Étiquette : Maillet
Kalin par Edwin Charles Tubb

Fiche de Kalin
Titre : Kalin
Auteur : Edwin Charles Tubb
Traduction : F. Maillet
Date de parution : 1969
Editeur : Opta / Galaxie
Première page de Kalin
« C’était le Temps du Sang sur Logis, et le capitaine fut inébranlable.
— Je suis navré, dit-il, mais je ne prendrai aucun risque. En tant que passagers, vous êtes libres de partir ou de rester, selon votre désir, mais je dois vous mettre en garde : si la clôture périphérique venait à être percée et forcée, je bouclerai le vaisseau hermétiquement. Et, ajouta-t-il d’un ton significatif, il le restera jusqu’à ce que tout danger soit passé.
— Vous nous laisseriez dehors ?
La femme portait des vêtements trop jeunes pour ses traits au maquillage épais, sa voix fêlée, vieillissante.
— Vous nous laisseriez nous faire massacrer ?
— Si nécessaire, oui, madame.
— Incroyable ! Des pierres précieuses étincelèrent à ses doigts tandis que ses mains s’agitaient dans le cône de lumière qui se répandait du sas ouvert. Traiter vos passagers de la sorte !
Son compagnon, un mercenaire balafré, grogna d’une voix de gorge profonde :
— Le capitaine n’a pas le choix, ma chère. »
Extrait de : E. C. Tubb. « Kalin. »
Derai par Edwin Charles Tubb

Fiche de Derai
Titre : Derai
Auteur : Edwin Charles Tubb
Traduction : F. Maillet
Date de parution : 1968
Editeur : Opta / Galaxie
Première page de Derai
« Dumarest était à l’entraînement quand arriva la bête céleste. En équilibre sur la demi-pointe des pieds, une courte barre de plomb à la main, il détournait et esquivait les vicieux coups d’estoc et de taille d’une tige d’acier longue d’un mètre. La sueur ruisselait de son visage et de son torse nu ; Nada ne plaisantait pas et elle était assez forte pour faire siffler dans l’air turgide la baguette d’acier. Elle était également assez sadique pour y prendre plaisir.
« Très bien », dit-elle enfin. « Ça suffit. » Elle recula et jeta la baguette. Son corsage, tendu sur ses seins, était noir de transpiration. Sa longue chevelure sombre collait à son cou et à ses joues. Sa peau, sous le faible éclairage de la tente, était légèrement olivâtre. « Tu es rapide », dit-elle d’un ton admiratif. « Rapide. »
« Vraiment ? » Il baissa les yeux sur son corps. Une entaille aux bords déchiquetés, mais superficielle, traversait ses côtes. Une coupure plus profonde marquait son côté gauche, et deux autres son avant-bras gauche. Les blessures étaient presque cicatrisées sous une couche de plastique transparent. »
Extrait de : E. C. Tubb. « Derai. »
Le vaisseau du passé par Edwin Charles Tubb

Fiche de Le vaisseau du passé
Titre : Le vaisseau du passé (Tome 8 sur 33 – L’aventurier des étoiles)
Auteur : Edwin Charles Tubb
Traduction : F. Maillet
Date de parution : 1973
Editeur : Plon
Première page de Le vaisseau du passé
« Le musée avait quelque chose d’une cathédrale, si bien que les visiteurs marchaient à pas feutrés et parlaient en chuchotant, intimidés par la majesté de l’édifice. Il était fait de pierre brute, ses hauts toits en voûte murmurants d’échos lointains, ses vastes salles flanquées de galeries et de fenêtres oblongues en verre de couleur vive. Même les gardiens, discrètement postés près des piliers sculptés, ressemblaient davantage à des pièces de musée qu’à des hommes : créatures soumises à l’art du taxidermiste, simulacres en uniforme chargés de protéger des trésors fabuleux. Il eût été facile d’oublier leur présence.
Dumarest ne l’oubliait pas. Dès son entrée dans le musée, il avait eu conscience de leurs regards attentifs. Ils le suivaient en ce moment même, tandis qu’il déambulait avec une douzaine d’autres personnes, sa tenue gris neutre contrastant violemment avec leurs atours citadins, le désignant comme étranger et, par là, objet d’intérêt. Même les gardiens finissaient par s’ennuyer. »
Extrait de : E. C. Tubb. « L’aventurier des étoiles – Le vaisseau du passé. »
Mausolée galactique par Edwin Charles Tubb

Fiche de Mausolée galactique
Titre : Mausolée galactique (Tome 6 sur 33 – L’aventurier des étoiles)
Auteur : Edwin Charles Tubb
Traduction : F. Maillet
Date de parution : 1971
Editeur : Plon
Première page de Mausolée galactique
« Sur Aarn, un homme fut assassiné et Dumarest le vit mourir. La chose se passa très vite, dans un endroit proche du champ d’atterrissage : une taverne animée, reluisante de confort, de l’autre côté de la haute clôture périphérique, tout près de l’entrée principale ; un endroit civilisé et feutré, aux éclairages tamisés, douillettement installé sur un monde civilisé. Cette violence bestiale n’en était que plus inattendue.
Dumarest vit toute la scène ; il tournait le dos au décor mural vivant, des femmes nues folâtrant dans une mer d’émeraude parmi des bêtes visqueuses aux proportions obscènes. Devant lui, éparpillés sur les tapis moelleux, les clients de la taverne étaient vautrés dans des fauteuils ou appuyés au long comptoir de bois luminescent. Un assortiment d’officiers, d’hommes d’équipage, d’employés au sol, de commerçants et de voyageurs. Sur cette foule se détachaient les parures voyantes des filles de joie déployant leurs charmes. Du plafond sculpté susurrait une musique douce, et l’air était teinté d’une fumée odorante. »
Extrait de : E. C. Tubb. « L’Aventurier des étoiles – Mausolée Galactique. »
Le bouffon de Balafre par Edwin Charles Tubb

Fiche de Le bouffon de Balafre
Titre : Le bouffon de Balafre (Tome 5 sur 33 – L’aventurier des étoiles)
Auteur : Edwin Charles Tubb
Traduction : F. Maillet
Date de parution : 1970
Editeur : Plon
Première page de Le bouffon de Balafre
« Dans la lumière de la lampe, le visage de la femme était anxieux, contracté.
— Earl, dit-elle. Earl, je t’en prie, réveille-toi. Dumarest ouvrit les yeux, immédiatement sur le qui-vive.
— Qu’y a-t-il ?
— Des hommes, répondit-elle, qui marchent, dehors. J’ai cru entendre des bruits dans la rue, des cris et un rire. La flamme dégoulinante de la lampe projetait des taches d’ombre mouvantes sur son visage, tandis qu’elle se redressait.
— Un rire cruel, qui rendait un son horrible. Il fronça les sourcils, écouta, mais n’entendit rien d’autre que la fureur habituelle du vent nocturne.
— C’était un rêve, suggéra-t-il. Une illusion créée par le vent.
— Non. Elle était catégorique. Il y a trop longtemps que je vis sur ce monde pour me tromper. J’ai entendu un bruit insolite ; peut-être des hommes qui cherchaient quelque chose. Mais en tout cas, c’était un bruit réel, pas un produit de mon imagination. »
Extrait de : E. C. Tubb. « L’Aventurier des étoiles – Le bouffon de Balafre. »
La sorcière de l’espace par Edwin Charles Tubb

Fiche de La sorcière de l’espace
Titre : La sorcière de l’espace (Tome 4 sur 33 – L’aventurier des étoiles)
Auteur : Edwin Charles Tubb
Traduction : F. Maillet
Date de parution : 1969
Editeur : Plon
Première page de La sorcière de l’espace
« C’était le Temps du Sang sur Logis, et le capitaine fut inébranlable.
— Je suis navré, dit-il, mais je ne prendrai aucun risque. En tant que passagers, vous êtes libres de partir ou de rester, selon votre désir, mais je dois vous mettre en garde : si la clôture périphérique venait à être percée et forcée, je bouclerai le vaisseau hermétiquement. Et, ajouta-t-il d’un ton significatif, il le restera jusqu’à ce que tout danger soit passé.
— Vous nous laisseriez dehors ?
La femme portait des vêtements trop jeunes pour ses traits au maquillage épais, sa voix fêlée, vieillissante.
— Vous nous laisseriez nous faire massacrer ?
— Si nécessaire, oui, madame.
— Incroyable ! Des pierres précieuses étincelèrent à ses doigts tandis que ses mains s’agitaient dans le cône de lumière qui se répandait du sas ouvert. Traiter vos passagers de la sorte !
Son compagnon, un mercenaire balafré, grogna d’une voix de gorge profonde :
— Le capitaine n’a pas le choix, ma chère. Il doit penser avant tout à son vaisseau. Il regarda l’officier. N’est-ce pas ? »
Extrait de : E. C. Tubb. « L’Aventurier des etoiles – La Sorcière de l’Espace. »
L’homme-jouet par Edwin Charles Tubb

Fiche de L’homme-jouet
Titre : L’homme-jouet (Tome 3 sur 33 – L’aventurier des étoiles)
Auteur : Edwin Charles Tubb
Traduction : F. Maillet
Date de parution : 1969
Editeur : Plon
Première page de L’homme-jouet
« Trente heures d’affilée, le soleil avait rôti le désert de sa fournaise, en décrivant un arc à travers le ciel ; à présent qu’il faisait nuit, la température était déjà descendue au point de congélation. Et, Dumarest le savait, elle descendrait encore pendant cette période d’obscurité qui durait vingt-quatre heures. Jouet était un monde de violents contrastes.
Il se blottit plus près du feu que Legrain alimentait d’arbustes épineux et de fragments d’os blanchis et patinés. Autour d’eux, un cercle de rochers cachait le feu aux regards éventuels en même temps qu’il renvoyait la chaleur. Pardessus les pierres entassées, le vent soufflait par rafales, glacial, chargé d’une odeur d’herbes et de saumures, et du rugissement lugubre des vagues déferlantes.
— Mauvaise nuit, dit Legrain. Mais toutes les nuits sont mauvaises, pour les vaincus.
Il ajouta, avec soin, un fragment d’os dans les flammes. Comme Dumarest, il portait une tunique à manches longues, d’un vif écarlate, qui lui arrivait aux genoux. Un casque de métal et une cuirasse brillaient d’un éclat d’or. D’un ceinturon bouclé à sa taille, pendaient un sac et une épée dans son fourreau. »
Extrait de : E. C. Tubb. « L’Aventurier des etoiles – L’homme-jouet. »
La planète de la mort par Edwin Charles Tubb

Fiche de La planète de la mort
Titre : La planète de la mort (Tome 2 sur 33 – L’aventurier des étoiles)
Auteur : Edwin Charles Tubb
Traduction : F. Maillet
Date de parution : 1968
Editeur : Plon
Première page de La planète de la mort
« Dumarest était à l’entraînement quand arriva la bête céleste. En équilibre sur la demi-pointe des pieds, une courte barre de plomb à la main, il détournait et esquivait les vicieux coups d’estoc et de taille d’une tige d’acier longue d’un mètre. La sueur ruisselait de son visage et de son torse nu ; Nada ne plaisantait pas et elle était assez forte pour faire siffler dans l’air turgide la baguette d’acier. Elle était également assez sadique pour y prendre plaisir.
« Très bien », dit-elle enfin. « Ça suffit. » Elle recula et jeta la baguette. Son corsage, tendu sur ses seins, était noir de transpiration. Sa longue chevelure sombre collait à son cou et à ses joues. Sa peau, sous le faible éclairage de la tente, était légèrement olivâtre. « Tu es rapide », dit-elle d’un ton admiratif. « Rapide. »
— « Vraiment ? » Il baissa les yeux sur son corps. Une entaille aux bords déchiquetés, mais superficielle, traversait ses côtes. Une coupure plus profonde marquait son côté gauche, et deux autres son avant-bras gauche. Les blessures étaient presque cicatrisées sous une couche de plastique transparent. »
Extrait de : E. C. Tubb. « L’Aventurier des etoiles – La planete de la mort. »
Les vents de Gath par Edwin Charles Tubb

Fiche de Les vents de Gath
Titre : Les vents de Gath (Tome 1 sur 33 – L’aventurier des étoiles)
Auteur : Edwin Charles Tubb
Traduction : F. Maillet
Date de parution : 1967
Editeur : Plon
Première page de Les vents de Gath
« Il s’éveilla en comptant les secondes, tandis qu’il s’élevait à travers d’interminables couches d’ébène glacé vers la chaleur, la lumière et une conscience grandissante. A trente-deux, les Courants de Foucault lui avaient rendu une température normale. A cinquante-huit, son cœur se mit à battre par ses propres moyens. A soixante-treize, le pulmotor cessa d’assister ses poumons. A deux cent quinze, le couvercle s’ouvrit avec un sifflement pneumatique.
Étendu, il goutait l’euphorie de la résurrection. C’était toujours le même, ce sentiment de bien~ être. A chaque fois qu’il se réveillait, montait en lui cette allégresse d’avoir forcé la chance – une fois de plus. Le corps lui démangeait de vie après le long sommeil pendant lequel il avait pu guérir de ses petits maux. Les drogues de réanimation stimulaient son imagination. C’était agréable d’être allongé, les yeux fermés, perdu dans le plaisir de l’instant.
« ça va ? »
La voix était aiguë, anxieuse, elle rompait le charme. Dumarest soupira et ouvrit les yeux. La lumière était trop vive. Il leva une main pour protéger son visage, l’abaissa comme si quelque chose arrêtait la clarté. »
Extrait de : E. C. Tubb. « L’Aventurier des etoiles – Les Vents de Gath. »
Baleinier de la nuit par R. F. Young

Fiche de Baleinier de la nuit
Titre : Baleinier de la nuit
Auteur : Robert F. Young
Date de parution : 1980
Traduction : F. Maillet
Editeur : Denoël
Première page de Baleinier de la nuit
« La baleine spatiale fut aperçue à 0616 heures ; à 0619 heures les sas ventraux du Feu Vert s’écartèrent et la baleinière spatiale ≠≠21 chut sur le giron d’ébène de l’espace. Aux commandes, John Starfinder, baleinier de lre classe, ce qu’on appelait, dans le jargon du métier, un « Jonas ». À côté de lui, dans le cockpit pour trois personnes, les deux autres membres d’équipage de la baleinière spatiale, dont les noms, en même temps que le sien, étaient apparus ce matin sur le télé-rôle du Feu Vert : Naishi No-Kue, baleinière de 2e classe, ou « Jonasse », et Trey Kesselman, copilote et lieutenant-harponnier de 1re classe.
Un mot sur le Feu Vert : comme la plupart des vaisseaux spatiaux modernes de sa catégorie, il avait été jadis une baleine de l’espace vivante, bien que ses contours relativement symétriques, sa coque lisse et sa rangée de hubloscopes démentissent apparemment ce fait. À présent, bien sûr, elle était morte – tuée il y avait bien longtemps par un Jonas, ou plusieurs, et remorquée vers les Chantiers de Construction Orbitaux d’Étoile »
Extrait de : Robert F. Young. « Baleinier de la Nuit. »