Étiquette : Les moutons électriques
Le testament d’Erich Zann par Brian Stableford

Fiche de Le testament d’Erich Zann
Titre : Le testament d’Erich Zann suivi de La fille de Valdemar (Tome 1 sur 7 – Auguste Dupin)
Auteur : Brian Stableford
Date de parution : 2010
Traduction : C. Rabier
Editeur : Les moutons électriques
Première page de Le testament d’Erich Zann
« Dans l’énigmatique personnalité de Monsieur le Chevalier Auguste Dupin, une infinité d’aspects me laissaient perplexe, quand nous partagions la demeure que j’avais louée au Faubourg Saint-Germain. Beaucoup des questions que je me posais finirent par s’éclairer au cours de nos longues discussions nocturnes. Mais quelques-unes demeurèrent, bien après que Dupin eut finalement décidé que même l’intimité d’un esprit aussi compréhensif que le mien était trop pour son tempérament de reclus et qu’il eut donc choisi de revenir dans son logement du début, rue Dunôt, et de réduire nos rencontres à deux ou trois par semaine. Deux questions, en particulier, continuaient à m’intriguer profondément.
Le premier de ces mystères non résolus concernait les raisons pour lesquelles un homme aussi intellectuellement doué que Dupin, un homme dont les pouvoirs d’analyse étaient incomparables, ne pouvait ou ne voulait trouver une occupation lucrative qui corresponde à ses aspirations d’ermite. »
Extrait de : B. Stableford. « Le testament d’Erich Zann et La fille de Valdemar. »
Au clair de la Terre par Christine Renard

Fiche de Au clair de la Terre
Titre : Au clair de la Terre
Auteur : Christine Renard
Date de parution : 2012
Editeur : Les moutons électriques
Première page de Au clair de la Terre
« Quand Françoise réalisa qu’Anne Vargelonne était morte, elle s’enferma dans sa chambre et se mit à pleurer non pas de peine et de désespoir, mais de douceur, mais de tendresse. Elle était morte, Anne la blonde, Anne la très douce, qui jouait du piano dans une villa blanche au bord de la mer. Elle était morte. Cette fois c’était vrai.
Elle alla baisser le store, car le soleil de ce mois d’août était à peine supportable, sortit de son portefeuille une toute petite photo jaunie et piquée, caressa du bout des doigts le visage à l’ovale parfait, au délicieux sourire. Elle avait à peine huit ans lorsqu’elle avait pris cette photo dans les papiers de son père pour la montrer fièrement à une petite camarade de jeux : « c’est ma mère, elle est morte quand j’avais trois ans. Hein qu’elle était belle ? » « Eh ben ! avait dit un gamin, tu lui ressembles pas ! »
Non, elle ne ressemblait pas à Anne Vargelonne : déjà elle avait des allures de garçons avec ses cheveux raides et ses bras musclés. Elle ne ressemblait pas à Anne Vargelonne, et pour cause ! Anne Vargelonne n’était pas sa mère, Anne Vargelonne ne lui était rien. »
Extrait de : C. Renard. « Au clair de la Terre. »
Les bienfaiteurs par James E. Gunn

Fiche de Les bienfaiteurs
Titre : Les bienfaiteurs
Auteur : James E. Gunn
Date de parution : 1961
Traduction : S. Lambadaris
Editeur : Les moutons électriques
Première page de Les bienfaiteurs
« Il n’aurait jamais remarqué l’annonce publicitaire s’il n’avait pas renversé du café sur la première page du journal. Sa tasse s’était renversée parce que sa main tremblait. Sa main tremblait parce qu’il avait trop bu hier soir. Il avait trop bu parce que…
Mais c’était suivre la chaîne de causalité dans la mauvaise direction.
La première page du journal, trempée, était devenue illisible. Après avoir parcouru tout ce qui se trouvait dans les pages suivantes, épargnées, il lut l’annonce. »
Extrait de : J. E. Gunn. « Les bienfaiteurs. »
Dur silence de la neige par Christian Léourier

Fiche de Dur silence de la neige
Titre : Dur silence de la neige
Auteur : Christian Léourier
Date de parution : 2016
Editeur : Les moutons électriques
Première page de Dur silence de la neige
« Ce matin, la neige a cessé de tomber. L’homme s’est arrêté sur le seuil. Il a humé un ciel net, sans nuages, cloué par un soleil aussi blanc qu’un galet. Les gens d’ici le savent, une telle lumière annonce plusieurs jours de grand beau. L’homme, lui, n’est pas sûr : l’hiver ne lui est pas familier. C’est au printemps qu’il est venu, à peine avait-on semé l’orge et réparé les chemins. Il a dit s’appeler Mazé, puis il a demandé si l’on avait vu passer un gros sanglier. Non, ni gros ni petit : ces bêtes-là ne montent jamais jusqu’au Chambon. Le voyageur s’est tourné vers le bois noir. Il plissait les paupières, comme si, malgré la distance, il pouvait en pénétrer le mystère. Pas de sanglier, lui a-t-on répété, jamais par ici. Mais lui secouait la tête. Le cochon se cachait sur ces pentes, pas moyen de l’en dissuader. Ce regard qu’il avait ! Sec, fiévreux. On commençait à s’en inquiéter, quand le Finhaut à la Miette est arrivé. »
Extrait de : C. Léourier. « Dur silence de la neige. »
Pour une poignée de nanars par M. Pagel

Fiche de Pour une poignée de nanars
Titre : Pour une poignée de nanars
Auteur : Michel Pagel
Date de parution : 2018
Editeur : Les moutons électriques
Première page de Pour une poignée de nanars
« Non, les nanars n’ont rien à voir avec les anars. D’après d’éminents spécialistes, le mot viendrait du redoublement de la deuxième syllabe du mot argotique panard, issu de panet : chiffon, loque. Nanar désignait une vieillerie sans valeur. L’origine du mot n’a toutefois que peu d’importance : aujourd’hui, pour tous les cinéphiles, un nanar, c’est un mauvais film.
Pour tous ? Non : pas pour Michel Pagel. Dans cet ouvrage, il se fend de chroniques inénarrables, tirées de la défunte liste de diffusion nanar, et ayant pour ambition de donner envie de voir des films dont pas un n’a été critiqué dans Télérama. Ces chroniques ont été retravaillées en profondeur pour les rendre lisibles à qui n’a pas eu la chance de les recevoir à l’époque dans sa boîte aux lettres, tout en conservant leur principale qualité : la spontanéité. »
Extrait de : M. Pagel. « Pour une poignée de nanars. »
Les flammes de la nuit par M. Pagel

Fiche de Les flammes de la nuit
Titre : Les flammes de la nuit – l’intégrale
Auteur : Michel Pagel
Date de parution : 2014
Editeur : Les moutons électriques
Sommaire de Les flammes de la nuit
- La sorcière
- Le fou
- Les cavaliers dorés
- L’enchanteur
Première page de Les flammes de la nuit
« Princesse et sorcière, Rowena naquit quelques minutes après que le soleil fût devenu vert.
Dans le royaume de Fuinör, tout n’est que coutumes immuables, rituels éternellement répétés et rôles rigidement définis. Mais tout va changer : lorsque sept fées se sont penchées sur le berceau pour honorer l’enfant, un présent est fait qui n’a jamais été destiné aux femmes du royaume : l’intelligence. Une femme intelligente ! Étrange et complexe cadeau de l’enchanteur, qui a décidé que les choses devaient changer. Le destin de Rowena sera celui de l’insoumission, bouleversant les carcans de ce monde étrange. »
Extrait de M. Pagel. « Les Flammes de la nuit. »
Le club par M. Pagel

Fiche de Le club
Titre : Le club
Auteur : Michel Pagel
Date de parution : 2016
Editeur : Les moutons électriques
Première page de Le club
« François, Claude, Mick, Annie et Dagobert, quatre enfants et un chien, ont autrefois formé un Club et vécu bien des aventures extraordinaires. Trente ans plus tard, le chien est mort depuis longtemps quand trois membres du Club, devenus adultes, séparés par la vie, sont invités par le quatrième à l’endroit même où ils passaient leurs vacances dans leur enfance.
Bientôt, alors que la maison est isolée par d’importantes chutes de neige, la vieille mère de Claude est assassinée… Mick est-il le responsable, comme semble le penser François ? À moins qu’un assassin se dissimule dans les environs enneigés ? »
Extrait de : M. Pagel. « Le Club. »
Panthéra contre Faustus par P.-A. Orloff

Fiche de Panthéra contre Faustus
Titre : Panthéra contre Faustus (Tome 2 sur 7 – Panthéra)
Auteur : Pierre-Alexis Orloff
Date de parution : 2011
Editeur : Les moutons électriques
Première page de Panthéra contre Faustus
« L’industriel Marcel Duchard, l’âme du groupe de satanistes ayant causé durant la Deuxième Guerre mondiale la mort des parents d’Alice de Sérigny, charge le farfadet Dorilien et le satyre Faustus de lui amener Panthéra pieds et poings liés. Tandis que le centaure Sargo, lui, se lance sur la piste de lady Dunsmore, et que l’inspecteur Carlier s’intéresse de très près aux faits et gestes du jeune Percival Arlington, notre héroïne saura-t-elle vaincre le charme redoutable de Faustus tout en résistant aux assauts de son propre démon ? »
Extrait de : P.-A. Orloff. « Panthéra contre Faustus. »
L’effroyable vengeance de Panthéra par P.-A. Orloff

Fiche de L’effroyable vengeance de Panthéra
Titre : L’effroyable vengeance de Panthéra (Tome 1 sur 7 – Panthéra)
Auteur : Pierre-Alexis Orloff
Date de parution : 2008
Editeur : Les moutons électriques
Première page de L’effroyable vengeance de Panthéra
« Qui est Panthéra ? se demande la France entière en cet automne 1963. Quelle est l’identité de cette créature tout de noir vêtue qui rôde nuitamment sur les toits ? Qui entre par effraction chez les notables ? Qui menace et qui tue ? On la sait femme, on la devine jeune, belle, on la suppose démoniaque… mais qu’en est-il vraiment ? Et si, sous ces dehors impitoyables, sanguinaires, se cachait une jeune fille sensible et bonne, contrainte de brimer sa vraie nature pour mener à bien l’effroyable mission vengeresse qu’elle s’est assignée ? De ses ennemis, de la police, de la presse ou des Faëriens venus sur Terre pour combattre les démons déchaînés par les nazis pendant la Deuxième Guerre mondiale, qui pourra bien répondre à toutes ces questions. »
Extrait de : P.-A. Orloff. « L’Effroyable vengeance de Panthéra. »
Lisière du Pacifique par K. S. Robinson

Fiche de Lisière du Pacifique
Titre : Lisière du Pacifique (Tome 3 sur 3 – Orange county)
Auteur : Kim Stanley Robinson
Date de parution : 1990
Traduction : S. Lambadaris
Editeur : Les moutons électriques
Première page de Lisière du Pacifique
« Le désespoir ne pourrait jamais s’insinuer dans un matin comme celui-ci.
L’air frais sentait la sauge et prenait une clarté qui n’arrivait en Californie du Sud que lorsqu’un vent provenant de Santa Ana dispersait de son souffle toute brume et toute histoire au loin, au large. Un air comme du verre de télescope, si bien que les monts San Gabriel enneigés semblaient à portée de main, bien qu’à une soixantaine de kilomètres de distance. Les flancs des contreforts bleus révélaient les rainures de chaque ravin, et en bas de ces contreforts s’étendait vers la mer une grande plaine côtière qui ne montrait rien d’autre que des cimes : des bosquets d’orangers, d’avocatiers, de citronniers, d’oliviers ; des brise-vent d’eucalyptus et de palmiers ; des ornements représentant mille variétés différentes, à la fois naturelles et génétiquement modifiées. C’était comme si toute la plaine formait un jardin revenu à l’état sauvage, les premières lueurs du soleil inondant le paysage de toutes les nuances de vert existantes. »
Extrait de : K. S. Robinson. « Lisière du Pacifique – Orange county. »