Étiquette : Mnémos
La tour des mages par W. Hawk (M. Gaborit)

Fiche de La tour des mages
Titre : La tour des mages (Tome 2 sur 3 – L’âme des rois nains)
Auteur : W. Hawk (M. Gaborit)
Date de parution : 1998
Editeur : Mnémos
Première page de La tour des mages
« Mohndoroïn porta la main au bandeau qui couvrait l’orbite creuse de son œil droit. Il l’avait perdu dans ces montagnes, contre un ogre dont le poing ferré avait manqué de le tuer. Le nain fronça les sourcils en songeant à ce combat, à la manière dont Grise était parvenue à mettre en fuite leurs assaillants.
Pour l’heure, elle se tenait en retrait, sur une solide monture cédée par les forgerons royaux. Vêtue comme à l’accoutumée de son armure complète, elle avait une main sur la bride et une autre sur le pommeau de son épée bâtarde glissée dans son fourreau. »
Extrait de : W. Hawk (M. Gaborit). « L’Âme des rois nains – La tour des mages. »
Le roi déchu par W. Hawk (M. Gaborit)

Fiche de Le roi déchu
Titre : Le roi déchu (Tome 1 sur 3 – L’âme des rois nains)
Auteur : W. Hawk (M. Gaborit)
Date de parution : 1997
Editeur : Mnémos
Première page de Le roi déchu
« Avant le commencement, avant même ce que les Anciennes races appellent désormais « les Origines », rien n’existait ou ne subsistait en l’univers que le Grand Vide : ni temps, ni espace, ni matière, et l’absence se nourrissait d’elle-même, comme un serpent se mord la queue. Lassé du reflet de sa non-existence, le Vide se contracta en un point brûlant et solitaire pour donner corps à la Substance dont, par la grâce des Éthers, procède toute chose. Elle se scinda en deux principes égaux et complémentaires qui lui donnèrent vie : ainsi naquirent Khronon et Anankë, ainsi parurent le temps et l’espace – le père et la mère de tous les dieux, et le fruit de leur union se répandit dans les mondes supérieurs pour peupler l’Univers (…) »
Extrait de : W. Hawk (M. Gaborit). « L’Âme des rois nains – Le roi déchu. »
Délius par D. Calvo

Fiche de Délius
Titre : Délius (Tome 1 sur 2 – Lacejambe)
Auteur : D. Calvo
Date de parution : 1997
Editeur : Mnémos
Première page de Délius
« Depuis le début, il s’était persuadé que la première chose qu’ils verraient serait ses yeux. De grands yeux verts, rieurs et coquins. Deux grands yeux tournés vers le ciel.
— Ces yeux… Sainte Marie Mère de Dieu.
— Je vous en prie, Perkins, ne jurez pas.
— Qui peut avoir fait ça ?
— Avez-vous vu ces yeux ?
— Ne me dites pas qu’un homme est capable de…
— Calmez-vous, les enfants. C’est peut-être juste une histoire de cœur. Ne crions pas à Jack l’Éventreur.
— C’est le médecin qui va s’amuser.
— Oh, et cette odeur…
— Ça ne sent pas si mauvais.
— Jésus-Christ, aidez-nous, pardonnez-nous nos péchés. »
Extrait de : D. Calvo. « Délius, une chanson d’été – Lacejambe. »
Riverdream par G. R. R. Martin

Fiche de Riverdream
Titre : Riverdream
Auteur : G. R. R. Martin
Date de parution : 1983
Traduction : A. Robert
Editeur : Mnémos
Première page de Riverdream
« Saint Louis
Avril 1857
D’UN GESTE VIF, Abner Marsh tapota le pommeau de sa canne en hickory sur le comptoir de l’hôtel pour attirer l’attention du réceptionniste. « Je cherche un dénommé York, dit-il. Josh York, je crois qu’il s’appelle. Vous avez un homme de ce nom-là ? »
Les coups sur le bois firent sursauter l’employé, un vieil homme avec des binocles. Il se retourna, dévisagea Marsh et sourit. « Ben ça ! Le cap’taine Marsh, répondit-il aimablement. Voilà bien six mois qu’on ne vous avait pas vu, cap’taine. J’ai eu vent de vos déboires, en revanche. Quel malheur, vraiment. Depuis ‘36 que je suis ici, j’ai jamais vu une purée de glace comme celle-là.
— Ne vous occupez donc pas de ça », rétorqua Abner Marsh, un peu contrarié. Il s’était préparé à ce genre de commentaires. La Maison des »
Extrait de : G. R. R. Martin. « Riverdream. »
Thongor et la cité des flammes par L. Carter

Fiche de Thongor et la cité des flammes
Titre : Thongor et la cité des flammes (Tome 2 sur 6 – Thongor)
Auteur : L. Carter
Date de parution : 1970
Traduction : H. Fagne
Editeur : Mnémos
Première page de Thongor et la cité des flammes
« La venue de Thongor le puissant vers les neuf cités de l’ouest.
Il y a un demi-million d’années, la première et très glorieuse civilisation humaine prit son essor sur le continent perdu de Lémurie, parmi la vaste étendue bleue du Pacifique.
C’était au milieu du pléistocène, époque géologique qui s’étendit environ de 1 000 000 à 25 000 avant notre ère. Les continents d’Eurasie, d’Afrique et des deux Amériques étaient alors très différents de ce qu’ils sont à présent. Les mammouths, les mastodontes et les tigres machairodus luttaient pour s’emparer de la maîtrise de la terre, tandis que le grand et vigoureux homme de Cro-Magnon et son prédécesseur, l’homme de Neandertal, lourd et pareil à un singe, fuyaient devant l’impitoyable avance des glaciers dominateurs. »
Extrait de : L. Carter. « Thongor – Thongor et la Cité de la Flamme. »
La porte des mondes – l’intégrale par R. Silverberg, J. Brunner et C. Q. Yarbro

Fiche de La porte des mondes – l’intégrale
Titre : La porte des mondes – l’intégrale
Auteur : R. Silverberg, J. Brunner et C. Q. Yarbro
Date de parution : 2015
Traduction : H. Collon, L. Dupra
Editeur : Mnémos
Sommaire de La porte des mondes – l’intégrale
- La porte des mondes
- Tombouctou à l’heure du Lion
- Sous le signe de la rose
- L’exaltation des araignées
Première page de La porte des mondes – l’intégrale
« À TRAVERS L’OCÉAN
Bientôt, sûrement – d’ici l’année 1980, peut-être – on aura fini d’inventer les machines volantes et il faudra seulement deux jours pour traverser l’océan, à la façon des oiseaux. Mais en cet an de grâce 1963 dont je voudrais parler, un tel exploit était encore chimérique. Et c’est tout simplement en bateau que je me suis rendu au Nouveau Monde.
Ce fut, sur une mer agitée, une longue traversée, et j’en garde un fort mauvais souvenir. Mais avant de gémir et me plaindre je veux d’abord vous parler de moi. Je ne suis pas du tout certain que cet ouvrage trouve jamais un lecteur. À part moi, bien sûr. Je l’écris donc pour moi, et j’espère par là y voir plus clair dans ce qui m’est arrivé durant mon séjour aux Hespérides. Mais qui sait ? Supposons que j’écrive ici un livre qui devienne célèbre dans le monde entier, qu’on traduise en toutes les langues, même en turc et en arabe. Si cela devait arriver, il est préférable qu’on sache tout de suite qui je suis. »
Extrait de : R. Silverberg, J. Brunner et C. Q. Yarbro. « La Porte des mondes – intégrale. »
Ceux des profondeurs par F. Leiber

Fiche de Ceux des profondeurs
Titre : Ceux des profondeurs
Auteur : F. Leiber
Date de parution : 1976
Traduction : J. Van Herp
Editeur : Mnémos
Première page de Ceux des profondeurs
« LE MANUSCRIT SUIVANT fut trouvé dans un curieux étui en cuivre et en ruolz ; d’une facture fort moderne, mis aux enchères par la police du comté de Los Angeles, Californie, en tant que bien non réclamé après le temps prescrit. Dans cet étui deux petits livres de vers accompagnaient le manuscrit : Azatoth – et autres horreurs de Edward Pickmann Derby, Presses du Sphinx d’Onyx, à Arkham, Massachussetts, et Le tunnelier d’en bas de George Reuter Fischer, presses de Ptolémée, Hollywood, Californie. Le manuscrit avait été rédigé à la plume par le second de ces poètes, à l’exception de deux lettres et d’un télégramme, interfoliés. Le coffret et son contenu étaient sous la garde de la police depuis le 16 mars 1937, après la découverte du corps mutilé de Fischer, près de son habitation en ruines dans »
Extrait de : F. Leiber. « Ceux des profondeurs. »
Les enfants de l’anneau-monde par L. Niven

Fiche de Les enfants de l’anneau-monde
Titre : Les enfants de l’anneau-monde (Tome 4 sur 4 – Le cycle de l’Anneau-Monde)
Auteur : L. Niven
Date de parution : 2004
Traduction : M. Boclet
Editeur : Mnémos
Première page de Les enfants de l’anneau-monde
« LOUIS WU 2893 apr. J.C.
LOUIS WU S’ÉVEILLA BRÛLANT D’UNE VIE NOUVELLE, SOUS un couvercle de cercueil. Des écrans scintillaient au-dessus de ses yeux. Composition des os, paramètres sanguins, réflexes profonds, taux d’urée, de potassium et de zinc il parvenait à en identifier la plupart. Les dégâts répertoriés étaient mineurs. Piqûres et coupures, épuisement, ligaments déchirés et larges ecchymoses, deux côtes cassées : tous les vestiges de la bataille avec Brama, le protecteur vampire. Tout guérissait maintenant. L’autodoc l’aurait reconstruit cellule après cellule. Il s’était senti mort et froid en montant dans la cavité de soins intensifs. Quatre-vingts jours, indiquait l’écran.
Soixante-sept jours sur l’Anneau-Monde. Presque un falan. Un falan équivalait à dix rotations de l’Anneau-Monde, chaque rotation étant de soixante-quinze jours de trente heures chacun. Vingt ou trente jours l’auraient guéri ! Mais il aurait su qu’il était blessé. Avec la contusion générale du combat contre Bram, il n’avait même pas remarqué les blessures des traces de piqûres qu’il avait dans le dos. »
Extrait de : L. Niven. « Le cycle de l’Anneau-Monde – Les Enfants de l’Anneau-Monde. »
Le trône de l’anneau-monde par L. Niven

Fiche de Le trône de l’anneau-monde
Titre : Le trône de l’anneau-monde (Tome 3 sur 4 – Le cycle de l’Anneau-Monde)
Auteur : L. Niven
Date de parution : 1996
Traduction : P. Tilche
Editeur : Mnémos
Première page de Le trône de l’anneau-monde
« L’ULTIME DANSAIT.
À perte de vue, sous un plafond miroir plat, des dizaines de milliers de ses congénères dansaient en formant des motifs de grandes courbes mouvantes, une tête inclinée vers le haut, l’autre vers le bas, pour ne pas perdre leurs facultés d’orientation. Le claquement de leurs sabots faisait partie de la musique, semblable à celui d’une centaine de milliers de castagnettes. Une frappe brève, une frappe glissée, virez. Un regard pour les concurrents. Au cours de ce mouvement, comme du suivant, ne jamais regarder vers le mur qui dissimule les Futures Épousées. Ne jamais se toucher. Depuis des millions d’années, la danse compétition et toute une série d’autres règles sociales déterminaient qui pourrait s’accoupler et qui ne le pourrait pas.
Derrière l’illusion de la danse guettait une autre illusion, dans une immense fenêtre au loin. La vue du Patriarche caché qu’elle offrait à l’Ultime constituait une distraction, une entorse aux grands principes, un obstacle à la danse. Allongez un cou ; inclinez-vous… »
Extrait de : L. Niven. « Le cycle de l’Anneau-Monde – Le Trône de l’Anneau-Monde. »
Etranges éons par R. Bloch

Fiche d’Etranges éons
Titre : Etranges éons
Auteur : R. Bloch
Date de parution : 2019
Traduction : F. Truchaud, P. Mallet
Editeur : Mnémos
Première page d’Etranges éons
« MAINTENANT
ALBERT KEITH NE CROYAIT PAS au coup de foudre. Et puis il vit le portrait.
Il ne s’agissait pas d’un visage aux traits harmonieux. À vrai dire, il évoquait plutôt celui d’un chien, avec ses yeux injectés de sang qui étincelaient, son museau aplati en guise de nez, ses lèvres maculées de bave et ses oreilles pointues. Quant au corps accroupi et couvert de moisissure, il n’était que vaguement humain : les membres supérieurs se terminaient par des ongles osseux couverts d’écailles, et, plus bas, les pieds semblaient fourchus.
La créature représentée sur la toile était gigantesque ; en comparaison, la silhouette humaine qu’il tenait entre ses griffes paraissait »
Extrait de : R. Bloch. « Étranges éons. »