Étiquette : Les chevaux célestes

 

Les chevaux célestes par Guy Gavriel Kay

Fiche de Les chevaux célestes

Titre : Les chevaux célestes (Tome 1 sur 2 – Les chevaux célestes (nouvelle traduction))
Auteur : Guy Gavriel Kay
Date de parution : 2010
Traduction : M. Cabon
Editeur : L’Atalante

Première page de Les chevaux célestes

« Parmi les dix mille bruits, le jade et l’or, les tourbillons de poussière de Xinan, il veillait souvent jusqu’au matin entouré de ses amis du district nord en buvant du vin épicé avec les courtisanes.

Ils écoutaient la flûte et le pipa, ils déclamaient des vers, se mesuraient à coups de quolibets et de citations. Parfois, ils se retiraient dans une alcôve avec une belle parfumée toute de soie vêtue. Alors, quand les tambours de l’aube sonnaient la fin du couvre-feu, ils rentraient chez eux d’un pas incertain pour consacrer la journée au sommeil plutôt qu’aux études.

Désormais, là dans les montagnes, seul dans l’air pur impitoyable des rives du Kuala Nor, loin à l’ouest de la cité impériale, au-delà même des frontières de l’empire, Tai gagnait sa couche étroite dès la nuit tombée, sous les premières étoiles, et la quittait à l’aurore. »

Extrait de : G.G Kay. « Les chevaux célestes. »

Le fleuve des étoiles par Guy Gavriel Kay

Fiche de Le fleuve des étoiles

Titre : Le fleuve des étoiles (Tome 2 sur 2 – Les chevaux célestes)
Auteur : Guy Gavriel Kay
Date de parution : 2013
Traduction : E. Vonarburg
Editeur : Editions Alire

Première page de Le fleuve des étoiles

« Une fin d’automne, tôt dans la matinée. Il fait froid, de la brume monte du sol de la forêt, enveloppant les grands bambous verts du bosquet, étouffant les sons, dissimulant les Douze Pics, à l’est. Sur le sentier, les feuilles rouges et jaunes tombent des érables. Les cloches du temple, à la lisière de la ville, semblent lointaines lorsqu’elles sonnent, comme en provenance d’un autre monde.

Il y a des tigres dans la forêt, mais ils chassent la nuit, ils n’auront pas faim maintenant, et c’est un petit bosquet. Les habitants de Shengdu, même s’ils craignent les grands félins et si les plus âgés déposent des offrandes sur les autels du dieu tigre, se rendent malgré tout dans la forêt pendant le jour, quand c’est nécessaire, pour aller chercher du bois de chauffage ou pour chasser, à moins que ne soit connue la présence d’un mangeur d’hommes. Une terreur primitive s’empare d’eux alors, les champs restent en friche et les théiers intacts tant que la bête n’a pas été abattue, ce qui peut demander beaucoup d’efforts et, parfois, il y a des morts. »

Extrait de : G.G Kay. « Le Fleuve des étoiles – Les chevaux célestes. »

Sous le ciel par Guy Gavriel Kay

Fiche de Sous le ciel

Titre : Sous le ciel (Tome 1 sur 2 – Les chevaux célestes)
Auteur : Guy Gavriel Kay
Date de parution : 2010
Traduction : E. Vonarburg
Editeur : Editions Alire

Première page de Sous le ciel

« Souvent, au milieu des bruits, de l’or, du jade et des tourbillons de poussière de Xinan, Tai avait passé toute la nuit avec des amis à boire du vin épicé dans le District Nord, en compagnie des courtisanes.

Ils écoutaient de la musique, flûte ou pipa, déclamaient des vers, s’adressaient des piques ou des citations pour se mettre à l’épreuve, se cherchaient parfois une chambre privée, en compagnie d’une femme soyeuse et parfumée, puis ils retournaient chez eux d’un pas incertain, après avoir entendu résonner les tambours de l’aube qui annonçaient la fin du couvre-feu, et ils dormaient le reste de la journée au lieu d’étudier.

Ici, dans les montagnes, seul dans l’air dur et froid au bord des eaux du Kuala Nor, loin à l’ouest de la cité impériale, et même au-delà des frontières de l’empire, Tai se retrouvait dans un lit étroit à la tombée de la nuit, sous l’éclat des premières étoiles, et il s’éveillait au lever du soleil. »

Extrait de : G.G Kay. « Sous le Ciel – Les chevaux célestes. »