Étiquette : Les ellipses temporelles
Les fils de Prométhée par Daniel Piret

Fiche de Les fils de Prométhée
Titre : Les fils de Prométhée (Tome 2 sur 2 – Les ellipses temporelles)
Auteur : Daniel Piret
Date de parution : 1983
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les fils de Prométhée
« Le jour se leva péniblement, comme à regret. La face blafarde d’un soleil que voilaient depuis des lustres les vapeurs sulfureuses de l’altitude apparut et avec elle revint la chaleur.
Comme si elles avaient attendu ce signal, les créatures nocturnes cédèrent la place à celles du jour. Les humains n’y gagnaient rien, bien au contraire. Aux rats-batraciens, aux lézards nyctalopes et aux hybrides animaux-plantes succédèrent les dogues bicéphales, les chats-serpents et les rapaces nécrophages.
Tout cela rampait, sifflait, éructait et se dirigeait vers le charnier.
La morsure d’un chat-serpent fit reprendre conscience à Lobnar. Enseveli sous un monceau de cadavres il avait échappé par miracle à la furie des Destructeurs. Son cri déclencha la panique dans les rangs des charognards. Ils fuyaient tout ce qui était vivant, ne se risquant qu’à « l’attaque » des cadavres. »
Extrait de : D. Piret. « Les fils de Prométhée – Les ellipses temporelles. »
Prométhée par Daniel Piret

Fiche de Prométhée
Titre : Prométhée (Tome 1 sur 2 – Les ellipses temporelles)
Auteur : Daniel Piret
Date de parution : 1982
Editeur : Fleuve noir
Première page de Prométhée
« Les grands tournesols déployèrent leurs pétales et se tournèrent vers l’astre du jour. Les prédateurs nocturnes regagnèrent à regret leurs tanières, enhardis par la douce chaleur qui, lentement, prenait possession de la terre ; les graciles herbivores quittèrent leurs refuges.
Algor se glissa hors de l’anfractuosité du rocher qui lui avait servi d’abri durant la nuit. Il s’étira longuement, fit jouer ses muscles, porta la main à la sacoche de cuir et sourit. Il avait subi la dernière épreuve, celle qui faisait de lui un homme, un guerrier. Algor rapportait la preuve de sa victoire sur les grands dragons qui hantaient les territoires interdits et de son passage à la grande mégapole.
Vaincre le dragon n’avait pas été chose facile, mais Algor avait eu en face de lui un ennemi visible, un adversaire redoutable mais fait de chair et de sang comme lui. Il n’en avait pas été de même dans les souterrains de la cité morte. »
Extrait de : D. Piret. « Prométhée – Les ellipses temporelles. »