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Nuit noire, étoiles mortes par S. King

Fiche de Nuit noire, étoiles mortes
Titre : Nuit noire, étoiles mortes
Auteur : Stephen King
Date de parution : 2010
Traduction : N. Gassie
Editeur : Albin Michel
Sommaire de Nuit noire, étoiles mortes
- 1922
- Grand chauffeur
- Extension claire
- Bon ménage
Première page de 1922
« Je m’appelle Wilfred Leland James et ceci est ma confession. En juin 1922 j’ai assassiné ma femme, Arlette Christina Winters James, et jeté son corps dans un vieux puits. Mon fils, Henry Freeman James, m’a aidé à commettre ce crime, même si, à l’âge de quatorze ans, il n’était pas responsable de ses actes ; je l’y ai amené par la persuasion, en jouant sur ses peurs et en réfutant systématiquement ses objections, somme toute normales, sur une durée de deux mois. C’est une chose que je regrette encore plus amèrement que le meurtre pour des raisons que ce document révélera. »
Extrait de : S. King. « Nuit noire, étoiles mortes. »
Nécro par S. King

Fiche de Nécro
Titre : Nécro
Auteur : Stephen King
Date de parution : 2015
Traduction : O. Bies, N. Gassie
Editeur : Albin Michel
Première page de Nécro
« Restez clairs et allez droit au but.
C’était l’évangile selon Vern Higgins, directeur du département de journalisme à l’université de Rhode Island, où j’ai obtenu mon diplôme. En règle générale, ce que j’entendais en cours entrait par une oreille et ressortait par l’autre. Mais ça, ça m’est resté, parce que le professeur Higgins le martelait sans cesse. Pour lui, les gens avaient besoin de clarté et de concision pour amorcer le processus de compréhension.
« Votre vrai boulot de journaliste, disait-il à ses étudiants, consiste à transmettre aux gens les faits qui leur permettront de prendre des décisions et d’avancer. Alors, soyez brefs. Évitez chichis et prétention. Commencez par le commencement, exposez la suite clairement – de manière que chaque événement s’enchaîne logiquement avec le suivant –, et terminez par la fin. La fin pour le moment, comme c’est toujours le cas en journalisme, insistait-il. »
Extrait de : S. King. « Nécro. »
Misery par S. King

Fiche de Misery
Titre : Misery
Auteur : Stephen King
Date de parution : 1987
Traduction : W. O. Desmond
Editeur : Le livre de poche
Première page de Misery
« Mais parfois les sons – comme la douleur – s’estompaient, et il n’y avait plus que le brouillard. Il se souvenait des ténèbres : ténèbres compactes qui avaient précédé la brume. Cela voulait-il dire qu’il faisait des progrès ? Que la lumière soit (même du genre brumeux) car la lumière était bonne et ainsi de suite. Ces sons avaient-ils existé dans les ténèbres ? Il ignorait la réponse à ces questions.
Cela avait-il le moindre sens de les poser ? Même à cela il ne pouvait pas répondre.
La douleur rôdait quelque part en dessous des sons. Elle gisait à l’est du soleil et au sud de ses oreilles. C’était là tout ce qu’il savait.
Pendant une durée de temps qui lui parut très longue (et qui donc l’était car n’existaient rien d’autre que la souffrance et la tempête de brume) ces sons restèrent la seule réalité extérieure. »
Extrait de : S. King. « Misery. »
Minuit 4 par S. King

Fiche de Minuit 4
Titre : Minuit 4
Auteur : Stephen King
Date de parution : 1990
Traduction : W. O. Desmond
Editeur : Albin Michel
Première page de Minuit 4
« Le matin du jour où cette histoire a commencé, j’étais à la table du petit déjeuner, avec mon fils Owen. Ma femme était remontée prendre sa douche et s’habiller, et les deux éléments essentiels de nos matines (il était sept heures) venaient d’être partagés : les œufs brouillés et le journal. Willard Scott, qui nous rend visite en moyenne cinq jours sur sept, via les ondes, nous parlait d’une dame du Nebraska qui venait de fêter ses cent quatre ans, et à nous deux, Owen et moi, nous devions bien avoir deux grands yeux ouverts. Jour de semaine typique chez les King, en somme.
Owen s’arracha aux pages sportives juste assez longtemps pour me demander si j’avais l’intention de me rendre au centre commercial aujourd’hui – il voulait que je lui prenne un certain livre dans le cadre d’un travail scolaire. J’ai oublié de quoi il s’agissait, de Johnnie Tremain ou encore de April Morning, le roman de Howard Fast sur la Révolution américaine, mais en tout cas de l’un de ces ouvrages que l’on n’arrive jamais à trouver dans une librairie ; ils sont soit épuisés, soit en réimpression, mais jamais sur les rayonnages. »
Extrait de : S. King. « Minuit 4. »
Minuit 2 par S. King

Fiche de Minuit 2
Titre : Minuit 2
Auteur : Stephen King
Date de parution : 1990
Traduction : W. O. Desmond
Editeur : Albin Michel
Première page de Minuit 2
« Les histoires me viennent n’importe où et n’importe quand – en voiture, sous la douche, pendant une promenade, voire dans la cohue d’une soirée. Deux me sont venues en rêve. Mais il est très rare que je me mette à les écrire sur-le-champ, et je ne garde aucun « carnet de notes à idées ». Ne pas les jeter sur le papier est une méthode pour s’auto-protéger. Les idées me viennent en foule, mais sur le lot, il n’y en a qu’un petit nombre de bonnes ; si bien que je les fourre toutes, indistinctement, dans une sorte de classeur mental où les mauvaises finissent par s’auto-détruire, comme l’enregistrement émanant de Control au début de chaque épisode de Mission impossible. Les bonnes résistent. De temps à autre, lorsque j’ouvre ce classeur pour vérifier ce qui s’y trouve encore, ces quelques bonnes idées restantes m’aguichent de leur brillante image centrale. »
Extrait de : S. King. « Minuit 2. »
Mile 81 par S. King

Fiche de Mile 81
Titre : Mile 81
Auteur : Stephen King
Date de parution : 2011
Traduction : JM.24
Editeur :
Première page de Mile 81
« Tu ne peux pas venir ».
George parlait à voix basse à son jeune frère. Le reste de ses amis, (une bande de gamins de douze à treize ans qui se surnommait le « Rip-Ass Raiders », l’attendait impatiemment dans leur coin)
« C’est trop dangereux. »
« J’ai pas peur » lui répondit Pete. Il voulait se montrer courageux, mais en fait il avait peur, enfin juste un peu. George et ses amis se dirigèrent vers la carrière de sable derrière le bowling. Ils jouaient à un jeu que Normie Therriault avait inventé. Normie était le chef des Rip-Ass Raiders, ils avaient appelé ce jeu “ Les parachutistes de l’enfer ”. Une piste défoncée menait au bord du ravin, le but du jeu était de la parcourir en vélo, le plus rapidement possible, en hurlant à pleins poumons « LES MEILLEURS C’EST LES RAIDERS! ». Le fossé était profond d’environ trois mètres cinquante, peut-être un peu plus. »
Extrait de : S. King. « Mile 81. »
Marche ou crève par S. King (R. Brachman)

Fiche de Marche ou crève
Titre : Marche ou crève
Auteur : Stephen King (R. Brachman)
Date de parution : 1979
Traduction : F.-M. Watkins
Editeur : Le livre de poche
Première page de Marche ou crève
« Le gardien appuya sur un bouton et tout disparut, laissant l’écran lisse, vert et vide. Il leur fit signe d’avancer.
— Ils ne rendent pas la carte ? demanda Mrs. Garraty. Ils ne…
— Non, maman, répondit patiemment Garraty.
— Eh bien, je n’aime pas ça, remarqua-t-elle en allant se garer dans un espace libre.
Elle répétait cela depuis qu’ils étaient partis dans la nuit, à 2 heures du matin. Ou plutôt, elle le gémissait.
— Ne te fais pas de souci, dit-il sans même y prêter attention.
Il était occupé à tout observer et absorbé par ses propres sentiments, d’attente et de peur. Il descendit avant même que la voiture eût poussé son dernier soupir. C’était un grand garçon, bien charpenté, portant un blouson militaire fané contre la fraîcheur de ce petit matin de printemps. »
Extrait de : S. King (R. Brachman). « Marche ou crève. »
Les yeux du dragon par S. King

Fiche de Les yeux du dragon
Titre : Les yeux du dragon
Auteur : Stephen King
Date de parution : 1987
Traduction : E. Châtelain
Editeur : Pocket
Première page de Les yeux du dragon
« Il était une fois un roi qui vivait dans le royaume de Delain avec ses deux enfants. Delain était un vieux royaume qui avait déjà connu des centaines, voire des mil iers de rois. Quand les choses durent si longtemps, même les historiens ne se souviennent pas de tout. Roland le Bon n’était ni le meilleur ni le pire des rois à régner sur le pays. Il s’efforçait tant qu’il pouvait de ne pas faire trop de mal, et, la plupart du temps, il y parvenait. Il tentait aussi de toutes ses forces de faire le bien, mais, hélas, il rencontrait moins de succès en ce domaine. Il doutait qu’on se souvienne de lui longtemps après sa mort. Et sa mort pouvait venir d’un moment à l’autre, car il était vieux et son cœur s’affaiblissait. Il lui restait peut-être une année à vivre, peut-être trois. »
Extrait de : S. King. « Les Yeux du Dragon. »
Les tommyknockers par S. King

Fiche de Les tommyknockers
Titre : Les tommyknockers (l’intégrale)
Auteur : Stephen King
Date de parution : 1987
Traduction : D. Dill
Editeur : Le livre de poche
Première page de Les tommyknockers
« À cause d’un clou qui manquait, le royaume fut perdu – résumée à l’extrême, c’est à cet enseignement que pourrait se réduire toute la philosophie de l’histoire. En dernière analyse, on peut tout ramener à ce genre de formule. C’est du moins ce que pensa beaucoup plus tard, Roberta Anderson, Bobbi pour les intimes. Ou bien tout n’est qu’accident… ou bien tout n’est que destin. Le 21 juin 1988, Bobbi Anderson trébucha littéralement sur son destin près du village de Haven, dans l’État du Maine. Tout découla de ce faux pas ; le reste ne fut que péripéties. »
Extrait de : S. King. « Les Tommyknockers. »
Les régulateurs par S. King (R. Bachman)

Fiche de Les régulateurs
Titre : Les régulateurs (Tome 1 sur 2 – Désolation)
Auteur : Stephen King (R. Bachman)
Date de parution : 1996
Traduction : W. O. Desmond
Editeur : Albin Michel
Première page de Les régulateurs
« Chère Audrey, On sera à Carson City ce soir et on espère arriver demain à San Jose. Je sais que tu n’étais pas trop d’accord avec cette idée de faire le voyage en voiture, mais c’était pourtant la bonne décision . SETH VIENT DE FAIRE DES PROgRèS STUPÉFIANtS ! Je t’en parlerai plus longuement depuis San Jose. Tout ce que je peux dire pour le moment, c’est: Dieu bénisse le Nevada !
Baisers de toute la famille, Poplar Street, 15 juillet 1996, 15 h 45
C’est l’été.
Pas simplement l’été, non, pas cette année, mais une apothéose d’été, une quintessence d’été, un été d’Ohio tout vert en plein juillet, avec un soleil chauffé à blanc dans un ciel d’un bleu de jean délavé, les cris des gosses courant dans le bois de Bear Street, au sommet de la colline »
Extrait de : S. King. « Les Régulateurs – Désolation. »