Étiquette : Plon
Les rescapés du néant par Jimmy Guieu

Fiche de Les rescapés du néant
Titre : Les rescapés du néant (Tome 10 sur 56 – Blade et Baker)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1972
Editeur : Plon
Première page de Les rescapés du néant
« Composée d’une quinzaine de personnalités appartenant à divers ministères (et certaines ayant rang ministériel), la délégation du gouvernement central de l’Empire interstellaire avait pris place à bord d’une plateforme volante. Le dôme transparent et le
dispositif d’accès de cet aéronef lui donnaient un peu l’aspect d’un monstrueux champignon.
Ronny Blade, William Baker et le commandant Red Owens — les trois associés de la Baker-Blade Import Export Co — d’une stricte élégance avec leur justaucorps aux teintes claires, jouaient les cicérones et commentaient la visite officielle de leurs installations sur
Orlano IV.
Aux abords de l’estuaire de la Jany River, le long de la mer et à l’intérieur, en direction des falaises crayeuses, depuis trois années, une armée de pionniers équipés de bulldozers, de scrapers, de pelleteuses et autres excavatrices géantes, avaient défriché le terrain, rasé la jungle, tracé des routes, élevé des silos, aménagé un vaste cosmodrome et fait jaillir de terre une cité comptant à ce jour près de neuf mille âmes. »
Extrait de : J. Guieu. « Les Rescapés du néant – Blade et Baker. »
Les Maîtres de la galaxie par Jimmy Guieu
Fiche de Les Maîtres de la galaxie
Titre : Les Maîtres de la galaxie (Tome 9 sur 56 – Blade et Baker)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1972
Editeur : Plon
Première page de Les Maîtres de la galaxie
« Une ambiance joyeuse régnait à bord du Maraudeur, l’astronef géant de la Baker & Blade Import-Export Co, en ce deuxième jour de voyage qui allait amener le vaisseau cosmique à son point d’émergence hyperspatiale, au voisinage de la Terre.
Dix jours d’un voyage des plus paisibles, mais qui succédaient à deux mois d’angoisse passés sur un monde inconnu, fabuleusement éloigné, à quelque dix mille années-lumière de la planète mère. Un monde sur lequel Ronny Blade, William Baker, le commandant Red Owens, pacha du Maraudeur et tout l’équipage avaient bien cru devoir finir leurs jours.
Dans la grande cabine du PC, les trois associés de la B. and B. Co devisaient, un peu en retrait de l’impressionnant tableau de commande en demi-lune constellé de voyants lumineux, de cadrans de contrôle, que surveillaient Chuck Nilson, le second, et Steve Holmer, l’officier navigateur ou astrogateur dans le jargon de ce vingt-quatrième siècle très intimement lié à l’ère spatiale en expansion continue depuis les premiers balbutiements du XXe siècle. »
Extrait de : J. Guieu. « Les Maîtres de la galaxie – Blade et Baker. »
Le grand mythe par Jimmy Guieu

Fiche de Le grand mythe
Titre : Le grand mythe (Tome 8 sur 56 – Blade et Baker)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1971
Editeur : Plon
Première page de Le grand mythe
« La quasi-totalité des vingt membres de l’équipage du Maraudeur achevait de déjeuner dans la salle du réfectoire. Le brouhaha des conversations masquait le faible ronronnement des machines de ce puissant astronef dont l’automatisation avait été poussée à un degré extrême pour un bâtiment commercial.
Dans le carré des officiers, le pacha Red Owens et ses associés Ronny Blade et William Baker — délégués de la Commission d’Expansion du Commerce Interstellaire et propriétaires de la Baker Blade Import Export Co plus communément appelée B and B Co —, achevaient eux aussi leur repas.
Au retour d’une expédition aussi mouvementée qu’imprévue sur la planète Orlano IV du système Tchernar, dans la zone marginale inexplorée de la Confédération interstellaire, ils n’étaient point fâchés de faire route vers la Terre, à quelque trois cent dix années lumière d’Orlano IV, où ils venaient d’implanter une base d’étude préludant à l’exploitation des richesses de ce nouveau monde.
En ce premier jour de voyage au sein du subespace qui durerait plus d’une semaine, Blade, Baker et leur ami le commandant Owens s’étaient mis à l’aise et avaient revêtu un simple survêtement léger de teinte gris clair, barré en diagonale par une fermeture magnétique. »
Extrait de : J. Guieu. « Le Grand Mythe – Blade et Baker. »
Les orgues de Satan par Jimmy Guieu

Fiche de Les orgues de Satan
Titre : Les orgues de Satan (Tome 7 sur 56 – Blade et Baker)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1971
Editeur : Plon
Première page de Les orgues de Satan
« Le chef de cabinet du gouverneur de Thoran apposa, au bas de la feuille plastifiée, le sceau officiel à filigrane magnétique et remit le document à ses visiteurs.
— Voici, Messieurs, tout est parfaitement en règle. Cette autorisation de prospection assortie d’une option préférentielle est valable pour deux années. Vous devrez donc, avant le premier juin 2382 sous peine de perdre vos droits d’antériorité, signer le contrat d’adjudication et d’exploitation ou signifier à monsieur le Gouverneur votre décision de laisser la place à d’autres… concurrents.
Ronny Blade, sanglé dans un justaucorps grenat, mit le document dans la poche pectorale de sa courte jaquette orange et sourit en désignant son vieil ami et associé.
— William Baker et moi-même ne manquerons pas de respecter les délais qui nous sont impartis, monsieur le Chef de cabinet. Au reste, délégués de la Commission d’Expansion du Commerce Interstellaire, nous sommes trop au courant des règlements édifiés par cette même institution pour les négliger.
Le haut fonctionnaire eut une expression vaguement amusée. »
Extrait de : J. Guieu. « Les Orgues de Satan – Blade et Baker. »
Traquenard sur Kenndor par Jimmy Guieu

Fiche de Traquenard sur Kenndor
Titre : Traquenard sur Kenndor (Tome 6 sur 56 – Blade et Baker)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1969
Editeur : Plon
Première page de Traquenard sur Kenndor
« Le building du ministère des Affaires interstellaires, à New York, dressait sa haute façade de verre et d’acier chromé au cœur d’Ozone Park, entre les districts de Brooklyn et du Queens.
Par la baie vitrée du salon d’attente, Ronny Blade et William Baker pouvaient admirer la Jamaica Bay et l’impressionnante perspective de l’astroport qui, depuis plusieurs siècles déjà, avait remplacé le J F Kennedy International Airport. La Baker-Blade Import Export Co (plus communément appelée de son diminutif : B and B Co) dont ils étaient les fondateurs, couvrait de ses comptoirs une grande partie de l’Empire terrien interstellaire et passait des marchés à l’échelle de la confédération galactique.
Jeunes encore mais businessmen avisés, Blade et Baker, en moins d’une décennie, avaient su organiser ce gigantesque réseau commercial à travers l’Empire ; cela, il est vrai, au prix de multiples aventures souvent fort dramatiques. »
Extrait de : J. Guieu. « Traquenard sur Kenndor – Blade et Baker. »
Joklun-N’Ghar la Maudite par Jimmy Guieu

Fiche de Joklun-N’Ghar la Maudite
Titre : Joklun-N’Ghar la Maudite (Tome 5 sur 56 – Blade et Baker)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1968
Editeur : Plon
Première page de Joklun-N’Ghar la Maudite
« Installé devant son pupitre de commandes bardé de cadrans et constellé de voyants multicolores, Red Owens, patron du puissant astronef commercial Le Maraudeur, bougonnait ferme ; il rivait un oeil mécontent sur l’écran rectangulaire qui montrait les sommaires installations de l’unique astroport de Nylghur.
Nylghur, pompeusement baptisée la capitale planétaire de Joklun-N’Ghar… Et pour cause, ladite planète récemment ouverte à l’exploitation ne possédant aucune autre agglomération !
— Foutu caillou ! grommela Red en se tournant vers ses associés, Ronny Blade et William Baker. Voilà une heure que nous traînons sur cette orbite d’attente. Si la tour de contrôle ne se décide pas à nous donner le feu vert pour atterrir, je passerai outre !
— Nous ne sommes pas tellement pressés, Red, patientez encore un moment, conseilla Blade. Les opérateurs de la tour sont peut-être allés prendre un pot !
— Ouais ! Ce n’est pas parce que ce trou ne reçoit encore aucun vaisseau de ligne que les culs-terreux du coin doivent laisser poireauter les rares bâtiments annonçant leur visite ! »
Extrait de : J. Guieu. « Joklun-n’ ghar la maudite – Blade et Baker. »
La cité des assassins par Edwin Charles Tubb

Fiche de La cité des assassins
Titre : La cité des assassins (Tome 10 sur 33 – L’aventurier des étoiles)
Auteur : Edwin Charles Tubb
Traduction : E. C. L. Meistermann
Date de parution : 1973
Editeur : Plon
Première page de La cité des assassins
« Akon Batik était un vieillard au visage couturé et aux yeux bridés mouchetés de paillettes d’ambre. Il avait des oreilles dépourvues de lobe, collées contre son crâne arrondi, et une bouche mince tombante, comme s’il avait dégusté l’univers et l’avait trouvé insipide. Il portait une robe brodée noire et jaune, dont les larges manches recouvraient presque toute la main. Une calotte ronde assortie était rehaussée par un joyau unique qui captait la lumière et la reflétait en échardes de rubis chatoyant. Il mélangea nonchalamment le tas de cristaux posés devant lui sur le bureau en bois sculpté. Son doigt était mince, crochu, l’ongle long et pointu. À son contact, les cristaux émirent un froissement sec en se déplaçant sur la feuille de papier.
— D’Estale ?
— Oui, répondit Dumarest. D’Estale. »
Extrait de : E. C. Tubb. « L’aventurier des étoiles – La cité des assassins. »
Les prisonniers du mirage par Edwin Charles Tubb

Fiche de Les prisonniers du mirage
Titre : Les prisonniers du mirage (Tome 9 sur 33 – L’aventurier des étoiles)
Auteur : Edwin Charles Tubb
Traduction : E. C. L. Meistermann
Date de parution : 1973
Editeur : Plon
Première page de Les prisonniers du mirage
« Dumarest entendit le bruit alors qu’il quittait sa cabine, une lamentation aiguë et pénétrante, presque un cri, purs il se détendit en se souvenant de la Ghenka qui était montée à bord à Frell. Elle se trouvait dans le salon et distrayait la société de son chant ondoyant tout en s’accompagnant de minuscules clochettes qui tintinnabulaient comme des cristaux. Elle portait le costume complet de Ghenka, le corps recouvert, le visage devenu un masque de peinture, les boucles d’or, d’argent, de rubis et de jais décorées de joyaux artistiquement placés qui captaient et reflétaient la lumière en échardes de brillant éclatant, de telle sorte que ses traits paraissaient animés d’insectes rampants en pierres précieuses.
Elle devait avoir un certain âge, présuma Dumarest. Nulle jeune Ghenka ne se serait trouvée sur un vaisseau croisant aussi loin du centre de la galaxie ; les mondes riches et les mécènes fortunés étaient trop éloignés. »
Extrait de : E. C. Tubb. « L’aventurier des étoiles – Les prisonniers du mirage. »
Le vaisseau du passé par Edwin Charles Tubb

Fiche de Le vaisseau du passé
Titre : Le vaisseau du passé (Tome 8 sur 33 – L’aventurier des étoiles)
Auteur : Edwin Charles Tubb
Traduction : F. Maillet
Date de parution : 1973
Editeur : Plon
Première page de Le vaisseau du passé
« Le musée avait quelque chose d’une cathédrale, si bien que les visiteurs marchaient à pas feutrés et parlaient en chuchotant, intimidés par la majesté de l’édifice. Il était fait de pierre brute, ses hauts toits en voûte murmurants d’échos lointains, ses vastes salles flanquées de galeries et de fenêtres oblongues en verre de couleur vive. Même les gardiens, discrètement postés près des piliers sculptés, ressemblaient davantage à des pièces de musée qu’à des hommes : créatures soumises à l’art du taxidermiste, simulacres en uniforme chargés de protéger des trésors fabuleux. Il eût été facile d’oublier leur présence.
Dumarest ne l’oubliait pas. Dès son entrée dans le musée, il avait eu conscience de leurs regards attentifs. Ils le suivaient en ce moment même, tandis qu’il déambulait avec une douzaine d’autres personnes, sa tenue gris neutre contrastant violemment avec leurs atours citadins, le désignant comme étranger et, par là, objet d’intérêt. Même les gardiens finissaient par s’ennuyer. »
Extrait de : E. C. Tubb. « L’aventurier des étoiles – Le vaisseau du passé. »
Complot sur Technos par Edwin Charles Tubb

Fiche de Complot sur Technos
Titre : Complot sur Technos (Tome 7 sur 33 – L’aventurier des étoiles)
Auteur : Edwin Charles Tubb
Traduction : E. C. L. Meistermann
Date de parution : 1972
Editeur : Plon
Première page de Complot sur Technos
« La nuit, les rues de Clovis étaient des fils torsadés de mystère obscur bordés de hauts murs et de fenêtres fermées par des volets, formant des boucles et des courbes en suivant les décrets de quelque antique plan. La ville elle-même était un lieu de silence qui recouvrait tout, rompu uniquement par le murmure du vent des plaines, le tintement discordant des cloches à prière suspendues aux toits à pointes et pignons. Des lanternes pâles oscillaient comme des étoiles spectrales, leur lumière inefficace accrue par la brume du terrain d’atterrissage et les gros projecteurs des chantiers, au nord, où hommes et machines creusaient la croûte de la planète en quête des richesses qui y étaient enfouies au plus profond ; tout se reflétait sur les nuages de plus en plus bas en un clair de lune précaire et artificiel.
Dumarest marqua une pause en atteignant un croisement, aux aguets, et étudia les rues qui partaient de chaque côté en serpentant. Elles paraissaient désertes, mais cela ne signifiait pas grand-chose ; des individus pouvaient très bien être tapis dans les gueules noires des portails, les venelles dans l’ombre, prêts à bondir pour tuer quiconque venait à passer. »
Extrait de : E. C. Tubb. « L’aventurier des étoiles – Complot sur Technos. »