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La charnière du temps par Jimmy Guieu

Fiche de La charnière du temps

Titre : La charnière du temps (Tome 8 sur 50 – Gilles Novak)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1971
Editeur : Plon

Première page de La charnière du temps

« Insouciant des passants, le jeune couple déboucha de la rue de Rivoli en courant et tourna à gauche, le long du square Saint-Jacques. Le garçon et la fille (tous deux le visage maquillé au fond de teint) se tenaient par la main et riaient. Sans cesser de courir, ils échangèrent un bref baiser. Une vieille dame les toisa, outrée, et poursuivit son chemin en marmonnant. Le couple cessa brusquement de sourire et rompit son élan ; tous deux paraissaient interdits, gênés, puis ils tournèrent la tête vers l’autre angle du square, côté avenue Victoria.
— Coupez ! hurla le metteur en scène Max Barnay, en jaillissant de son fauteuil pliant.
Derrière lui, l’opérateur de prise de vues juché sur son praticable mettait hors circuit la caméra, imité par l’ingénieur du son dans la cabine du camion d’enregistrement garé sur le trottoir de l’avenue. Alentour, des barrières de métal empêchaient les badauds d’envahir le lieu de tournage. »

Extrait de : J. Guieu. « La charnière du temps – Gilles Novak. »

La voix qui venait d’ailleurs par Jimmy Guieu

Fiche de La voix qui venait d’ailleurs

Titre : La voix qui venait d’ailleurs (Tome 7 sur 50 – Gilles Novak)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1971
Editeur : Fleuve noir

Première page de La voix qui venait d’ailleurs

« Dans le grand hall du siège de la revue L.E.M. (« L’étrange et le mystérieux dans le monde…, et ailleurs »), une longue table avait été dressée, chargée de verres et d’innombrables bouteilles où les jus de fruits voisinaient avec le bourbon Old Crow, le Morlant brut ou le Gilbey’s whisky ; éclectisme de bon aloi pour ce cocktail offert par Gilles Novak à ses collaborateurs et amis à l’occasion du succès obtenu par cette revue dont le tirage venait d’atteindre 100 000 exemplaires.
Le Tout-Paris de l’insolite et du « mystérieux inconnu » se trouvait réuni et l’on pouvait voir, verre en main, Robert Charroux discutant avec animation en compagnie de Guy Tarade et Sylf, cette femme charmante et pleine de douceur qui enfanta l’étrange univers de Kobor Tigan’t, ou bien Richard-Bessières, Maurice Limât et Max-André Rayjean s’entretenant de leur dernier — « né », tandis que Jean Sendy et Marc Thirouin s’efforçaient de concilier leur point de vue divergent sur les O.V.N.I., Sendy rejetant la thèse « origine extra-terrestre actuelle » pour s’en tenir aux incursions des « Célestes » dans le passé et Thirouin soutenant que lesdits « Célestes » pouvaient fort bien revenir, de nos jours, observer notre vieux globe terraqué où, jadis, ils comptèrent fleurette aux « filles des hommes », selon le sixième verset de la Genèse. »

Extrait de : J. Guieu. « La voix qui venait d’ailleurs – Gilles Novak. »

Plan catapulte par Jimmy Guieu

Fiche de Plan catapulte

Titre : Plan catapulte (Tome 6 sur 50 – Gilles Novak)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1970
Editeur : Fleuve noir

Première page de Plan catapulte

« Avec satisfaction, Gilles Novak referma le volumineux dossier contenant les épreuves du prochain numéro de L.E.M., la revue de « l’étrange et du mystérieux dans le monde…, et ailleurs », dont il cumulait les fonctions de directeur et rédacteur en chef. Ce vendredi-là, il pourrait donc partir en week-end l’esprit serein et détendu.
Il alluma une cigarette, se cala confortablement dans le fauteuil pivotant, derrière son bureau encombré de paperasses et laissa errer son regard sur le tableau de Catherine Debeur, représentant un nu, qui décorait la pièce. Un nu assez déroutant avec cette rose tenue par le modèle tandis que sa main gauche reposait sur une pierre brute ; voisinant avec un coquillage à la « bouche » écarlate, un soleil rayonnait comme un shakra au-dessus du visage que l’extase rejetait en arrière. Rien de trouble dans cette œuvre — baptisée La Rose — croix dont le graphisme académique s’entourait de symbolisme, de surréalisme, comme nombre de toiles de cette jeune — et belle — artiste méridionale qui vouait une admiration méritée à Salvador Dali. »

Extrait de : J. Guieu. « Plan Catapulte – Gilles Novak. »

Le triangle de la mort par Jimmy Guieu

Fiche de Le triangle de la mort

Titre : Le triangle de la mort (Tome 5 sur 50 – Gilles Novak)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1970
Editeur : Fleuve noir

Première page de Le triangle de la mort

« Au volant de sa DS, Gilles Novak eut quelque difficulté à trouver une place au parking situé à la sortie est de Ventabren, charmant petit village à treize kilomètres d’Aix-en-Provence. La longue file de voitures garées en bordure de la route de Marseille lui avait fait craindre un instant qu’il devrait se ranger bon dernier au bout de cet interminable alignement de véhicules, mais la chance était avec lui. En effet, une voiture de reportage de la Télévision venait de « déboîter » de la file et s’éloignait. Il se hâta d’occuper la place laissée libre.
Remontant le col de son pardessus, il huma à pleins poumons l’air frais de ce village haut perché en savourant l’odeur des pins et du romarin qui contrastait agréablement avec l’habituelle puanteur des gaz de combustion de la capitale. »

Extrait de : J. Guieu. « Le triangle de la mort – Gilles Novak. »

L’ordre vert par Jimmy Guieu

Fiche de L’ordre vert

Titre : L’ordre vert (Tome 4 sur 50 – Gilles Novak)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1969
Editeur : Fleuve noir

Première page de L’ordre vert

« Dans les profondeurs de l’Enceinte Sacrée, les salles de contrôle bourdonnaient d’une activité fébrile. D’innombrables écrans muraux dispensaient une clarté glauque le long de
l’immense panneau de commande.
Des techniciens, un micro d’ordre agrafé sur la collerette de leur tunique, suivaient attentivement l’apparition successive des images, presque toutes cadrées sur la campagne faiblement éclairée par la lune.
L’un des techniciens tourna la tête vers le pupitre central, sur la console duquel son chef manipulait des manettes, réglait des boutons, corrigeait le contraste des images ou faisait varier le volume des sons ambiants.
— Notre sujet vient d’arriver…
— Vérifiez son psychogramme…
Le technicien examina la sinusoïde mouvante, inscrite en vert luminescent sur un écran circulaire :
— Psychogramme normal. Le sujet ne se doute de rien.
— Parfait, sourit bizarrement l’homme en tunique blanche. C’est à partir de demain seulement que ses jours seront en danger… »

Extrait de : J. Guieu. « L’ordre vert – Gilles Novak. »

La terreur invisible par Jimmy Guieu

Fiche de La terreur invisible

Titre : La terreur invisible (Tome 3 sur 50 – Gilles Novak)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1968
Editeur : Fleuve noir

Première page de La terreur invisible

« Fréquenté par la gent féminine de la haute société, l’Institut de Bioesthétique et de Capilliculture Fernandez, rue de la Paix, offrait à sa clientèle choisie une ambiance de luxe et de relaxation particulièrement appréciée. Outre le « génie » de son maître coiffeur, la qualité de ses manucures et autres esthéticiennes, l’épouse d’un ministre ou d’un diplomate savait pouvoir y côtoyer les vedettes en renom sans encourir le risque de se commettre avec une dame de petite vertu !
Ouverte par le portier à l’uniforme chamarré, la porte en verre incrustée de motifs stylisés livra passage à une jeune femme brune, très élégante dans un tailleur tabac portant la griffe de Cori. Remerciant la cerbère d’un sourire machinal, elle se débarrassa du fourre-tout en cuir suspendu à son épaule et le tendit à la jeune fille en blouse blanche venue l’accueillir :
— Mon nom est Régine Véran ; j’avais rendez-vous à seize heures, mais je suis un peu en retard… et pressée à la fois. »

Extrait de : J. Guieu. « La terreur invisible – Gilles Novak. »

Les sept sceaux du cosmos par Jimmy Guieu

Fiche de Les sept sceaux du cosmos

Titre : Les sept sceaux du cosmos (Tome 2 sur 50 – Gilles Novak)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1968
Editeur : Fleuve noir

Première page de Les sept sceaux du cosmos

« Sur le plateau du studio 3 de la télévision italienne, à Rome, la caméra électronique cadra en plan moyen le journaliste français Gilles Novak et Pietro Bellini, critique et producteur de rémission consacrée à l’actualité littéraire en Italie.
Gilles Novak, fine moustache noire, cheveux courts, vêtu d’un costume clair dont le tissu léger soulignait la carrure sportive, accusait à peine la trentaine.
Devant eux, sur une table basse, s’étalaient plusieurs exemplaires de la première édition italienne de la revue Panorama de l’insolite dont le Français était le rédacteur en chef.
— Attention, top dans trente secondes ! annonça un haut-parleur qui retransmettait la voix du réalisateur, visible à travers la paroi vitrée de la régie.
Sur la caméra I, le voyant rouge s’alluma ; affublé d’un casque à écouteurs, le cameraman leva le bras, attendant le top du réalisateur pour mettre sa caméra en circuit. »

Extrait de : J. Guieu. « Les septs sceaux du cosmos – Gilles Novak. »

Le retour des Dieux par Jimmy Guieu

Fiche de Le retour des Dieux

Titre : Le retour des Dieux (Tome 1 sur 50 – Gilles Novak)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1967
Editeur : Fleuve noir

Première page de Le retour des Dieux

« Les Saintes-Maries-de-la-Mer, ce charmant petit village au bord de la Méditerranée ne sort de sa quiétude habituelle que vers le milieu du mois de mai. Les touristes qui, tout au long de l’année, viennent se baguenauder par les rues et les places inondées de soleil, s’y trouvent alors relégués au second plan. En effet, durant la deuxième quinzaine de mai, par milliers affluent les gitans venus participer au grand pèlerinage des trois saintes : Marie Salomé, Marie Jacobé et la très sainte — pourtant non canonisée !
— Sara la Noire ou Sara la Kali, vénérée par les gitans du monde entier ; Sara qui, voici près de 2 000 ans, recueillit, selon la Tradition, les deux vieilles femmes — Marie Salomé et Marie Jacobé — témoins de la mort du Christ, dont la barque vint s’échouer sur la plage, lieu désormais sacré destiné à devenir le plus important sanctuaire gitan du vieux continent. »

Extrait de : J. Guieu. « Le retour des Dieux – Gilles Novak. »

Planète en péril par Jimmy Guieu

Fiche de Planète en péril

Titre : Planète en péril (Tome 2 sur 2 – Expérimental X-35)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1961
Editeur : Vaugirard

Première page de Planète en péril

« Spécialisé depuis des années dans le transport des expéditions polaires, le Norsel, navire de 900 tonnes, venait de franchir le pack après quarante-huit heures de tâtonnement. Il avait enfin découvert un passage relativement libre dans cette masse de glace flottante qui, neuf mois par an, interdit l’approche de l’Antarctide. Malgré la clémence de ce mois de décembre — qui marque le début de l’été austral — trouver un passage, un chenal entre les blocs de glaçons plats, constituait généralement une opération difficile. Et ce en dépit de l’aide notable apportée ici dans la progression du navire par l’hélicoptère Alouette 3 venu à la rencontre du Norsel depuis la base Dumont d’Urville, installée à Pointe Géologie, sur la côte de la Terre Adélie.
Maintenant en eau libre, le Norsel laissait au nord-est le dangereux tapis fragmentaire du pack pour voguer plein sud dans la mer d’Urville. »

Extrait de : J. Guieu. « Planète en péril. »

Expérimental X-35 par Jimmy Guieu

Fiche de Expérimental X-35

Titre : Expérimental X-35 (Tome 1 sur 2 – Expérimental X-35)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1960
Editeur : Plon

Première page de Expérimental X-35

« Le silence.
La faible rubescence d’un voyant lumineux qui décline et jette sur le tableau de bord sa lueur agonisante.
Le silence troublé par une respiration saccadée. La respiration d’un mort vivant. Etre ou non être ? D’un homme qui ne pense plus à force d’avoir pensé. Des jours et des jours, des nuits et des nuits. Périodes de temps sans signification pour l’occupant de cette capsule spatiale, épave en détresse dans l’espace sans fin.
Engoncé dans sa combinaison de vol pressurisée, l’homme ouvre les yeux et s’agite sous l’aiguillon émoussé de sa volonté faiblissante. Les minces tubes en polyéthylène assurant son alimentation en eau et en gelée nutritive meurtrissent la commissure de ses lèvres.
Les batteries d’accumulateurs de la capsule larguable sont « mortes » ou ne valent guère mieux. L’anémique rougeoiement du voyant rompt à peine l’obscurité de ce caisson cylindro-conique au fond duquel, ceinturé sur une couchette, gît l’astronaute naufragé. L’air synthétique, perpétuellement « recyclé » par les dispositifs purificateurs automatiques, parvient normalement à l’inhalateur de son casque globulaire : le générateur auxiliaire de secours fonctionne donc encore. »

Extrait de : J. Guieu. « Experimental X-35. »