Étiquette : Opta
Locomotive rictus par Joël Houssin
Fiche de Locomotive rictus
Titre : Locomotive rictus
Auteur : Joël Houssin
Date de parution : 1975
Editeur : Opta
Sommaire de Locomotive rictus
- Locomotive rictus
- Avez-vous peur du noir ?
- Errat-Homme
Première page de Locomotive rictus
« Pssss, petit ! »
Giro se retourna d’un bloc, prêt à bondir ; une lame glacée et scintillante jaillit au creux de sa paume durcie. Il aperçut une silhouette malingre qui se tenait contre la colonne du pollumètre.
« N’aie pas peur, petit, je ne te veux aucun mal. Tu vas où comme ça ? »
« Qu’est-ce que ça peut te foutre ? » grogna Giro.
« Ne va pas à l’émeute B 38, elle est programmée pour être réprimée très sévèrement. »
Giro fronça les sourcils ; son poignard se mit à osciller doucement. « Et mes fesses ? Elles sont programmées pour quoi ? »
Plus loin vers le sud, les premières rumeurs de la manifestation montèrent dans la chaleur épaisse de la nuit.
« Écoute, petit, vas-y si ça te chante, mais n’oublie pas ce que je viens de te dire ; toi et tes compagnons, vous allez passer un sale moment. Votre massacre va servir de justificatif à la prochaine guerre. »
Extrait de : J. Houssin. « Locomotive rictus. »
Banlieues rouges par Joël Houssin
Fiche de Banlieues rouges
Titre : Banlieues rouges
Auteur : Joël Houssin
Date de parution : 1989
Editeur : Opta
Sommaire de Banlieues rouges
- Fumez Coke : en guise de préface… par R. Wlasikov
- Toucher vaginal par J.-P. Hubert
- Je m’appelle Simon et je vis dans un cube par D. Douay
- Exzone Z par J.-P. Andrevon
- Le monde du A par P. Goy
- Et voir mourir tous les vampires du quartier de jade par D. Walther
- L’ouvre-boîte par C. Léourier
- Relais en forêt par S. A. Airelle
- Multicolore par J. Houssin
- Terrain de jeu par R. Gaillard
- Supplice sylvestre par J. Le Clerc de la Herverie
- Les derniers jours de mai par C. Vilà
- Les Seigneurs chimériques des stades hallucinés par R. Durand
- Le super-marché par D. Roffet
Superclown et le serpent du temps par Vincent King

Fiche de Superclown et le serpent du temps
Titre : Superclown et le serpent du temps
Auteur : Vincent King
Date de parution : 1976
Traduction : B. Martin, D. Lemoine
Editeur : Opta / Galaxie
Première page de Superclown et le serpent du temps
« Je me rappelle très exactement. Cela, je peux y parvenir. Je me souviens de tous les détails, même les plus infimes.
Rien n’a jamais fait le même bruit que la Cité quand elle a commencé, au matin ; rien n’a jamais eu la même saveur. Les moteurs… les voitures… ce qu’ils appellent des voitures… les clameurs, les hurlements de leurs avertisseurs, des ondes de bruit, comme la mer et les mouettes, quand les signaux changeaient de couleur pour libérer les voies. Les revêtements du sol… les pas sur les trottoirs, les vendeurs de journaux… des paroles saisies au passage, des odeurs d’asphalte humide, de caoutchouc brûlé, de carburant diesel.
Ces voix… beaucoup, le goût de beaucoup de voix, dans mes oreilles et dans ma tête. Le mouvement, là, dehors, l’apparence de vie… les claquements des talons. Le bruit bon enfant, amical, tandis que tout se mettait en marche, la richesse de cette vie, là, dehors. Jusqu’à un certain point, dès l’instant de mon réveil, je me souviendrai toujours de cette matinée. Je savais où j’étais. J’y étais déjà venu, dans la Cité… je la connaissais. »
Extrait de : V. King. « Superclown et le serpent du temps. »
Les soleils noirs d’Arcadie par Daniel Walther
Fiche de Les soleils noirs d’Arcadie
Titre : Les soleils noirs d’Arcadie
Auteur : Daniel Walther
Date de publication : 1975
Editeur : Opta
Sommaire de Les soleils noirs d’Arcadie
- Jusqu’à preuve du contraire par B. Mathon
- Vaches grasses, vaches maigres par D. Douay
- Les imputrescibles par P. Duvic
- Salut, Wolinski ! par J.-P. Andrevon
- ACME ou l’anti-Crusoé par G. Klein
- Dernière autoroute pour le Seigneur par J. Le Clerc de la Herverie
- Vibrax par Y. Olivier-Martin
- Les transpondus par M. Jeury
- Danger, ne lisez pas ! par P. Suragne
- Des humains… ou des poissons d’une espèce hybride par G. Michel
- Observations en vallée fermée par H.-L. Planchat
- Super-jam pour un Noël rouge par J. Houssin
- V. V. par J.-P. Hubert
- Passion sous les tropiques par P. Curval
Première page de Jusqu’à preuve du contraire
« LA première fois que je l’ai vue, c’était sur une plage, à B. J’étais furieux. D’être à B., d’être sur une plage, de voir Sophie se faire bronzer, « scientifiquement », avec un tel cocktail de crèmes solaires que je m’attendais à le voir exploser d’un moment à l’autre. Il vous faut changer d’air et de têtes, avait dit le médecin, prenez donc quinze jours de vacances, mon vieux, ensuite vous reviendrez me voir, nous verrons s’il y a lieu d’entreprendre un traitement. D’abord je déteste ces médecins qui vous disent « mon vieux » : cette fausse camaraderie, horreur, vous avez tout de suite l’impression que vous êtes le seul à ne pas savoir que vous mûrissez un joli petit cancer. Ensuite, les vacances… ça me rend malade. Encore une invention pour nous aider à supporter nos existences absurdes.
Quoi qu’il en soit, je suis finalement parti, avec Sophie, et à B. J’imagine qu’il y a autant de benzopyrène dans les gouttes de pluie ici qu’ailleurs, mais il est incontestable qu’il y pleut moins. »
Extrait de : D. Walther. « Les Soleils noirs d’Arcadie. »
Maitre des arts par William Rotsler

Fiche de Maitre des arts
Titre : Maitre des arts
Auteur : William Rotsler
Date de parution : 1974
Traduction : P. R. Hupp
Editeur : Opta
Première page de Maitre des arts
« Elle vous regarde, de son cube presque totalement obscur ; calme, paisible, elle respire avec aisance, et vous contemple, sans plus. Elle est nue jusqu’aux hanches, la taille ceinte d’un flot de joyaux, et elle trône sur une riche montagne de coussins. La cascade de ses cheveux blancs qui miroitent sous le feu d’une lumière invisible noie ses épaules couleur d’abricot.
Comme vous vous rapprochez du sensatron grandeur nature, les vibrations vous atteignent. Comment dire le stupéfiant réalisme de cette image tridimensionnelle ? Fantastique œuvre d’art que ce portrait par Michael Cilento de l’une des plus grandes courtisanes de la société.
À la contemplation du cube, l’image de Diana Snowdragon cesse d’être aussi parfaitement calme et, d’une certaine manière, devient subtilement prédatrice, autoritaire et imposante. Elle n’est pas nue, elle est dénudée. On perçoit presque les nonchalants carillons des musiciens de mélora. Sa personnalité unique déborde de puissance, et il est normal qu’il en soit ainsi, mais cette interprétation artistique offre bien d’autres facettes. »
Extrait de : W. Rostler. « Maître des arts. »
Kalin par Edwin Charles Tubb
Fiche de Kalin
Titre : Kalin
Auteur : Edwin Charles Tubb
Traduction : F. Maillet
Date de parution : 1969
Editeur : Opta / Galaxie
Première page de Kalin
« C’était le Temps du Sang sur Logis, et le capitaine fut inébranlable.
— Je suis navré, dit-il, mais je ne prendrai aucun risque. En tant que passagers, vous êtes libres de partir ou de rester, selon votre désir, mais je dois vous mettre en garde : si la clôture périphérique venait à être percée et forcée, je bouclerai le vaisseau hermétiquement. Et, ajouta-t-il d’un ton significatif, il le restera jusqu’à ce que tout danger soit passé.
— Vous nous laisseriez dehors ?
La femme portait des vêtements trop jeunes pour ses traits au maquillage épais, sa voix fêlée, vieillissante.
— Vous nous laisseriez nous faire massacrer ?
— Si nécessaire, oui, madame.
— Incroyable ! Des pierres précieuses étincelèrent à ses doigts tandis que ses mains s’agitaient dans le cône de lumière qui se répandait du sas ouvert. Traiter vos passagers de la sorte !
Son compagnon, un mercenaire balafré, grogna d’une voix de gorge profonde :
— Le capitaine n’a pas le choix, ma chère. »
Extrait de : E. C. Tubb. « Kalin. »
Derai par Edwin Charles Tubb
Fiche de Derai
Titre : Derai
Auteur : Edwin Charles Tubb
Traduction : F. Maillet
Date de parution : 1968
Editeur : Opta / Galaxie
Première page de Derai
« Dumarest était à l’entraînement quand arriva la bête céleste. En équilibre sur la demi-pointe des pieds, une courte barre de plomb à la main, il détournait et esquivait les vicieux coups d’estoc et de taille d’une tige d’acier longue d’un mètre. La sueur ruisselait de son visage et de son torse nu ; Nada ne plaisantait pas et elle était assez forte pour faire siffler dans l’air turgide la baguette d’acier. Elle était également assez sadique pour y prendre plaisir.
« Très bien », dit-elle enfin. « Ça suffit. » Elle recula et jeta la baguette. Son corsage, tendu sur ses seins, était noir de transpiration. Sa longue chevelure sombre collait à son cou et à ses joues. Sa peau, sous le faible éclairage de la tente, était légèrement olivâtre. « Tu es rapide », dit-elle d’un ton admiratif. « Rapide. »
« Vraiment ? » Il baissa les yeux sur son corps. Une entaille aux bords déchiquetés, mais superficielle, traversait ses côtes. Une coupure plus profonde marquait son côté gauche, et deux autres son avant-bras gauche. Les blessures étaient presque cicatrisées sous une couche de plastique transparent. »
Extrait de : E. C. Tubb. « Derai. »
Aleytys et la reine par Jo Clayton

Fiche de Aleytys et la reineoiles
Titre : Aleytys et la reine (Tome 6 sur 6 – Diadème)
Auteur : Jo Clayton
Date de parution : 1981
Traduction : E. C. L. Meistermann
Editeur : Opta / Galaxie
Première page de Aleytys et la reine
« Nous sommes trop près du Cloaque de Zangaree. Le ton monocorde, lent et mécanique, du traducteur brisa la tension des cliquetis et chuintements du vaad agonisant dont la forme réduite frémissait parmi les fils et les tuyaux qui le maintenaient en vie. Tandis que l’air sortait en sifflant des spiracles de ses flancs, que ses yeux semblaient jaillir des plaques immobiles de sa tête ronde, il se débattait pour contrôler l’émotion qui précipitait l’approche de la désintégration. Durant plusieurs minutes, les seuls bruits dans la salle stérile furent la lamentation flûtée de la respiration du vaad et le tic-tac des instruments qui enregistraient les pulsations de ses nodules cardiaques. Les assistants surveillaient de près le mourant, ajustant le flux de liquides selon ses besoins, le palpant, le rassurant par le contact des siens. Cette présence tactile (une main supérieure à trois doigts reposant sur le cartilage en Y au centre du thorax) l’aida à se calmer, pour qu’il parle à nouveau. »
Extrait de : J. Clayton. « Aleytys et la Reine – Diadème. »
Chasseurs d’étoiles par Jo Clayton
Fiche de Chasseurs d’étoiles
Titre : Chasseurs d’étoiles (Tome 5 sur 6 – Diadème)
Auteur : Jo Clayton
Date de parution : 1980
Traduction : E. C. L. Meistermann
Editeur : Opta / Galaxie
Première page de Chasseurs d’étoiles
« Le faras évita gracieusement les rochers disséminés et se mit à longer le rebord de l’escarpement. La vallée de Sawasawa s’étendait tout en bas jusque dans le lointain bleuté, sec et sans vie, les bouquets épars de juapepo poussant comme les touffes de poils sur un chat efflanqué. Des pellicules de poussière rouge s’élevaient, suivaient les brèves rafales de vent, puis retombaient.
— On est restés longtemps absents, Shindi. (Il se pencha en avant et gratta la base de la crinière en brosse de sa monture. Le faras agita sa tête cornue et renâcla de plaisir. Manoreh gloussa.) On courra dans les pâturages et on se roulera dans l’herbe humide. On sera bientôt chez nous. (Il asséna une tape au sac passé par-dessus son épaule et sourit en entendant le bruit du parchemin à l’intérieur.) Avec un bon fragment de terres nouvelles cartographié pour le directeur. »
Extrait de : J. Clayton. « Chasseurs d’étoiles – Diadème. »
Maeve par Jo Clayton

Fiche de Maeve
Titre : Maeve (Tome 4 sur 6 – Diadème)
Auteur : Jo Clayton
Date de parution : 1979
Traduction : E. C. L. Meistermann
Editeur : Opta / Galaxie
Première page de Maeve
« Gwynnor était accroupi près d’Amersit, son amant. Une haine intense bouillonnait dans ses entrailles tandis qu’il regardait les étrangers descendre le long du flanc du vaisseau et approcher du drieu Dylaw. D’autres les imitaient pour venir poser leurs pieds maudits sur le sein de Maève.
— L’un est une femme, chuchota Amersit, les yeux violets luisants, tels des asters de printemps sur la Maes. (Il renifla, puis se tortilla d’excitation.) Elle sent… ha… bon !
Le visage plissé par une grimace de répugnance, Gwynnor fixait les contrebandiers.
— Ils ne viendraient pas si Dylaw cessait de traiter avec eux.
De la malice plein les yeux, Amersit lui tapota l’épaule.
— Hé, mon petit, il ne pourrait plus avoir de fusils. »
Extrait de : J. Clayton. « Maeve – Diadème. »