Étiquette : livre
L’être polyvalent par Georges Murcie
Fiche de L’être polyvalent
Titre : L’être polyvalent
Auteur : Georges Murcie
Date de parution : 1976
Editeur : Fleuve noir
Première page de L’être polyvalent
« Jacques Dufour s’éveilla en sursaut lorsque la porte s’ouvrit.
Le panneau métallique avait pourtant glissé presque en silence, mais un léger crissement avait suffi pour le tirer de son sommeil.
De son sommeil ou de son inconscience ?
Il chassa cette question de son esprit en ébauchant un petit geste d’agacement. Cela n’avait pas d’importance. Il avait probablement perdu connaissance, au moment du choc, mais…
Il jeta autour de lui un regard un peu hébété. Il ne connaissait pas les lieux mais, au fond, c’était naturel. Comment était-il arrivé là ? Une ambulance, sans doute…
Pourtant, la pièce ne ressemblait pas à une chambre d’hôpital. Un poste de secours ?… S’il se fiait à sa mémoire, il devait se trouver dans les environs d’Avignon.
Il examina mieux la pièce et eut une moue perplexe. Non, décidément, elle n’évoquait pas du tout les locaux d’un centre hospitalier, pas plus que l’homme qui venait d’entrer ne ressemblait à un infirmier. »
Extrait de : G. Murcie. « L’Être polyvalent. »
Garadania par Geoges Murcie

Fiche de Garadania
Titre : Garadania
Auteur : Georges Murcie
Date de parution : 1970
Editeur : Fleuve noir
Première page de Garadania
« … Cinq…, quatre…, trois…, deux…
… Le compte à rebours…, une tradition. Une tradition vieille de quelques siècles, que l’on ne respectait plus que dans des cas spéciaux : essais de nouveaux engins, voyages expérimentaux, tournées d’inspection de quelque V.I.P, pour faire plus sérieux : ils se contentaient souvent d’une visite brève aux bases-satellites-Terre, tout au plus aux bases-satellites-Lune. Un viron de routine ! Mais il leur fallait une mise en scène ! Pour eux le compte à rebours, toujours un peu angoissant et tragique, avait remplacé les fanfares.
Mais généralement, fusées et sphères interplanétaires décollaient des spatiodromes sans que l’on sacrifie à cette coutume. Comme décollaient les jets atomiques des aérodromes. Le trafic supra-aérien s’était tellement intensifié, au cours des dernières décennies, qu’il était impossible maintenant de se plier aux exigences de cette tradition, rendue d’ailleurs inutile par les énormes progrès réalisés dans le domaine de la sécurité
…. Sept…, six…, cinq…, quatre…, le compte à rebours, oui…; mais pourquoi, diable, recommençait-il ?
Chenkov était assis devant ses cadrans. Il les surveillait d’un œil amical. Tout allait bien. »
Extrait de : G. Murcie. « Garadania. »
De l’autre côté de l’atome par Georges Murcie
Fiche de De l’autre côté de l’atome
Titre : De l’autre côté de l’atome
Auteur : Georges Murcie
Date de parution : 1974
Editeur : Fleuve noir
Première page de De l’autre côté de l’atome
« Pierre Candal fit claquer ses doigts dans un geste d’agacement.
Il reposa sur le bureau la note qui lui était parvenue quelques instants plus tôt.
La récente disparition, dans les environs de Bagnols-sur-Cèze, du professeur Delarme, chargé de recherches au Centre Atomique de Marcoule, portait à trente-neuf le nombre des…
Même mentalement, Candal hésitait à employer le mot.
Le nombre des enlèvements ? Mais s’agissait-il bien d’enlèvements ?
Quoi qu’il en soit, le mystère l’énervait.
Comprendre. C’était là le mot d’ordre qui régissait toute sa carrière et qui gouvernait toutes les activités du Centre. Il faisait métier de percer les énigmes, de dévoiler les éventuels subterfuges, de découvrir les tenants et les aboutissants de tout ce qui, a priori, semblait inexplicable. On le payait d’ailleurs pour ça. Pour résoudre les problèmes les plus étranges. »
Extrait de : G. Murcie. « De l’autre côté de l’atome. »
Arlyada par Georges Murcie

Fiche de Arlyada
Titre : Arlyada
Auteur : Georges Murcie
Date de parution : 1973
Editeur : Fleuve noir
Première page de Arlyada
« Peut-être pourrait-on dire que la science évolue sans cesse parce qu’elle a le double mérite de se tromper, puis de reconnaître ses erreurs, lorsque le moment est venu de les confesser, d’abord, et, ensuite, de les corriger. Une franchise constante, inaltérable. Une sincérité salutaire et bénéfique.
Tout se passe, en somme, dans le domaine scientifique, comme si on se contentait d’exploiter momentanément certaines connaissances, d’en tirer parti en sachant d’avance, ou en le pressentant, qu’elles sont incomplètes et que les données énoncées sont donc des « vérités erronées » que le temps se chargera de modifier, de polir et de rectifier.
On sait que la perfection est lointaine, peut-être même inaccessible. Un peu à la manière de l’horizon qui semble reculer et se renouvelle à mesure qu’on avance ! On ne parvient certes jamais à cet endroit illusoire où le ciel et la terre se rejoignent, mais que de choses découvertes en cours de route, même si le but final ne peut être atteint ! Que de choses vues, observées, palpées, touchées, comprises, qui seraient demeurées ignorées si, découragé dès le début de cette vaine poursuite, on avait bientôt renoncé à la continuer ! »
Extrait de : G. Murcie. « Arlyada. »
Les soleils noirs d’Arcadie par Daniel Walther
Fiche de Les soleils noirs d’Arcadie
Titre : Les soleils noirs d’Arcadie
Auteur : Daniel Walther
Date de publication : 1975
Editeur : Opta
Sommaire de Les soleils noirs d’Arcadie
- Jusqu’à preuve du contraire par B. Mathon
- Vaches grasses, vaches maigres par D. Douay
- Les imputrescibles par P. Duvic
- Salut, Wolinski ! par J.-P. Andrevon
- ACME ou l’anti-Crusoé par G. Klein
- Dernière autoroute pour le Seigneur par J. Le Clerc de la Herverie
- Vibrax par Y. Olivier-Martin
- Les transpondus par M. Jeury
- Danger, ne lisez pas ! par P. Suragne
- Des humains… ou des poissons d’une espèce hybride par G. Michel
- Observations en vallée fermée par H.-L. Planchat
- Super-jam pour un Noël rouge par J. Houssin
- V. V. par J.-P. Hubert
- Passion sous les tropiques par P. Curval
Première page de Jusqu’à preuve du contraire
« LA première fois que je l’ai vue, c’était sur une plage, à B. J’étais furieux. D’être à B., d’être sur une plage, de voir Sophie se faire bronzer, « scientifiquement », avec un tel cocktail de crèmes solaires que je m’attendais à le voir exploser d’un moment à l’autre. Il vous faut changer d’air et de têtes, avait dit le médecin, prenez donc quinze jours de vacances, mon vieux, ensuite vous reviendrez me voir, nous verrons s’il y a lieu d’entreprendre un traitement. D’abord je déteste ces médecins qui vous disent « mon vieux » : cette fausse camaraderie, horreur, vous avez tout de suite l’impression que vous êtes le seul à ne pas savoir que vous mûrissez un joli petit cancer. Ensuite, les vacances… ça me rend malade. Encore une invention pour nous aider à supporter nos existences absurdes.
Quoi qu’il en soit, je suis finalement parti, avec Sophie, et à B. J’imagine qu’il y a autant de benzopyrène dans les gouttes de pluie ici qu’ailleurs, mais il est incontestable qu’il y pleut moins. »
Extrait de : D. Walther. « Les Soleils noirs d’Arcadie. »
Swa par Daniel Walther

Fiche de Swa
Titre : Swa – l’intégrale
Auteur : Daniel Walther
Date de publication : 2024
Editeur : Mnémos
Sommaire de Swa
- Le livre de Swa
- Le destin de Swa
- La légende de Swa
Première page de Le livre de Swa
« En un lointain futur…
Qui ressemble au passé…
Quand les déserts du monde se recouvrent de brumes épaisses, quand les précipices de la pensée deviennent de plus en plus profonds, quand les lois de la science sont remplacées par les préceptes de quelques fanatiques…
La science avait échappé des mains des hommes de science. Entre celles des desperados de la technologie, elle s’était transformée en bombe à retardement, en brûlot, en gangrène, en cancer. Elle avait répandu ses ulcères sur le corps de la planète tout entière, creusant profondément la chair tuméfiée, y vrillant avec une terrible persévérance ses poignards et ses leviers, laissant exploser les os, se lézarder l’épiderme du globe terrestre.
La Grande Déflagration fit vomir tripes et boyaux à tous les volcans de la planète, même à ceux qui semblaient éteints pour toujours, à toutes les bouches à feu sous-marines. L’écorce terrestre fut agitée de soubresauts spasmodiques, craqua telle une outre ou un ventre de femme en couches… enfanta des monstres par centaines, par milliers. Par millions. »
Extrait de : D. Walther. « Swa. »
Le glaive de justice par François Darnaudet, Gildas Girodeau et Philippe Ward

Fiche de Le glaive de justice
Titre : Le glaive de justice (Tome 1 sur 3 – La saga de Xavi El Valent)
Auteur : Philippe Ward Gildas Girodeau François Darnaudet
Date de parution : 2015
Editeur : ActuSF
Première page de Le glaive de justice
« En l’an de grâce 1213 après Jean-Baptiste, le roi Amalrik III le Vil, monarque absolu de tout le pays franc, décida de conquérir les royaumes de Pyrène pour étendre son territoire.
Après un échec retentissant devant Donostia, la capitale du royaume vask, les troupes franques se replièrent vers Lutécia. Cependant, l’arrière-garde fut prise au piège et décimée par les guerriers vasks dans le défilé d’Orria.
Fou de rage, Amalrik III ne s’avoua pas vaincu. Deux ans plus tard, il décida d’asservir l’Ock et la Katland, alliés naturels des Vaskons. Les soldats francs furent rejoints par les troupes du pape noir Gontran le Défiguré.
Gontran déclara la guerre aux Ockcitans et aux Katalans pour des motifs religieux. Il souhaitait éradiquer l’hérésie kathar qui prospérait en pays d’Ock et de Katland. Pourtant le dieu de Jean-Baptiste avait été chassé de Roma au profit d’une divinité diabolique dont personne ne devait prononcer le nom, servie par les cardinaux dégénérés de la cour du pape noir. »
Extrait de : P. Ward, G. Girodeau, F. Darnaudet. « Le Glaive de justice – La saga de Xavi El Valent. »
La neige bleue par Gérard Marcy

Fiche de La neige bleue
Titre : La neige bleue
Auteur : Gérard Marcy
Date de parution : 1969
Editeur : Fleuve noir
Première page de La neige bleue
« Gamma XII est une planète du système de Bételgeuse. Elle présente beaucoup de points communs avec la Terre. Pour cette raison, une commission de reconnaissance fut envoyée, le 10 août 2092, sur ce monde qui pourrait devenir, pour la Terre appauvrie, une nouvelle source de richesses.
La commission décolla, par ce matin d’été, à bord d’un engin révolutionnaire qui mettait à portée de l’homme des univers jusque-là inaccessibles. Le mystérieux hyperespace avait livré son secret et les voyages hors du système solaire commençaient à entrer dans le domaine des réalités.
Le groupe de savants et de techniciens venus de la Terre aborda ce monde après un voyage-éclair de trois jours. Ils prirent possession de Gamma XII au nom du président du gouvernement de la Terre, puis se livrèrent, pendant près de deux mois, à des recherches diverses et dressèrent un rapport détaillé sur les résultats acquis.
L’horloge électronique de bord, réglée sur le temps terrestre, marquait 9 octobre 2092, quand la fusée quitta Gamma XII. Lorsqu’elle fut hors du système de Bételgeuse, elle plongea dans l’hyperespace et, en deux jours, les limites du système solaire furent atteintes. L’astronef sortit alors de l’hyperespace pour regagner la Terre. »
Extrait de : G. Marcy. « La neige bleue. »
Le missile hyperspatial par Gérard Marcy

Fiche de Le missile hyperspatial
Titre : Le missile hyperspatial (Tome 3 sur 3 – Imer Sotsal)
Auteur : Gérard Marcy
Date de parution : 1972
Editeur : Fleuve noir
Première page de Le missile hyperspatial
« Cette vilaine affaire commença, le plus bêtement du monde, autour d’une table encombrée de verres et de bouteilles, au sein d’une fumée odorante de cigares et du brouhaha sourd d’une taverne de Brumagrod. Brumagrod ? C’est l’unique cité de Titania, satellite d’Uranus. C’est le dernier bastion occupé par les hommes, avant le mystère des gouffres interstellaires. C’est une ville sous cloche dont la présence, sur ce monde hostile, glacial, n’est justifiée que par l’exploitation des richesses minières de Titania et aussi, en partie, par la présence de l’hôpital psychiatrique le plus célèbre de l’empire solaire. Le plus tristement célèbre !
Sur ce monde rôdent, entourés d’un halo légendaire, le souvenir du capitaine Glenn, l’histoire épouvantable d’un monstre mi-humain, mi-machine, qui avait nom Imer Sotsal. Des réminiscences encore assez fraîches pour faire l’objet de toutes les conversations, ou presque. »
Extrait de : G. Marcy. « Le missile hyperspatial – Imer Sotsal. »
Vengeance en symbiose par Gérard Marcy

Fiche de Vengeance en symbiose
Titre : Vengeance en symbiose (Tome 2 sur 3 – Imer Sotsal)
Auteur : Gérard Marcy
Date de parution : 1971
Editeur : Fleuve noir
Première page de Vengeance en symbiose
« Le vaisseau de l’espace descendait vers le sol noyé de grisaille, cette éternelle grisaille qui emmitouflait la planète Titania d’une atmosphère lugubre. Le plafond de nuages sombres, matelas ouateux de vapeurs délétères, étouffait la terre glacée, courait, très bas, vers un horizon fermé, noir, tout proche.
On eût dit que le ciel tentait d’écraser toute vie, de compresser l’espace entre le sol rude et la fourrure pesante des nuées.
Le vaisseau se planta lentement dans ces nuages chargés d’énergie contenue, les traversa avec une sorte de puissance majestueuse et invincible. Le grondement des groupes sustentateurs, assourdi au sein de la couche nuageuse, éclata soudain, quand la poupe du navire spatial déchira les derniers voiles de brume épaisse, en une clameur stridente dominant un tonnerre profond qui éveilla des échos de cathédrale sur l’étendue, semblant faire vibrer les rocs noirs et la houle molle de l’océan de chlore, là-bas, au-delà des pistes d’envol. »
Extrait de : G. Marcy. « Vengeance en symbiose – Imer Sotsal. »