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Nounours est pyromane par R. Bloch
Fiche de Nounours est pyromane
Titre : Nounours est pyromane (Tome 3 sur 4 – Nouvelles fantastiques)
Auteur : R. Bloch
Date de parution : 1984
Traduction :
Editeur : NEO
Sommaire de Nounours est pyromane
- Le joyeux farceur
- Tout en famille
- La capsule du temps
- Un jouet pour Juliette
- Un vampire sur mesure
- Nounours est pyromane
- Tu ne fais jamais rien de bien
- Groovyland
- Tout est dans le jeu
- Regarde comme elles courent
- Mais d’abord ces mots
- Ce que tu vois, c’est ce qui t’attend
- La foire aux monstres
- Celui qui ferme la voie
Première page de Le joyeux farceur
« Être farceur ne présente qu’un inconvénient… Au bout d’un certain temps, personne ne marche !
Teddy eut un mal fou à convaincre Mac qu’il disait la vérité en affirmant qu’il voulait s’en aller. Il le lui annonça pendant le repas, et, sur le moment, Mac ne voulut pas y croire.
— « Mais je te dis la vérité, protesta Teddy, c’est ma dernière soirée. Demain, je mets les voiles… Je pars pour le Canada. Tu vois, j’ai mon billet d’avion. Je l’ai pris cet après-midi. »
Lorsque Teddy eût montré son billet pour Toronto, Mac comprit enfin qu’il ne plaisantait pas. Mais lui, Mac, ne comprenait toujours pas.
— « Je ne te suis pas, dit-il à Teddy, je croyais que tu te plaisais ici. »
— « Tu sais comment on est, répondit Teddy, on finit par avoir envie de voir du pays. »
— « C’est une question d’argent ? » demanda Mac en tripotant sa tasse à café. »
Extrait de : R. Bloch. « Nounours est pyromane – Nouvelles fantastiques. »
Parlez-moi d’horreur… par R. Bloch

Fiche de Parlez-moi d’horreur…
Titre : Parlez-moi d’horreur…
Auteur : R. Bloch
Date de parution : 1970
Traduction : A. Degen
Editeur : Marabout
Sommaire de Parlez-moi d’horreur…
- Marché noir
- Les créatures de Barsac
- La fille de Mars
- L’intrigue, il n’y a que ça !
- La belle ou la bête
- Machin-machine-malchance
- Les esprits inventifs
- Les fiançailles de l’innommable
- Bienvenu, l’ami !
- L’esprit indien
- La vengeance du tchen lam
- Des questions de principe
Première page de Marché noir
« Quatre heures du matin.
Je coupe les néons avant d’astiquer les pompes. Pour les jus de fruits, ça va tout seul, mais le chocolat est gluant et la vapeur pleine de graisse.
Je commence toujours à m’énerver au moment du nettoyage. Debout jusqu’à cinq heures toutes les nuits, et tout ça pour gagner quoi ? Des varices. Des varices et un assortiment d’environ un millier de faces abruties. Et encore, les varices ne sont rien à côté de cet assortiment. C’est qu’ils sont cafardeux, mes clients. Je les connais tous par cœur.
Au début de la soirée, il y a les « cokes ». Je les repère à un kilomètre. »
Extrait de : R. Bloch. « Parlez-moi d’horreur. »
La quatrième dimension par R. Bloch

Fiche de La quatrième dimension
Titre : La quatrième dimension
Auteur : R. Bloch et collectif
Date de parution : 1983
Traduction : M. Lebailly
Editeur : J’ai lu
Première page de La quatrième dimension
« Bill se frayait un passage dans la circulation de fin de journée à grand renfort d’injures, manœuvrant sa Ford de façon à emprunter la voie de droite et à amorcer son virage.
Bien entendu, juste au moment où il y parvenait, ce sacré feu passa au rouge.
Exactement comme dans ma vie, se dit-il. Chaque fois que je crois arriver à quelque chose, ça ne rate pas… on m’empêche d’avancer.
Tambourinant sur le volant, il regarda d’un œil mauvais, dans le rétroviseur, les phares des véhicules qui avançaient pare-chocs contre pare-chocs. Bien avant que le feu ne fût passé au vert, il appuya sur l’accélérateur et entama son virage.
Devant lui se pressaient des silhouettes indistinctes, et un cri jaillit. Sa voiture, dans un grincement de freins, manqua de peu le flot de piétons qui s’écoulait sur le passage clouté. »
Extrait de : R. Bloch et collectif. « La quatrième dimension. »
Pleurons sous la pluie par T. Lee

Fiche de Pleurons sous la pluie
Titre : Pleurons sous la pluie
Auteur : T. Lee
Date de publication : 1988
Traduction : I. Tate
Editeur : Le passager clandestin
Première page de Pleurons sous la pluie
« La journée ne faisait que commencer, mais une alerte météorologique nous tenait tous confinés à la maison. Les enfants regardaient la chaîne payante tandis que je donnais à manger aux volailles dans le poulailler intérieur. Il devait être neuf heures du matin. Ma mère a surgi, elle s’est arrêtée sur le seuil de l’enclos. Je n’oublierai jamais l’expression de ses yeux posés sur moi. Je connaissais ce regard, et bien qu’il se fût toujours passé de commentaire, je savais parfaitement à quoi m’en tenir. C’était ainsi qu’elle estimait le poids des volailles ou qu’elle inspectait les casiers de semis. Ce jour-là, pourtant, ce n’était pas tout à fait le même regard. La nuance ne m’échappait pas et je savais aussi comment l’interpréter. J’étais à point, semblait-il.
— Greena, dit ma mère. »
Extrait de : Tanith Lee. « Pleurons sous la pluie. »
Liens de sang par O. E. Butler

Fiche de Liens de sang
Titre : Liens de sang
Auteur : O. E. Butler
Date de parution : 1979
Traduction : N. Gassié, J. Shapiro
Editeur : Au diable vauvert
Première page de Liens de sang
« J’ai perdu un bras en rentrant de mon dernier voyage. Le bras gauche.
J’ai aussi perdu près d’un an de ma vie ainsi qu’une bonne part du confort et de la sécurité dont je n’avais pas mesuré l’importance avant d’en être privée. Quand la police l’a relâché, Kevin est venu à l’hôpital et il ne m’a pas quittée pour que je sache que lui, je ne l’avais pas perdu.
Mais afin qu’il puisse me voir, j’avais dû convaincre la police qu’il n’avait rien à faire en prison.
Ce qui avait pris un certain temps. Les officiers de police étaient des ombres qui surgissaient par intermittence à mon chevet pour me poser des questions que j’avais le plus grand mal à comprendre. »
Extrait de : O. E. Butler. « Liens de sang. »
Empire du soleil par J. G. Ballard

Fiche de Empire du soleil
Titre : Empire du soleil
Auteur : J. G. Ballard
Date de parution : 1984
Traduction : E. Gille
Editeur : Denoël
Première page de Empire du soleil
« Les guerres arrivaient de bonne heure à Shanghai, elles se rattrapaient à la course comme les marées qui remontaient en hâte le cours du Yang-tsé et restituaient à cette cité criarde tous les cercueils lancés à la dérive des jetées funéraires du Bund chinois.
Jim s’était mis à rêver de guerres. La nuit, c’était toujours les mêmes films muets qu’il croyait voir voltiger sur le mur de sa chambre dans la maison d’Amherst Avenue et qui transformaient son esprit endormi en cinéma d’actualités désert. Pendant l’hiver 1941 on passait des films de guerre partout à Shanghai. »
Extrait de : J. G. Ballard. « Empire du Soleil. »
L’épidémie par Clifford D. Simak

Fiche de L’épidémie
Titre : L’épidémie
Auteur : C. D. Simak
Date de parution : 1976
Traduction : L. Murail
Editeur : Le passager clandestin
Première page de L’épidémie
« Robert Abbott étant un homme d’une certaine réputation, le docteur Arthur Benton avait décidé de lui consacrer deux heures d’un après-midi aussi chargé qu’à l’habitude. Quand Abbott lui avait téléphoné, dix jours auparavant, il avait insisté sur l’importance de cette visite.
Constatant à sa pendule que le moment du rendez-vous approchait, et s’efforçant de presser Abby Clawson qui avait tendance à considérer chaque consultation au cabinet du docteur comme un événement mondain, Benton se demanda une fois de plus quelle grave circonstance avait bien pu pousser Abbott à se déplacer jusqu’à la petite ville de Pennsylvanie. Abbott était un auteur spécialisé dans les questions médicales ayant à son actif deux best-sellers, l’un traitant du cancer et l’autre des régimes amaigrissants. »
Extrait de : C. D. Simak. « L’épidémie. »
Piège dans le temps par Rog Phillips
Fiche de Piège dans le temps
Titre : Piège dans le temps
Auteur : Rog Phillips
Date de parution : 1949
Traduction : A. Audiberti
Editeur : Fleuve noir
Première page de Piège dans le temps
« Il y eut un léger déclic, et, à l’autre bout du fil, une voix féminine très agréable murmura :
— Allô ?…
Ray Bradley fit un clin d’œil à Joe Ashford, son associé, puis toussota nerveusement avant de répondre dans le téléphone :
— Pardon de vous déranger, madame, mais pourriez-vous s’il vous plaît m’indiquer la date de ce jour et l’heure actuelle ?
— Est-ce vous qui m’avez téléphoné il y a deux ans pour me poser la même question ? demanda la voix au téléphone.
Et elle ajouta presque immédiatement :
— Oui, c’est bien vous, je pense. La voix est la même.
Il y eut un bref silence, puis la femme reprit encore :
— Bon, peu importe ! Il est exactement dix heures du matin, et nous sommes aujourd’hui le 4 juin 1961… J’espère que vous attendrez encore deux ans avant de me déranger pour me poser votre stupide question ?
— Je vous le promets, madame, dit Ray Bradley. Et merci infiniment. »
Extrait de : R. Phillips. « Piège dans le temps. »
Territoire robot par Jean-Gaston Vandel
Fiche de Territoire robot
Titre : Territoire robot
Auteur : Jean-Gaston Vandel
Date de parution : 1954
Editeur : Fleuve noir
Première page de Territoire robot
« Kusnek posa délicatement son sustentor sur la vaste plate-forme de ciment qui couvrait le building. Il sauta avec légèreté de son appareil, referma celui-ci et se dirigea vers une des grandes ouvertures circulaires qui donnaient accès à l’intérieur de l’immeuble.
Marchant d’un pas assuré vers le trou béant de cinq mètres de large, et des bords duquel la vue plongeait à une profondeur de cent soixante-quinze mètres, Kusnek avança sans hésitation comme s’il voulait s’élancer dans le vide. Mais, contrairement à ce qu’aurait pu craindre un spectateur non prévenu, il ne tomba pas ; il amorça simplement une chute molle grâce au champ de moindre gravitation qui régnait à l’intérieur du long cylindre vertical. »
Extrait de : J.-G. Vandel. « Territoire robot. »
Pirate de la science par Jean-Gaston Vandel
Fiche de Pirate de la science
Titre : Pirate de la science
Auteur : Jean-Gaston Vandel
Date de parution : 1953
Editeur : Fleuve noir
Première page de Pirate de la science
« Il était un peu plus de minuit. Les rues de Stanmore, dans la banlieue nord de Londres, paraissaient profondément endormies. Le ciel sans lune pesait comme une masse noire sur les maisons silencieuses. De temps à autre, le vent d’automne lançait sur la petite cité une brusque rafale et, dans les jardins, les arbres agitaient leurs feuillages dans un bruissement qui ressemblait à une vague rumeur de pluie.
Le souffle qui venait de la campagne était lourd, humide, et on sentait que les premiers brouillards allaient bientôt faire leur apparition.
A quelques kilomètres de Stanmore, une grande maison carrée, trapue et sinistre, cachait sa silhouette solitaire au centre d’un parc dont la végétation sauvage, désordonnée, était comme un rempart naturel qui séparait l’habitation du monde extérieur. Une seule grille donnait accès au chemin de cendrée par lequel on pouvait pénétrer dans le domaine. Mais cette grille de fer, qui avait dû être belle autrefois, était maintenant rongée par la rouille. »
Extrait de : J.-G. Vandel. « Pirate de la Science. »