Étiquette : Le bossu
La jeunesse du bossu par Paul Féval
Fiche de La jeunesse du bossu
Titre : La jeunesse du bossu (Tome 5 sur 5 – La famille Lagardère – Le Bossu)
Auteur : Paul Féval fils
Date de parution : 1893
Editeur :
Première page de La jeunesse du bossu
« La semaine sainte de 1682 allait s’achever. Les cloches de Guastalla étaient parties pour Rome, afin de recevoir la bénédiction pontificale, et les petits enfants regardaient avec curiosité les campaniles de la cité ducale, en se demandant si vraiment leurs sonores habitantes en robe d’argent ou de bronze avaient pris le chemin des alouettes et des pigeons.
Les parents, qu’ils fussent riches ou pauvres, disaient, en hochant tristement la tête :
— Pourvu qu’elles ne reviennent pas juste à point pour sonner le glas de Monseigneur le duc ! On dit qu’il va bientôt passer ?
Ceux qui, ce soir-là, traversaient la place Santa-Croce se signaient en regardant le palais ducal où se mourait lentement le bon vieux seigneur. Les derniers rayons d’un couchant printanier glaçaient de rose la façade de marbre blanc où ne s’éclairait encore aucune fenêtre. »
Extrait de : P. Féval. « La jeunesse du Bossu. »
Cocardasse et Passepoil par Paul Féval
Fiche de Cocardasse et Passepoil
Titre : Cocardasse et Passepoil (Tome 4 sur 5 – La famille Lagardère – Le Bossu)
Auteur : Paul Féval fils
Date de parution : 1923
Editeur : Albin Michel
Première page de Cocardasse et Passepoil
« La Grange-Batelière avait commencé par s’appeler la Grange-Bataillière (Granchia-Batiliaca), en souvenir, dit le moine Abbon, du Champ-de-Mars qui, au IXe siècle, s’étendait dans tout l’espace compris entre Montmartre et Paris.
Vers l’an 1620, ce champ de joutes ayant disparu, la dénomination de Bataillière n’avait plus sa raison d’être, et peu à peu se transforma en Grange-aux-Bateaux ou Batelière. Le motif en est facile à trouver. La Grange était, en effet, située au milieu des terrains bas et marécageux où se réunissaient tous les petits ruisselets descendus des Prés-Saint-Gervais, mais surélevée elle-même, elle était entourée d’eau remplissant les anciens fossés et semblait bâtie dans une île.
La Grange-Batelière était alors le rendez-vous des Parisiens qui voulaient faire une partie de campagne. Pour y parvenir, on hélait la fille du fermier, – laquelle était fort jolie, suivant la chronique, – et celle-ci venait vous passer sur un bateau peint en vert. »
Extrait de : P. Féval. « Cocardasse et Passepoil. »
Mariquita par Paul Féval

Fiche de Mariquita
Titre : Mariquita (Tome 3 sur 5 – La famille Lagardère – Le Bossu)
Auteur : Paul Féval fils
Date de parution : 1922
Editeur : Albin Michel
Première page de Mariquita
« Sur une des places de l’orgueilleuse Burgos, patrie du Cid, un cercle s’était formé autour de deux jeunes filles, des gitanitas.
L’une d’elles dansait à ravir le fandango et, pour l’admirer, il n’y avait pas que des muletiers, des aguadors et des duègnes : l’hôtel de la Capitainerie générale avait toutes ses fenêtres ouvertes, garnies de señoritas qui jetaient des piécettes blanches et cessaient de jouer de l’éventail pour applaudir.
Burgos aime la musique, le son des tambours, les clochettes qui tintinnabulent. La légende du Campéador a mis dans le cœur de chacun de ses habitants une poésie vague qui, ne trouvant pas toujours à rythmer le cliquetis des épées, tire prétexte de tout ce qui est symphonie, bruit de castagnettes, voix d’or, pour s’élever à hauteur des innombrables clochers qui tintent tout le jour. En aucune ville d’Espagne les cloches ne sonnent autant qu’à Burgos. »
Extrait de : P. Féval. « Mariquita. »
Les chevauchées de Lagardère par Paul Féval

Fiche de Les chevauchées de Lagardère
Titre : Les chevauchées de Lagardère (Tome 2 sur 5 – La famille Lagardère – Le Bossu)
Auteur : Paul Féval fils
Date de parution : 1934
Editeur :
Première page de Les chevauchées de Lagardère
« Les exécutions nocturnes qui avaient lieu derrière les murailles de la Bastille n’étaient pas nécessairement des exécutions secrètes. Tout au plus pourrait-on dire qu’elles n’étaient point publiques. À part celles que l’histoire compte et constate qui furent faites sans forme de procès, sous le cachet du roi, toutes les autres vinrent en suite d’un jugement et d’une procédure plus ou moins régulière. Le préau de la Bastille était un lieu de supplice avoué et légal comme la place de Grève. M. de Paris avait seul le privilège d’y couper les têtes.
Il y avait bien des rancunes contre cette Bastille, bien des rancunes légitimes, mais la plèbe parisienne reprochait surtout à la Bastille de faire écran au spectacle de l’échafaud. Quiconque a passé la barrière de la Roquette, une nuit d’exécution capitale, pourra dire si de nos jours le peuple de Paris est guéri de son goût barbare pour ces lugubres émotions. La Bastille devait encore cacher, ce soir, l’agonie du meurtrier de Nevers, condamné par la chambre ardente du Châtelet ; mais tout n’était pas perdu : l’amende honorable au tombeau de la victime et le poing coupé par le glaive du bourreau valaient bien encore quelque chose. »
Extrait de : P. Féval. « Les chevauchées de Lagardère. »
Le bossu par Paul Féval

Fiche de Le bossu
Titre : Le bossu
Auteur : Paul Féval père
Date de parution : 1857
Editeur : Feedbooks
Première page de Le bossu
« Il y avait autrefois une ville en ce lieu, la cité de Lorre, avec des temples païens, des amphithéâtres
et un capitole.
Maintenant, c’est un val désert où la charrue paresseuse du cultivateur gascon semble avoir peur d’émousser son fer contre le marbre des colonnes enfouies. La montagne est tout près. La haute chaîne des Pyrénées déchire juste en face de vous ses neigeux horizons, et montre le ciel bleu du pays espagnol à travers la coupure profonde qui sert de chemin aux contrebandiers de Venasque. A quelques lieues de là, Paris tousse, danse, ricane et rêve qu’il guérit son incurable bronchite aux sources de Bagnéres-de-Luchon ; un peu plus loin, de l’autre côté, un autre Paris, Paris rhumatisant, croit laisser ses sciatiques au fond des sulfureuses piscines de Baréges-les-Bains. Éternellement, la foi sauvera Paris, malgré le fer, la magnésie ou le soufre ! »
Extrait de : P. Féval. « Le bossu. »