Étiquette : Lemoine

 

Super état par B. W. Aldiss

Fiche de Super état

Titre : Super état, l’Union européenne dans quarante ans
Auteur : B. W. Aldiss
Date de parution : 2002
Traduction : D. Lemoine
Editeur : Métailié

Première page de Super état

« Des nuages noirs se massaient au-dessus des montagnes, au nord. Des éclairs y brillaient. Mais dans la vallée, en cette journée de joie, le soleil était comme de la crème dans un bol.
Les invités arrivaient depuis le début de la matinée. Le moyen de transport le plus répandu consistait à venir de la ville voisine à bord d’un bateau à vapeur de plaisance. On avait, pour l’occasion, construit un imposant débarcadère provisoire. Les passagers des bateaux à vapeur passaient, pour accéder au débarcadère, sous une arche ornée de fleurs. Un orchestre les accueillait, jouait des airs entraînants tels que Some enchanted evening et Cow-cow boogie.
Les invités moins favorisés gagnaient le groupe de pavillons neufs dans des autocars de luxe, qui empruntaient des routes construites spécialement – des routes qui étaient infiniment supérieures au vieux chemin de halage qu’elles recouvraient.
Quelques invités arrivèrent en automobile. Des avions déposèrent d’autres privilégiés, atterrirent sur la piste neuve, brillamment éclairée par des projecteurs et des guirlandes d’ampoules. Mais la façon la plus chic d’arriver consistait à le faire à bord de son hélicoptère personnel. »

Extrait de : B. W. Aldiss. « Super Etat. »

Mars blanche par B. W. Aldiss

Fiche de Mars blanche

Titre : Mars blanche ou La libération de l’esprit, utopie du 21e siècle
Auteur : B. W. Aldiss et R. Penrose
Date de parution : 1999
Traduction : D. Lemoine
Editeur : Métailié

Première page de Mars blanche

« Mémoire de Moreton Dennett, secrétaire de Léo Anstruther, relatif aux événements du 23 juin 2041
 

Ce jour-là, Léo Anstruther a décidé de gagner le jetport à pied, parce qu’il aimait se montrer imprévisible. Je l’ai accompagné, portant sa serviette. Deux gardes du corps nous suivaient à faible distance.
Nous avons pris par les petites rues étroites. Anstruther marchait les mains croisées dans le dos, apparemment plongé dans ses pensées. C’était une partie de son île où il se rendait rarement ; il lui trouvait peu de charme. C’était le quartier pauvre. On avait subdivisé les maisons étroites en de nombreux logements, si bien que leurs occupants débordaient, exerçaient leur activité dans la rue. Vulcanisateurs, fabricants de jouets, cordonniers,  »

Extrait de : B. W. Aldiss. « Mars Blanche ou La Liberation De L’Esprit. »

L’ange à l’épée par C. J. Cherryh

Fiche de L’ange à l’épée

Titre : L’ange à l’épée (Tome 1 sur 1 – Les nuits mérovingiennes)
Auteur : C. J. Cherryh
Date de parution : 1985
Traduction : D. Lemoine
Editeur : Opta

Première page de L’ange à l’épée

« À présent, dans le monde, il y avait plus de cent villes ; de sorte que le monde était bien meilleur que celui que les Ancêtres avaient laissé. Il y avait l’heptapole de Chattalen, s’étendant le long de la Mer Noire comme une rangée de perles sombres ; et il y avait les terres fluviales prospères de Nev Hettek, dont les bateaux descendaient le large Det jusqu’à la Mer Ensoleillée. Il y avait des colonies près des ruines étranges de Nex. Partout où l’entêtement humain trouvait à s’accrocher, le commerce se développait ; et le monde, qui s’appelait Merovin sur les cartes, allait son petit bonhomme de chemin, convaincu que l’humanité des autres planètes ne s’intéressait pas à lui et espérant continuellement que les Sharrh inhumains n’auraient pas besoin de lui, dans le présent ou dans l’avenir. Les Sharrh n’avaient certainement pas l’intention de chasser les habitants dispersés de Merovin dans l’espace.
Ainsi le monde – que les habitants appelaient Merovin exclusivement dans un contexte religieux – se débrouillait, ces cent villes étant issues d’êtres humains trop entêtés pour abandonner le monde lorsque le traité signé entre l’humanité et les Sharrh  »

Extrait de : C. J. Cherryh. « Les nuits mérovingiennes – L’ange à l’épée. »

Soleil mort Kutath par C. J. Cherryh

Fiche de Soleil mort Kutath

Titre : Soleil mort Kutath (Tome 3 sur 3 – Les guerres Mri)
Auteur : C. J. Cherryh
Date de parution : 1979
Traduction : D. Lemoine
Editeur : Opta

Première page de Soleil mort Kutath

« Le chaos régnait dans le dock ; Galey le constata en approchant, l’entendit, murmure d’instructions dans son oreille, lui demandant de se tenir à distance. Il maintint la navette légèrement à l’écart du vaisseau de guerre, vit trois petits appareils jaillir de l’Éperon, vaisseau d’un kilomètre de long. Des points apparurent sur l’écran de contrôle, image transmise par les coms de l’Éperon, indiquant la situation telle que l’Éperon la voyait. Le premier point le représentait ; le deuxième, bleu et également humain, devait être le Santiago – l’Éperon avait posté son unité portée entre lui-même et le point rouge symbolisant le Shirrug.
Les points qui s’éloignaient étaient également rouges : des navettes régul en formation serrée. Galey, mal à l’aise, comprit ce qui se passait, sans quitter des yeux le flot régulier d’informations qui défilaient sur l’écran. Il fallait se débarrasser d’un régul mort : c’était vraisemblablement ce qui arri- »

Extrait de : C. J. Cherryh. « Les guerres Mri – Kutath. »

Les oubliés de Gehenna par C. J. Cherryh

Fiche de Les oubliés de Gehenna

Titre : Les oubliés de Gehenna (Tome 2 sur 3 – L’ère du rapprochement)
Auteur : C. J. Cherryh
Date de parution : 1983
Traduction : D. Lemoine
Editeur : Opta

Première page de Les oubliés de Gehenna

« DÉPART

H – 190 heures.
Message du Ministère de la Défense de l’Union
au US Venture,
Station de Cyteen.
 
ORIG : CYTQG/MINDEF/CODE111A/USVENTURE
DEST : Mary Engles, capt. US VENTURE
Ci-joint enveloppes codées ; instructions de navigation à l’intérieur. US CAPABLE et US SWIFT feront partie du convoi. Code de la mission : WISE. Citoyens embarqueront sur liste non-citoyens identifiables par absence de tatouage d’identification. Les séparer des non-citoyens après embarquement »

Extrait de : C. J. Cherryh. « L’ère du rapprochement – Les oubliés de Gehenna. »

Forteresse des étoiles 2 par C. J. Cherryh

Fiche de Forteresse des étoiles 2

Titre : Forteresse des étoiles 2 (Tome 3 sur 7 – Les guerres de la compagnie)
Auteur : C. J. Cherryh
Date de publication : 1981
Traduction : D. Lemoine
Editeur : Opta

Première page de Forteresse des étoiles 2

« PRÈS DE PELL ; 4/10/52 5 1145 HEURES.

Pell.
Le Norvège était dans la Flotte, dont la masse apparut d’un seul coup dans l’espace réel. Les coms et le scan entrèrent aussitôt en action, cherchant le point qui était le géant, le Thibet, qui avait sauté en éclaireur, dans cette retraite.
«  Affirmatif, » indiquèrent les coms au poste de commandement, avec une rapidité réconfortante. Le Thibet était à l’endroit prévu, intact, sonde qu’aucune activité hostile n’avait endommagée. Il y avait des vaisseaux dans tout le Système, commerce, sommations rapidement étouffées de la part de certains éléments d’une soi-disant milice. Un vaisseau de transport, pris de panique, avait sauté à l’arrivée du Thibet, et c’était une mauvaise nouvelle. L’Union n’avait pas besoin de savoir ce qui se passait ; mais on pouvait espérer que telle n’était pas actuellement la destination préférée des commerçants.
Et, quelques instants plus tard, la confirmation fut transmise par l’Europe, le quartier général du vaisseau amiral : ils étaient en sécurité et aucune action n’était envisagée. »

Extrait de : C. J. Cherryh. « Les guerres de la compagnie – Forteresse des étoiles T.2. »

Forteresse des étoiles 1 par C. J. Cherryh

Fiche de Forteresse des étoiles 1

Titre : Forteresse des étoiles 1 (Tome 3 sur 7 – Les guerres de la compagnie)
Auteur : C. J. Cherryh
Date de parution : 1981
Traduction : D. Lemoine
Editeur : Opta

Première page de Forteresse des étoiles 1

« TERRE ET ESPACE : 2005-2352.
  
Les étoiles, comme toutes les conquêtes de l’homme, étaient une impossibilité manifeste, une ambition aussi téméraire et irréalisable que la conquête des immenses océans de la Terre, de l’air ou de l’espace. La Station Sol fonctionnait depuis plusieurs années ; les premières mines, fabriques et centrales énergétiques de l’espace commençaient à rapporter. La Terre les assimila aussi rapidement qu’elle avait absorbé les autres éléments de son confort. Des missions parties de la station explorèrent le Système, programme que le public n’était absolument pas en mesure de comprendre mais qui ne se heurta à aucune opposition du fait qu’il ne mettait pas en péril le confort dont jouissait la Terre. »

Extrait de : C. J. Cherryh. « Les guerres de la compagnie – Forteresse des étoiles T1. »

Le traqueur d’étoiles par J. Brunner

Fiche de Le traqueur d’étoiles

Titre : Le traqueur d’étoiles
Auteur : J. Brunner
Date de parution : 1968
Traduction : D. Lemoine
Editeur : Opta

Première page de Le traqueur d’étoiles

« Craignant désespérément que le caprice qui avait amené l’homme vêtu d’or à accepter son invitation inspirée et partiellement sincère ne s’évapore face au mépris dans lequel ses pareils tenaient le présent, Creohan maudit intérieurement l’entrée de sa maison, qui lui parut mettre trop longtemps à leur ouvrir un passage. La haie protectrice d’épines empoisonnées parut s’écarter à contrecœur, comme si la maison eût souffert de sénilité.
Mais c’était peut-être à cause de la terreur installée dans son esprit, conséquence du savoir qu’il détenait, que les secondes lui paraissaient des heures, les minutes des avant-goûts d’éternité.
Dès que l’espace fut assez large pour leur permettre de passer, il prit son compagnon par le bras et l’entraîna. Automatiquement, l’homme vêtu d’or  »

Extrait de : J. Brunner. « Le traqueur d’étoiles. »

Les neuf cercles du crime par R. Bloch

Fiche de Les neuf cercles du crime

Titre : Les neuf cercles du crime
Auteur : R. Bloch
Date de parution : 2000
Traduction : B. Martin, G. de Chergé, P. Alpérine, A. Rosenblum, N. et P. Darcis, L. Lemoine
Editeur : Manitoba

Sommaire de Les neuf cercles du crime

  • Un meurtre fort insolite
  • Enoch
  • Une maison accueillante
  • L’âge tendre
  • Le bracelet vivant
  • L’homme qui avait une manie
  • J’embrasse ton ombre
  • Regarde comme elles courent
  • L’homme aux doigts d’or

Première page d’Un meurtre fort insolite

« Seuls les morts connaissent Brooklyn.
C’est Thomas Wolfe qui a dit cela ; maintenant qu’il est mort, il doit savoir à quoi s’en tenir.
Londres, bien sûr, c’est une autre histoire.
Du moins, c’est ainsi qu’Hilary Kane considérait la capitale. Peut-être pas exactement comme une histoire ; plutôt comme un roman démodé, follement picaresque, dans lequel chaque rue représentait un chapitre gorgé de personnages et d’épisodes lui appartenant en propre. Chaque pâté de maisons représentait une page, chaque immeuble un paragraphe replié sur lui-même au sein de l’intrigue embrouillée : telle était l’idée qu’Hilary Kane se faisait de la ville, et il la connaissait bien.
Au fil des années, il l’avait parcourue en tous sens, lisant la ville phrase par phrase, jusqu’à ce que chaque ligne lui fût devenue familière ; il avait appris Londres par cœur. »

Extrait de : R. Bloch. « Les neuf cercles du crime. »

La fin du voyage par F. M. Busby

Fiche de La fin du voyage

Titre : La fin du voyage (Tome 3 sur 3 – Demu)
Auteur : F. M. Busby
Date de parution : 1980
Traduction : D. Lemoine
Editeur : Opta

Première page de La fin du voyage

« Jusqu’au moment précis où les trois vaisseaux encadrèrent l’Astronef Un de Barton, il avait été content de les voir. Manifestement construits sur Terre, ils appartenaient sans doute à la deuxième flotte, et il était temps qu’ils se montrent ! Depuis qu’il était entré en décélération, à quarante-trois jours de Sisshain, il s’attendait plus ou moins à repérer la flotte de renfort. Mais, jusque-là, alors qu’il était à deux jours de Tilara, presque en mesure de communiquer avec cette planète, il n’avait rien vu.
Quand arriva l’appel, Abdul Muhammed était de quart ; l’immense Africain prévint immédiatement  »

Extrait de : F. M. Busby. « Demu – La fin du voyage. »