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Le dieu avide par Alain Le Bussy
Fiche de Le dieu avide
Titre : Le dieu avide (Tome 2 sur 4 – Chatinika)
Auteur : Alain Le Bussy
Date de parution : 1996
Editeur : Fleuve noir
Première page de Le dieu avide
« Le ciel était d’un bleu étincelant, avec, de-ci, de-là, quelques gros nuages blancs qui ne préludent pas au mauvais temps mais sont un simple ornement, assurant parfois le passage d’une zone d’ombre sur les voyageurs. Ceux-ci, au nombre de quatre, traversaient une campagne riante et sauvage. Riante, parce que les arbres et une profusion de buissons en tous genres y poussaient dru entre des zones herbeuses entrecoupées de petits ruisseaux à l’eau vive et claire. Sauvage, parce c’était les dieux de la nature qui, seuls, décidaient des essences reines des lieux : il n’y avait pas la moindre trace de champs cultivés, de sillons tracés au cordeau, ou de ces pistes empierrées qui viennent briser l’élan des courbes de terrain. Ou alors, parfois, des traces si anciennes que le temps les avait harmonieusement mariées aux lignes sinueuses propres à ce qui est libre.
Tout ceci ne signifiait pas qu’il n’y avait pas de traces humaines : la contrée n’avait rien d’un désert, et les voyageurs avaient aperçu deux heures plus tôt quelques fumées signalant la présence d’un village. »
Extrait de : A. Le Bussy. « Le dieu avide – Chatinika. »
Chatinika par Alain Le Bussy

Fiche de Chatinika
Titre : Chatinika (Tome 1 sur 4 – Chatinika)
Auteur : Alain Le Bussy
Date de parution : 1995
Editeur : Fleuve noir
Première page de Chatinika
« Dehors, le vent soufflait avec rage. Il était glacé, plein de la froidure des plaines orientales, et son hululement vous forçait à parler très haut, sans pouvoir être compris au-delà de trois pas. Le froid de l’hiver perçait les épais murs du château, s’insinuant par les fenêtres pourtant obturées de lourdes tapisseries. Les moins frileux se couvraient de grosses pelisses et se serraient autour des feux où les serviteurs jetaient les bûches par brassées entières ; les frileux ne quittaient que pour quelques instants leur lit où ils disparaissaient sous un amas de couvertures.
Même Nial’Ha, qui venait pourtant des Montagnes Orientales et savait ce qu’était un véritable hiver, ne pouvait négliger ce froid.
Cependant, il s’efforçait de ne pas le manifester trop ouvertement, pour pouvoir continuer à toiser de son regard vaguement méprisant d’homme vrai les courtisans qui se massaient dans la grande salle, l’une des rares pièces du château avec les appartements royaux et les cuisines à connaître l’avantage d’un âtre régulièrement alimenté. »
Extrait de : A. Le Bussy. « Chatinika – Chatinika. »
Envercoeur par Alain Le Bussy
Fiche de Envercoeur
Titre : Envercoeur (Tome 13 sur 13 – Aqualia)
Auteur : Alain Le Bussy
Date de parution : 1993
Editeur : Fleuve noir
Première page de Envercoeur
« La Dévoreuse était agitée par un vent mauvais, l’un de ces vents irréguliers qui devenaient heureusement de plus en plus rares mais rappelaient à ceux qui avaient vécu ces temps troublés le passage d’Octa trop près d’Aqualia. Au fil des cycles, la planète maléfique avait retrouvé sa place parmi les astres lointains, mais cette fois, on se souviendrait d’elle durant longtemps et les Scientistes avaient calculé – avec une marge d’erreur de quelques cycles – le moment de son retour. On s’était alors partout efforcé de répandre cette notion dans la population afin que les hommes, dans vingt générations environ, ne soient pas pris de court par les événements.
Les Scientistes avaient pu se livrer à ces calculs car la vie étant redevenue paisible ou presque, ils n’avaient plus été confinés dans les tâches liées à la survie immédiate. Ça, c’était positif. »
Extrait de : A. Le Bussy. « Envercœur – Aqualia. »
Tremblemer par Alain Le Bussy
Fiche de Tremblemer
Titre : Tremblemer (Tome 9 sur 13 – Aqualia)
Auteur : Alain Le Bussy
Date de parution : 1993
Editeur : Fleuve noir
Première page de Tremblemer
« Aqualia, un monde presque entièrement couvert par une mer peuplée de monstres, appelée La Dévoreuse.
Pour survivre, la petite colonie humaine regroupée sur trois minuscules îles n’a pas le choix. Son sort dépend des immenses plates-formes volantes qui moissonnent les flots hostiles et des deltas qui, chaque jour, prennent leur envol pour repérer les tapis d’algues flottantes qui constituent la principale ressource naturelle d’Aqualia.
Carvil, ancien Pilote de delta, qui a perdu une jambe jadis en tombant dans la Dévoreuse et qui ne cesse d’être hanté par le souvenir de l’accident, a pu sauver de plusieurs dangers l’Extase, la plate-forme à bord de laquelle il était devenu Apponteur.
Il y a d’abord eu l’attaque par une autre plate-forme, la Vindicte, qui voulait s’emparer d’un tapis découvert par les pilotes de l’Extase. Dans l’affrontement, le Noë du navire et son Premier Scientiste ont été enlevés par l’adversaire. »
Extrait de : A. Le Bussy. « Tremblemer – Aqualia. »
Deltas par Alain Le Bussy

Fiche de Deltas
Titre : Deltas (Tome 8 sur 13 – Aqualia)
Auteur : Alain Le Bussy
Date de parution : 1992
Editeur : Fleuve noir
Première page de Deltas
« — Vire ! Vire au vent !
Carvil s’époumonait en vain, il le savait, mais ça le soulageait. Ses mains étaient douloureuses à force de serrer la mince rambarde qui le séparait du vide et il prit brusquement conscience du fait que tout son corps formait un bloc dur, aussi dur que son pilon, et s’ancrait sous l’effet de la tension dans les lames du pont. Il ne comprenait pas pourquoi le planeur avait pris cette ligne d’approche. La plate-forme se maintenait depuis près d’une heure à quelques centaines de mètres d’une soufflante afin que les engins puissent profiter du puits ascensionnel pour regagner son altitude.
Carvil avait été alerté quand la vigie avait signalé le retour du vol du matin et avait regagné à l’aise son poste d’Apponteur, tout en doutant de l’utilité de sa présence sur place : ou bien les pilotes se poseraient sans difficulté, ou bien ils rateraient la plate-forme et plongeraient vers la Dévoreuse. Mais la coutume était là, et, en outre, sa fonction était tout ce qui lui restait depuis l’accident. »
Extrait de : A. Le Bussy. « Deltas – Aqualia. »
Un tour en Thaery par Jack Vance

Fiche de Un tour en Thaery
Titre : Un tour en Thaery (Tome 2 sur 5 – L’aire gaïane)
Auteur : Jack Vance
Date de parution : 1976
Traduction : A. Rosenblum
Editeur : Presses Pocket
Première page de Un tour en Thaery
« LA lisière orientale de l’Aire Gaïane est bordée par une remarquable poche de vide : le Grand Trou. Cette zone est virtuellement inexplorée : rien n’y attire les cosmonautes et, de plus, au-delà se situe l’Écueil de Zangwill, un long banc d’étoiles à la sinistre réputation. En conséquence, le Grand Trou est désert.
Au centre même du Grand Trou, il y a l’étoile Mora. Deux de ses mondes satellites, Maske et Skay, constituent cette curiosité céleste : des planètes jumelles ; en tandem, Maske et Skay gravitent autour de Mora, tournant l’une autour de l’autre en lents épicycles.
Skay et Maske sont habitées. Nul ne sait combien de vagues de migrations humaines ont franchi le Grand Trou jusqu’à Mora ; peut-être pas plus de deux. Les derniers arrivés, un contingent de quatorze vaisseaux spatiaux d’Abjureurs de la Foi venant du monde nommé Diosophède, découvrirent sur Maske et sur Skay une population d’une haute antiquité, humaine mais fortement différente de l’Homo Gaea : les Sédanais, d’une espèce qui fut appelée l’Homo Mora. »
Extrait de : J. Vance. « Un tour en Thaery. »
La planète des Loups par Edmond Hamilton

Fiche de La planète des Loups
Titre : La planète des Loups (Tome 3 sur 3 – Les loups des étoiles)
Auteur : Edmond Hamilton
Date de parution : 1971
Traduction : R. Chome
Editeur : Le Masque
Première page de La planète des Loups
« Il était dorénavant loin des étoiles et s’en trouvait très bien.
Au diable les étoiles ! songeait Dilullo. J’en ai eu plus que mon compte.
Au flanc d’une petite colline, assis sur l’herbe roussie et chauffée par le soleil, la tête appuyée sur ses genoux, avec sa combinaison grise, il ressemblait à un rocher incrusté dans le sol. Le visage même de Dilullo paraissait lui aussi taillé dans du roc, avec sa figure aux traits accusés et durs et sa chevelure grisonnant sur les tempes.
De son observatoire, il contemplait les rues et les bâtiments de Brindisi, la jetée, le cap et les petites îles du large, et au loin, scintillant sur le bleu de la mer Adriatique, le chaud soleil d’Italie. Il connaissait parfaitement la vieille ville mais celle-ci avait bien changé depuis le temps où, encore enfant, il la traversait en courant pour se rendre à l’école.
Ici, j’ai travaillé et étudié pour devenir un homme des étoiles, rêvait-il, et qu’ai-je obtenu en retour ? Du danger, des soucis, de la sueur et lorsque, une fois de trop, je suis reparti, ce fut pour découvrir au retour que tous les miens avaient disparu. »
Extrait de : E. Hamilton. « La Planète des Loups – Les loups des étoiles. »
Les mondes interdits par Edmond Hamilton

Fiche de Les mondes interdits
Titre : Les mondes interdits (Tome 2 sur 3 – Les loups des étoiles)
Auteur : Edmond Hamilton
Date de parution : 1971
Traduction : R. Chome
Editeur : Le Masque
Première page de Les mondes interdits
« Il se promenait dans les rues de New York, essayant de se comporter en vrai Terrien.
Si jamais ils découvrent ma véritable identité, je suis un homme mort, se disait Morgan Chane.
De taille moyenne, les épaules larges, le cheveu noir, le visage boucané aux traits accusés et durs, il avait tout d’un natif. Il s’exprimait très correctement en terrien, ce qui n’avait rien de bien extraordinaire car ses défunts parents étaient nés sur ce globe, sur cette Terre qu’il n’avait jamais vue avant ces derniers jours.
Il ne te faut même pas penser que tu es un Loup des étoiles ! songeait-il.
À part Dilullo, nul ne le savait, et celui-ci ne le trahirait pas de sitôt, du moins tant qu’ils resteraient associés. Mais en lui-même, ce secret assurait à son détenteur un droit de vie et de mort sur lui. En effet, sur presque tous les mondes de la galaxie, la mort était le châtiment rapide et certain qui attendait un Loup capturé. »
Extrait de : E. Hamilton. « Les mondes interdits – Les loups des étoiles. »
L’arme de nulle part par Edmond Hamilton

Fiche de L’arme de nulle part
Titre : L’arme de nulle part (Tome 1 sur 3 – Les loups des étoiles)
Auteur : Edmond Hamilton
Date de parution : 1971
Traduction : R. Chome
Editeur : Le Masque
Première page de L’arme de nulle part
« Les étoiles l’observaient et il lui sembla qu’elles murmuraient : « Meurs, Loup des étoiles. Ta course s’achève ici. »
Il gisait en travers du siège de pilotage, un voile noir lui embrumait l’esprit tandis que sa blessure au flanc l’élançait et le brûlait. Il n’était cependant pas inconscient et comprit que son petit vaisseau venait d’émerger de l’hyperespace, qu’il y avait des choses qu’il devait faire. Mais cela ne servait à rien, absolument à rien…
« Lâche la rampe, Loup des étoiles. Laisse-toi mourir. »
Dans un recoin de son cerveau, Morgan Chane se rendait bien compte que ce n’étaient pas les étoiles qui s’adressaient à lui. C’était plutôt une partie de lui-même qui voulait encore vivre et qui l’aiguillonnait, l’exhortant à reprendre la lutte. Pourtant, combien il était tentant de se laisser aller ; tout serait tellement plus facile. Mais il savait trop combien sa mort réjouirait ses chers amis et compatriotes. L’esprit à la dérive de Chane se raccrocha à cette idée. Finalement, cela suscita en lui une sourde colère et une résolution nouvelle. Il n’avait pas l’intention de leur faire ce plaisir. »
Extrait de : E. Hamilton. « L’arme de nulle part. »
Thomas et le rat par Jean-Pierre Vernay

Fiche de Thomas et le rat
Titre : Thomas et le rat
Auteur : Jean-Pierre Vernay
Date de parution : 1981
Editeur : Fernand Nathan
Première page de Thomas et le rat
« La ville avait été belle. Jamais elle ne fut une de ces orgueilleuses capitales d’empire qui n’existent que par le caprice de souverains, et sont éphémères. Celle-ci était sise à l’intérieur des terres, loin de toute frontière, et n’avait connu que des voyageurs pacifiques, des troubadours, des marchands aux longues caravanes, des paysans. Elle était terrée dans le creux d’une vallée, pourtant ouverte à tous.
Dénuée de richesses, elle n’avait jamais excité l’envie de quelque conquérant. Elle était lieu de passage, brassant langues et coutumes ; sa beauté résidait dans sa diversité ; elle acceptait toutes les offrandes et les unifiait en un tout.
Pourtant, elle était morte, comme toutes les autres.
Thomas replia avec soin la vieille carte routière qui partait en lambeaux. Il faudrait qu’il en cherche une autre rapidement ; peut-être en trouverait-il une ici, c’était du moins ce qu’il espérait.
Il s’assit sur une pierre – la route avait été longue – et il contempla la ville qui s’étendait dans la vallée. »
Extrait de : J.P Vernay. « Thomas et le Rat. »