu’on pouvait comparer à la voile pansue d’un galion noir drossé au vent de petites îles stellaires par les marées sidérales.
Une silhouette ovale suivait le sillage de l’astre des nuits. Après l’avoir emportée sur l’Atlantique puis repoussée au sud depuis l’Islande, un vent capricieux la ramenait vers le Grand Londres. »

Extrait de : JP Blaylock. « Homunculus – Langdon St. Ives. »