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L’homme de deux mondes par Vargo Statten

Fiche de L’homme de deux mondes
Titre : L’homme de deux mondes
Auteur : Vargo Statten
Date de parution : 1953
Traduction : A. Audiberti
Editeur : Fleuve noir
Première page de L’homme de deux mondes
« Walter Cardish, vendeur dans un des grands magasins de confection de Londres, fut soulagé de se trouver, pour une fois, seul.
Lorsqu’il travaillait, il était toute la journée sous les ordres de son chef de rayon. Chez lui, il se trouvait sous le commandement de sa femme, Bertha ou de Tommy. Tommy, son fils, avait près de quatorze ans et paraissait réunir tous les penchants requis pour devenir un jeune délinquant.
Oui, c’était bon d’être seul. Le paysage, sur la colline, était nu peu obscurci par l’approche d’une tempête. L’air était d’un calme étrange. La senteur même de l’herbe et des fleurs sauvages faisait place à une nette odeur de soufre, à mesure que le déchaînement de l’orage devenait imminent. Malgré cela, c’était agréable de se trouver seul.
C’est que Lake District était si loin de Londres ! Assez loin pour qu’on oubliât à quoi ressemblait la vieille et active cité prise. Walter Cardish traversait la jetée Copper, longue étendue désolée encaissée entre l’eau du Rydal et le lac d’Endor ; l’hôtel où il avait pour l’instant laissé Bertha et Tommy se trouvait à cinq milles environ. »
Extrait de : V. Statten. « L’homme de deux mondes. »
L’homme de deux mondes par F. Herbert et B. Herbert

Fiche de L’homme de deux mondes
Titre : L’homme de deux mondes
Auteur : F. Herbert et B. Herbert
Date de parution : 1986
Traduction : G. Abadia
Editeur : Le livre de poche
Première page de L’homme de deux mondes
« Ryll ne ressentit aucune douleur en se réveillant. Il n’avait aucun souvenir de la collision. Son esprit cherchait avec difficulté à appréhender la réalité. Quelle était cette étrange surface qu’il sentait sous lui ?
Je suis sur le pont d’un Explorateur, se dit-il.
C’était une matière glissante, imbibée d’un liquide visqueux. Quelque chose qui imitait la gravité l’y retenait plaqué. Ses sens drènes suggéraient qu’il était pris dans un mouvement de rotation erratique, mais il n’y avait pas que cela. Les forces de gravitation d’une planète aussi, peut-être ; mais il n’arrivait pas à comprendre pourquoi il reprenait conscience de cette manière-là, les yeux tournés sur leur pivot vers les ténèbres intérieures. »
Extrait de: F. et B. Herbert « L’Homme de deux mondes. »