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Jean-Philippe Jaworski

Présentation de Jean-Philippe Jaworski :

Jean-Philippe Jaworski, né en 1969, est un écrivain français de fantasy et de fiction historique. Professeur de lettres modernes dans la région Grand Est, il est devenu en deux décennies l’une des voix les plus respectées et les plus singulières des littératures de l’imaginaire en France, se distinguant par une plume au classicisme élégant et un sens aigu de l’intrigue politique.

Les racines ludiques

Avant de s’imposer en librairie, Jean-Philippe Jaworski s’est fait connaître dans le milieu du jeu de rôle. Auteur de jeux amateurs remarqués (comme Tiers Âge, inspiré de l’œuvre de Tolkien), il publie en 2005 le jeu de rôle historique Te Deum pour un massacre, qui se déroule pendant les guerres de Religion en France. Ce travail témoigne déjà de son érudition et de son goût pour la reconstitution historique minutieuse.

Le cycle du Vieux Royaume

C’est avec cet univers que Jaworski conquiert le grand public. Le Vieux Royaume est un monde de fantasy sombre, cynique et méditerranéen, dont la structure politique rappelle l’Italie de la Renaissance.

  • Janua Vera (2007) : Ce recueil de nouvelles pose les bases de l’univers et introduit des personnages marquants.
  • Gagner la guerre (2009) : Considéré par beaucoup comme un chef-d’œuvre de la fantasy française, ce roman suit les mémoires de Don Benvenuto Gesufal, un tueur à gages et officier de marine au service de la République de Ciudalia. Le personnage, à la fois détestable et fascinant, est devenu l’une des figures les plus emblématiques du genre.
  • Le Chevalier aux épines (2023-2024) : Un récit d’envergure en trois volumes qui revient dans le Vieux Royaume pour explorer les codes de la chevalerie et du roman courtois, tout en conservant la noirceur caractéristique de l’auteur.

L’épopée celtique : Rois du Monde

À partir de 2013, Jaworski se lance dans un projet ambitieux : Rois du Monde. Cette fresque de fantasy historique et mythologique se déroule dans la Gaule du VI^e siècle avant J.-C.

À travers la voix du héros Bellovèse, l’auteur réinvente les légendes celtiques rapportées par Tite-Live. Le cycle se compose de plusieurs branches :

  • Même pas mort (2013) ;
  • Chasse royale (publié en plusieurs volumes entre 2015 et 2020) ;
  • La Grande Jument (en cours).

Style et influence

Le style de Jean-Philippe Jaworski se caractérise par un vocabulaire riche, une syntaxe exigeante et une capacité rare à mêler la poésie épique à la brutalité la plus crue. Il s’éloigne des stéréotypes de la fantasy anglo-saxonne pour proposer une œuvre nourrie de littérature classique (on pense à Saint-Simon pour le ton des mémoires) et d’histoire européenne.

Récompensé par de nombreux prix (dont le Prix Imaginales à plusieurs reprises), il est aujourd’hui l’un des rares auteurs de genre dont l’influence dépasse les cercles spécialisés pour toucher un public de littérature générale.

Livres de Jean-Philippe Jaworski :

Le chevalier aux épines :

  • Le tournoi des preux
  • Le conte de l’assassin
  • Le débat des dames

Récits du vieux royaume :

  • Janua Vera
  • Gagner la guerre
  • Le sentiment du fer

Rois du monde :

  • Même pas mort
  • Chasse royale T. 1
  • Chasse royale T. 2
  • Chasse royale T. 3
  • Chasse royale T. 4

Préquelle

Pour en savoir plus sur Jean-Philippe Jaworski :

La page Wikipédia sur J.-P. Jaworski
La page Noosfere sur J.-P. Jaworski
La page isfdb de J.-P. Jaworski

Elfes et assassins par L. Davoust et S. Miller

Fiche de Elfes et assassins

Titre : Elfes et assassins
Auteur : Lionel Davoust et Sylvie Miller
Date de parution : 2013
Editeur : Mnémos

Sommaire de Elfes et assassins

  • La dernière affaire de Sagamor par P. Bordage
  • La seconde mort de Lucius Van Casper par R. Albert
  • La légende d’à peu près Punahilkka par N. Le Gendre
  • Le sourire de Louise par A. Duguël
  • Le sentiment du fer par J.-P. Jaworksi
  • Du rififi entre les oreilles par A. Fakhouri
  • La nature de l’exécuteur par R. Tanner
  • Libera me par F. Clavel
  • Eschatologie du vampire par J.-A. Débats
  • Elverwhere par X. Mauméjean
  • Sans douleur par F. Colin
  • J’irai à la clairière par D. Bry
  • Grise neige par J. Heliot

Première page de La dernière affaire de Sagamor

« TUER SES SEMBLABLES NE L’INTÉRESSAIT PLUS.
Il avait plongé tant de fois son épée ou sa dague dans des chairs humaines qu’il en éprouvait presque de la nausée. Il acceptait encore quelques meurtres pour regonfler sa bourse qui se vidait à une vitesse effarante, mais les sommes parfois coquettes remises par ses commanditaires ne suffisaient pas à lui redonner le plaisir, le goût du sang. Il ne ressentait plus d’excitation à traquer ses proies dans les ruelles sombres, à se glisser comme une ombre dans les logements, à déjouer les rondes des gardes du corps et des molosses, à trancher les gorges d’un coup précis, à croiser le regard épouvanté de ceux qui se réveillaient seulement pour prendre conscience qu’ils étaient en train de mourir, à se fondre dans l’obscurité une fois son forfait accompli. »

Extrait de : Lionel Davoust et Sylvie Miller. « Elfes et Assassins. »

Mil neuf cent quatre-vingt-quatre par George Orwell

Fiche de Mil neuf cent quatre-vingt-quatre

Titre : Mil neuf cent quatre-vingt-quatre
Auteur : George Orwell
Date de parution : 1949
Traduction : P. Jaworski
Editeur : Gallimard

Première page de Mil neuf centre quatre-vingt-quatre

« C’était une belle et froide journée d’avril, et les horloges sonnaient 13 001. Le menton enfoncé dans la poitrine pour tenter d’échapper au vent mauvais, Winston Smith s’engouffra rapidement par la porte vitrée à l’intérieur de la résidence de la Victoire2, pas assez vite, cependant, pour empêcher un tourbillon de grains de poussière de s’y introduire derrière lui.
L’entrée exhalait des relents de chou bouilli et de carpettes fatiguées. À l’une de ses extrémités, une affiche en couleurs, bien trop grande pour un intérieur, était clouée au mur. Elle ne montrait qu’un visage immense de plus d’un mètre de large — le visage d’un homme de quarante-cinq ans environ, à la beauté fruste,  »

Extrait de : G. Orwell. « Mil neuf cent quatre-vingt-quatre. »

L’homme invisible – H. G. Wells

Fiche de L’homme invisible

Titre : L’homme invisible
Auteur : H. G. Wells
Date de parution : 1897
Traduction : P. Jaworski
Editeur : Gallimard

Première page de L’homme invisible

« ARRIVÉE DU MYSTÉRIEUX ÉTRANGER

L’étranger arriva au début de février, sous un vent particulièrement mordant et des tourbillons de neige, la dernière tempête de neige de l’année. Il venait de la dune, avait fait, à pied semblait-il, le chemin depuis la gare de Bramblehurst, et tenait une petite valise noire dans une main protégée d’un gant épais. Il était emmitouflé jusqu’aux oreilles, et le bord de son chapeau de feutre mou lui cachait tout le visage à l’exception du bout luisant de son nez. La neige s’était accumulée sur ses épaules et sa poitrine, et ajoutait une crête blanche au bagage qu’il portait. Il entra en chancelant dans l’auberge du Relais de poste, plus mort »

Extrait de : H. G. Wells. « L’Homme invisible (Nouvelle traduction). »